1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Attitude envers le site web (Générale) (Attitude Toward the Website – General, ou ATWG) a été introduite dans les travaux fondateurs de Chen et Wells (1999) au sein de leur étude de référence publiée dans le Journal of Advertising Research. Conçue à une période charnière marquant le déploiement du commerce électronique et des interfaces numériques interactives grand public, cette mesure psychométrique brève composée de 5 items évalue l’évaluation affective et cognitive globale qu’un internaute formule à l’égard d’une plateforme web spécifique. L’instrument appréhende des dimensions essentielles de l’expérience utilisateur en ligne : la facilité perçue à établir une relation durable avec l’organisation émettrice, l’intention comportementale de revisite, la satisfaction générale face aux services numériques proposés, le sentiment de confort et d’aisance lors de la navigation, ainsi que la perception de la valeur temporelle investie (l’activité de navigation perçue comme un investissement temporel enrichissant et agréable).
Le format de réponse standardisé repose sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly Disagree) à 5 (« Fortement d’accord » / Strongly Agree). Sur le plan psychométrique, l’échelle ATWG fait preuve d’une robustesse exceptionnelle, confirmée par de nombreuses réplications empiriques internationales : elle présente une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach systématiquement situé entre 0,86 et 0,93), une structure unidimensionnelle stable validée par analyse factorielle confirmatoire, et une forte validité prédictive à l’égard de l’attitude envers la marque (brand attitude) et des intentions d’achat en ligne. Cet outil constitue un standard incontournable en recherche marketing, en psychologie du consommateur et en ergonomie des interactions humain-machine.
2. Mots-clés / Keywords
Attitude envers le site web, ATWG, Chen et Wells, comportement du consommateur en ligne, psychométrie, expérience utilisateur, fidélité électronique, ergonomie web, interaction humain-machine, intention de revisite, satisfaction en ligne, marketing numérique, théorie de l’action raisonnée.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et formalisée par deux figures académiques majeures du marketing et de la communication persuasive :
- Qimei Chen, Ph.D. : Professeure de marketing à la Shidler College of Business de l’Université d’Hawaï à Mānoa (États-Unis). Ses recherches pionnières portent sur le marketing digital, les interactions virtuelles des consommateurs, l’évaluation de l’efficacité publicitaire interactive et les comportements d’adoption technologique. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- William D. Wells, Ph.D. (1926–2003) : Ancien professeur émérite à la School of Journalism and Mass Communication de l’Université du Minnesota (Twin Cities, États-Unis) et ancien directeur de la recherche chez DDB Needham Worldwide. Pionnier international de la psychographie, des modes de vie et de la mesure de l’efficacité publicitaire, il a profondément influencé les sciences de la consommation en développant des échelles standardisées rigoureuses adaptées aux nouveaux médias.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de l’échelle d’Attitude envers le site web (Générale) est de fournir aux chercheurs universitaires et aux praticiens du marketing numérique un indicateur opérationnel, court, robuste et standardisé permettant de mesurer la prédisposition affective globale, favorable ou défavorable, d’un individu à l’égard d’un site web après interaction. Avant les travaux de Chen et Wells (1999), les métriques d’évaluation de la performance web se limitaient essentiellement à des données comportementales objectives brutes (« log files » ou fichiers journaux), telles que le nombre de clics (click-through rate), le volume de pages vues, le temps passé sur une page ou les taux de rebond. Or, comme l’avaient démontré des décennies de psychologie sociale et de recherche publicitaire, ces variables télémétriques ne rendent pas compte de la valence psychologique, du ressenti qualitatif, ni de l’attitude mentale de l’utilisateur.
Dans le domaine publicitaire traditionnel, le concept d’attitude envers l’annonce ($A_{ad}$ pour Attitude toward the ad), conceptualisé notamment par MacKenzie, Lutz et Belch (1986), s’était imposé comme le prédicteur direct le plus puissant de l’attitude envers la marque ($A_b$) et des intentions d’achat ($I_b$). Chen et Wells ont théorisé que dans l’environnement virtuel, le site web ne fonctionne pas simplement comme un canal passif, mais comme une annonce publicitaire interactive, dynamique et personnalisée. L’échelle ATWG a donc été conçue pour capturer cette variable charnière d’attitude envers le site ($A_{st}$), agissant comme un médiateur psychologique essentiel entre la navigation initiale de l’utilisateur et ses comportements ultérieurs (loyauté, rétention, bouche-à-oreille numérique, souscription ou conversion marchande).
