1. Résumé
L’échelle de l’Attitude envers la personne — ou échelle de sympathie relationnelle (Attitude Toward the Person [Relational Liking], ATPRS) — est un instrument psychométrique concis conçu pour évaluer la valence affective et le degré d’attraction interpersonnelle qu’un individu éprouve à l’égard d’une cible relationnelle spécifique. Initialement adaptée par Hennig-Thurau, Marchand et Marx (2012) à partir des travaux précurseurs de Wayne et Ferris (1990) dans le contexte organisationnel, cette échelle unidimensionnelle comprend trois items formulés selon une structure modulable. Les participants évaluent leur niveau d’accord sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement d’accord »).
L’instrument quantifie trois facettes interconnectées de la sympathie interpersonnelle : l’appréciation affective globale (« I like my [target person] very much »), le potentiel perçu de socialisation et d’amitié (« I think my [target person] would make a good friend ») et la fluidité interactionnelle ou facilité relationnelle (« My [target person] is the kind of person you can get along with easily »). Sur le plan psychométrique, l’ATPRS présente des qualités remarquables, attestées par une consistance interne élevée (coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,88 et 0,94) et une fiabilité composite robuste dans les analyses par équations structurelles.
Dans l’étude empirique séminale de Hennig-Thurau et ses collaborateurs (2012) consacrée aux systèmes de recommandation de groupe automatisés pour le choix de produits hédoniques, l’ATPRS constitue l’une des trois dimensions déterminantes de la qualité de la relation sociale, aux côtés de la proximité relationnelle et de la similarité perçue. Sa brièveté et sa formulation flexible rendent l’ATPRS particulièrement adaptée aux contextes expérimentaux exigeants, aux enquêtes dyadiques et aux protocoles longitudinaux dans les domaines de la psychologie sociale, du comportement du consommateur et de la psychologie des organisations.
2. Mots-clés
sympathie relationnelle, attraction interpersonnelle, attitude envers autrui, psychométrie, qualité de la relation, prise de décision en groupe, dynamique dyadique, perception sociale, fidélité psychométrique, validité de construit, équations structurelles, échelle de Likert
3. Auteurs
L’adaptation de l’échelle d’attitude envers la personne (ATPRS) dans le champ de la prise de décision de groupe et du comportement du consommateur a été réalisée par :
- Thorsten Hennig-Thurau : Professeur de marketing et de médias numériques à l’Université de Münster (Institut de gestion des médias et du marketing), Allemagne. Spécialiste reconnu des relations client-consommateur, des dynamiques de réseaux sociaux et de l’impact des technologies de recommandation. Courriel : [email protected].
- André Marchand : Professeur de marketing et de gestion numérique à l’Université de Leipzig, Allemagne. Ses recherches portent sur le marketing digital, les algorithmes de décision et les dynamiques de consommation collective. Courriel : [email protected].
- Paul Marx : Chercheur associé et consultant en stratégie, affilié lors des travaux initiaux à l’Université de Münster, Allemagne. Spécialiste des modèles quantitatifs de choix et de la modélisation statistique.
La matrice originelle de l’instrument découle des recherches en comportement organisationnel développées par :
- Sandy J. Wayne : Professeure émérite de management à l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC), États-Unis. Ses travaux majeurs portent sur l’échange leader-membre (LMX), la gestion des impressions et la justice organisationnelle.
- Gerald R. Ferris : Professeur émérite de management et de psychologie à la Florida State University, États-Unis. Auteur influent sur la réputation organisationnelle, les compétences politiques et les relations interpersonnelles en milieu de travail.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’ATPRS est de fournir une mesure standardisée, économe et psychométriquement rigoureuse de la composante affective positive qui sous-tend les relations dyadiques et groupales. Dans de nombreuses disciplines des sciences comportementales, l’intensité du lien entre deux individus ne se résume pas à la fréquence des interactions ou à des paramètres sociodémographiques partagés ; elle repose de façon critique sur le degré de sympathie subjective (relational liking) ressenti envers autrui.
Applications en recherche fondamentale et appliquée
Dans le domaine du comportement du consommateur et de la prise de décision conjointe, l’échelle a été déployée pour déterminer comment la qualité relationnelle préexistante modère l’acceptation des suggestions issues d’algorithmes et de systèmes d’aide à la décision. Dans leur recherche de 2012 publiée dans le Journal of Marketing, Hennig-Thurau et ses collègues ont cherché à comprendre si des systèmes de recommandation automatisés permettaient à des groupes d’amis ou de pairs de maximiser l’utilité hédonique collective lors de choix de biens d’expérience (comme des films ou des sorties culturelles). L’ATPRS permet d’isoler la sympathie affective des dimensions purement cognitives (telles que l’expertise reconnue du partenaire) pour analyser comment les concessions mutuelles s’opèrent au sein du groupe.
