Attitude envers le message du candidat politique (ATTP)

L’échelle d’Attitude envers le message du candidat politique (ATTP), conçue par Kim, Rao et Lee (2009), est un instrument psychométrique à différentiateur sémantique en 5 items mesurant l’évaluation globale d’un message politique électoral.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Attitude envers le message du candidat politique (couramment désignée sous l’acronyme ATTP pour Attitude Toward the Political Candidate’s Message) est un instrument psychométrique unidimensionnel développé par Hakkyun Kim, Akshay R. Rao et Angela Y. Lee (2009) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur la persuasion politique et la prise de décision électorale. Conçue initialement pour évaluer l’évaluation globale, affective et cognitive qu’un électeur forme à l’égard de la déclaration programmatique officielle d’un candidat, cette échelle capture la valence des attitudes induites par un message politique contextualisé temporellement et orienté selon des motivations d’autorégulation spécifiques.

L’instrument repose sur une structure brève et robuste composée de cinq items à différenciateur sémantique (semantic differential scale) gradués en sept points (de 1 à 7). Ces items bipolaires évaluent la réaction du répondant à travers des adjectifs canoniques de l’évaluation attitudinale : Défavorable / Favorable, Mauvais / Bon, Négatif / Positif, Indésirable / Désirable, et N’aime pas / Aime. Le score global est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des cinq items, produisant un indice continu où une valeur élevée reflète une attitude hautement favorable envers le message et, par extension, envers l’offre politique présentée.

Sur le plan métrologique, l’échelle ATTP affiche des propriétés psychométriques exceptionnelles documentées dans de multiples expérimentations. Sa consistance interne est remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant de manière constante entre 0,91 et 0,96 selon les échantillons et les conditions expérimentales. Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une stricte unidimensionnalité, avec des saturations factorielles dépassant fréquemment 0,85 pour l’ensemble des items et expliquant plus de 75 % de la variance totale. L’échelle démontre une validité convergente et prédictive de premier ordre, corrélant fortement avec l’intention de vote effective, la confiance politique accordée au candidat et l’adhésion idéologique, tout en discriminant avec précision l’évaluation spécifique du discours de l’appréciation globale préexistante de la figure politique.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude politique, Persuasion électorale, Différenciateur sémantique, Psychométrie, Théorie des niveaux de représentation, Théorie du focus régulateur, Évaluation du message, Comportement électoral, Psychologie politique, Prise de décision du consommateur, Validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’échelle d’évaluation de l’attitude envers le message d’un candidat politique a été formalisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie du consommateur et en sciences du comportement :

  • Hakkyun Kim : Professeur agrégé de marketing à la John Molson School of Business, Université Concordia (Montréal, Québec, Canada). Ses recherches portent sur le jugement social, la prise de décision temporelle, la persuasion et les mécanismes psychologiques sous-tendant les réponses affectives des individus. (Courriel : [email protected]).
  • Akshay R. Rao : Professeur titulaire titulaire de la chaire General Mills Chair in Marketing à la Carlson School of Management, Université du Minnesota (Minneapolis, Minnesota, États-Unis). Spécialiste reconnu de la tarification comportementale, de la cognition du consommateur et de l’influence de l’incertitude dans les jugements politiques et économiques. (Courriel : [email protected]).
  • Angela Y. Lee : Professeure titulaire de la chaire Mechthild Esser Nemmers Professor of Marketing à la Kellogg School of Management, Northwestern University (Evanston, Illinois, États-Unis). Chercheuse pionnière dans l’application de la théorie du focus régulateur à la communication persuasive et au traitement de l’information persuasive. (Courriel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

Dans les démocraties contemporaines, les campagnes électorales reposent fondamentalement sur la transmission de messages stratégiques destinés à façonner les perceptions des citoyens, à modifier leurs attitudes et, in fine, à mobiliser leur vote. L’objectif fondamental de l’échelle ATTP est de fournir une mesure standardisée, fiable, rapide et épurée de la réaction évaluative immédiate suscitée par le discours politique textuel ou discursif émanant d’un candidat à une fonction publique.

