Attitude envers le produit/la marque (hédonique) (ATPH)

Découvrez l’échelle ATPH (Attitude Toward the Product/Brand – Hedonic) développée par Voss, Spangenberg et Grohmann (2003) : cadre théorique, propriétés psychométriques, analyse factorielle et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’échelle de mesure de l’Attitude envers le produit/la marque (hédonique) (Attitude Toward the Product/Brand – Hedonic, ou ATPH), développée et validée par Kevin E. Voss, Eric R. Spangenberg et Bianca Grohmann en 2003, constitue un instrument psychométrique de référence dans le champ du comportement du consommateur et de la psychologie du marketing. Cet instrument a été conçu pour isoler et quantifier de façon rigoureuse la composante hédonique de l’évaluation globale d’une marque ou d’un produit, en opérant une distinction structurelle et empirique nette avec la dimension utilitaire de l’attitude. Fondée sur un différentiel sémantique en 7 points, l’ATPH se compose de cinq paires d’adjectifs bipolaires (« Not fun / Fun », « Dull / Exciting », « Not delightful / Delightful », « Not thrilling / Thrilling », « Unenjoyable / Enjoyable ») capturant les dimensions affectives, sensorielles et expérientielles du jugement évaluatif.

Sur le plan psychométrique, l’échelle présente des qualités exceptionnelles établies à travers de multiples études empiriques et réplications indépendantes. La consistance interne de la dimension hédonique est systématiquement supérieure aux standards conventionnels, affichant des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,90 et 0,96, ainsi qu’une fiabilité composite (CR) et une variance moyenne extraite (AVE) excédant largement les seuils critiques de Fornell et Larcker. Les analyses factorielles confirmatoires menées lors de sa validation princeps démontrent une invariance de mesure robuste à travers différentes catégories de produits (biens expérientiels, biens fonctionnels et services) et différentes marques, confirmant son orthogonalité partielle ou sa corrélation modérée avec la dimension utilitaire sans chevauchement conceptuel. L’ATPH permet ainsi aux chercheurs et praticiens de disséquer précisément les déterminants motivationnels et expérientiels influençant l’attachement à la marque, la satisfaction client, le bouche-à-oreille et l’intention de rachat.

2. Mots-clés

Attitude envers la marque, dimension hédonique, comportement du consommateur, psychométrie, différentiel sémantique, évaluation de produit, plaisir sensoriel, modélisation par équations structurelles, validité de construit, Kevin E. Voss.

3. Auteurs

L’échelle a été développée et formalisée par un collectif de chercheurs éminents en marketing et psychométrie du consommateur :

  • Kevin E. Voss, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à la Spears School of Business, Oklahoma State University, Stillwater, Oklahoma, États-Unis. Ses recherches se focalisent sur la méthodologie de recherche, le comportement du consommateur, la mesure des attitudes et le branding international. Contact académique : [email protected].
  • Eric R. Spangenberg, Ph.D. : Professeur de marketing et de psychologie, ancien doyen de la Paul Merage School of Business à l’University of California, Irvine (UCI), États-Unis. Spécialiste mondialement reconnu de l’effet sensoriel sur le consommateur, du marketing olfactif et de l’influence affective. Contact académique : [email protected].
  • Bianca Grohmann, Ph.D. : Professeure de marketing à la John Molson School of Business, Concordia University, Montréal, Québec, Canada. Ses travaux de recherche se concentrent sur la personnalité de la marque, le design des points de vente et les réponses sensorielles des consommateurs. Contact académique : [email protected].

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’échelle d’attitude hédonique (ATPH) est d’offrir une mesure unifactorielle épurée, fiable et théoriquement ancrée de la dimension expérientielle de l’attitude envers un produit ou une marque. Historiquement, la recherche en marketing appréhendait l’attitude comme une prédisposition globale et unidimensionnelle, opérationnalisée par des adjectifs généraux tels que « mauvais/bon » ou « défavorable/favorable ». Si de telles mesures globales possèdent une valeur prédictive notable, elles échouent à capturer la complexité sous-jacente des architectures d’évaluation, masquant les raisons profondes pour lesquelles un individu apprécie ou déprécie une entité commerciale.

