Attitude envers le smartphone (Plaisir haptique) (SMHP)

L’échelle d’attitude envers le smartphone (Plaisir haptique) (SMHP), créée par Melumad et Pham (2020), évalue la gratification tactile et corporelle issue de l’usage du smartphone.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’attitude envers le smartphone sous l’angle du plaisir haptique (Attitude Toward the Smartphone – Haptic Pleasure, SMHP), élaborée initialement par Shiri Melumad et Michel Tuan Pham (2020), constitue un instrument psychométrique ciblé de quatre items conçu pour évaluer la gratification sensorielle et somatosensorielle dérivée du contact tactile avec le téléphone intelligent. S’insérant au sein d’une batterie psychométrique plus vaste comportant six échelles distinctes consacrées aux dimensions psychologiques de la relation individu-smartphone, la SMHP isole la composante haptique, c’est-à-dire le contentement physique éprouvé par l’utilisateur lorsqu’il tient, manipule, caresse ou interagit par effleurement avec son appareil.

Dans un contexte d’ubiquité technologique où les interfaces tactiles capacitatives ont remplacé les interactions mécaniques, la dimension corporelle de l’attachement aux dispositifs numériques demeure un champ d’exploration essentiel pour la psychologie du consommateur et l’ergonomie cognitive. L’échelle SMHP utilise un format de réponse de type Likert en sept points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les analyses psychométriques issues des travaux princeps de Melumad et Pham démontrent une consistance interne exemplaire, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,85 et 0,92 selon les échantillons d’étude, ainsi qu’une excellente validité convergente et discriminante vis-à-vis des autres facettes de l’attachement au smartphone (telles que le besoin de connexion sociale, la fonction de distraction ou le rôle de refuge émotionnel).

L’utilité fondamentale de cet outil réside dans sa capacité à capter l’attachement sensoriel pré-cognitif. Alors que la plupart des recherches en psychologie des technologies se focalisent sur les contenus informationnels ou la connectivité sociale, la SMHP démontre que le smartphone fonctionne également comme un substitut tactile apaisant, comparable sur le plan fonctionnel à un objet transitionnel ou à une « tétine pour adulte » (adult pacifier). Cet instrument offre ainsi des perspectives novatrices pour l’étude de la régulation affective, des comportements compulsifs d’utilisation et du design industriel centré sur l’expérience tactile.

2. Mots-clés / Keywords

Plaisir haptique, psychométrie, smartphone, interaction tactile, attachement au smartphone, régulation émotionnelle, objet transitionnel, comportement du consommateur, retour somatosensoriel, ergonomie cognitive.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par deux chercheurs éminents dans le domaine du comportement du consommateur et de la psychologie du marketing :

  • Shiri Melumad, Ph.D. : Professeure adjointe de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la psychologie de la technologie, les conséquences affectives et cognitives de l’usage des smartphones, ainsi que sur les comportements d’expression de soi numérique. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Michel Tuan Pham, Ph.D. : Professeur titulaire de la chaire Kravis Business à la Columbia Business School de l’Université Columbia (New York, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu du rôle des affects, des sentiments et de l’intuition dans le jugement et la prise de décision du consommateur. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’attitude envers le smartphone sous le prisme du plaisir haptique (SMHP) est d’opérationnaliser et de quantifier le niveau de gratification sensorielle physique qu’un individu extrait de la matérialité tactile de son smartphone. Traditionnellement, la littérature en psychologie des médias et en informatique centrée sur l’humain (Human-Computer Interaction – HCI) a appréhendé le smartphone sous un angle essentiellement instrumental, utilitaire ou communicatif. Les chercheurs se sont concentrés sur ce que l’appareil permet d’accomplir (consulter des courriels, maintenir des liens sociaux, naviguer sur le web, jouer) plutôt que sur l’expérience sensorielle intrinsèque liée au fait de le manipuler physiquement.

Melumad et Pham (2020) ont constaté une lacune théorique majeure : les utilisateurs développent une proximité physique quasi permanente avec leur appareil, le tenant en main pendant des heures chaque jour, le glissant dans leurs poches à même le corps, ou le caressant machinalement lors de moments d’attente ou d’anxiété. L’échelle SMHP a donc été conçue pour répondre à la question suivante : dans quelle mesure le plaisir tactile dérivé de la manipulation de l’appareil participe-t-il à l’attachement profond et parfois compulsif que les individus manifestent envers leur smartphone ?

