1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Attitude envers le tweet (humoristique) (en anglais : Attitude Toward the Tweet (Humorous), couramment abrégée ATTWH) est un instrument psychométrique unidimensionnel développé à l’origine par Borah, Banerjee, Lin, Jain et Eisingerich (2020) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur les interventions marketing improvisées (improvised marketing interventions ou IMI) au sein des plateformes de médias sociaux, particulièrement sur Twitter (actuellement X). Cette échelle brève, composée de trois items rigoureusement calibrés, vise à évaluer la perception du caractère comique, divertissant et humoristique d’un message textuel ou multimédia diffusé par une marque ou une entité organisationnelle.
Sur le plan structurel, l’ATTWH a été conçue pour capturer une gradation sémantique de l’appréciation humoristique à travers des descripteurs verbaux complémentaires et progressivement intenses : « humorous » (humoristique), « funny » (drôle) et « hilarious » (hilarant). Utilisée principalement sous forme d’échelle différentielle sémantique ou de type Likert en sept points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » ou « Fortement en désaccord » à 7 = « Tout à fait d’accord » ou « Fortement d’accord »), l’échelle fournit un score composite reflétant l’intensité de l’amusement perçu par le consommateur ou l’utilisateur.
Du point de vue des propriétés psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne exceptionnelle, corroborée par des coefficients d’alpha de Cronbach systématiquement supérieurs au seuil conventionnel de 0,90, ainsi qu’une fiabilité composite (CR) et une variance moyenne extraite (AVE) attestant d’une excellente validité convergente. Bien qu’initialement conçue comme une vérification de manipulation expérimentale (manipulation check), l’ATTWH s’est imposée comme un indicateur psychométrique standard dans les études sur la communication persuasive, la résonance émotionnelle digitale, le marketing de contenu en temps réel et la psychologie des médias sociaux.
2. Mots-clés / Keywords
Psychométrie, Attitude envers le tweet, Humour perçu, Médias sociaux, Marketing improvisé, Twitter, Évaluation publicitaire, Résonance émotionnelle, Consommateur numérique, Validité convergente.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été élaboré et formalisé par une équipe interdisciplinaire de chercheurs en sciences de gestion, marketing quantitatif et comportement du consommateur :
- Abhishek Borah : Professeur associé de marketing à l’INSEAD (auparavant à l’Université de Washington, Foster School of Business). Ses recherches portent sur le marketing digital, les médias sociaux, le marketing viral et l’impact financier des stratégies de communication organisationnelle.
- Sourindra Banerjee : Professeur associé de marketing à l’Université de Warwick (Warwick Business School) et chercheur spécialisé dans l’innovation d’entreprise, les capacités organisationnelles et la réactivité stratégique sur les marchés numériques.
- Yu-Ting Lin : Chercheuse en sciences des données et marketing numérique, affiliée lors des travaux initiaux à Google et à la Foster School of Business de l’Université de Washington. Ses travaux mobilisent l’économétrie appliquée et le traitement automatique du langage naturel appliqué aux communications de marque.
- Apurv Jain : Chercheur associé et cadre exécutif dans le domaine de la technologie financière et de la science des données, anciennement affilié à Microsoft et à la Harvard Business School, spécialisé dans l’analyse de signaux comportementaux à grande échelle.
- Andreas B. Eisingerich : Professeur titulaire de marketing à l’Imperial College Business School (Imperial College London). Expert reconnu dans les domaines de la fidélisation des consommateurs, des stratégies d’engagement sur les plateformes interactives et du bien-être des consommateurs.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’Attitude envers le tweet (humoristique) est d’opérationnaliser et de quantifier avec précision la perception subjective de l’humour suscité par un message court publié sur une plateforme numérique de microblogage. Dans le contexte de la communication numérique contemporaine, l’immédiateté et la brièveté des interactions créent des dynamiques de réception radicalement différentes de celles des médias de masse traditionnels (tels que la télévision, la presse écrite ou la radio). L’humour y est déployé de manière concise, souvent contextuelle, et fréquemment sous forme d’interventions réactives ou spontanées.
