Attitude envers le produit (Évaluation globale) (ATPR)

Découvrez l’échelle d’Attitude envers le produit (Évaluation globale) (ATPR) : structure à 4 items bipolaires, cadre théorique, validité factorielle et propriétés psychométriques complètes en psychologie du consommateur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Attitude envers le produit (Évaluation globale) (couramment désignée sous l’acronyme ATPR pour Attitude Toward the Product – Overall Evaluation) constitue un instrument psychométrique standardisé conçu pour quantifier la disposition évaluative globale, unidimensionnelle et sommative d’un individu à l’égard d’un produit spécifique. Utilisée de manière prépondérante en psychologie du consommateur, en sciences du comportement et en recherche marketing expérimentale, cette échelle repose sur le paradigme du différentiel sémantique développé initialement par Charles E. Osgood et ses collaborateurs. Dans sa déclinaison contemporaine stabilisée, notamment mobilisée et validée par Dahee Han, Adam Duhachek et Nidhi Agrawal (2021) dans leurs travaux sur les modifications d’état d’esprit (mindset shifts) et la tarification des produits de consommation, l’ATPR comprend quatre items bipolaires fondamentaux : défavorable/favorable, négatif/positif, je n’aime pas/j’aime, et indésirable/désirable.

L’instrument se distingue par sa parcimonie et sa grande robustesse psychométrique. Il ne comporte pas de sous-échelles distinctes, postulant une structure factorielle strictement unidimensionnelle qui capte la valence et l’intensité de l’évaluation cognitive et affective globale. Les participants répondent généralement sur une échelle de type différentiel sémantique en 7 ou 9 points. Les propriétés psychométriques documentées à travers de multiples protocoles expérimentaux témoignent d’une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach ($lpha$) et de fiabilité composite ($\omega$) oscillant de manière constante entre 0,88 et 0,96. L’échelle démontre une sensibilité élevée aux manipulations expérimentales (cadrage de message, amorçage cognitif, variations de prix, attributs nutritionnels ou éthiques) ainsi qu’une validité prédictive remarquable à l’égard des intentions d’achat, du consentement à payer et du comportement effectif de choix.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude envers le produit, évaluation globale, différentiel sémantique, psychologie du consommateur, comportement du consommateur, validité psychométrique, consistance interne, intention d’achat, cognition évaluative, prise de décision.

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation contemporaine de cette échelle à quatre items a été formalisée et éprouvée dans des designs expérimentaux rigoureux par les chercheurs suivants :

  • Dahee Han : Professeure associée de marketing, Desautels Faculty of Management, Université McGill, Montréal, Québec, Canada. Spécialiste des processus de persuasion, de l’autorégulation et du comportement décisionnel des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Adam Duhachek : Professeur titulaire de marketing, Kelley School of Business, Indiana University, Bloomington, Indiana, États-Unis. Expert reconnu en psychologie des émotions, gestion du stress, persuasion et modèles cognitifs en marketing. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Nidhi Agrawal : Professeure titulaire de marketing, Michael G. Foster School of Business, University of Washington, Seattle, Washington, États-Unis. Ses recherches portent sur la cognition sociale, le traitement des messages de santé publique et les interactions entre émotions et régulation comportementale. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’Attitude envers le produit (ATPR) est de fournir une mesure standardisée, rapide, hautement fiable et exempte de biais de redondance pour quantifier le jugement de valeur global qu’un individu formule envers un stimulus commercial ou un produit donné. En psychologie cognitive et en économie comportementale, la notion d’attitude constitue le construit intermédiaire pivot reliant les perceptions sensorielles, les croyances cognitives et les motivations affectives à l’action concrète ou à la sélection d’options de consommation.