Voss, Spangenberg et Grohmann (2003) ont développé cette échelle afin de surmonter les limitations des instruments antérieurs (notamment ceux de Batra et Ahtola en 1991), lesquels souffraient d’instabilités factorielles récurrentes, d’adjectifs ambigus chevauchant les dimensions cognitives et affectives, et d’une sensibilité marquée au contexte des catégories testées. L’ATPH permet d’isoler explicitement l’attitude ancrée dans la gratification hédonique : le plaisir intrinsèque, l’amusement, l’excitation et la stimulation sensorielle ressentis ou anticipés lors de la possession ou de l’usage du produit.

Dans le domaine de la recherche académique, cette échelle est employée pour modéliser les antécédents et conséquences des processus de prise de décision hédonique. Elle intervient notamment dans les modèles d’équations structurelles visant à tester comment des stimuli environnementaux (ergonomie d’une interface, design d’emballage, ambiance sonore en magasin) se traduisent par une attitude hédonique positive, qui à son tour influence la fidélité affective, le réengagement et le consentement à payer un prix supérieur. En contexte appliqué et managérial, l’ATPH fournit un diagnostic fin du positionnement de marque : elle permet d’évaluer si une campagne de communication réussit à insuffler une charge émotionnelle à une marque traditionnellement perçue comme austère, ou de diagnostiquer une perte de vitalité expérientielle face à des concurrents innovants.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par l’ATPH représente la composante hédonique de l’attitude envers une marque ou un produit. En psychologie cognitive et sociale, l’attitude est classiquement définie comme une tendance psychologique qui s’exprime en évaluant une entité particulière avec un certain degré de faveur ou de défaveur (Eagly & Chaiken, 1993). Dans le paradigme bi-dimensionnel proposé par Voss et ses collègues, cette évaluation globale découle de deux systèmes motivationnels distincts mais concomitants : la rationalité instrumentale (l’utilité) et l’expérience gratifiante immédiate (l’hédonisme).

La dimension hédonique renvoie spécifiquement aux jugements évaluatifs motivés par la recherche du plaisir, de l’éveil affectif (arousal), de l’amusement, de la fantaisie et de la sensualité. Contrairement à la composante utilitaire, qui évalue l’objet en fonction de son efficacité fonctionnelle, de son caractère pratique et de sa capacité à résoudre des problèmes concrets (résolution de buts instrumentaux), l’évaluation hédonique est autotélique : le produit est jugé sur sa capacité à constituer une fin satisfaisante en soi par le truchement d’états internes positifs.

Ce construit s’articule autour de facettes émotionnelles et phénoménologiques précises, capturées par les cinq items de l’échelle :

  • La ludicité et l’amusement (« Fun ») : La propension de la marque à susciter un sentiment de divertissement dénué de contraintes sérieuses ou pesantes.
  • L’éveil et la stimulation sensorielle (« Exciting ») : La capacité de l’objet à rompre avec la monotonie, à susciter un éveil psychophysiologique et à dynamiser l’état affectif de l’individu par opposition à l’ennui (« Dull »).
  • Le ravissement et la félicité affective (« Delightful ») : Une réponse émotionnelle chaleureuse et harmonieuse, impliquant un sentiment profond de ravissement et d’enchantement subjectif.
  • Le frisson et l’intensité émotionnelle (« Thrilling ») : L’aptitude du stimulus à générer une vivacité expérientielle intense, procurant des sensations de découverte ou d’aventure.
  • Le plaisir intrinsèque (« Enjoyable ») : L’agrément global et la sensation de bien-être tirés de l’interaction avec le produit, marquant l’absence d’irritation ou de corvée.

L’ATPH se distingue fondamentalement des construits voisins tels que l’émotion transitoire (un état affectif éphémère sans cible évaluative stable) ou l’implication dans le produit (qui dénote l’importance ou la pertinence perçue de la catégorie pour l’individu). L’ATPH mesure bel et bien une évaluation synthétique, stockée en mémoire, portant directement sur les attributs hédoniques de la marque.