En psychologie sociale et organisationnelle, l’instrument mesure l’impact des biais d’attraction interpersonnelle sur les évaluations professionnelles, la formation d’alliances, la négociation et l’émergence du leadership partagé. L’évaluation de la sympathie relationnelle permet de vérifier si un collaborateur est évalué sur la base de ses compétences objectives ou si une distorsion d’affinité interpersonnelle influence les attributions de performance, phénomène abondamment documenté dans la littérature sur l’échange supérieur-subordonné (Leader-Member Exchange, LMX).
Applications cliniques et relationnelles
Bien que l’ATPRS soit avant tout un instrument de recherche psycho-sociale, sa structure modulaire en fait un outil pertinent dans les bilans de thérapie de couple, le conseil conjugal ou la médiation professionnelle. En insérant le terme désignant le conjoint, le médiateur ou le collègue, l’échelle capture le climat affectif de base. Un déficit persistant de sympathie élémentaire constitue un indicateur précoce d’érosion relationnelle, distinct d’un simple désaccord contextuel ou d’un conflit de valeurs instrumentales.
5. Construit psychologique
L’ATPRS mesure le construit de la sympathie relationnelle (relational liking), défini comme l’évaluation affective positive globale et le sentiment d’agrément éprouvé à l’égard d’une personne cible au sein d’une configuration relationnelle délimitée. Ce construit s’enracine dans la vaste tradition de l’attraction interpersonnelle étudiée en psychologie cognitive et sociale, mais s’en distingue par son opérationnalisation resserrée sur la disposition bienveillante et l’affinité vécue.
Dimensions sous-jacentes du construit unidimensionnel
Bien que l’échelle soit formellement unidimensionnelle sur le plan factoriel, ses trois items capturent trois facettes complémentaires du construit :
- L’appréciation affective directe (Affective Liking) : Mesurée par l’item « I like my [target person] very much », cette facette renvoie à la réaction émotionnelle brute et à la valence positive ressentie en présence ou à l’évocation de l’autre. Elle transcende les calculs utilitaires et exprime un attachement préférentiel immédiat. Par exemple, un consommateur peut apprécier son conseiller financier indépendamment des résultats purement financiers de ses placements, en raison d’une chaleur relationnelle perçue.
- La disposition à l’amitié (Friendship Potentiality) : Capturée par l’item « I think my [target person] would make a good friend », cette composante évalue la projection prospective de la relation au-delà de son cadre fonctionnel immédiat. L’amitié implique une réciprocité, une vulnérabilité mutuelle et une ouverture de soi. Considérer qu’une cible ferait un bon ami indique un niveau de confiance affective et de résonance interpersonnelle élevé, transformant une interaction contractuelle en un lien à haute valeur sociale.
- La compatibilité interactionnelle perçue (Relational Ease / Getting Along) : Représentée par l’item « My [target person] is the kind of person you can get along with easily », cette dimension évalue l’absence de friction psychologique anticipée ou constatée dans les échanges. Elle reflète l’estimation de l’amabilité, de la tolérance et de la fluidité socio-émotionnelle d’autrui. Une personne perçue comme facile à vivre réduit les coûts cognitifs et émotionnels de la coordination interpersonnelle.
Distinction avec les construits connexes
Il est crucial de différencier la sympathie relationnelle d’autres variables socio-psychologiques majeures :
- Sympathie vs Confiance cognitive (Cognitive Trust) : Alors que la confiance repose sur des attributions de compétence, d’intégrité et de prévisibilité, la sympathie est dominée par la chaleur et le plaisir partagé. Deux individus peuvent se faire confiance sans éprouver de sympathie mutuelle (par exemple, des chirurgiens collaborant dans un bloc opératoire).
- Sympathie vs Similarité perçue (Perceived Similarity) : La similarité concerne le partage d’attitudes, de traits ou d’intérêts. Bien qu’elle alimente fréquemment l’attraction mutuelle, la similarité est un antécédent cognitif, tandis que la sympathie constitue la réponse affective qui en résulte.
- Sympathie vs Force du lien (Tie Strength) : La force du lien inclut le temps passé, l’intensité émotionnelle, l’intimité et les services réciproques (Granovetter, 1973). La sympathie est la composante hédonique et positive de ce lien, indépendante du volume temporel d’interaction.
6. Cadre théorique
L’assise conceptuelle de l’ATPRS s’articule autour de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale contemporaine, notamment le paradigme de l’attraction de Donn Byrne, la théorie de l’équilibre de Fritz Heider et la théorie des échanges sociaux.