Applications en recherche fondamentale et expérimentale

Dans les contextes de recherche en laboratoire ou en ligne, les chercheurs ont fréquemment besoin d’isoler l’impact causal de variables indépendantes variées — telles que les arguments publicitaires, les labels écologiques, les signaux de prix, la saillance de risques sanitaires ou les états émotionnels induits — sur le système évaluatif du consommateur. L’ATPR a été conçue pour s’insérer aisément au sein de batteries de questionnaires complexes sans induire de fatigue cognitive chez les répondants. Sa structure universelle, matérialisée par l’insertion du nom du produit cible dans la consigne (par exemple : « Votre évaluation de [Produit X] est… »), permet une comparabilité directe inter-conditions et inter-études.

Applications en recherche appliquée et diagnostic clinique/comportemental

Au-delà du marketing d’entreprise, l’échelle trouve une justification directe dans les recherches interventionnelles relatives à la santé publique et aux comportements de dépendance ou de consommation nocive. Dans l’étude séminale de Han, Duhachek et Agrawal (2021), l’échelle a servi à évaluer les modifications d’attitude envers des produits alimentaires considérés comme malsains (riches en sucres, en graisses saturées) en fonction de l’activation d’états d’esprit spécifiques (états d’esprit fixes versus de croissance) et de politiques de surtaxation ou de rabais. L’instrument permet ainsi de mesurer si une intervention psychosociale ou réglementaire réussit à dégrader l’attrait perçu d’une substance délétère ou, à l’inverse, à valoriser des comportements préventifs (par exemple, des substituts nutritionnels sains, des dispositifs médicaux ou des applications de santé connectée).

Justification théorique de l’approche globale

L’évaluation globale se justifie sur le plan théorique par le fait que les consommateurs ne procèdent pas systématiquement à des calculs d’utilité multi-attributs détaillés lors de chaque décision quotidienne. Selon le modèle heuristique-systématique (Heuristic-Systematic Model), les individus intègrent souvent une multitude d’indices périphériques et centraux dans un jugement évaluatif holistique immédiat (« j’aime » ou « je n’aime pas », « c’est bon » ou « c’est mauvais »). L’ATPR capture précisément cette synthèse cognitive et affective condensée, qui sert ensuite de variable médiatrice déterminante vers l’intention comportementale.

5. Construit psychologique / Construct

L’attitude envers le produit est conceptualisée au sens défini par Alice Eagly et Shelly Chaiken (1993) comme « une tendance psychologique qui s’exprime par l’évaluation d’une entité particulière avec un certain degré de faveur ou de défaveur ». Dans le cadre de l’ATPR, ce construit est abordé sous l’angle de la valence évaluative globale, ce qui implique l’examen approfondi de plusieurs facettes conceptuelles interconnectées.

Le modèle tripartite de l’attitude et l’intégration synthétique

Traditionnellement, la psychologie sociale structure l’attitude selon le modèle tripartite classique comprenant :

  • La composante cognitive : ensemble des croyances, connaissances factuelles, jugements d’utilité et attributions fonctionnelles associées au produit (par exemple, croire qu’un aliment fournit des nutriments adéquats ou qu’un appareil électronique est durable).
  • La composante affective : sensations subjectives, réponses émotionnelles, attrait hédonique ou aversion viscérale éprouvée à la vue ou à la pensée de l’objet (par exemple, le plaisir ressenti ou la culpabilité anticipée).
  • La composante conative ou comportementale : inclinations préparatoires à l’action, tendances d’approche ou d’évitement à l’égard de l’objet cible.

L’échelle ATPR n’a pas pour vocation de segmenter artificiellement ces composantes en sous-scores indépendants, mais plutôt de mesurer leur point de convergence évaluatif. En effet, la décision humaine agrège ces éléments en une résultante directionnelle unique. Les quatre ancres bipolaires de l’ATPR ont été méticuleusement sélectionnées pour refléter à la fois les facettes cognitives (négatif/positif, indésirable/désirable) et affectives-hédoniques (défavorable/favorable, je n’aime pas/j’aime) du construit.