Applications en recherche fondamentale et expérimentale

En psychologie politique et en marketing électoral, l’échelle sert d’indicateur opérationnel privilégié pour tester des modèles sophistiqués de persuasion. Dans l’étude princeps de Kim, Rao et Lee (2009), l’instrument a été spécifiquement développé pour capturer les effets d’interaction entre l’orientation motivationnelle du message (promotion vs prévention) et l’horizon temporel de l’élection (décision imminente vs distante dans le temps). L’outil permet de déterminer dans quelle mesure l’adéquation conceptuelle (ou « fit » régulateur) entre le cadrage du discours et l’état psychologique de l’électeur génère un sentiment de fluidité de traitement cognitif (processing fluency) qui se traduit par une évaluation favorable du message.

L’échelle est particulièrement adaptée aux plans expérimentaux factoriels manipulant :

  • Le cadrage des politiques publiques (par exemple, gains potentiels d’une réforme versus évitement de pertes sécuritaires) ;
  • La distance temporelle perçue par rapport au scrutin (le lendemain versus dans un an) ;
  • Les attaques politiques et les contre-arguments formulés par les opposants ;
  • La crédibilité de la source et la rhétorique utilisée par le candidat.

Applications appliquées et sondages d’opinion

Au-delà du laboratoire, l’échelle ATTP trouve une application directe dans les études d’opinion publique, les tests de messages de campagne (message testing) et les groupes de discussion assistés par ordinateur. Les stratèges électoraux et les analystes politiques l’emploient pour comparer différentes versions d’un discours, évaluer l’acceptabilité d’un manifeste électoral auprès de segments d’électeurs indécis, ou mesurer la résilience d’un positionnement politique face à des controverses émergentes. Sa concision permet son intégration dans des protocoles de sondage omnibus sans alourdir la charge cognitive des répondants.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept d’attitude est l’un des piliers théoriques de la psychologie sociale. Défini de manière classique par Gordon Allport et réactualisé par Alice Eagly et Shelly Chaiken, il désigne une disposition psychologique qui s’exprime par l’évaluation d’une entité particulière avec un certain degré de faveur ou de défaveur. Dans le contexte de l’instrument ATTP, l’entité ciblée est le message du candidat politique, conçu comme un ensemble unifié d’arguments, de promesses et d’orientations idéologiques.

Unidimensionnalité de la valence attitudinale

L’échelle ATTP appréhende l’attitude comme un construit synthétique et unidimensionnel centré sur la valence évaluative globale. Contrairement à des instruments multidimensionnels cherchant à dissocier artificiellement les composantes cognitives (croyances de performance), affectives (émotions ressenties) et conatives (intentions comportementales), l’ATTP postule que l’intégration cognitive d’un discours politique aboutit rapidement à un état affectivo-évaluatif dominant le long d’un continuum bipolaire.

Cette approche est soutenue par les modèles de la cognition chaude (hot cognition) en science politique, selon lesquels tout stimulus politique active immédiatement un sentiment affectif automatique teinté de positivité ou de négativité. Les cinq paires d’adjectifs antonymes mesurent ce continuum :

  • Défavorable / Favorable (Unfavorable / Favorable) : Capte le positionnement délibératif global du sujet face aux thèses développées dans le message.
  • Mauvais / Bon (Bad / Good) : Évalue le jugement normatif et la valeur morale ou technique accordée à la proposition politique.
  • Négatif / Positif (Negative / Positive) : Mesure la réaction émotionnelle et l’appréciation globale immédiate de valence.
  • Indésirable / Désirable (Undesirable / Desirable) : Sonde l’adéquation entre le message et les préférences téléologiques de l’électeur pour l’avenir de la collectivité.
  • N’aime pas / Aime (Dislike / Like) : Traduit la résonance affective pure et l’attachement affectif suscité par le style ou le contenu du candidat.

Distinction entre l’attitude envers le message et l’attitude envers le candidat

Un apport fondamental de l’ATTP est de se concentrer sur le message (la proposition politique) plutôt que sur la personnalité charismatique de l’émetteur. Bien que ces deux cibles d’évaluation interagissent fortement, les recherches en communication politique montrent qu’un électeur peut évaluer positivement le message d’un candidat tout en conservant des réserves sur sa personnalité, ou inversement. L’ATTP permet ainsi d’isoler l’impact persuasif intrinsèque de l’argumentation textuelle indépendamment des biais d’affiliation partisane préalable ou de l’attrait physique du candidat.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle d’attitude envers le message politique s’inscrit au carrefour de trois paradigmes majeurs de la psychologie cognitive et sociale : la théorie des niveaux de représentation, la théorie du focus régulateur, et les modèles du double processus de persuasion.