Le paradigme de l’attraction de Donn Byrne (1971)
Le cadre fondateur des mesures de sympathie interpersonnelle remonte aux travaux pionniers de Donn Byrne (1971) sur l’échelle de jugement interpersonnel (Interpersonal Judgment Scale, IJS). Byrne a postulé que l’attraction envers autrui fonctionne selon les lois du conditionnement classique : les stimuli associés à des renforcements positifs suscitent des affects favorables. Dans ce modèle, la sympathie (liking) est la variable médiatrice centrale entre les signaux émis par un partenaire (attitude, apparence, bienveillance) et les comportements pro-sociaux adoptés à son égard. L’ATPRS reprend cette prémisse fondamentale en isolant l’évaluation affective globale en tant que variable psychologique autonome.
La théorie de l’équilibre de Heider (1958) et les triades cognitives
Dans la théorie de l’équilibre de Fritz Heider (1958), les relations interpersonnelles s’organisent en triades (P-O-X : Personne, Autre, Objet). L’état d’équilibre psychologique exige une cohérence entre les sentiments éprouvés envers autrui (lien L, liking) et l’attitude envers un objet commun (choix de consommation, opinion politique, projet). Lorsque deux individus s’apprécient mutuellement (+L), ils sont fortement motivés à harmoniser leurs préférences à l’égard de l’objet X, ou à tolérer des compromis pour préserver l’harmonie dyadique. Hennig-Thurau, Marchand et Marx (2012) s’appuient précisément sur cette logique : dans un processus de décision collective médié par des algorithmes, la présence d’une sympathie relationnelle élevée incite les participants à converger plus facilement vers des solutions partagées sans ressentir de frustration cognitive.
La théorie de l’échange leader-membre (LMX) et la gestion des impressions
Dans les racines managériales de l’instrument (Wayne & Ferris, 1990), la sympathie relationnelle est mobilisée pour expliquer la différenciation des relations au sein des équipes de travail. Les tactiques de gestion des impressions déployées par les subordonnés (compliments, conformité d’opinion) visent principalement à accroître le liking du superviseur. Ce sentiment d’affinité favorise le développement d’échanges de haute qualité caractérisés par un soutien accru, une plus grande autonomie et des évaluations de rendement supérieures. L’ATPRS capture la quintessence de ce mécanisme affectif en extrayant les composantes directes de l’appréciation mutuelle.
7. Validité
Les investigations psychométriques menées sur l’ATPRS confirment des propriétés métrologiques de premier ordre, validées tant par les méthodes de la théorie classique des tests que par la modélisation en équations structurelles (SEM).
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été rigoureusement démontrée à travers de multiples échantillons. Dans l’étude de Hennig-Thurau et al. (2012), la variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) pour le construit de sympathie relationnelle dépasse largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), atteignant des valeurs supérieures à 0,75. Les saturations factorielles standardisées des trois items oscillent de manière constante entre 0,85 et 0,95, indiquant que chaque énoncé capture une part substantielle de la variance du construit latent.
En outre, l’ATPRS présente des corrélations positives fortes et théoriquement attendues avec :
- La proximité relationnelle perçue (relational closeness) : $r \approx 0,65$ à $0,75$.
- La satisfaction relationnelle globale : $r \approx 0,70$ à $0,82$.
- L’intention de collaboration future : $r \approx 0,60$ à $0,72$.
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée par le respect rigoureux du critère de Fornell-Larcker, selon lequel la racine carrée de l’AVE de chaque construit latent doit excéder toutes les corrélations inter-construits. Dans les modélisations testant conjointement la sympathie relationnelle, la similarité perçue des préférences et l’utilité des recommandations, la racine carrée de l’AVE de l’ATPRS ($pprox 0,88$) s’est révélée significativement supérieure aux coefficients de corrélation partagés ($r < 0,55$). De plus, les analyses factorielles confirmatoires comparant un modèle unidimensionnel regroupant toutes les variables sociales à un modèle multifactoriel ont montré une supériorité statistique écrasante du modèle distinguant la sympathie affective des autres dimensions relationnelles ($Delta chi^2$ significatif à $p < 0,001$).
Validité prédictive et nomologique
Sur le plan prédictif, l’ATPRS prédit significativement la dynamique des choix collectifs et le degré de consensus obtenu lors de délibérations hédoniques. Un score élevé sur l’ATPRS augmente l’acceptabilité des compromis mutuels, réduit les conflits décisionnels perçus et accroît le sentiment de justice procédurale au sein du groupe lors de l’adoption de choix recommandés par un système algorithmique.
8. Fidélité
La fidélité de l’ATPRS se caractérise par une consistance interne exceptionnelle et une grande stabilité métrique à travers divers contextes relationnels.
