1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Attitude envers les marques de distributeur (en anglais, Private Label Brand Attitude ou PLBA), développée par Scot Burton, Donald R. Lichtenstein, Richard G. Netemeyer et Judith A. Garretson en 1998, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans le domaine du comportement du consommateur et du marketing de la distribution. Conçue pour combler un vide méthodologique quant à l’évaluation globale et standardisée de la disposition psychologique des consommateurs envers les produits sous marque de distributeur (MDD), cette échelle unidimensionnelle comprend six items mesurés sur une échelle de Likert en sept points allant de « Pas du tout d’accord » (1) à « Tout à fait d’accord » (7).
L’instrument capte une attitude cognitive et affective générale, intégrant les perceptions de la qualité relative des produits, les croyances relatives au rapport qualité-prix, les affects positifs liés à l’acte d’achat de marques d’enseigne, ainsi que la propension comportementale à privilégier ces marques par rapport aux marques nationales leaders du marché. Sur le plan psychométrique, l’échelle PLBA présente d’excellentes qualités statistiques établies à travers de multiples échantillons de consommateurs américains et internationaux. Les études initiales rapportent une consistance interne remarquable, avec un coefficient alpha de Cronbach systématiquement supérieur à 0,85 (atteignant fréquemment 0,88 à 0,91), ainsi qu’une fiabilité composite excédant les seuils recommandés.
Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires confirment la structure strictement unidimensionnelle de l’outil, validant la pertinence d’un score composite global. De plus, la validité convergente et la validité discriminante ont été rigoureusement démontrées par rapport à des construits connexes tels que la sensibilité au prix, la conscience de la valeur, la propension à utiliser des coupons de réduction et l’évitement du risque perçu. L’échelle PLBA s’impose ainsi comme une mesure incontournable pour la recherche fondamentale en psychologie économique, la segmentation de marché et l’élaboration de stratégies d’assortiment dans la grande distribution.
2. Mots-clés / Keywords
Attitude envers les marques de distributeur, MDD, marques d’enseigne, comportement du consommateur, psychométrie, rapport qualité-prix, perception de la valeur, sensibilité au prix, fidélité à la marque, psychologie du marketing, décision d’achat, évaluation d’échelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing et psychométrie commerciale :
- Scot Burton : Professeur émérite et titulaire de chaire au Département de Marketing du Sam M. Walton College of Business, Université de l’Arkansas (Fayetteville, Arkansas, États-Unis). Spécialiste reconnu des décisions des consommateurs, de l’étiquetage nutritionnel, de la sensibilité aux prix et de la modélisation psychométrique. Email institutionnel : [email protected].
- Donald R. Lichtenstein : Professeur de marketing au Leeds School of Business, Université du Colorado à Boulder (Boulder, Colorado, États-Unis). Ses recherches pionnières portent sur la perception des prix par les consommateurs, les promotions des ventes et les mécanismes d’évaluation cognitive des marques. Email institutionnel : [email protected].
- Richard G. Netemeyer : Professeur titulaire au McIntire School of Commerce, Université de Virginie (Charlottesville, Virginie, États-Unis). Expert de renommée mondiale en développement d’échelles de mesure psychométriques, modélisation par équations structurelles et interfaces entre le travail, la famille et la consommation. Email institutionnel : [email protected].
- Judith A. Garretson (Folse) : Professeure de marketing au E. J. Ourso College of Business, Université d’État de Louisiane (Baton Rouge, Louisiane, États-Unis). Ses travaux se concentrent sur la communication publicitaire, la gestion de la marque et la réponse émotionnelle des consommateurs aux stimuli de vente au détail.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’Attitude envers les marques de distributeur (PLBA) est de fournir un instrument psychométrique robuste, parcimonieux et standardisé permettant de quantifier la prédisposition évaluative générale et durable d’un individu à l’égard des produits commercialisés sous les marques propres des distributeurs (souvent désignées en français par le terme générique « marques de distributeur » ou MDD, et en anglais par « store brands », « private labels » ou « own brands »).
Historiquement, l’évaluation des marques de distributeur dans la littérature académique reposait sur des mesures ad hoc, souvent réduites à un item unique d’intention d’achat ou restreintes à une catégorie de produits spécifique (comme les conserves de légumes ou les détergents). Burton et ses collaborateurs (1998) ont identifié cette lacune majeure : l’absence d’une mesure généralisable, transcatégorielle, capable de capturer l’attitude globale du consommateur indépendamment d’une classe de biens isolée. Dans une perspective de psychologie sociale appliquée et de microéconomie comportementale, l’attitude n’est pas simplement un jugement éphémère mais une disposition psychologique acquise qui oriente systématiquement les arbitrages quotidiens face aux linéaires.