6. Cadre théorique

L’assise théorique de l’échelle ATPH s’enracine dans la révolution expérientielle introduite dans la recherche sur la consommation par Elizabeth Hirschman et Morris Holbrook au début des années 1980 (Hirschman & Holbrook, 1982 ; Holbrook & Hirschman, 1982). Ces auteurs ont remis en cause le modèle hégémonique du consommateur en tant que simple « processeur d’information » strictement rationnel, axé sur l’optimisation des coûts et des bénéfices utilitaires. Ils ont démontré que de nombreux comportements de consommation relèvent de la recherche de fantasmes, de sentiments et de stimulations (le modèle des 3F : Fantasies, Feelings, and Fun).

Parallèlement, les théories attitudes de la psychologie sociale (Fishbein & Ajzen, 1975) ont mis en lumière la structure multicomposante des attitudes. Rajeev Batra et Olli Ahtola (1991) ont formalisé ce dualisme dans le domaine de la consommation en stipulant que les consommateurs évaluent les biens selon deux critères orthogonaux ou corrélés : d’une part, les critères utilitaires (cognitifs, instrumentaux, axés sur les performances objectives) et d’autre part, les critères hédoniques (affectifs, gratifiants, basés sur les émotions ressenties). Cependant, les instruments pionniers de Batra et Ahtola présentaient des limitations statistiques, notamment des corrélations instables et des confusions entre l’affect global et l’hédonisme pur.

Voss, Spangenberg et Grohmann (2003) se sont inscrits dans la filiation de ces travaux en appliquant les préceptes méthodologiques rigoureux du paradigme de Churchill (1979) et des techniques modernes d’équations structurelles développées par Bagozzi et d’autres psychométristes. Ils ont théorisé que pour être rigoureuse, la sous-dimension hédonique devait exclure tout vocabulaire purement général (tel que « Bon/Mauvais » ou « Agréable/Désagréable » au sens large) afin de se focaliser strictement sur la valence expérientielle. L’ATPH opère ainsi une modélisation théorique claire où l’hédonisme n’est pas un résidu irrationnel de l’évaluation, mais un pilier structurel à part entière de la cognition évaluative humaine.

7. Validité

L’échelle ATPH a été soumise à une batterie exhaustive de tests de validation empirique au cours de sa phase d’élaboration et au sein de nombreuses recherches subséquentes, apportant des preuves substantielles de sa validité scientifique.

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été initialement établie par la génération d’un ensemble exhaustif d’items issus de revues systématiques de la littérature et de panels d’experts. Ces items ont ensuite été épurés via des jugements d’adéquation conceptuelle et des pré-tests itératifs. La validité de construit est étayée par la structure factorielle nette mise en évidence par des analyses confirmatoires, où chaque item présente une contribution significative et substantielle à la variable latente sous-jacente.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle est confirmée par le fait que toutes les saturations factorielles standardisées (λ) dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70 (les valeurs de saturation de l’ATPH se situent de manière générale entre 0,78 et 0,93, p < 0,001). De surcroît, la variance moyenne extraite (AVE) calculée pour la dimension hédonique surpasse systématiquement le critère de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), s’établissant fréquemment au-delà de 0,70 dans les différents échantillons étudiés (Voss et al., 2003).

Validité discriminante

La séparation entre l’attitude hédonique (ATPH) et l’attitude utilitaire (ATPU) a été méthodiquement éprouvée. Voss et al. (2003) ont comparé des modèles emboîtés où la corrélation inter-factorielle (φ) était fixée à 1,00 avec des modèles où elle était estimée librement. Le test de différence de Chi-deux (Δχ²) s’est révélé hautement significatif dans toutes les catégories de produits testées, rejetant formellement l’hypothèse d’une dimensionnalité unique. Par ailleurs, la valeur de l’AVE pour l’ATPH s’est avérée systématiquement supérieure au carré de la corrélation inter-factorielle avec la composante utilitaire, satisfaisant pleinement le critère de Fornell-Larcker et le critère plus récent du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT).