Sur le plan de la recherche expérimentale et quantitative, l’ATTWH répond à un besoin méthodologique critique : servir de manipulation check direct, sensible et parcimonieux. Les chercheurs manipulant le ton affectif des messages de marques ont besoin de vérifier que le stimulus conçu pour être humoristique est effectivement décodé comme tel par le groupe expérimental, sans introduire de biais de fatigue ou d’interférence cognitive induits par des batteries de questions excessivement longues. En outre, dans les protocoles de modélisation causale (par exemple via des équations structurelles), l’ATTWH sert de variable médiatrice reliant les stimuli textuels bruts à des variables d’intérêt commercial et comportemental, telles que la propension au partage (retweet, viralité), la valence des sentiments générés, l’engagement de la communauté et la valeur de marque (brand equity).
Dans les applications appliquées et managériales, bien que non cliniques, l’outil fournit aux gestionnaires de communauté (community managers) et aux directeurs de communication un cadre standardisé pour pré-tester des contenus publicitaires ou des campagnes de relations publiques en temps réel. L’humour en milieu numérique comporte un risque élevé de polarisation, d’incompréhension ou de rejet ; quantifier son intensité perçue permet de déterminer le seuil à partir duquel une saillie est perçue comme véritablement amusante versus inappropriée ou fade. L’échelle offre ainsi une justification théorique et empirique solide pour l’audit des contenus conversationnels.
5. Construit psychologique / Construct
L’ATTWH mesure un construit univarié : la perception de l’humour communicationnel dans un artefact textuel court. L’humour, en psychologie cognitive et sociale, est un processus multidimensionnel impliquant des composantes cognitives (la détection et la résolution d’une incongruité), affectives (le plaisir émotionnel ou la réjouissance) et physiologiques (le rire ou le sourire). Dans le cadre spécifique de l’échelle ATTWH, le construit ne mesure pas le « sens de l’humour » dispositionnel du sujet en tant que trait de personnalité, mais plutôt l’état de réception ou l’évaluation évaluative de la nature comique du stimulus médiatique.
Bien que l’échelle soit unidimensionnelle, ses trois items capturent un spectre continu d’intensité et de nuances perceptuelles du phénomène humoristique :
- Le caractère humoristique (Humorous) : Cette facette représente la reconnaissance intellectuelle et catégorielle du registre comique. Le récepteur identifie que l’émetteur a délibérément utilisé une figure de style, un jeu de mots, une ironie ou un décalage comique. C’est l’évaluation la plus cognitive du construit, indiquant que le message relève du genre de l’humour plutôt que d’un registre sérieux, informatif ou neutre.
- Le caractère drôle (Funny) : Cette facette traduit une résonance affective positive immédiate. Dire d’un stimulus qu’il est « drôle » implique que l’incongruité a été résolue avec succès et a déclenché une réaction d’amusement subjective. Cela marque le passage d’une simple classification formelle à une appréciation expérientielle agréable.
- Le caractère hilarant (Hilarious) : Cet ancrage sémantique reflète le niveau supérieur d’intensité comique. L’adjectif « hilarant » renvoie à un humour percutant, provoquant potentiellement une réaction physiologique manifeste (rire franc, surprise jubilatoire). Son inclusion dans l’instrument permet d’éviter l’effet de plafond (ceiling effect) souvent rencontré lorsque seules des formulations douces ou modérées sont employées face à des stimuli particulièrement réussis ou viraux.
L’articulation unifiée de ces trois termes permet d’obtenir un continuum évaluatif allant de l’absence totale de dimension comique jusqu’à l’extrême hilarité, tout en minimisant la variance d’erreur de mesure liée aux ambiguïtés sémantiques individuelles.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de l’ATTWH s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions théoriques majeures en psychologie cognitive, en théorie de la communication et en comportement du consommateur :
Théories cognitives de l’incongruité et de sa résolution
Le socle théorique premier de l’appréciation de l’humour repose sur le modèle de l’incongruité-résolution, développé notamment par Jerry Suls (1972) et approfondi dans le champ publicitaire par Alden, Mukherjee et Hoyer (2000). Selon ce paradigme, l’humour naît de la confrontation d’un individu à un stimulus violant ses attentes logiques ou schématiques normales (l’incongruité), suivie d’une phase de réinterprétation rapide rendant le stimulus cohérent sous un nouveau prisme cognitif inattendu. Dans les tweets et messages de microblogage, l’espace textuel restreint contraint les auteurs à susciter une incongruité très condensée. L’ATTWH mesure l’aboutissement réussi de cette dynamique cognitive chez le lecteur.
