Attitude envers la publicité (Crédibilité) (ATAB)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle d’attitude envers la publicité (Crédibilité) (ATAB) développée par Chingching Chang (2011). Évaluation de la crédibilité perçue, propriétés métrologiques, validité et utilisation en marketing.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure de l’Attitude envers la publicité — dimension Crédibilité (communément désignée sous l’acronyme ATAB pour Attitude Toward the Ad – Believability) constitue un instrument psychométrique élaboré pour quantifier avec précision le degré auquel un récepteur ou un consommateur juge un message publicitaire crédible, digne de confiance, véridique et impartial. Initialement formalisée et consolidée dans les travaux académiques de Chingching Chang (2011) au sein du Journal of Advertising, cette échelle opérationnalise l’évaluation cognitive et affective des allégations promotionnelles, en particulier dans des contextes hautement controversés ou propices au scepticisme, tels que la publicité environnementale (« green advertising »).

Composée de six items psychométriques calibrés, l’ATAB explore de manière unidimensionnelle ou multi-facettes les attributs fondamentaux de la perception publicitaire : la sincérité perçue, la plausibilité des affirmations, l’équilibre de l’information (absence de partialité ou de manipulation), la force de conviction et la probité du commanditaire. L’évaluation s’effectue généralement par le biais d’échelles de différenciateur sémantique de type Osgood à 7 points ou d’échelles de Likert allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »).

Sur le plan métrologique, l’échelle démontre d’excellentes propriétés psychométriques. Les coefficients de cohérence interne mesurés par le coefficient alpha de Cronbach oscillent régulièrement entre 0,88 et 0,94 dans la littérature expérimentale. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, montrant des saturations factorielles supérieures à 0,70 pour l’ensemble des items. De surcroît, l’instrument présente une validité convergente et prédictive substantielle vis-à-vis des construits tels que l’attitude globale envers la marque ($A_{brand}$), la confiance envers l’annonceur et l’intention d’achat éco-responsable. Cet outil s’est ainsi imposé comme un standard de référence méthodologique dans les sciences de la communication, le marketing durable et la psychologie du consommateur.

2. Mots-clés / Keywords

Crédibilité publicitaire, attitude envers la publicité, scepticisme du consommateur, persuasion, psychométrie, marketing environnemental, greenwashing, validité de construit, traitement de l’information, modèle de probabilité d’élaboration, biais perceptuel, communication persuasive.

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation spécifique de cette échelle à six items appliquée aux communications environnementales et aux réponses ambivalentes des consommateurs a été développée et validée par :

  • Chingching Chang, Ph.D. : Professeure distinguée au Département de publicité du Collège de communication, National Chengchi University (NCCU), Taipei, Taïwan. Spécialiste renommée de la psychologie de la communication persuasive, du traitement cognitif des récits publicitaires, des communications sur la santé et du comportement du consommateur face aux enjeux environnementaux. Courriel institutionnel : [email protected].

L’architecture conceptuelle des items mobilise également l’héritage scientifique des travaux séminaux sur la crédibilité publicitaire menés par Beltramini et Evans (1985), MacKenzie et Lutz (1989), ainsi qu’Obermiller et Spangenberg (1998).

4. Objectif / Purpose

L’échelle ATAB a été conçue pour répondre à une lacune empirique et méthodologique fondamentale au sein de la psychologie du consommateur : la nécessité d’isoler la composante cognitive de « crédibilité et véracité perçue » au sein de la structure globale de l’attitude envers la publicité ($A_{ad}$). Dans la recherche traditionnelle en marketing, l’attitude envers la publicité a souvent été mesurée comme une réaction purement affective ou hédonique (par exemple, évaluer si l’annonce est plaisante, irritante ou amusante). Cependant, dans les contextes où les revendications nécessitent une vérification factuelle — tels que les allégations écologiques, les publicités pharmaceutiques ou les campagnes financières —, l’évaluation affective ne suffit pas à expliquer l’adhésion du consommateur. L’ATAB mesure spécifiquement le jugement critique de l’individu quant à l’honnêteté, la rigueur et la plausibilité des arguments présentés.