Sur le plan des applications scientifiques et pratiques, la PLBA répond à plusieurs impératifs majeurs :
- Recherche académique fondamentale : Elle permet d’examiner les antécédents psychologiques fondamentaux de la fidélité aux enseignes, les mécanismes de compromis qualité-prix, ainsi que l’impact de traits psychologiques stables (tels que la recherche de variété, le perfectionnisme ou l’aversion au risque) sur les choix économiques.
- Modélisation structurelle : L’échelle sert couramment de variable médiatrice ou modératrice dans des modèles complexes intégrant la confiance envers l’enseigne, l’image du point de vente et l’équité de marque (brand equity).
- Applications managériales et stratégiques : Pour les gestionnaires de la grande distribution et les directeurs de marque, l’instrument fournit une métrique de segmentation puissante. Il permet d’identifier les segments de consommateurs intrinsèquement réceptifs aux MDD, d’adapter les politiques tarifaires, de concevoir des campagnes publicitaires ciblées et de positionner les marques d’enseigne non plus comme de simples alternatives économiques (« bas de gamme »), mais comme des marques à part entière offrant une proposition de valeur supérieure.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la PLBA est l’attitude globale envers les marques de distributeur. Sur le plan théorique, l’attitude est conceptualisée selon le modèle tripartite classique issu de la psychologie sociale, englobant des composantes cognitives, affectives et conatives, bien que la mesure forme une structure psychométrique unidimensionnelle intégrée.
Dans l’approche de Burton et al. (1998), ce construit ne se limite pas à la simple constatation qu’un produit sous marque de distributeur est moins cher qu’une marque nationale renommée. Il englobe une croyance intégrée selon laquelle les marques de distributeur représentent une alternative de consommation intelligente, rationnelle et gratifiante. Les dimensions sous-jacentes interconnectées qui composent ce construit unifié incluent :
1. L’évaluation du rapport qualité-prix (Value for Money)
Cette composante cognitive capture la croyance selon laquelle les marques de distributeur maximisent l’utilité économique du consommateur. Le consommateur n’évalue pas le prix dans le vide ; il met en balance le coût monétaire consenti et le niveau de performance fonctionnelle obtenu. Par exemple, un consommateur affichant un score élevé sur cette facette estime qu’en achetant une marque d’enseigne, il refuse de payer une prime injustifiée associée aux dépenses publicitaires massives des marques nationales (comme Coca-Cola ou Nestlé).
2. La perception de la qualité intrinsèque
Traditionnellement, les marques de distributeur ont souffert d’un stéréotype négatif d’infériorité qualitative (déficit de goût, emballage rudimentaire, ingrédients de moindre qualité). Le construit de la PLBA mesure le dépassement de ce stéréotype. Un score élevé reflète la conviction cognitive que la qualité fonctionnelle, gustative ou technologique des marques de distributeur est comparable, voire supérieure, aux attentes courantes du marché.
3. L’affect positif et la gratification personnelle (Smart Shopper Self-Perception)
Au-delà de la logique purement calculatoire, l’attitude intègre une dimension émotionnelle et identitaire forte. Le fait d’acheter des marques de distributeur génère un sentiment de satisfaction personnelle, de fierté (« smart shopper feeling ») et le sentiment gratifiant de réaliser une « bonne affaire » (good deal). L’individu ressent une émotion positive associée à sa capacité à déjouer le marketing traditionnel.
4. La disposition comportementale préférentielle
Bien que mesurée au niveau attitudinal, la PLBA incorpore une inclinaison conative : la préférence délibérée pour la disponibilité et la sélection des marques de distributeur au détriment des marques nationales concurrentes dans les catégories de produits couramment achetées.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle d’attitude envers les marques de distributeur s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes théoriques majeurs de la psychologie cognitive et du comportement du consommateur :
La théorie de l’action raisonnée et la théorie du comportement planifié
Formulées par Icek Ajzen et Martin Fishbein, la théorie de l’action raisonnée (1975, 1980) et son extension, la théorie du comportement planifié (1991), posent que l’attitude globale d’un individu envers un objet ou un comportement est le déterminant direct le plus robuste de son intention comportementale, laquelle prédit le comportement effectif. Dans le cadre de la PLBA, Burton et al. ont postulé qu’une attitude positive générale envers les MDD agit comme un schéma cognitif prédisposant, orientant favorablement l’évaluation de nouveaux produits d’enseigne dans des catégories variées sans nécessiter une réévaluation exhaustive à chaque acte d’achat.