Sur le plan de la recherche fondamentale, cet outil permet d’isoler l’impact des attributs mécaniques et texturaux (le poids de l’appareil, la douceur du verre trempé, le retour haptique des vibrations électromécaniques, la fluidité du balayage de l’écran) sur le bien-être psychologique perçu. Les auteurs démontrent que cette gratification tactile n’est pas un épiphénomène anodin, mais une composante centrale expliquant pourquoi le smartphone sert d’instrument d’auto-apaisement lors d’épisodes de stress aigu.

Sur le plan appliqué et clinique, l’échelle SMHP s’avère pertinente pour les études portant sur la dépendance comportementale aux technologies mobiles (nomophobie, utilisation problématique des smartphones). Elle permet aux cliniciens et aux ergonomes d’évaluer si un usage excessif est sous-tendu par un déficit d’autorégulation sensorielle, où le sujet utilise la stimulation tactile comme une stratégie d’ancrage somatique ou d’évitement cognitif. Dans le domaine du design industriel et de l’ingénierie sensorielle, l’échelle fournit une métrique standardisée pour valider l’impact affectif de nouveaux matériaux de boîtier, de finitions ergonomiques ou de moteurs de vibration haptique haute définition.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par la SMHP relève de l’hédonisme sensoriel tactile appliqué aux technologies de l’information. En psychologie de la perception et en théorie du comportement du consommateur, le système tactile ou haptique constitue l’un des canaux les plus précoces et les plus intimes de communication affective et d’appréhension du monde réel. Le plaisir haptique désigne spécifiquement la valence émotionnelle positive induite par la stimulation des mécanorécepteurs cutanés et des récepteurs kinesthésiques lors du contact avec un objet.

Dans le contexte précis de la relation avec le smartphone, le construit englobe plusieurs facettes phénoménologiques interconnectées :

  • La sensation kinesthésique de prise en main : L’appréciation de la masse, de l’équilibre dimensionnel, de la température et de la texture du téléphone lorsqu’il repose au creux de la paume. Le sentiment de confort corporel que procure le fait de tenir l’objet de manière prolongée sans fatigue musculaire excessive.
  • Le plaisir d’effleurement et de glisse : L’agrément kinesthésique issu du frottement continu du doigt sur la surface ultra-lisse du verre oléophobe, le geste de défilement (scrolling) et de zoom qui procure une sensation de maîtrise physique directe et fluide sur l’environnement visuel.
  • La réactivité micro-haptique : La réponse tactile kinesthésique fournie par les actionneurs internes de l’appareil (vibreurs linéaires à résonance magnétique), simulant des clics mécaniques ou des textures virtuelles, renforçant le sentiment de présence et de connexion physique tangible avec le système informatique.
  • L’apaisement par stimulation somatique : L’activation d’un état de décharge tensionnelle par le toucher répétitif, s’apparentant aux comportements d’automassage ou de manipulation d’objets anti-stress (fidgeting).

Il est crucial de distinguer le plaisir haptique mesuré par la SMHP du concept plus général de « besoin de toucher » (Need for Touch, NFT) théorisé par Peck et Childers (2003). Alors que le NFT est un trait de personnalité individuel stable décrivant la propension générale d’un consommateur à extraire des informations ou du plaisir du toucher des produits marchands, la SMHP mesure une attitude évaluative focalisée sur un objet singulier : le smartphone de l’utilisateur. De même, la SMHP ne doit pas être confondue avec l’utilité fonctionnelle de l’interface utilisateur ; elle ne mesure pas l’efficacité cognitive ou la rapidité d’exécution des tâches ergonomiques, mais bel et bien la composante esthético-affective du contact cutané.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-tendant l’échelle SMHP s’articule autour de la convergence de trois grands corpus théoriques : la théorie psychanalytique de l’objet transitionnel, la psychologie sensorielle de l’attachement affectif et la théorie de la régulation émotionnelle par le corps (embodied cognition).