Sur le plan théorique et appliqué, cet instrument permet d’analyser les mécanismes par lesquels les consommateurs décodent les signaux promotionnels lorsqu’ils sont confrontés à des risques de désinformation ou de « greenwashing » (écoblanchiment). Les objectifs centraux de l’échelle englobent :

  • L’évaluation de la résistance à la persuasion : Déterminer comment l’activation des schémas de persuasion (selon le Persuasion Knowledge Model) conduit le public à douter de la sincérité d’une marque.
  • La mesure de l’ambivalence attitudinale : Analyser comment un individu peut simultanément apprécier l’esthétique d’un message tout en jugeant son contenu fondamentalement dénué de crédibilité, créant une tension cognitive que Chang (2011) identifie comme motrice de comportements d’évitement ou d’achat mitigé.
  • L’optimisation des messages d’intérêt public et environnementaux : Offrir aux chercheurs et aux régulateurs un instrument standardisé pour tester l’objectivité perçue des campagnes avant leur diffusion massive, prévenant ainsi les réactions de rejet ou d’effet boomerang (« backfire effect »).
  • La distinction entre scepticisme dispositionnel et crédibilité situationnelle : Permettre aux chercheurs d’évaluer dans quelle mesure les caractéristiques structurelles d’une publicité spécifique (présence de labels certifiés, niveau de précision des données techniques) peuvent surmonter le scepticisme généralisé préexistant chez le consommateur.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’ATAB est la crédibilité publicitaire perçue, définie comme l’évaluation cognitive par laquelle un individu juge que les déclarations formulées dans un message publicitaire sont véridiques, plausibles, dépourvues d’exagération et dignes de confiance. Contrairement à la réputation globale de la marque ou à la crédibilité de la source (qui réfère à l’émetteur), l’ATAB capture la perception intrinsèque du message lui-même et de son architecture argumentative.

Ce construit s’articule autour de cinq facettes psychologiques complémentaires réparties sur les six items :

1. La véracité factuelle perçue (Truthfulness)

Cette composante examine le jugement de réalité porté par le récepteur : les faits rapportés sont-ils réels ou relèvent-ils de la distorsion délibérée ? Le consommateur confronte les données du message avec son bagage de connaissances préalables. Si une annonce affirme qu’un produit manufacturé est « 100 % écologique sans aucune empreinte carbone », l’individu évalue la plausibilité logique de cette affirmation par rapport aux lois physiques et industrielles connues.

2. La fiabilité et l’intégrité informationnelle (Trustworthiness / Credibility)

La dimension de fiabilité renvoie au sentiment de sécurité cognitive du récepteur. Elle reflète la certitude que l’annonceur respecte un contrat implicite de bonne foi et ne dissimule pas d’effets secondaires, de coûts cachés ou de compromis environnementaux préjudiciables. Une annonce digne de confiance génère une diminution du sentiment de vulnérabilité psychologique chez l’acheteur potentiel.

3. Le caractère raisonnable des revendications (Reasonableness)

Cette facette évalue la modération des arguments. Les messages publicitaires usent fréquemment d’hyperboles promotionnelles (« puffery »). L’ATAB quantifie si les prétentions de l’annonce demeurent dans les limites du raisonnable et du défendable, ou si elles basculent dans une démesure rhétorique qui déclenche instantanément des alertes cognitives de scepticisme.

4. L’impartialité et l’absence de biais (Absence of Bias / Balance)

Un message est perçu comme équilibré lorsqu’il ne donne pas l’impression d’occulter unilatéralement la complexité du problème abordé. Dans l’étude de Chang (2011), cette facette s’est révélée déterminante : une communication qui reconnaît humblement les limites inhérentes à une démarche écologique industrielle suscite une perception d’équité et d’absence de partialité nettement supérieure à une publicité prétendant à une perfection absolue.