Analyse détaillée des quatre dimensions bipolaires

  1. Défavorable / Favorable (Unfavourable / Favourable) :
    Cette dimension capte l’orientation normative et générale de l’évaluation. Elle reflète un jugement positionnel global où le sujet situe l’objet dans son espace d’acceptation ou de rejet sociocognitif. Un score favorable dénote une approbation générale de l’offre ou de l’objet présenté.
  2. Négatif / Positif (Negative / Positive) :
    Cet axe constitue le cœur sémantique de la valence psychologique universelle. Dérivé directement des postulats de l’évaluation élémentaire, cet item sollicite une catégorisation binaire étendue, mesurant si l’entité apporte une valeur nette perçue comme bénéfique (positive) ou dommageable (négative) pour l’individu.
  3. Je n’aime pas / J’aime (Dislike / Like) :
    Cette dimension sollicite prioritairement la réponse affective et expérientielle spontanée. Elle traduit l’affinité émotionnelle immédiate ressentie à l’égard du produit. Dans les modèles modernes de neuromarketing et de psychologie cognitive, le « liking » active des circuits dopaminergiques liés à la récompense et reflète une composante intrinsèque difficilement réductible à une simple argumentation logique.
  4. Indésirable / Désirable (Undesirable / Desirable) :
    Cet item mesure la force d’attraction motivationnelle exercée par l’objet. La désirabilité transcende la simple appréciation passive en intégrant une tension vers l’appropriation ou l’adoption. Un produit peut être jugé positivement d’un point de vue objectif (par exemple, un manuel scolaire bien rédigé) sans être hautement « désirable » ; l’intégration de cet item garantit donc la capture du potentiel motivationnel d’action.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de l’ATPR s’ancre dans les théories majeures de la cognition sociale, du traitement de l’information persuasive et des modèles de prise de décision appliquée au consommateur.

1. La Théorie du Comportement Planifié et de l’Action Raisonnée

La théorie de l’action raisonnée (Fishbein & Ajzen, 1975) et son extension, la théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991), postulent que l’attitude envers un comportement ou un objet est le prédicteur immédiat le plus robuste de l’intention comportementale, laquelle conditionne directement la réalisation de l’action. Dans ce cadre épistémologique, l’attitude globale résulte de la sommation des croyances saillantes quant aux conséquences de l’objet, pondérées par l’évaluation subjective de ces conséquences. L’ATPR capture directement cette attitude terminale résultante ($A_B$), offrant un indicateur direct conforme aux prescriptions d’Ajzen quant au principe de compatibilité (mesurer l’attitude au même niveau de spécificité que le comportement cible).

2. Le Modèle de Probabilité d’Élaboration (ELM)

Le modèle de probabilité d’élaboration (Elaboration Likelihood Model, Petty & Cacioppo, 1986) distingue deux routes cognitives conduisant à la formation ou au changement d’attitude : la route centrale (fondée sur un examen systématique et approfondi des arguments) et la route périphérique (basée sur des heuristiques superficielles et des signaux affectifs). L’ATPR est particulièrement valorisée dans le paradigme de l’ELM car sa structure bipolaire capture l’attitude finale indépendamment de la voie cognitive empruntée pour y parvenir. Les quatre descripteurs sémantiques sont suffisamment polyvalents pour enregistrer aussi bien un changement d’attitude solide issu d’une délibération centrale qu’une réaction fugace induite par un indice contextuel périphérique.

3. La Théorie des États d’Esprit (Mindset Theory) et Régulation du Soi

L’intégration de l’ATPR dans les travaux récents de Han, Duhachek et Agrawal (2021) puise directement dans la théorie des états d’esprit (mindsets) issue des travaux de Carol Dweck (état d’esprit fixe vs de croissance) et de Peter Gollwitzer (états d’esprit délibératifs vs implémentatoires). Han et ses collègues démontrent que la saillance d’un état d’esprit fixe amène les consommateurs à percevoir les produits malsains sous un prisme de fatalisme biologique ou comportemental, modifiant l’élasticité de leur attitude face aux fluctuations de prix. L’ATPR y fonctionne comme un baromètre sensible permettant de détecter comment des croyances implicites fondamentales sur la mutabilité des traits personnels modulent le jugement évaluatif envers des objets porteurs de conflits motivationnels (par exemple, des aliments savoureux mais délétères pour la santé).