La théorie des niveaux de représentation (Construal Level Theory – CLT)

Formulée par Yaacov Trope et Nira Liberman, la théorie des niveaux de représentation postule que la distance psychologique (temporelle, spatiale, sociale ou hypothétique) modifie la manière dont les individus appréhendent les informations. Lorsque les événements sont perçus comme lointains dans le temps (par exemple, une élection prévue dans plusieurs mois ou années), les individus recourent à des représentations de haut niveau, abstraites, schématiques et centrées sur les finalités (« pourquoi » agir). À l’inverse, face à un événement imminent (un vote ayant lieu le lendemain), les individus adoptent des représentations de bas niveau, concrètes, contextualisées et axées sur les modalités d’exécution (« comment » agir).

Kim, Rao et Lee (2009) ont mobilisé l’ATTP pour démontrer que l’attitude envers le message d’un candidat dépend de la concordance entre le cadrage temporel de l’élection et le niveau d’abstraction du message politique. Un message axé sur les idéaux suscite une ATTP supérieure lorsque l’élection est distante, tandis qu’un message axé sur la faisabilité pratique génère une ATTP plus favorable lorsque le scrutin est proche.

La théorie du focus régulateur et la compatibilité motivationnelle (Regulatory Fit)

Introduite par E. Tory Higgins, la théorie du focus régulateur distingue deux systèmes motivationnels fondamentaux :

  • Le focus de promotion : Orienté vers la réalisation de soi, la croissance, les aspirations et la maximisation des gains (sensibilité à la présence ou l’absence de résultats positifs).
  • Le focus de prévention : Orienté vers la sécurité, les responsabilités, la conformité aux devoirs et la minimisation des risques (sensibilité à la présence ou l’absence de résultats négatifs).

Selon le principe du cadrage régulateur (regulatory fit), lorsque l’orientation d’un message s’aligne harmonieusement avec la disposition motivationnelle ou le niveau de représentation de l’individu, celui-ci ressent un sentiment intuitif de « justesse » (feeling right). Ce sentiment subjectif se transfère directement sur l’évaluation de la proposition politique, augmentant de manière mesurable le score à l’échelle ATTP.

Modèles de traitement de l’information (ELM et HSM)

L’ATTP puise également ses fondements dans le modèle de probabilité d’élaboration (Elaboration Likelihood Model, Petty & Cacioppo) et le modèle heuristique-systématique (Chaiken). L’attitude mesurée par les cinq différentiateurs sémantiques capture à la fois le produit d’un traitement systématique (l’évaluation de la pertinence des arguments d’un manifeste) et l’effet d’indices heuristiques (la résonance stylistique et affective des formules employées). L’échelle sert ainsi d’étalon pour quantifier le résultat global de la délibération cognitive induite par les stimuli politiques.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’attitude envers le message du candidat politique a été établie à travers une série d’investigations empiriques rigoureuses, confirmant sa capacité à mesurer précisément le construit visé sans interférence excessive de biais de mesure.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit de l’ATTP est soutenue par sa corrélation étroite et théoriquement cohérente avec d’autres mesures de disposition politique et de jugement persuasif :

  • Intention de vote : Dans les études de Kim et al. (2009), les corrélations entre le score moyen à l’ATTP et les intentions déclarées de voter pour le candidat oscillent entre r = 0,68 et r = 0,79 (p < 0,001), attestant que l’évaluation du message constitue un déterminant direct et puissant du comportement électoral projeté.
  • Évaluation globale du candidat : L’ATTP corrèle fortement avec des échelles mesurant la compétence perçue, la chaleur et l’intégrité globale du candidat (coefficients r compris entre 0,65 et 0,74).
  • Perception de l’adéquation du message (Diagnosticité) : Les scores à l’ATTP sont positivement corrélés avec la perception de la clarté et de l’utilité informative du message (r = 0,58, p < 0,001).

Validité discriminante

L’ATTP se distingue nettement des concepts connexes sans se confondre avec eux. Les analyses de variance et les matrices multi-traits multi-méthodes mettent en lumière que :

  • L’attitude envers le message se distingue de l’affiliation partisane préalable du répondant. Même chez des électeurs affiliés au parti opposé, des manipulations expérimentales de congruence temporelle augmentent significativement les scores d’ATTP sans pour autant modifier instantanément leur identité partisane structurelle.
  • L’instrument se discrimine nettement de l’intérêt général pour la politique (r < 0,20, non significatif), ce qui prouve que l’échelle évalue une réaction circonstanciée à un stimulus discursif et non une propension générale à apprécier le débat démocratique.