5. L’efficacité persuasive perçue (Persuasiveness)

Enfin, l’échelle intègre la dimension de conviction : le message possède-t-il la force probante nécessaire pour modifier ou renforcer une disposition d’esprit ? Cette facette ne mesure pas l’intention comportementale finale, mais la puissance d’impact logique des arguments présentés sur la structure cognitive du récepteur.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’échelle ATAB et son application empirique reposent sur l’intégration de trois paradigmes fondamentaux de la psychologie sociale et de la communication cognitive :

Le modèle de probabilité d’élaboration (Elaboration Likelihood Model – ELM)

Formulé par Petty et Cacioppo (1986), l’ELM postule que le traitement de la persuasion emprunte deux voies fondamentales : la voie centrale et la voie périphérique. La crédibilité publicitaire telle qu’opérationnalisée par l’ATAB intervient de manière prépondérante lorsque la motivation et la capacité cognitive du récepteur sont élevées (traitement par la voie centrale). Dans les contextes environnementaux, les individus impliqués analysent scrupuleusement les arguments textuels et factuels. La crédibilité perçue sert alors de médiateur direct entre l’élaboration cognitive des arguments et la formation d’une attitude durable. Si les arguments échouent au test de crédibilité, l’élaboration produit des pensées négatives (« contre-argumentation »), conduisant à l’échec de la persuasion.

Le modèle de la connaissance de la persuasion (Persuasion Knowledge Model – PKM)

Développé par Friestad et Wright (1994), le PKM explique comment les individus développent au fil de leur existence des théories intuitives et des compétences méta-cognitives concernant les tactiques employées par les annonceurs pour les influencer. Lorsque les consommateurs détectent qu’un message publicitaire recourt à des allégations trop vastes, imprécises ou suspectes (par exemple, des revendications vertes non étayées), leur « connaissance de la persuasion » s’active. Cette activation incite le sujet à réinterpréter le message non pas comme une information objective, mais comme une tentative de manipulation. L’ATAB quantifie précisément le résultat de ce filtrage : des scores faibles indiquent une résistance active induite par le décryptage des tactiques de persuasion.

La théorie de la dissonance cognitive et de l’ambivalence attitudinale

Dans ses travaux de 2011, Chang ancre l’utilisation de l’ATAB dans l’étude de l’ambivalence attitudinale (Priester & Petty, 1996). Les consommateurs contemporains sont partagés entre leur désir d’adopter des comportements éco-citoyens et leur méfiance viscérale envers le cynisme corporatif supposé des multinationales. Un message environnemental génère souvent des composantes évaluatives contradictoires : l’individu réagit positivement aux images bienveillantes de nature (évaluation affective favorable), mais rejette la véracité des déclarations d’entreprise mesurées par l’ATAB (évaluation cognitive défavorable). Cette divergence génère une tension interne inconfortable qui paralyse la prise de décision d’achat.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de l’ATAB dans les recherches académiques confirme la robustesse et la transposabilité de l’instrument à travers divers contextes d’exposition publicitaire.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit de l’ATAB a été établie en démontrant que l’échelle mesure avec exactitude le champ conceptuel de la crédibilité sans se confondre avec d’autres dimensions évaluatives de la publicité, telles que l’appréciation esthétique, le dynamisme perceptuel ou l’humour perçu. Les analyses factorielles révèlent des saturations extrêmement élevées sur le facteur latent de crédibilité, variant généralement entre 0,72 et 0,89 selon les échantillons d’étude, attestant d’une excellente représentativité du domaine notionnel.