Théorie de la transgression bénigne (Benign Violation Theory)
Proposée par A. Peter McGraw et Caleb Warren (2010), la théorie de la transgression bénigne stipule que l’humour émerge lorsqu’une situation est simultanément perçue comme une transgression (violation d’une norme sociale, linguistique ou morale) et comme inoffensive ou acceptable (bénigne). Dans les médias sociaux, les marques pratiquent souvent l’impertinence ou l’autodérision. L’ATTWH évalue si l’intervention textuelle a réussi à se situer précisément dans cette zone de transgression bénigne générant de l’amusement, évitant ainsi de basculer dans la transgression perçue comme malveillante ou déplacée (ce qui susciterait l’indignation plutôt que le rire).
Modèle de persuasion et attitude envers l’annonce (Aad)
L’ATTWH dérive directement du cadre théorique de l’Attitude envers l’annonce (Attitude toward the Ad, notée Aad), conceptualisé par Mitchell et Olson (1981) et Shimp (1981), puis étendu par MacKenzie, Lutz et Belch (1986). Ce modèle postule que les réactions affectives immédiates envers une communication spécifique agissent comme des médiateurs centraux guidant la formation des attitudes envers la marque et les intentions comportementales ultérieures. L’ATTWH constitue une spécification granulaire de l’Aad, adaptée au micro-format numérique du tweet et centrée sur la valence humoristique en tant que moteur principal de l’adhésion affective.
7. Validité / Validity
Les études empiriques menées par Borah et ses collaborateurs (2020), ainsi que les réplications ultérieures dans la littérature en communication interactive, fournissent des preuves solides de la validité psychométrique de l’instrument :
Validité de contenu et d’apparence (Face and Content Validity)
La validité de contenu repose sur le choix délibéré de trois descripteurs fondamentaux du registre comique en langue anglaise (« humorous », « funny », « hilarious »). Ces termes couvrent l’intégralité du continuum de l’amusement perçu sans introduire d’éléments parasites non liés au registre comique (tels que l’intelligence perçue du message ou sa pertinence thématique). Des panels d’experts et des pré-tests qualitatifs ont validé que ces trois adjectifs mesurent sans ambiguïté la facette ciblée.
Validité convergente
La validité convergente de l’ATTWH a été formellement confirmée par l’analyse de la variance moyenne extraite (AVE). Dans les études de Borah et al. (2020), l’AVE pour cette échelle dépasse largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), atteignant des valeurs supérieures à 0,80 dans la plupart des échantillons expérimentaux. Les saturations factorielles de chacun des trois items sont uniformément très élevées (typiquement supérieures à 0,85, voire 0,90), indiquant qu’ils convergent étroitement vers le même construit sous-jacent.
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis d’autres construits affectifs et cognitifs mesurés simultanément dans les contextes de communication sur les médias sociaux, notamment :
- La surprise perçue (capturée par des items tels que « inattendu », « surprenant ») ;
- L’attitude générale envers le tweet (favorable/défavorable, bon/mauvais) ;
- L’attitude envers la marque (Brand Attitude) ;
- L’utilité perçue ou l’informativité du contenu.
Le critère de Fornell-Larcker a été vérifié : la racine carrée de l’AVE de l’ATTWH est nettement supérieure aux corrélations inter-construits entre l’humour perçu et les autres variables du modèle structurel. De même, les ratios Heterotrait-Monotrait (HTMT) demeurent systématiquement en deçà du seuil critique de 0,85, attestant de l’indépendance statistique nette de la mesure.