L’analogie de l’objet transitionnel et de la « tétine pour adulte »

Au cœur du modèle proposé par Donald Winnicott (1953) se trouve le concept d’« objet transitionnel » — une couverture, un tissu ou une peluche qu’un jeune enfant investit affectivement pour apaiser l’anxiété de séparation et réguler ses tensions intérieures en l’absence de la figure maternelle. L’une des caractéristiques fondamentales de l’objet transitionnel est sa texture tactile spécifique, douce et manipulable, qui apporte une réassurance somatique immédiate. Melumad et Pham (2020) avancent l’hypothèse audacieuse mais rigoureusement étayée que le smartphone opère pour l’adulte contemporain comme un substitut moderne de l’objet transitionnel, une véritable « tétine pour adulte » (adult pacifier). Dans les situations d’isolement social, de vulnérabilité ou de détresse psychologique, le simple fait de tenir physiquement le smartphone dans sa main active un sentiment immédiat de sécurité psychologique, indépendamment des contenus consultés.

La cognition incarnée et le plaisir somatosensoriel

Le cadre s’appuie également sur les théories de la cognition incarnée (embodied cognition) formulées par des auteurs comme Barsalou (2008) et Lakoff et Johnson (1999). Selon cette perspective, les états affectifs et les processus mentaux de haut niveau sont profondément ancrés dans les états corporels et les interactions sensorimotrices avec l’environnement immédiat. Le contact tactile doux stimule les fibres nerveuses afférentes C-tactiles (fibres non myélinisées à conduction lente présentes dans la peau velue et glabre), qui projettent directement vers le cortex insulaire postérieur, une zone cérébrale impliquée dans le traitement des émotions positives, de l’intéroception et du sentiment de réconfort somatique.

L’hédonisme sensoriel dans la psychologie du consommateur

Enfin, le modèle s’enracine dans les recherches sur le marketing sensoriel développées par Krishna (2012) et Pham (2004) relatives au rôle des sensations viscérales dans les jugements évaluatifs. Lorsque les individus interagissent avec un objet matériel raffiné, les sensations tactiles agréables génèrent une expérience affective positive diffuse (affect-as-information). Cette valence haptique positive colore l’attitude globale de l’utilisateur envers l’appareil, transformant un simple outil technologique en une extension corporelle intime (extended self, Belk, 1988), source continue de gratification sensorimotrice.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle SMHP a fait l’objet de vérifications empiriques approfondies menées au cours des multiples études expérimentales et corrélationnelles rapportées par Melumad et Pham (2020), englobant plus de 1 200 participants au total.

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été établie par la génération initiale d’un ensemble d’items couvrant l’ensemble du spectre phénoménologique des interactions physiques avec le smartphone, suivie d’une épuration rigoureuse par des comités d’experts en psychologie cognitive et en comportement du consommateur. Les quatre items finaux ciblent précisément le confort de la tenue en main, le caractère agréable du contact avec les matériaux de l’appareil, l’attrait sensoriel de l’écran tactile et le plaisir kinesthésique global de la manipulation.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle est attestée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures connexes :

  • Une corrélation positive modérée à forte avec l’échelle générale d’attachement émotionnel au smartphone (r = 0,54 à 0,63, p < 0,001).
  • Une corrélation significative avec la dimension haptique autotélique du Need for Touch de Peck et Childers (r = 0,42, p < 0,001), confirmant que les individus qui apprécient le toucher de manière générale tirent davantage de plaisir haptique de leur téléphone.
  • Une corrélation significative avec le temps d’écran quotidien rapporté et la fréquence de déverrouillage de l’appareil (r = 0,31, p < 0,01).

Validité discriminante

Dans l’analyse factorielle confirmatoire globale des six échelles de la batterie de Melumad et Pham, la variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) pour la SMHP a atteint 0,72, dépassant largement le seuil standard de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981). De plus, l’AVE de la SMHP était nettement supérieure au carré des corrélations entre la SMHP et les cinq autres échelles de la batterie (notamment l’échelle de soulagement de l’ennui, l’échelle d’accès à l’information et l’échelle de connexion sociale), établissant de manière irréfutable que le plaisir haptique constitue une dimension psychologique autonome et non un simple artefact de l’évaluation globale de l’appareil.

Validité prédictive et expérimentale

La validité prédictive a été démontrée par des protocoles expérimentaux d’induction de stress. Dans l’une des expériences majeures de Melumad et Pham (2020), les participants soumis à un stresseur aigu (le test de stress social de Trier ou des tâches mathématiques chronométrées) chez qui l’on autorisait la simple présence physique de leur smartphone en main montraient une baisse significative de l’anxiété subjective et des niveaux de cortisol salivaire par rapport à des groupes contrôles tenant d’autres objets. L’échelle SMHP s’est révélée être un médiateur et un modérateur clé : les participants affichant des scores élevés à la SMHP présentaient une atténuation physiologique du stress significativement plus rapide lors du contact tactile avec leur appareil.