Validité nomologique et prédictive

La validité nomologique a été confirmée en intégrant l’ATPH dans des réseaux de relations théoriquement établis. Les scores à l’ATPH prédisent de manière robuste des variables dépendantes clés, telles que l’intention d’achat de produits récréatifs, la fidélité émotionnelle à la marque, le plaidoyer spontané (bouche-à-oreille positif) et la volonté de passer du temps dans des environnements de vente immersifs. De plus, les études de Voss et al. ont montré que l’ATPH réagit de manière prévisible aux manipulations expérimentales d’arguments publicitaires hédoniques par opposition à des arguments purement factuels ou techniques.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité de l’ATPH figurent parmi les plus élevées documentées dans la littérature en psychométrie du marketing. À travers les quatre phases de validation conduites par Voss, Spangenberg et Grohmann (2003), impliquant des échantillons variés de consommateurs et d’étudiants confrontés à des dizaines de catégories de marques (allant des sodas et des voitures de sport aux logiciels comptables et aux brosses à dents), l’instrument a fait preuve d’une homogénéité remarquable.

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) pour l’échelle ATPH à cinq items s’élève de manière constante à des valeurs comprises entre 0,91 et 0,95 dans les études d’étalonnage. Aucune suppression d’item n’entraîne une amélioration de l’alpha global, attestant de l’excellente contribution de chacun des cinq items.
  • Fiabilité composite (CR) : Le coefficient de fiabilité composite de Jöreskog calculé dans le cadre de modélisations structurelles excède invariablement 0,90 (dépassant largement le seuil standard de 0,70), garantissant une très faible variance d’erreur de mesure.
  • Fidélité test-retest : Les études longitudinales et les protocoles pré-post test mesurant la stabilité temporelle de l’évaluation hédonique en l’absence de stimuli modificateurs rapportent des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et des corrélations de Pearson supérieurs à 0,82 sur des intervalles de deux à quatre semaines.

9. Analyse factorielle

Le développement de l’échelle s’est appuyé sur une succession rigoureuse d’Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) et d’Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) destinées à isoler les items les plus stables et discriminants.

Analyses exploratoires initiales

Lors de l’étape exploratoire (réduction d’un réservoir initial de plus de 40 adjectifs bipolaires), les extractions en composantes principales assorties de rotations obliques (Promax) ont systématiquement fait émerger deux facteurs distincts correspondant aux attitudes hédoniques et utilitaires. Les cinq items de l’ATPH ont saturé de manière pure sur le facteur hédonique (> 0,80), avec des saturations croisées (cross-loadings) marginales sur le facteur utilitaire (< 0,20).

Analyses confirmatoires et indices d’ajustement

Au cours des analyses factorielles confirmatoires menées sur des échantillons indépendants, le modèle de mesure intégrant la dimension hédonique à cinq items et la dimension utilitaire à cinq items a montré des indices d’ajustement structurel remarquables :

  • Le ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) est généralement inférieur à 2,5.
  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent systématiquement 0,96, atteignant fréquemment 0,98.
  • Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) demeure constamment sous le seuil d’ajustement satisfaisant de 0,06 (intervalle de confiance à 90 % généralement compris entre 0,035 et 0,062).
  • Le Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) est inférieur à 0,04.

Les saturations factorielles standardisées des cinq items hédoniques sont récapitulées ci-dessous :

Item Pôle négatif / Pôle positif Saturation standardisée (λ) habituelle
Item 1 Not fun / Fun 0,84 – 0,90
Item 2 Dull / Exciting 0,79 – 0,86
Item 3 Not delightful / Delightful 0,85 – 0,91
Item 4 Not thrilling / Thrilling 0,76 – 0,85
Item 5 Unenjoyable / Enjoyable 0,87 – 0,92

Ces résultats attestent d’une invariance factorielle métrique et scalaire rigoureuse à travers différentes sous-populations et catégories de produits.