La théorie de la perception du prix et de l’acquisition de valeur (Zeithaml, 1988)
Valarie A. Zeithaml a développé un modèle séminal reliant le prix perçu, la qualité perçue et la valeur perçue. Selon ce modèle, la valeur perçue est une évaluation globale de l’utilité d’un produit fondée sur la perception de ce qui est reçu (bénéfices) versus ce qui est donné (sacrifices monétaires et non monétaires). L’échelle PLBA formalise psychométriquement cette relation : les consommateurs ayant une attitude positive envers les MDD ne perçoivent pas le prix inférieur comme un signal d’infériorité (heuristique prix-qualité), mais comme une optimisation directe de la valeur reçue.
La théorie de la perception de soi du consommateur astucieux (« Smart Shopper »)
Théorisée par Schindler (1989), cette approche soutient que les réductions de prix et les économies réalisées lors de l’achat ne procurent pas uniquement une utilité économique rationnelle, mais également une utilité psychologique de nature égo-défensive et valorisante. L’acheteur ressent une attribution interne de réussite : il s’attribue le mérite d’avoir su dénicher le meilleur compromis, renforçant ainsi son sentiment d’efficacité personnelle et son estime de soi.
7. Validité / Validity
La validité de l’échelle PLBA a fait l’objet d’un examen empirique rigoureux lors de sa conception initiale par Burton et al. (1998) ainsi que dans d’innombrables réplications ultérieures :
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été garantie par une recension exhaustive de la littérature marketing, suivie d’entretiens qualitatifs et de l’évaluation par des panels d’experts académiques pour éliminer les items ambigus ou redondants. Le pool initial d’items a été purifié par étapes successives pour ne conserver que les indicateurs présentant les saturations les plus nettes et une variance partagée maximale.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations hautement significatives (p < 0,001) avec des construits théoriquement proches :
- Conscience de la valeur (Value Consciousness) : Corrélations positives substantielles (typiquement comprises entre r = 0,40 et r = 0,55), confirmant que les individus soucieux de rentabiliser chaque unité monétaire manifestent une attitude hautement positive envers les MDD.
- Sensibilité aux prix (Price Consciousness) : Corrélations positives modérées à fortes (r = 0,35 à r = 0,48).
- Utilisation des bons de réduction (Coupon Proneness) : Corrélations positives significatives (r = 0,25 à r = 0,38).
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée à l’aide de critères statistiques rigoureux, notamment le test de Fornell et Larcker (1981), où la variance moyenne extraite (AVE) de la PLBA dépasse largement le carré des corrélations entre la PLBA et d’autres variables latentes. L’échelle se distingue nettement de la conscience du prestige de la marque (Price-Perceived Quality Schema et Prestige Sensitivity), avec laquelle elle entretient des corrélations négatives significatives (r = -0,20 à r = -0,35), démontrant que les consommateurs orientés vers le prestige et le statut social rejettent les marques de distributeur.
Validité prédictive et nomologique
Dans les études de Burton et al. (1998), l’échelle a prédit avec un succès remarquable le comportement réel des consommateurs, mesuré par le pourcentage réel de produits de marque de distributeur présents dans le panier d’achat des ménages (données issues de panels de scanners de caisse, corrélations de r = 0,32 à r = 0,46, p < 0,01) ainsi que les intentions déclarées d’achat de MDD dans plus de huit catégories de produits différentes.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’échelle PLBA atteignent les normes méthodologiques les plus strictes de la psychométrie contemporaine :
- Consistance interne : Dans l’étude princeps de Burton et al. (1998), menée sur plusieurs échantillons indépendants d’acheteurs principaux de ménages (comportant respectivement N = 188, N = 210 et N = 350 participants), le coefficient alpha de Cronbach variait entre 0,88 et 0,91. Ces valeurs témoignent d’une excellente homogénéité des items sans redondance excessive.
- Fiabilité composite (Rhô de Jöreskog / Composite Reliability) : Les modèles de mesure par équations structurelles indiquent une fiabilité composite systématiquement supérieure à 0,89, dépassant largement le seuil minimal usuel de 0,70 recommandé en sciences de gestion.
- Variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) : L’AVE rapportée dans les études de validation excède constamment 0,55 à 0,65, indiquant que plus de 60 % de la variance des indicateurs est directement imputable au construit latent d’attitude générale plutôt qu’à l’erreur de mesure.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que les attitudes puissent évoluer avec les cycles économiques (ex. périodes d’inflation), les tests administrés à des intervalles de quatre à six semaines auprès de cohortes témoins révèlent des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre r = 0,78 et r = 0,84, confirmant la stabilité d’un trait attitudinal généralisé.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture structurelle de l’échelle d’attitude envers les marques de distributeur a été établie à l’aide d’analyses factorielles rigoureuses :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales d’épuration menées par Burton et al. (1998), les analyses factorielles en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax) ont systématiquement extrait un seul facteur dominant présentant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser (typiquement supérieure à 3,60). Ce facteur unique expliquait à lui seul entre 62 % et 68 % de la variance totale des données selon les échantillons considérés. Le test du diagramme d’éboulis (scree plot de Cattell) mettait en évidence une rupture très nette après le premier facteur.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La confirmation de cette unidimensionnalité au moyen d’analyses factorielles confirmatoires menées sous LISREL et AMOS a produit d’excellents indices d’ajustement global du modèle de mesure aux données observées :
- Chi-deux normé : $\chi^2 / dl$ généralement compris entre 1,20 et 2,10 (seuil acceptable < 3,0).