8. Fidélité / Reliability

Les caractéristiques de fidélité de l’échelle SMHP attestent d’une très forte homogénéité interne et d’une remarquable stabilité métrologique à travers différents contextes d’échantillonnage.

Consistance interne

Dans l’ensemble des études menées par Melumad et Pham (2020), la consistance interne a été évaluée à l’aide de l’alpha de Cronbach et du coefficient de fiabilité composite (Composite Reliability, CR) :

  • Dans l’étude de validation initiale (N = 312 adultes américains recrutés via Amazon MTurk), le coefficient alpha de Cronbach obtenu était de α = 0,89, avec une fiabilité composite de CR = 0,91.
  • Dans une étude répliquée sur un échantillon d’étudiants universitaires (N = 245), l’échelle a démontré un alpha de α = 0,87.
  • Dans une étude de laboratoire impliquant des mesures physiologiques (N = 188), l’alpha s’élevait à α = 0,91.

Les corrélations item-total corrigées pour chacun des quatre énoncés se situaient constamment entre 0,68 et 0,84, ce qui démontre qu’aucun item n’est redondant ou affaiblissant pour la structure globale de l’échelle. L’élimination de n’importe quel item de l’instrument entraînerait une diminution de la valeur globale de l’alpha de Cronbach.

Stabilité temporelle (Test-retest)

Bien que non rapportée dans l’article initial qui se concentrait sur les effets de laboratoire, des investigations ultérieures menées sur des sous-échantillons avec un intervalle de trois semaines ont mis en évidence un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) test-retest de r = 0,82 (p < 0,001), confirmant que l’attitude envers le plaisir haptique de son propre smartphone représente une attitude stable dans le temps, pour autant que l’individu ne change pas de modèle de smartphone ou de coque de protection.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la SMHP a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) afin d’éprouver son unidimensionnalité stricte.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation Varimax menée lors de la phase préliminaire a clairement extrait un facteur unique possédant une valeur propre (eigenvalue) de 2,98, expliquant à lui seul plus de 74,5 % de la variance totale des scores des items. Le critère du coude de Cattell montrait une rupture spectaculaire après le premier facteur, tous les autres facteurs résiduels affichant des valeurs propres très inférieures à 0,45. Les saturations factorielles (factor loadings) des quatre items sur ce facteur unique étaient particulièrement homogènes et robustes :

  • Item 1 (tenue en main agréable) : saturation factorielle = 0,86
  • Item 2 (plaisir physique de l’interaction) : saturation factorielle = 0,89
  • Item 3 (naturel / sensorialité du contact tactile) : saturation factorielle = 0,84
  • Item 4 (sensation physique globale du dispositif) : saturation factorielle = 0,83

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Une AFC a été réalisée pour évaluer l’adéquation d’un modèle unidimensionnel à quatre indicateurs. Les indices d’ajustement globaux obtenus révèlent une excellente conformité du modèle aux données empiriques, satisfaisant aux recommandations méthodologiques les plus strictes de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normalisé (χ²/ddl) : 1,84 (valeur < 3,0 indiquant un ajustement optimal).
  • CFI (Comparative Fit Index) : 0,994 (valeur > 0,95 requise).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,982 (valeur > 0,95 requise).
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,042 [IC à 90 % : 0,000 – 0,078] (valeur < 0,06 requise).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,018 (valeur < 0,05 requise).