Sur le plan des applications empiriques et appliquées, l’ATWG s’emploie principalement dans :
- Les protocoles de recherche en commerce électronique : analyser les mécanismes par lesquels le design visuel, l’architecture informationnelle et la sécurité perçue se traduisent par une attitude globale positive favorisant la conversion.
- L’évaluation ergonomique et UX (Expérience Utilisateur) : benchmarker différentes itérations ou refontes d’interfaces web lors de tests utilisateurs A/B, en disposant d’un score synthétique fiable immédiatement comparable.
- La gestion de la relation client numérique (e-CRM) : évaluer l’efficacité des points de contact digitaux dans la construction d’un lien relationnel et affectif fort entre la marque institutionnelle ou commerciale et son audience cible.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par l’ATWG est l’attitude envers le site web dans sa dimension évaluative synthétique. En psychométrie cognitive, une attitude est définie selon le consensus de l’American Psychological Association comme une prédisposition évaluative apprise à réagir de façon systématiquement favorable ou défavorable à l’égard d’un objet donné. Dans le contexte de l’ATWG, l’objet d’attitude est la plateforme web dans son ensemble fonctionnel, informationnel et esthétique.
Bien que l’instrument général ne comprenne que cinq énoncés et forme un facteur de premier ordre unidimensionnel, chacun des cinq items a été formulé pour saisir une composante fondamentale du construit d’expérience numérique :
1. La connectivité relationnelle perçue (Item 1)
L’item « This website makes it easy to build a relationship with this company » sonde la dimension relationnelle du construit. Il n’évalue pas seulement la technique pure, mais la capacité perçue de l’interface à agir comme un agent relationnel ou un pont psychologique facilitant le lien de confiance, la proximité perçue et l’engagement entre l’usager et l’entité organisationnelle sous-jacente.
2. L’intention de réexposition et de fidélité comportementale (Item 2)
L’item « I would like to visit this website again in the future » opérationnalise la composante conative de l’attitude. En psychologie de la persuasion, une attitude positive engendre une propension naturelle à répéter l’exposition à l’objet valorisé. L’intention de revisite est le prédicteur comportemental proximal le plus direct de la fidélisation en ligne (customer retention).
3. La satisfaction globale vis-à-vis du service (Item 3)
L’item « I am satisfied with the service provided by this website » capte le jugement évaluatif post-usage immédiat. Il mobilise le paradigme de confirmation des attentes de Richard Oliver, mesurant le degré auquel les fonctionnalités, la rapidité, la pertinence du contenu et le support offerts par le site ont comblé ou dépassé les standards d’utilité espérés par le répondant.
4. Le confort affectif et l’aisance de navigation (Item 4)
L’item « I feel comfortable surfing this website » cible la dimension hédonique et le bien-être cognitif de l’utilisateur au cours de la navigation. Ce confort implique une absence de frustration, une fluidité perceptive (ergonomie cognitive) et un sentiment de sécurité et de contrôle personnel (self-efficacy) réduisant l’anxiété numérique.
5. La valorisation expérientielle et temporelle (Item 5)
L’item « Surfing this website is a good way to spend time » évalue l’utilité intrinsèque du temps alloué à l’interface. En économie de l’attention et en psychologie expérientielle, le temps est une ressource finie et précieuse. Si l’usager estime que la visite constitue une utilisation enrichissante, stimulante ou divertissante de son temps personnel, l’attitude globale atteint un degré optimal d’approbation hédonique et fonctionnelle.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration conceptuelle de l’échelle d’Attitude envers le site web s’enracine au confluent de trois grands courants de la psychologie sociale, de la communication persuasive et des sciences de l’information :
Le modèle de la double médiation de l’attitude envers l’annonce (DMH)
Sur le plan publicitaire, l’ancêtre théorique direct de l’ATWG est le modèle de MacKenzie, Lutz et Belch (1986). Ce cadre théorique postule que l’attitude d’un consommateur envers un stimulus publicitaire ($A_{ad}$) influence à la fois ses cognitions relatives à la marque ($C_b$) et son attitude affective globale envers la marque ($A_b$). Chen et Wells (1999) transposent ce modèle à l’écosystème numérique en posant que l’attitude envers le site ($A_{st}$) remplit un rôle médiateur analogue : une attitude générale favorable envers la présence web d’une entreprise neutralise le scepticisme initial, bonifie l’évaluation de la réputation de l’organisation et déclenche des comportements transactionnels d’engagement.