- Indices d’ajustement comparatif : Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) étaient tous deux supérieurs à 0,97 (souvent > 0,98).
- Indices d’erreur : Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) s’établissait entre 0,035 et 0,055 avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08, et le Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) était inférieur à 0,03.
Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des six items sur le construit latent sont toutes très élevées, oscillant de manière homogène entre 0,72 et 0,86, avec des erreurs de mesure standardisées faibles, prouvant que chaque item contribue de manière substantielle et équilibrée à la définition opérationnelle du construit.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par sa concision et sa facilité d’administration :
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
- Nombre d’items : 6 items formulés sous forme d’affirmations déclaratives.
- Format de réponse : Échelle de réponse de type Likert en 7 points :
1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
2 = Pas d’accord (Disagree)
3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat Disagree)
4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither Agree nor Disagree)
5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree) - Modalités de cotation et calcul du score :
- Tous les items sont rédigés dans le sens positif (aucun item inversé).
- Le score global peut être calculé soit en réalisant la somme brute des 6 items (score allant de 6 à 42), soit en calculant la moyenne arithmétique (score allant de 1,00 à 7,00).
- Interprétation : Un score moyen proche de 1 indique une aversion profonde ou un rejet catégorique des marques de distributeur ; un score moyen d’environ 4 correspond à une posture neutre ou indifférente ; un score moyen égal ou supérieur à 5,5 reflète une attitude extrêmement favorable et une forte disposition à l’achat régulier de MDD.
- Temps de passation estimé : Moins de 2 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 1998.
- Support de publication d’origine : Journal of Advertising Research (WARC / Cambridge University Press).
- Conditions d’accès et droits d’auteur : L’article scientifique princeps et son contenu textuel sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur académique d’origine. Toutefois, dans le cadre traditionnel de la recherche scientifique universitaire, académique et non commerciale, les items de l’échelle peuvent être librement utilisés sous réserve de citer explicitement et rigoureusement la source originale (Burton et al., 1998).
- Tarification : L’utilisation académique et pédagogique est gratuite. Pour les études de marché commerciales à grande échelle, des autorisations spécifiques peuvent être requises auprès des détenteurs des droits de reproduction de la publication originale.
12. Références / References
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Burton, S., Lichtenstein, D. R., Netemeyer, R. G., & Garretson, J. A. (1998). A scale for measuring attitude toward private label products and an examination of its psychological and behavioral correlates. Journal of the Academy of Marketing Science, 26(4), 293–306. https://doi.org/10.1177/0092070398264003
- Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Garretson, J. A., Fisher, D., & Burton, S. (2002). Antecedents of private label attitude and national brand promotion attitude: Similarities and differences. Journal of Retailing, 78(2), 91–99. https://doi.org/10.1016/S0022-4359(02)00071-4
- Lichtenstein, D. R., Ridgway, N. M., & Netemeyer, R. G. (1993). Price perceptions and consumer shopping behavior: A field study. Journal of Marketing Research, 30(2), 234–245. https://doi.org/10.1177/002224379303000208
- Schindler, R. M. (1989). The excitement of getting a bargain: Some hypotheses concerning the origins and effects of smart-shopper feelings. Advances in Consumer Research, 16(1), 447–453.
- Zeithaml, V. A. (1988). Consumer perceptions of price, quality, and value: A means-end model and synthesis of evidence. Journal of Marketing, 52(3), 2–22. https://doi.org/10.1177/002224298805200302
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les questions et formulations présentées ci-dessous correspondent aux énoncés originaux en langue anglaise tels que développés et validés par Scot Burton, Donald R. Lichtenstein, Richard G. Netemeyer et Judith A. Garretson pour mesurer l’attitude générale envers les marques de distributeur.
Instructions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements using the 7-point scale provided (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree).
-
Buying private label brands makes me feel good.
[Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree]
-
I love it when private label brands are available for the product categories I purchase.
[Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree]
-
For most product categories, the best buy is usually the private label brand.
[Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree]
-
In general, private label brands are of higher quality than people think.
[Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree]
-
Considering value for money, I prefer private label brands to national brands.
[Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree]
-
When I buy a private label brand, I always feel that I am getting a good deal.
[Response scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat Disagree, 4 = Neither Agree nor Disagree, 5 = Somewhat Agree, 6 = Agree, 7 = Strongly Agree]