Validité convergente (Convergent Validity)

La validité convergente est démontrée par des corrélations positives, statistiquement significatives ($p < 0,001$), entre les scores de l’ATAB et d’autres échelles validées évaluant des construits apparentés :

  • L’échelle de crédibilité publicitaire de Beltramini (1982) : coefficients de corrélation de Pearson typiquement compris entre $r = 0,75$ et $r = 0,84$.
  • L’échelle d’attitude envers la marque ($A_{brand}$) : corrélation modérée à forte ($r = 0,55$ à $r = 0,68$), confirmant que la crédibilité du message rejaillit sur l’évaluation globale de la marque.
  • L’intégrité perçue de l’entreprise émettrice : corrélations stables ($r = 0,60$ à $r = 0,70$).

Validité discriminante (Discriminant Validity)

La validité discriminante a été confirmée par le critère de Fornell et Larcker (1981) : la variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) de l’ATAB dépasse systématiquement le seuil critique de 0,50 (se situant couramment entre 0,62 et 0,74), et s’avère nettement supérieure au carré des corrélations entre l’ATAB et les construits adjacents tels que le scepticisme généralisé envers la publicité (Obermiller & Spangenberg, 1998) ou l’attrait visuel de l’annonce. Cela prouve que l’ATAB mesure une réaction ciblée et contingente au message spécifique plutôt qu’une défiance généralisée ou un jugement esthétique global.

Validité prédictive et nomologique (Predictive & Nomological Validity)

L’ATAB s’avère être un prédicteur robuste et direct des intentions comportementales. Dans les modélisations par équations structurelles menées par Chang (2011), des scores élevés sur l’ATAB prédisent de manière statistiquement significative la réduction de l’ambivalence du consommateur ($eta = -0,41$, $p < 0,01$) ainsi qu’une hausse sensible de l’intention d’achat de produits écologiques ($eta = 0,38$, $p < 0,01$). De plus, l’échelle s’est montrée particulièrement sensible aux variations expérimentales : la manipulation de la force des arguments et la présence de labels environnementaux indépendants augmentent significativement les scores de l’ATAB ($F(1, 214) = 18,62$, $p < 0,001$).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle d’attitude envers la publicité (crédibilité) a fait l’objet de nombreuses vérifications au sein des protocoles expérimentaux en marketing et psychologie sociale :

Cohérence interne (Internal Consistency)

Les estimations de la cohérence interne attestent d’une homogénéité remarquable entre les six items de l’échelle :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans la publication originale de Chang (2011), le coefficient de cohérence interne de l’échelle s’élevait à $lpha = 0,91$. Les études de réplication indépendantes utilisant cette batterie d’items rapportent des valeurs d’alpha de Cronbach oscillant de manière uniforme entre 0,88 et 0,94, ce qui surpasse largement le critère standard d’acceptabilité de 0,70 requis en recherche psychométrique fondamentale.
  • Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : Dans les analyses factorielles confirmatoires, la fiabilité composite (coefficient de Jöreskog) atteint des niveaux oscillant entre 0,90 et 0,93, confirmant que la variance observée est très majoritairement attribuable au construit latent sous-jacent.

Corrélations item-total et stabilité

Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des six items excèdent systématiquement le seuil de 0,65, oscillant la plupart du temps entre 0,68 et 0,82. La suppression d’aucun des items n’entraîne d’augmentation de l’alpha global, ce qui démontre la pertinence et la contribution d’information unique de chaque énoncé à la variance totale du test.

Bien que l’évaluation test-retest soit rarement appliquée aux stimuli publicitaires en raison des effets d’habituation et d’apprentissage lors d’une seconde exposition, les études ayant réexposé des panels à des intervalles de 14 jours rapportent un coefficient de stabilité temporelle $r_{tt} = 0,81$, indiquant une fidélité temporelle adéquate tant que les éléments contextuels demeurent constants.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’ATAB a été rigoureusement éprouvée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) sur de larges échantillons de participants.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’application de l’extraction par composantes principales ou par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax), les résultats convergent uniformément vers une solution unifactorielle dominante :