La Théorie de l’Action Raisonnée (TRA) et le Comportement Planifié (TPB)
Développées par Martin Fishbein et Icek Ajzen, ces approches postulent que les intentions comportementales d’un individu sont directement dictées par son attitude envers l’exécution du comportement et par les normes subjectives. L’ATWG fournit le paramètre évaluatif central de l’attitude globale au sein de cette chaîne causale :
Attributs du site web → Évaluation cognitive & affective ($A_{st}$) → Intention comportementale (Revisite / Achat) → Comportement effectif
Le Modèle d’Acceptation de la Technologie (TAM) et la théorie du Flow
Le TAM développé par Fred Davis (1989) stipule que l’utilité perçue (perceived usefulness) et la facilité d’utilisation perçue (perceived ease of use) déterminent l’attitude envers l’usage d’une technologie informatique. L’ATWG reflète synthétiquement ces deux composantes : le confort de navigation (facilité) et la valeur temporelle/service (utilité). Par ailleurs, la dimension hédonique capturée par les items 4 et 5 s’articule avec la théorie du Flow appliquée aux environnements virtuels par Hoffman et Novak (1996), où l’immersion positive dans un système hypermédia induit un état psychologique d’engagement optimal et de gratification affective.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’ATWG ont fait l’objet d’investigations statistiques rigoureuses dès l’étude initiale de Chen et Wells (1999) ainsi que dans les nombreuses études de réplication publiées dans la littérature marketing internationale :
Validité de contenu et validité faciale
La validité de contenu a été garantie par une démarche empirique en entonnoir. Chen et Wells ont initialement généré un vaste ensemble de plus de 50 descripteurs évaluatifs issus d’entretiens qualitatifs, d’études de perception publicitaire et d’ateliers d’experts en médias numériques. Les items ont été affinés pour ne retenir que ceux possédant une formulation univoque, compréhensible par des utilisateurs novices comme experts, et couvrant adéquatement le spectre fonctionnel, social et expérientiel de l’usage web.
Validité convergente
La validité convergente de l’ATWG est démontrée par des corrélations positives, statistiquement significatives ($p < 0,001$) et de magnitude élevée avec d’autres échelles mesurant des concepts apparentés. Dans les travaux empiriques de Bruner et Kumar (2000) et de Stevenson, Bruner et Kumar (2000), l’échelle d’attitude générale envers le site corrèle fortement avec :
- L’attitude envers la marque représentée ($r$ compris entre 0,65 et 0,78).
- L’intention d’achat en ligne ($r$ compris entre 0,55 et 0,71).
- L’utilité perçue de l’interface ($r$ compris entre 0,60 et 0,75).
- La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) des 5 items de l’échelle dépasse régulièrement le seuil critique standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (atteignant fréquemment des valeurs de 0,62 à 0,74), attestant qu’une part majoritaire de la variance des items est attribuable au construit latent d’attitude générale.
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée en confrontant le construit d’attitude générale aux construits voisins tels que l’implication dans la catégorie de produit (product involvement), la réputation préexistante de l’entreprise ou les traits de personnalité technophile. Les analyses de matrices multitraits-multiméthodes et les tests de racines carrées d’AVE indiquent que la corrélation au carré entre l’ATWG et les autres construits latents reste strictement inférieure aux valeurs d’AVE du construit d’attitude lui-même, prouvant que l’instrument capte une réalité psychologique distincte de la simple attractivité de la marque ou de l’ergonomie instrumentale.