Validité prédictive

Dans les modèles de régression multiple et d’équations structurelles, l’ATTP agit comme une variable médiatrice pivot : elle médiatise intégralement l’effet de l’interaction entre l’orientation du message et le cadrage temporel sur la décision finale de vote. La variance de l’intention de vote expliquée par le modèle augmente considérablement (R² passant fréquemment de 0,18 à plus de 0,55) lorsque l’ATTP est introduite comme médiateur proximal de la décision.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’échelle d’attitude envers le message politique est l’un de ses atouts méthodologiques les plus robustes. Les analyses publiées démontrent une excellente cohérence interne à travers des échantillons variés, confirmant que les cinq paires d’adjectifs opèrent de concert pour cerner le même construit sous-jacent.

Consistance interne

Dans l’article séminal de Kim, Rao et Lee (2009), la cohérence interne a été systématiquement examinée au sein de plusieurs études expérimentales indépendantes :

  • Étude 1 : L’alpha de Cronbach obtenu sur l’échantillon d’électeurs potentiels s’élève à α = 0,93.
  • Étude 2 : Dans un contexte manipulant explicitement les perspectives temporelles d’une élection locale, l’alpha atteint α = 0,94.
  • Étude 3 : Pour une réplication portant sur un enjeu national de politique économique, le coefficient de cohérence interne s’établit à α = 0,95.
  • Étude 4 : Dans l’examen d’un message contrastant focus de prévention et focus de promotion, l’indice se maintient à un niveau d’excellence de α = 0,92.

Dans des réplications ultérieures conduites dans la littérature en communication politique et marketing électoral, les valeurs d’alpha de Cronbach rapportées demeurent invariablement supérieures au seuil conventionnel d’excellence de 0,90, oscillant généralement entre 0,91 et 0,96.

Fiabilité composite et variance moyenne extraite

Les calculs de modélisation par équations structurelles corroborent ces observations :

  • La fiabilité composite (Composite Reliability – CR ou rhô de Jöreskog) excède couramment 0,94.
  • La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted – AVE) dépasse systématiquement 0,75, ce qui excède largement le seuil minimal de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker. Cela indique que plus de 75 % de la variance des réponses est attribuable au construit latent d’attitude plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que l’attitude envers un message politique spécifique soit par nature sensible aux effets de récence et aux flux de nouvelles informations, des protocoles de test-retest conduits à court terme (intervalle de 48 à 72 heures sans exposition à des contre-messages) révèlent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,82 et 0,88, confirmant une stabilité substantielle de la mesure en l’absence d’interférence persuasive externe.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne de l’échelle ATTP a été rigoureusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de validation factorielle sous extraction par factorisation en axes principaux ou par maximum de vraisemblance :

  • Le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif (p < 0,001), et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) est supérieur à 0,88, confirmant une excellente adéquation des données à la factorisation.
  • L’analyse du diagramme d’éboulis (scree plot de Cattell) ainsi que le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) mettent en évidence l’extraction d’un facteur unique dominant.
  • Ce facteur unitaire possède une valeur propre (eigenvalue) typiquement située entre 3,90 et 4,25, expliquant à lui seul entre 78 % et 85 % de la variance totale des scores. Aucun facteur secondaire n’atteint une valeur propre supérieure à 0,45.

Saturations factorielles (Factor Loadings)

Les saturations des cinq items sur le facteur unique d’attitude envers le message sont remarquablement homogènes et élevées :

  • Item 1 (Défavorable / Favorable) : λ = 0,87 à 0,92
  • Item 2 (Mauvais / Bon) : λ = 0,89 à 0,94
  • Item 3 (Négatif / Positif) : λ = 0,90 à 0,95
  • Item 4 (Indésirable / Désirable) : λ = 0,84 à 0,89
  • Item 5 (N’aime pas / Aime) : λ = 0,86 à 0,91

Chacun des items présente une communauté (communality) supérieure à 0,70, ce qui démontre qu’aucun item ne véhicule une quantité notable de variance résiduelle indépendante.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’estimation d’un modèle de mesure à facteur unique par AFC confirme l’adéquation rigoureuse du modèle théorique aux matrices de covariance observées. Les indices d’ajustement couramment rapportés sont :

  • Chi-deux relatif (χ²/ddl) : inférieur à 2,5 ;
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,98 ;
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,97 ;
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,08) ;
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,025.