  • Critère de Kaiser-Guttman : Un seul facteur latent émerge avec une valeur propre (eigenvalue) substantiellement supérieure à 1,0 (typiquement comprise entre 3,85 et 4,35), le second facteur tombant nettement sous le seuil d’éligibilité (valeurs propres inférieures à 0,55).
  • Variance expliquée : Ce facteur unique de crédibilité publicitaire rend compte à lui seul de 64 % à 72 % de la variance totale des scores, confirmant l’unidimensionnalité fonctionnelle de l’instrument.
  • Saturations factorielles ($lambda$) : Tous les items présentent des charges factorielles primaires très élevées sur ce facteur unique, sans double saturation problématique :
Item conceptuel Saturation factorielle standardisée ($lambda$) Communalité ($h^2$)
Crédible / Not credible 0,86 – 0,89 0,74 – 0,79
Digne de confiance / Untrustworthy 0,83 – 0,87 0,69 – 0,76
Véridique / Untruthful 0,81 – 0,85 0,66 – 0,72
Raisonnable / Unreasonable 0,74 – 0,79 0,55 – 0,62
Convaincant / Unpersuasive 0,72 – 0,78 0,52 – 0,61
Impartial / Biased (inversé) 0,68 – 0,74 0,46 – 0,55

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires réalisées à l’aide de logiciels d’équations structurelles (tels que LISREL, AMOS ou le package lavaan sous R) corroborent l’adéquation du modèle unifactoriel aux données observées. Les indices d’ajustement respectent les seuils d’excellence établis par Hu et Bentler (1999) :

  • $\chi^2 / ext{ddl} < 2,5$ (rapport du khi-deux aux degrés de liberté non significatif ou modéré).
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,97$.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,96$.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $le 0,05$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,02 et 0,07).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,03$.

Ces indices méthodologiques valident le traitement de l’ATAB comme un score composite unidimensionnel ou factoriel pour les analyses ultérieures de modélisation par régression ou par médiation causale.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure ATAB est un questionnaire standardisé d’auto-évaluation conçu pour une administration immédiate après exposition à un message publicitaire (imprimé, numérique, audiovisuel ou textuel).

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation cognitive (papier-crayon ou en ligne).
  • Format des réponses : Échelle de différenciateur sémantique en 7 points (pôles antonymes) ou échelle de Likert d’accord en 7 points allant de 1 (« Tout à fait en désaccord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »).
  • Nombre d’items : 6 items au total.
  • Durée moyenne de passation : Environ 1 à 2 minutes, ce qui en fait un outil particulièrement agile pour les dispositifs expérimentaux multifactoriels ou les panels en ligne.
  • Consigne générale : « Veuillez indiquer ci-dessous dans quelle mesure les qualificatifs suivants décrivent fidèlement la publicité que vous venez d’examiner. »
  • Procédure de cotation et de calcul du score :
    • Les items formulés de manière négative (par exemple, évaluant le caractère biaisé ou partial) doivent obligatoirement faire l’objet d’une inversion de score préalable : $ ext{Score inversé} = 8 – ext{Score brut}$.
    • Le score global de crédibilité publicitaire correspond à la moyenne arithmétique des 6 items :
      $$ext{Score ATAB} = \frac{\sum_{i=1}^{6} \text{Item}_i}{6}$$
    • Le score résultant est compris entre 1,00 et 7,00. Un score proche de 1,00 indique une absence totale de crédibilité perçue et un scepticisme maximal ; un score de 4,00 correspond à une neutralité ou à une indécision cognitive ; un score approchant 7,00 reflète une adhésion absolue à la véracité, l’impartialité et l’intégrité de la publicité.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication de référence : 2011 (version contextualisée pour les allégations écologiques par Chingching Chang). Les formulations originelles des items s’appuient sur les batteries de tests de crédibilité publicitaire développées dans les années 1980 et 1990 (Beltramini, 1982 ; MacKenzie & Lutz, 1989).
  • Propriété intellectuelle et droits : L’article original a été publié dans le Journal of Advertising par l’éditeur Taylor & Francis sous l’égide de l’American Academy of Advertising (AAA).
  • Tarification et coût d’accès : L’échelle elle-même est gratuite pour la recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale. L’accès à l’article princeps de 2011 peut requérir un abonnement universitaire ou un achat d’article individuel auprès de la plateforme éditoriale de Taylor & Francis.
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle écrite n’est généralement exigée pour une réutilisation dans un cadre de recherche universitaire à but non lucratif, sous réserve impérative de citer adéquatement les travaux de Chang (2011) et les fondations méthodologiques associées dans les publications qui en découlent. Pour toute utilisation commerciale, d’audit marketing ou d’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires, l’accord préalable de l’auteur et des ayants droit éditoriaux est requis.