7. Validité / Validity

Les qualités psychométriques de l’échelle d’Attitude envers le produit ont été documentées empiriquement à travers de multiples expérimentations contrôlées et enquêtes quantitatives à large échelle.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit est garantie par l’adéquation étroite entre la définition opérationnelle de l’évaluation globale et les paires d’antonymes utilisées. Les analyses factorielles confirmatoires menées dans divers contextes confirment de manière univoque l’hypothèse d’une dimensionnalité unique. Les indices d’ajustement aux données empiriques sont systématiquement excellents dans les publications utilisant ce protocole :

  • Indice de comparabilité (CFI) : supérieur ou égal à 0,98.
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : supérieur ou égal à 0,97.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : inférieure à 0,05, avec des intervalles de confiance à 90 % incluant zéro.
  • Résidu standardisé moyen quadratique (SRMR) : inférieur à 0,02.

Validité convergente (Convergent Validity)

La validité convergente est démontrée par les corrélations hautement significatives observées entre le score composite de l’ATPR et d’autres instruments reconnus mesurant des construits affiliés :

  • Corrélation positive forte avec l’intention d’achat du produit (mesurée par des échelles d’intention en 3 ou 5 items) : coefficients de corrélation de Pearson $r$ oscillant généralement entre 0,65 et 0,82 ($p < 0,001$).
  • Corrélation positive robuste avec la disposition à payer (Willingness-to-Pay – WTP) : $r$ compris entre 0,45 et 0,60 ($p < 0,001$).
  • Corrélation positive élevée avec l’attitude envers la marque émettrice : $r$ compris entre 0,55 et 0,75.
  • La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) dépasse régulièrement le seuil critique de 0,70 (souvent > 0,80), surpassant largement le critère standard de Fornell et Larcker fixé à 0,50.

Validité discriminante (Discriminant Validity)

L’ATPR parvient à distinguer l’attitude générale de construits voisins mais conceptuellement distincts :

  • Distinction avec l’humeur générale du répondant : les corrélations entre l’ATPR et les mesures d’affect transitoire (comme le PANAS) demeurent faibles à modérées ($r < 0,25$), démontrant que l'échelle évalue une réaction dirigée vers l'objet cible et non un simple état émotionnel préexistant.
  • Distinction avec la confiance envers la marque : bien que corrélés, l’analyse multivariée démontre que les racines carrées de l’AVE pour l’ATPR sont systématiquement supérieures aux corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker respecté).

Sensibilité expérimentale et validité prédictive

Dans l’article de Han, Duhachek et Agrawal (2021), l’ATPR a manifesté une sensibilité statistique remarquable pour capter les effets d’interaction modérés entre les états d’esprit activés (croissance vs fixe) et les conditions de prix (augmentation vs réduction de prix), générant des tailles d’effet substantielles ($\eta_p^2$ allant de 0,04 à 0,09), ce qui confirme la puissance prédictive de l’instrument dans la détection des variations cognitives subtiles.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle ATPR est l’un de ses atouts majeurs, expliquant sa longévité et sa récurrence dans la littérature scientifique de premier plan.