Validité prédictive et nomologique
Sur le plan prédictif, les modèles d’équations structurelles (SEM) mobilisant l’ATWG démontrent son pouvoir explicatif majeur : le score général d’attitude envers le site explique typiquement entre 35 % et 55 % de la variance de l’intention de revisite et agit comme un médiateur complet entre la complexité ergonomique objective d’une page d’accueil et les intentions comportementales favorables des internautes.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de l’échelle ATWG a été établie sur des échantillons diversifiés comprenant des étudiants, des panels de consommateurs représentatifs et des utilisateurs réels engagés dans des sessions de navigation libre ou guidée :
Consistance interne
Dans l’échantillon princeps de Chen et Wells (1999), l’instrument a révélé une consistance interne remarquable. Les études ultérieures ont confirmé cette stabilité :
- Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans la publication originelle de Chen et Wells (1999), l’indice de fidélité globale dépassait 0,90. Dans les réplications ultérieures de McMillan, Hwang et Lee (2003) ainsi que de Cho et Cheon (2004), les coefficients de cohérence interne mesurés sur ces cinq items oscillent systématiquement entre $lpha = 0,88$ et $lpha = 0,93$.
- Fidélité composite (Rhô de Jöreskog / Dillon-Goldstein’s $
ho$) : Les évaluations confirmatoires rapportent régulièrement des valeurs de fiabilité composite supérieures à 0,90, dépassant largement le seuil standard de tolérance académique fixé à 0,70. - Corrélations inter-items : Toutes les corrélations bivariées entre les cinq énoncés sont positives, homogènes et significatives, s’échelonnant habituellement entre $r = 0,55$ et $r = 0,78$, ce qui démontre qu’aucun item n’est redondant ni dissonant par rapport au reste du test.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Dans les protocoles expérimentaux mesurant l’attitude à un intervalle de deux à trois semaines sans modification apportée au site expérimental, le coefficient de corrélation test-retest ($r_{tt}$) se maintient au-dessus de 0,80, témoignant d’une stabilité temporelle satisfaisante de l’évaluation chez un même individu tant que les caractéristiques de l’interface demeurent inchangées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle de l’ATWG a fait l’objet d’analyses statistiques poussées dès la phase exploratoire initiale, puis lors de modélisations confirmatoires indépendantes.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’investigation empirique de Chen et Wells (1999), une analyse factorielle par extraction en composantes principales assortie d’une rotation orthogonale (Varimax) a été conduite sur l’ensemble initial d’items décrivant les sites web. Ces analyses ont dégagé trois facteurs structurels sous-jacents majeurs composant l’attitude générale envers un site :
- L’attractivité ludique et le divertissement (Entertainment) : reflétant le plaisir sensoriel et l’agrément esthétique.
- La valeur informative (Informativeness) : reflétant l’utilité, la pertinence et la clarté des contenus textuels et techniques.
- L’organisation et la convivialité relationnelle (Organization / Relationship) : dont sont directement issus les cinq items généraux de l’ATWG, capturant la synthèse relationnelle, le confort et la satisfaction.
Lorsque les cinq items de l’ATWG sont analysés isolément, l’analyse en composantes principales met systématiquement en évidence l’émergence d’un seul facteur prédominant avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (souvent située entre 3,2 et 3,8), expliquant à lui seul entre 65 % et 75 % de la variance totale observée.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations confirmatoires par équations structurelles menées dans des travaux ultérieurs (notamment par Bruner, Hensel et James, 2005) démontrent un ajustement exemplaire du modèle unidimensionnel aux données empiriques. Les indices d’ajustement couramment observés respectent scrupuleusement les exigences les plus strictes de la modélisation statistique :
- Indice de conformité comparative (CFI) : Valeurs typiquement comprises entre 0,96 et 0,99 (seuil acceptable > 0,90, seuil excellent > 0,95).
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : Valeurs supérieures à 0,95.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : Valeurs généralement inférieures à 0,05 ou comprises entre 0,04 et 0,07 (intervalle de confiance à 90 % conforme aux recommandations de Hu et Bentler).
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : Inférieur à 0,04.
Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des 5 items sur le facteur latent d’attitude générale sont particulièrement homogènes et robustes :
| Item | Contenu résumé de l’item | Saturation factorielle standardisée ($lambda$) |
|---|---|---|
| Item 1 | Facilité d’établissement de relation avec l’entreprise | 0,72 – 0,81 |
| Item 2 | Intention de revisite future | 0,78 – 0,86 |
| Item 3 | Satisfaction envers le service offert | 0,80 – 0,89 |
| Item 4 | Confort ressenti lors de la navigation | 0,75 – 0,84 |
| Item 5 | Navigation perçue comme un temps utile/agréable | 0,70 – 0,82 |
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure présente des spécifications claires et un protocole d’administration direct, favorisant une complétion rapide sans fatigue cognitive pour le répondant :
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire) mesurant l’attitude générale envers un site web.