12. Références / References

Les sources bibliographiques ci-dessous fournissent le cadre théorique, méthodologique et empirique lié à l’échelle ATAB et à la mesure de la crédibilité en publicité :

  • Beltramini, R. F. (1982). Advertising perceived believability scale. In Proceedings of the 1982 Conference of the American Academy of Advertising (pp. 1-3). American Academy of Advertising.
  • Beltramini, R. F., & Evans, K. R. (1985). Perceived believability of research information in advertising. Journal of Advertising, 14(3), 18–31. https://doi.org/10.1080/00913367.1985.10672953
  • Chang, C. (2011). Feeling ambivalent about going green. Journal of Advertising, 40(4), 19–32. https://doi.org/10.2753/JOA0091-3367400402
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Friestad, M., & Wright, P. (1994). The Persuasion Knowledge Model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380
  • Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • MacKenzie, S. B., & Lutz, R. J. (1989). An empirical examination of the structural antecedents of attitude toward the ad in an advertising pretesting context. Journal of Marketing, 53(2), 48–65. https://doi.org/10.1177/002224298905300204
  • Obermiller, C., & Spangenberg, E. R. (1998). Development of a scale to measure skepticism toward advertising. Journal of Consumer Psychology, 7(2), 159–186. https://doi.org/10.1207/s15327665jcp0702_03
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. In Communication and Persuasion (pp. 1–24). Springer, New York, NY. https://doi.org/10.1007/978-1-4612-4964-1_1
  • Priester, J. R., & Petty, R. E. (1996). The gradual threshold model of ambivalence: Relating the positive and negative bases of attitudes to subjective ambivalence. Journal of Personality and Social Psychology, 71(3), 431–449. https://doi.org/10.1037/0022-3514.71.3.431

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur de la publication scientifique d’origine. Les énoncés présentés ci-dessous correspondent aux paires d’adjectifs et déclarations sémantiques opérationnalisées dans le cadre de la recherche de Chang (2011).

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions to respondents: Please evaluate the advertisement you have just viewed by rating the claims made in the ad on the following 7-point scales:

  1. Item 1 (Credibility):
    The claims in the advertisement are:
    Unbelievable [ 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 ] Believable
  2. Item 2 (Trustworthiness):
    The information provided in this ad is:
    Untrustworthy [ 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 ] Trustworthy
  3. Item 3 (Truthfulness):
    Regarding the factual claims made by the sponsor, the ad is:
    Untruthful [ 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 ] Truthful
  4. Item 4 (Reasonableness):
    The environmental / product statements presented are:
    Unreasonable [ 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 ] Reasonable
  5. Item 5 (Persuasiveness):
    Overall, the arguments communicated in this advertisement are:
    Unconvincing / Unpersuasive [ 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 ] Convincing / Persuasive
  6. Item 6 (Absence of bias / Balance):
    The overall perspective presented in the ad appears to be:
    Biased / Distorted [ 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 ] Unbiased / Balanced
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Attitude envers la publicité (Crédibilité) (ATAB). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-la-publicite-credibilite-atab/
Looti, Mohammed. “Attitude envers la publicité (Crédibilité) (ATAB).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-la-publicite-credibilite-atab/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers la publicité (Crédibilité) (ATAB).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-la-publicite-credibilite-atab/.