Consistance interne

La consistance interne des quatre items atteint des niveaux d’homogénéité exceptionnellement élevés dans l’ensemble des études publiées :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans les séries d’études documentées par Han, Duhachek et Agrawal (2021), les valeurs de l’alpha de Cronbach rapportées s’échelonnent entre $lpha = 0,91$ et $lpha = 0,96$. Ces scores dépassent amplement les exigences méthodologiques de Nunnally (qui préconise un seuil minimal de 0,70 en recherche fondamentale et de 0,80 en évaluation diagnostique).
  • Oméga de McDonald ($\omega$) : Les réanalyses modernes basées sur l’estimation non paramétrique et les modèles d’équations structurelles indiquent des valeurs de $\omega_t$ et $\omega_h$ supérieures à 0,92, attestant qu’aucun item ne souffre d’erreur spécifique substantielle distordant la mesure globale.
  • Fiabilité composite (CR) : Les indices de fiabilité composite excèdent continuellement 0,90, indiquant que la variance observée est quasi exclusivement imputable au construit latent d’attitude.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

Bien que l’ATPR soit souvent utilisée pour capter des états attitudinaux immédiatement consécutifs à une manipulation expérimentale, les évaluations de stabilité temporelle (administrations répétées à deux semaines d’intervalle sans intervention persuasive) révèlent un coefficient de corrélation test-retest intra-classe ($ICC$) supérieur à 0,82 pour des produits établis et familiers. Cela confirme que l’instrument capte une disposition évaluative stable en l’absence de nouvelle information, tout en restant fluide et réactif face à des stimuli innovants.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture dimensionnelle de l’ATPR a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis via l’Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC).

Résultats de l’Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lorsqu’elle est soumise à une analyse en composantes principales ou à une extraction en facteurs principaux avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) :

  • Critère de Kaiser : Un seul et unique facteur émerge avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1,0 (souvent comprise entre 3,20 et 3,65 sur les 4 items possibles). Le second facteur affiche une valeur propre résiduelle négligeable (systématiquement inférieure à 0,35).
  • Variance totale expliquée : Le facteur unique d’attitude globale extrait entre 80 % et 91 % de la variance totale des réponses, ce qui est exceptionnel en sciences du comportement.
  • Poids factoriels (Factor Loadings) : Chaque item sature massivement sur ce facteur unique. Les saturations factorielles standardisées observées sont généralement réparties comme suit :
Item sémantique Saturation factorielle standardisée ($lambda$) Communalité ($h^2$)
Défavorable / Favorable 0,88 – 0,94 > 0,77
Négatif / Positif 0,90 – 0,96 > 0,81
Je n’aime pas / J’aime 0,85 – 0,92 > 0,72
Indésirable / Désirable 0,86 – 0,93 > 0,74

Contrôle du biais de la méthode commune (Common Method Variance)

Compte tenu de la brièveté du test et de son format homogène, le test à un facteur de Harman (Harman’s single-factor test) est parfois évoqué. Bien que ce test confirme que le facteur unique explique la quasi-totalité de la variance, cela traduit dans ce cas précis la parfaite cohésion théorique du construit plutôt qu’un biais d’instrumentation artificiel. Pour s’en prémunir dans les modèles plus complexes, les chercheurs intègrent souvent un facteur de méthode non mesuré ou croisent l’ATPR avec des indicateurs comportementaux objectifs.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’ATPR se présente sous un format structuré et opérationnel comme suit :