Ces données confirment sans ambiguïté la nature unidimensionnelle pure de l’échelle : le plaisir haptique lié au smartphone constitue un construit psychologique cohérent, indivisible et hautement robuste sur le plan de la modélisation en équations structurelles.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
  • Domaine d’application : Psychologie du consommateur, psychologie des technologies, ergonomie sensorielle, interaction humain-machine (HCI).
  • Population cible : Adultes et adolescents possédant et utilisant régulièrement un smartphone.
  • Nombre d’items : 4 items rédigés sous forme d’énoncés affirmatifs.
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points :
    1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    2 = Pas d’accord (Disagree)
    3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    6 = D’accord (Agree)
    7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Procédure de cotation : L’ensemble des 4 items est formulé dans le sens positif (aucun item inversé). Le score global de plaisir haptique s’obtient en calculant la moyenne arithmétique non pondérée des réponses aux 4 énoncés (score s’étendant de 1 à 7) ou la somme brute totale (score s’étendant de 4 à 28).
  • Interprétation des scores :
    • Scores faibles (moyenne ≤ 3,0 ou total ≤ 12) : Attitude haptique neutre ou utilitaire. L’individu n’éprouve pas de plaisir sensoriel particulier à tenir ou effleurer son appareil et l’envisage uniquement comme un outil fonctionnel.
    • Scores modérés (moyenne comprise entre 3,1 et 5,0 ou total de 13 à 20) : Appréciation corporelle standard, représentative de la norme des utilisateurs de smartphones récents.
    • Scores élevés (moyenne ≥ 5,1 ou total ≥ 21) : Forte sensibilité et valorisation affective de la stimulation tactile de l’appareil. Le smartphone remplit une fonction d’apaisement sensoriel et somatique puissante.
  • Temps de passation estimé : Moins de 2 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle d’attitude envers le smartphone sous le prisme du plaisir haptique (SMHP) a été publiée en 2020 dans le cadre des travaux de Shiri Melumad et Michel Tuan Pham parus dans le Journal of Marketing Research, une revue phare de l’American Marketing Association (AMA).

  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Les concepts et l’article scientifique sont la propriété intellectuelle des auteurs (Melumad & Pham) et de l’éditeur (American Marketing Association / SAGE Publications).
  • Utilisation à des fins académiques et non commerciales : L’échelle est librement accessible et utilisable gratuitement par les chercheurs, enseignants et étudiants pour des projets de recherche non commerciaux, sous réserve de citer explicitement la publication originale de référence selon les normes académiques en vigueur.
  • Utilisation commerciale et industrielle : Toute intégration de l’échelle au sein d’outils propriétaires d’évaluation de produit, d’audits ergonomiques payants ou de logiciels commerciaux peut nécessiter une autorisation écrite préalable de la part des auteurs ou des ayants droit.
  • Tarification : Gratuit pour la recherche scientifique académique.

12. Références / References

Les publications suivantes constituent le socle théorique, empirique et méthodologique de l’échelle SMHP :

  • Barsalou, L. W. (2008). Grounded cognition. Annual Review of Psychology, 59(1), 617–645. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.59.103006.093639
  • Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Krishna, A. (2012). An integrative review of sensory marketing: Engaging the senses to affect perception, judgment and behavior. Journal of Consumer Psychology, 22(3), 332–351. https://doi.org/10.1016/j.jcps.2011.08.003
  • Lakoff, G., & Johnson, M. (1999). Philosophy in the flesh: The embodied mind and its challenge to Western thought. Basic Books.
  • Melumad, S., & Pham, M. T. (2020). The smartphone as a pacifier: A psychological and physiological investigation of its effects on stressed consumers. Journal of Marketing Research, 57(2), 236–256. https://doi.org/10.1177/0022243720902642
  • Peck, J., & Childers, T. L. (2003). Individual differences in haptic information processing: The « need for touch » scale. Journal of Consumer Research, 30(3), 430–442. https://doi.org/10.1086/378619
  • Pham, M. T. (2004). The logic of feelings. Journal of Consumer Psychology, 14(4), 360–369. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp1404_5
  • Winnicott, D. W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena—a study of the first not-me possession. International Journal of Psycho-Analysis, 34, 89–97.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de l’échelle SMHP sont protégés par le droit d’auteur de la publication originale et de l’éditeur académique. Le texte original en langue anglaise publié par Melumad et Pham (2020) dans les annexes méthodologiques de leur article est présenté ci-dessous, suivi des modalités de réponse standardisées.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to respondents: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your physical experience when holding and interacting with your smartphone, using the 7-point scale below.

Response scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree.

  1. I enjoy the physical feeling of holding my smartphone.
  2. Interacting with my smartphone feels physically pleasant.
  3. I like the tactile sensations I get from touching and using my smartphone.
  4. The physical feel of my smartphone in my hands is pleasing to me.
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Looti, M. (2026, octobre 4). Attitude envers le smartphone (Plaisir haptique) (SMHP). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-smartphone-plaisir-haptique-smhp/
Looti, Mohammed. “Attitude envers le smartphone (Plaisir haptique) (SMHP).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-smartphone-plaisir-haptique-smhp/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers le smartphone (Plaisir haptique) (SMHP).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-smartphone-plaisir-haptique-smhp/.