10. Instrument de mesure

Les caractéristiques administratives et techniques de l’instrument se présentent comme suit :

  • Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation fondée sur la technique du différentiel sémantique de Charles Osgood.
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré (sur support papier, terminal numérique en magasin, ou interface web/en ligne).
  • Nombre d’items : 5 paires d’adjectifs antonymes.
  • Format de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 7 points (graduée de 1 à 7), où 1 représente le point d’ancrage le plus négatif et 7 le point d’ancrage le plus positif.
  • Durée moyenne de passation : Environ 1 à 2 minutes par produit ou marque évaluée, ce qui limite considérablement la fatigue cognitive des répondants.
  • Calcul des scores et cotation :
    • Chaque item est coté de 1 (ancrage négatif à gauche) à 7 (ancrage positif à droite).
    • Aucun item n’est inversé dans sa formulation originale directe, bien que l’alternance aléatoire des pôles positif/négatif soit parfois utilisée dans les protocoles d’administration pour prévenir les biais d’acquiescement (auquel cas les items inversés doivent être recodés avant traitement).
    • Le score global d’attitude hédonique s’obtient en calculant soit la somme arithmétique (score total variant de 5 à 35), soit, plus fréquemment, la moyenne arithmétique des 5 items (score moyen variant de 1,0 à 7,0).
    • Un score plus élevé reflète une attitude hédonique nettement plus positive et enthousiaste envers la marque ou le produit.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle a été publiée pour la première fois en 2003 dans le Journal of the Academy of Marketing Science. En conformité avec les conventions régissant la recherche académique en sciences de gestion et psychométrie :

  • Droits et permissions : L’article original est protégé par le droit d’auteur de l’éditeur académique (Springer / Academy of Marketing Science). Toutefois, les items de l’échelle sont librement utilisables sans frais financiers pour la recherche scientifique non commerciale, les thèses doctorales et les expérimentations universitaires, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Voss, Spangenberg et Grohmann (2003).
  • Utilisation commerciale et conseil : Les entreprises, cabinets de conseil ou instituts de sondage souhaitant intégrer l’échelle à des plateformes propriétaires ou des dispositifs commerciaux doivent vérifier les directives de reproduction de la revue ou s’assurer de l’autorisation des titulaires de droits de l’article princeps.
  • Tarif : Gratuit pour tout usage pédagogique et scientifique indépendant.

12. Références

Les sources académiques et ouvrages fondateurs relatifs à l’ATPH et à l’évaluation bi-dimensionnelle de l’attitude sont les suivants :

  • Batra, R., & Ahtola, O. T. (1991). Measuring the hedonic and utilitarian sources of consumer attitudes. Marketing Letters, 2(2), 159–170. https://doi.org/10.1007/BF00436035
  • Churchill, G. A., Jr. (1979). A paradigm for developing better measures of marketing constructs. Journal of Marketing Research, 16(1), 64–73. https://doi.org/10.1177/002224377901600110
  • Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The Psychology of Attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.
  • Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, Attitude, Intention, and Behavior: An Introduction to Theory and Research. Addison-Wesley.
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Hirschman, E. C., & Holbrook, M. B. (1982). Hedonic consumption: Emerging concepts, methods and propositions. Journal of Marketing, 46(3), 92–101. https://doi.org/10.1177/002224298204600314
  • Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The Measurement of Meaning. University of Illinois Press.
  • Voss, K. E., Spangenberg, E. R., & Grohmann, B. (2003). Measuring the hedonic and utilitarian dimensions of consumer attitude. Journal of the Academy of Marketing Science, 31(3), 310–320. https://doi.org/10.1177/0092070303031003007

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point semantic differential scale (1 to 7)

  1. Not fun   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Fun
  2. Dull   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Exciting
  3. Not delightful   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Delightful
  4. Not thrilling   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Thrilling
  5. Unenjoyable   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Enjoyable
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Looti, M. (2026, octobre 3). Attitude envers le produit/la marque (hédonique) (ATPH). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-produit-la-marque-hedonique-atph/
Looti, Mohammed. “Attitude envers le produit/la marque (hédonique) (ATPH).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-produit-la-marque-hedonique-atph/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers le produit/la marque (hédonique) (ATPH).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-produit-la-marque-hedonique-atph/.