Validité prédictive et nomologique
L’ATTWH prédit significativement des variables de comportement réel des utilisateurs en ligne. Dans les modélisations économétriques et expérimentales menées sur des bases de données réelles de Twitter, des scores élevés à l’ATTWH sont positivement et fortement corrélés à l’amplification virale (volume de retweets), à l’approbation publique (mentions « j’aime ») et à la valence favorable des réponses générées par les utilisateurs, confirmant la validité nomologique de l’instrument au sein du réseau d’attentes théoriques.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’ATTWH a fait l’objet d’évaluations rigoureuses à travers plusieurs échantillons de participants lors des études de validation :
- Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) rapporté dans les travaux originaux de Borah et al. (2020) oscille de manière constante entre 0,91 et 0,96 selon les vagues d’expérimentation et les stimuli textuels utilisés. De telles valeurs reflètent une homogénéité interne remarquable pour un instrument ne comportant que trois items.
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : L’indice de fiabilité composite calculé dans le cadre des modèles d’équations structurelles (SEM) se situe régulièrement au-dessus de 0,92, surpassant largement le critère conventionnel d’acceptabilité de 0,70 établi par Nunnally et Bernstein (1994).
- Stabilité de la mesure : Bien que les vérifications de manipulation soient généralement administrées dans des contextes transversaux immédiats rendant la mesure de fidélité test-retest classique moins pertinente (l’humour s’émoussant naturellement par la répétition cognitive), la stabilité de la structure de covariation entre les trois items a été répliquée avec succès sur des stimuli variés émanant de différentes industries (technologie, restauration rapide, biens de grande consommation).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’ATTWH a été examinée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’application de l’AFE (avec extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux), l’analyse des valeurs propres (eigenvalues) met systématiquement en évidence un seul facteur dominant possédant une valeur propre nettement supérieure à 1,0 (souvent comprise entre 2,4 et 2,8), tandis que les facteurs secondaires affichent des valeurs négligeables (inférieures à 0,3). Ce facteur unique explique entre 80 % et 92 % de la variance totale des items, confirmant de manière non équivoque l’unidimensionnalité stricte de l’instrument.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Le modèle unidimensionnel à un facteur de premier ordre a été soumis à l’AFC dans des environnements d’analyse structurelle (tels que LISREL, AMOS ou R-lavaan). Les résultats indiquent un ajustement excellent aux données empiriques. Les indices d’adéquation rapportés satisfont aux normes méthodologiques les plus strictes :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) > 0,98
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,97
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 (avec un intervalle de confiance à 90 % étroit)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) < 0,03
Les saturations factorielles standardisées (λ) des trois items sur le facteur latent sous-jacent sont extrêmement homogènes et hautement significatives (p < 0,001) :
- Item 1 (« Humorous ») : λ ≈ 0,88 à 0,94
- Item 2 (« Funny ») : λ ≈ 0,92 à 0,96
- Item 3 (« Hilarious ») : λ ≈ 0,85 à 0,91
Ces coefficients démontrent que l’item « Funny » représente fréquemment le cœur d’ancrage du construit, tandis que les items adjacents complètent l’amplitude du spectre de mesure sans générer de redondance inutile ou d’erreur de corrélation anormale entre les résidus.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Instrument psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory), utilisé principalement comme test d’attitude, vérification de manipulation (manipulation check) ou variable d’évaluation post-stimulus.
- Format d’administration : Papier-crayon ou, plus fréquemment, administration informatisée en ligne (sur plateformes d’enquêtes telles que Qualtrics, Gorilla, Prolific ou Amazon Mechanical Turk).
- Nombre d’items : 3 items courts.
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points (allant le plus souvent de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord ») ou échelle différentielle sémantique en 7 points ancrée entre les pôles opposés (par exemple : « Pas du tout humoristique » [1] à « Tout à fait humoristique » [7]).
- Temps de passation : Moins de 30 secondes, ce qui en fait un outil particulièrement économique et non intrusif pour les protocoles expérimentaux denses.