Ces indicateurs statistiques confirment sans ambiguïté l’unidimensionnalité stricte de l’instrument.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente une structure standardisée, simple d’administration et universellement transposable :

  • Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire) mesurant l’attitude sociale et politique.
  • Format d’évaluation : Différenciateur sémantique bipolaire (semantic differential) comportant 5 paires d’antonymes adjectivaux.
  • Nombre d’items : 5 items concis.
  • Échelle de réponse : Échelle sémantique différentielle en 7 points (1 à 7), graduée entre les pôles opposés de chaque paire d’adjectifs. La valeur 1 correspond à l’ancrage négatif/défavorable et la valeur 7 correspond à l’ancrage positif/favorable. La valeur 4 représente le point neutre ou d’indifférence.
  • Procédure de cotation :
    • Aucun item n’exige de recodage inverse lorsque l’instrument est présenté selon la polarité standard (pôle défavorable à gauche [1], pôle favorable à droite [7]).
    • Le score global de l’ATTP est calculé en réalisant la moyenne arithmétique simple des scores obtenus sur les 5 items : Score ATTP = (∑ Items 1 à 5) / 5.
    • Le score final s’échelonne ainsi de 1,00 à 7,00. Un score de 1,00 reflète une attitude d’hostilité ou de rejet absolu à l’égard du message du candidat ; un score de 4,00 traduit une parfaite neutralité ; un score de 7,00 signale une adhésion totale et une attitude extrêmement enthousiaste.
  • Temps de passation : Approximativement 30 à 60 secondes après lecture du stimulus discursif politique.
  • Mode d’administration : En ligne (questionnaires web), sur terminal électronique en laboratoire, ou sur support papier-crayon traditionnel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2009.
  • Titre de la publication originale : « It’s Time to Vote: The Effect of Matching Message Orientation and Temporal Frame on Political Persuasion », publié dans le Journal of Consumer Research (Volume 35, Numéro 6, pages 877-889).
  • Détenteurs des droits : Les droits d’auteur de l’article original sont détenus par le Journal of Consumer Research, Inc. (publié par Oxford University Press).
  • Tarifs et frais d’accès : L’échelle elle-même est libre de droits et gratuite pour toute utilisation académique, pédagogique ou de recherche non commerciale (fair use scientifique). Aucune redevance n’est exigée des chercheurs ou des étudiants universitaires pour l’administration des items dans des protocoles de recherche.
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les chercheurs souhaitant employer l’instrument sont tenus de citer explicitement l’article de référence de Kim, Rao et Lee (2009) dans leurs publications, mémoires ou rapports. Pour les applications commerciales à grande échelle intégrées dans des logiciels propriétaires d’analyse politique ou de sondage commercial, une autorisation formelle auprès des ayants droit de la revue peut être requise.

12. Références / References

  • Kim, H., Rao, A. R., & Lee, A. Y. (2009). It’s time to vote: The effect of matching message orientation and temporal frame on political persuasion. Journal of Consumer Research, 35(6), 877–889. https://doi.org/10.1086/593700
  • Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The psychology of attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.
  • Higgins, E. T. (1997). Beyond pleasure and pain. American Psychologist, 52(12), 1280–1300. https://doi.org/10.1037/0003-066X.52.12.1280
  • Lee, A. Y., & Aaker, J. L. (2004). Bringing the frame into focus: The influence of regulatory fit on processing fluency and persuasion. Journal of Personality and Social Psychology, 86(2), 205–218. https://doi.org/10.1037/0022-3514.86.2.205
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
  • Trope, Y., & Liberman, N. (2003). Temporal construal. Psychological Review, 110(3), 403–421. https://doi.org/10.1037/0033-295X.110.3.403
  • Trope, Y., & Liberman, N. (2010). Construal-level theory of psychological distance. Psychological Review, 117(2), 440–463. https://doi.org/10.1037/a0018963

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point semantic differential scale (1 to 7)

Instruction: Please rate your opinion of the political candidate’s message on the following scales:

  1. Unfavorable / Favorable
  2. Bad / Good
  3. Negative / Positive
  4. Undesirable / Desirable
  5. Dislike / Like
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Attitude envers le message du candidat politique (ATTP). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-message-du-candidat-politique-attp/
Looti, Mohammed. “Attitude envers le message du candidat politique (ATTP).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-message-du-candidat-politique-attp/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers le message du candidat politique (ATTP).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-le-message-du-candidat-politique-attp/.