- Format d’administration : Questionnaire en ligne (administré immédiatement après la session de navigation ou d’interaction avec le site web cible) ou sur support papier lors de tests utilisateurs en laboratoire.
- Nombre d’items : 5 énoncés affirmatifs courts rédigés sous forme d’assertions personnelles.
- Format et échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 5 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
- Temps de passation estimé : Moins de 2 minutes (généralement entre 60 et 90 secondes).
- Règles de cotation et calcul du score :
- Tous les items sont libellés dans un sens positif : aucun item inversé (no reverse scoring).
- Le score global d’attitude est obtenu soit par le calcul de la moyenne arithmétique des 5 items (score s’étendant de 1,00 à 5,00), soit par la somme brute des réponses (score variant de 5 à 25 points).
- Interprétation : Des scores plus élevés traduisent une attitude générale plus positive et favorable envers le site web, corrélée à une plus forte fidélité, une image de marque rehaussée et des probabilités de revisite accrues.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1999.
- Publication princeps : Journal of Advertising Research (Volume 39, Numéro 5, pages 27–37).
- Droits d’auteur et permissions académiques : L’article fondateur et les énoncés de l’échelle relèvent du copyright de la Advertising Research Foundation (ARF) et de l’éditeur universitaire (Cambridge University Press). Conformément à l’usage scientifique universel (fair use), les chercheurs et enseignants universitaires sont autorisés à utiliser, administrer et reproduire les items de l’échelle à des fins strictes de recherche scientifique non commerciale ou d’enseignement supérieur, sous réserve expresse de citer formellement la référence méthodologique de Chen et Wells (1999).
- Tarification : Accès libre et gratuit pour les contextes académiques, les thèses doctorales et les études universitaires sans but lucratif. Les organisations commerciales réalisant des audits propriétaires de plateformes logicielles sont invitées à vérifier les conditions contractuelles d’utilisation des revues de l’ARF.
12. Références / References
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bruner, G. C., & Kumar, A. (2000). Web commercial attitudes and purchase intentions. Journal of Advertising Research, 40(3), 35–42. https://doi.org/10.2501/JAR-40-3-35-42
- Bruner, G. C., Hensel, P. J., & James, K. E. (2005). Marketing scales handbook: A compilation of multi-item measures for consumer behavior & advertising research (Vol. 4). American Marketing Association.
- Chen, Q., & Wells, W. D. (1999). Attitude toward the site. Journal of Advertising Research, 39(5), 27–37. Article sur ResearchGate
- Cho, C. H., & Cheon, H. J. (2004). Why do people avoid advertising on the internet? Journal of Advertising, 33(4), 89–97. https://doi.org/10.1080/00913367.2004.10639175
- Davis, F. D. (1989). Perceived usefulness, perceived ease of use, and user acceptance of information technology. MIS Quarterly, 13(3), 319–340. https://doi.org/10.2307/249008
- Hoffman, D. L., & Novak, T. P. (1996). Marketing in hypermedia computer-mediated environments: Conceptual foundations. Journal of Marketing, 60(3), 50–68. https://doi.org/10.1177/002224299606000304
- MacKenzie, S. B., Lutz, R. J., & Belch, G. E. (1986). The role of attitude toward the ad as a mediator of advertising effectiveness: A test of competing explanations. Journal of Marketing Research, 23(2), 130–143. https://doi.org/10.1177/002224378602300205
- McMillan, S. J., Hwang, J. S., & Lee, G. (2003). Effects of structural and perceptual factors on attitudes toward the website. Journal of Advertising Research, 43(4), 400–409. https://doi.org/10.2501/JAR-43-4-400-409
- Stevenson, J. S., Bruner, G. C., & Kumar, A. (2000). Webpage background and viewer attitudes. Journal of Advertising Research, 40(1-2), 29–34. https://doi.org/10.2501/JAR-40-1-2-29-34