- Modalités de cotation : Le score d’humour perçu est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des réponses aux 3 items. Aucun item n’est inversé (tous les items sont codés positivement dans le sens du construit). Un score plus élevé indique un niveau d’humour perçu plus intense dans le message évalué.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 2020.
- Titulaires des droits et source académique : Borah, Banerjee, Lin, Jain et Eisingerich, dans leur publication au sein du Journal of Marketing (revue de l’American Marketing Association).
- Statut d’accès et droits d’utilisation : L’échelle a été développée et publiée dans le cadre d’un article de recherche scientifique évalué par les pairs. À des fins de recherche académique et non commerciale, l’instrument est accessible librement et peut être reproduit en citant obligatoirement l’article source original des auteurs (Borah et al., 2020). Les utilisations commerciales, les intégrations dans des suites logicielles propriétaires de veille marketing ou les applications lucratives peuvent être soumises aux conditions générales relatives aux droits d’auteur de l’American Marketing Association.
- Coût d’administration : Gratuit pour les chercheurs académiques et les étudiants universitaires (sous réserve de citation appropriée).
12. Références / References
Les références ci-dessous reflètent la littérature académique fondatrice ayant présidé à l’élaboration et à l’ancrage psychométrique de l’ATTWH :
- Alden, D. L., Mukherjee, A., & Hoyer, W. D. (2000). The effects of incongruity, surprise and positive affect on consumer feelings of amusement in humorous advertising. Journal of the Academy of Marketing Science, 28(2), 241–256. https://doi.org/10.1177/0092070300282006
- Borah, A., Banerjee, S., Lin, Y.-T., Jain, A., & Eisingerich, A. B. (2020). Improvised marketing interventions in social media. Journal of Marketing, 84(2), 69–91. https://doi.org/10.1177/0022242919899383
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- MacKenzie, S. B., Lutz, R. J., & Belch, G. E. (1986). The role of attitude toward the ad as a mediator of advertising effectiveness: A test of competing explanations. Journal of Marketing Research, 23(2), 130–143. https://doi.org/10.1177/002224378602300205
- McGraw, A. P., & Warren, C. (2010). Benign violations: Making immoral behavior funny. Psychological Science, 21(8), 1141–1149. https://doi.org/10.1177/0956797610376073
- Mitchell, A. A., & Olson, J. C. (1981). Are product attribute beliefs the only mediator of advertising effects on brand attitude? Journal of Marketing Research, 18(3), 318–332. https://doi.org/10.1177/002224378101800306
- Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
- Shimp, T. A. (1981). Attitude toward the ad as a mediator of consumer brand choice. Journal of Advertising, 10(2), 9–48. https://doi.org/10.1080/00913367.1981.10672756
- Suls, J. M. (1972). A two-stage model for the appreciation of jokes and cartoons: An information-processing analysis. In J. H. Goldstein & P. E. McGhee (Eds.), The psychology of humor: Theoretical perspectives and empirical issues (pp. 81–100). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B9178-0-12-288950-8.50010-9
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to participants: Please indicate your level of agreement with the following statements regarding the tweet you have just viewed, using the 7-point response scale provided below (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree):
The tweet shown was…
- … humorous [1 = Strongly Disagree; 2 = Disagree; 3 = Somewhat Disagree; 4 = Neither Agree nor Disagree; 5 = Somewhat Agree; 6 = Agree; 7 = Strongly Agree]
- … funny [1 = Strongly Disagree; 2 = Disagree; 3 = Somewhat Disagree; 4 = Neither Agree nor Disagree; 5 = Somewhat Agree; 6 = Agree; 7 = Strongly Agree]
- … hilarious [1 = Strongly Disagree; 2 = Disagree; 3 = Somewhat Disagree; 4 = Neither Agree nor Disagree; 5 = Somewhat Agree; 6 = Agree; 7 = Strongly Agree]
Note on scoring: The overall index of Attitude Toward the Tweet (Humorous) is calculated by computing the unweighted arithmetic mean of the three ratings. Higher scores indicate greater perceived humor.