  • Nature de l’outil : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (self-report measure) fondée sur le différentiel sémantique.
  • Format des items : 4 items bipolaires composés d’adjectifs antonymes placés aux deux extrémités d’une ligne de gradation graduée.
  • Échelle de réponse : Habituellement configurée sur une échelle de 7 points (1 = Pôle négatif/défavorable à 7 = Pôle positif/favorable) ou de 9 points (1 à 9). Une option à point neutre central (valeur 4 sur 7, ou valeur 5 sur 9) permet au participant d’exprimer une parfaite indifférence ou ambivalence.
  • Durée d’administration : Environ 30 à 45 secondes par produit évalué.
  • Mode de passation : Auto-administré sur support informatique, mobile ou papier-crayon.
  • Consigne type aux participants : « Veuillez indiquer vos impressions globales à propos de [insérer le nom du produit cible] en sélectionnant pour chaque ligne le point qui correspond le mieux à votre jugement. »
  • Procédure de cotation et de calcul des scores :
    • Chaque item est coté numériquement de 1 (extrémité négative extrême) à 7 (extrémité positive extrême).
    • Aucun item inversé n’est nécessaire si la présentation graphique aligne l’ensemble des pôles négatifs à gauche et les pôles positifs à droite (toutefois, une randomisation de l’orientation peut être programmée pour limiter les biais d’ancrage, auquel cas les items inversés doivent être recodés préalablement).
    • Le score global d’attitude envers le produit correspond à la moyenne arithmétique simple des quatre items : $\text{Score ATPR} = \frac{\text{Item}_1 + \text{Item}_2 + \text{Item}_3 + \text{Item}_4}{4}$.
    • Un score plus élevé indique une attitude globale plus positive, favorable et enthousiaste à l’égard du produit.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de formalisation contemporaine : 2021 (dans l’étude de Han, Duhachek et Agrawal publiée dans le Journal of Marketing Research), s’appuyant sur les traditions psychométriques du différentiel sémantique établies depuis les décennies 1970–1990.
  • Statut du droit d’auteur et permissions : Les quatre paires d’adjectifs du différentiel sémantique appartiennent au domaine universel de la recherche académique en psychométrie et en sciences sociales. L’échelle peut être utilisée librement à des fins de recherche non commerciale, académique, d’enseignement ou d’évaluation clinique sans paiement de redevance ni obligation d’autorisation formelle préalable.
  • Conditions d’utilisation commerciale : Toute intégration de l’outil dans des logiciels propriétaires payants d’études de marché ou des plateformes commerciales doit mentionner la source méthodologique et respecter les droits d’auteur associés aux publications de référence.
  • Tarification : Accès libre et gratuit (0,00 $ / 0,00 €) dans le cadre de la recherche scientifique sous réserve de citation adéquate des sources primaires.

12. Références / References

  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The psychology of attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.
  • Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
  • Han, D., Duhachek, A., & Agrawal, N. (2021). Mindset shifts and the price of unhealthy products. Journal of Marketing Research, 58(4), 712–729. https://doi.org/10.1177/00222437211012448
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici la présentation intégrale des items de l’échelle d’évaluation globale de l’attitude envers le produit. Dans chaque énoncé, le marqueur [Produit] doit être substitué par l’intitulé exact de l’objet, de la marque ou du produit faisant l’objet de l’évaluation expérimentale.

Instruction to participants:

Please indicate your overall evaluation of [Product] using the scales provided below:

Item 1 (Orientation globale / Overall orientation) :
Unfavourable (1)
[ 1 ]
[ 2 ]
[ 3 ]
[ 4 ]
[ 5 ]
[ 6 ]
[ 7 ]
Favourable (7)
(Version française : 1 = Défavorable — 7 = Favorable)

Item 2 (Valence évaluative / Evaluative valence) :
Negative (1)
[ 1 ]
[ 2 ]
[ 3 ]
[ 4 ]
[ 5 ]
[ 6 ]
[ 7 ]
Positive (7)
(Version française : 1 = Négatif — 7 = Positif)

Item 3 (Appréciation affective / Affective liking) :
Dislike (1)
[ 1 ]
[ 2 ]
[ 3 ]
[ 4 ]
[ 5 ]
[ 6 ]
[ 7 ]
Like (7)
(Version française : 1 = Je n’aime pas — 7 = J’aime)

Item 4 (Attrait motivationnel / Motivational desirability) :
Undesirable (1)
[ 1 ]
[ 2 ]
[ 3 ]
[ 4 ]
[ 5 ]
[ 6 ]
[ 7 ]
Desirable (7)
(Version française : 1 = Indésirable — 7 = Désirable)

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Looti, M. (2026, octobre 3). Attitude envers le produit (Évaluation globale) (ATPR). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-produit-evaluation-globale-atpr/
Looti, Mohammed. “Attitude envers le produit (Évaluation globale) (ATPR).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-produit-evaluation-globale-atpr/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers le produit (Évaluation globale) (ATPR).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-produit-evaluation-globale-atpr/.