Consistance interne
Les indices de consistance interne rapportés dans les publications empiriques sont particulièrement élevés :
- Alpha de Cronbach ($\alpha$) : Dans la version originale de Wayne et Ferris (1990) comportant quatre items, l’alpha s’établissait à 0,89. Dans l’adaptation à trois items de Hennig-Thurau, Marchand et Marx (2012), le coefficient alpha s’élève à 0,91 pour les paires de participants engagées dans des décisions de consommation conjointe.
- Fiabilité composite (CR) : La fiabilité composite dans le cadre des modèles d’équations structurelles dépasse régulièrement 0,92, attestant d’une homogénéité remarquable des indicateurs sans redondance excessive.
Stabilité temporelle et fidélité test-retest
Bien que la sympathie relationnelle puisse fluctuer en réponse à des interactions aiguës, elle présente une inertie dispositionnelle notable dans les relations établies. Des administrations répétées à deux semaines d’intervalle dans des contextes de dyades stables révèlent des coefficients de corrélation test-retest ($r_{tt}$) supérieurs à 0,82, démontrant que l’échelle saisit une attitude durable plutôt qu’un état émotionnel purement transitoire.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’ATPRS a été confirmée à la fois par l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et par l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases exploratoires, l’analyse en composantes principales (ACP) appliquée aux trois items dégage systématiquement un facteur unique dont la valeur propre (eigenvalue) est nettement supérieure à 2,0 (expliquant généralement plus de 80 % de la variance totale des scores). Le critère d’éboulis de Cattell et le test de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO $> 0,78$) confirment l’adéquation parfaite de la matrice de données à une réduction unidimensionnelle. Aucune structure bifactorielle n’émerge, chaque item présentant des charges primaires supérieures à 0,85 sans saturation croisée résiduelle.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’AFC permet d’évaluer la qualité de l’ajustement du modèle de mesure unidimensionnel. Comme un modèle à 3 indicateurs et 1 variable latente possède un degré de liberté nul ($df = 0$, modèle saturé ou juste-identifié), l’examen factoriel s’opère typiquement au sein de modèles plus larges intégrant d’autres construits relationnels (par exemple, la similarité perçue et la cohésion de groupe). Dans ces modèles multi-construits, les indices d’ajustement globaux sont excellents :
- CFI (Comparative Fit Index) : $> 0,98$
- TLI (Tucker-Lewis Index) : $> 0,97$
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $< 0,05$ (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,07)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $< 0,03$
Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) observées dans la littérature académique sont réparties comme suit :
- Item 1 (Appréciation affective directe) : $lambda = 0,90 – 0,93$
- Item 2 (Potentiel d’amitié) : $lambda = 0,86 – 0,89$
- Item 3 (Facilité relationnelle) : $lambda = 0,83 – 0,87$
Les erreurs de mesure résiduelles demeurent faibles et non corrélées, confirmant la parcimonie et la robustesse de l’instrument.
10. Instrument de mesure
L’échelle d’attitude envers la personne (ATPRS) se présente sous un format direct et facilement intégrable dans tout protocole d’évaluation :
- Type d’instrument : Questionnaire auto-rapporté d’évaluation dyadique ou interpersonnelle.
- Mode d’administration : Auto-administration papier-crayon ou numérique (en ligne, mobile, laboratoire informatisé).
- Temps de passation : Environ 45 à 60 secondes.
- Nombre d’items : 3 items.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = strongly disagree [fortement en désaccord], 7 = strongly agree [fortement d’accord]).
- Adaptation de la cible relationnelle : Les crochets
[target person]doivent être remplacés par le statut relationnel approprié (par exemple : « mon ami(e) », « mon collègue », « mon conseiller financier », « mon médecin », « mon binôme »). - Règles de cotation (Scoring) :
- Aucun item inversé. Tous les items sont formulés dans le sens positif du construit.
- Le score global s’obtient soit par le calcul de la moyenne arithmétique des trois items (valeur comprise entre 1,00 et 7,00), soit par la somme arithmétique des scores bruts (score total compris entre 3 et 21).
- Un score plus élevé reflète une sympathie interpersonnelle et une attraction affective supérieures envers la personne cible.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’instrument a été développé initialement sous sa forme professionnelle par Wayne et Ferris en 1990, puis adapté sous sa formule relationnelle tripartite par Thorsten Hennig-Thurau, André Marchand et Paul Marx en 2012 dans leur publication du Journal of Marketing.
- Statut des droits d’auteur : L’échelle relève du domaine de la recherche universitaire publique. Les items sont documentés dans des articles scientifiques évalués par des pairs.
- Tarifs : L’utilisation de l’ATPRS est gratuite pour la recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale.
- Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle préalable n’est requise pour un usage de recherche à condition de citer explicitement la publication princeps : Hennig-Thurau, Marchand, & Marx (2012), ainsi que le travail source de Wayne & Ferris (1990). Pour une exploitation commerciale intégrée (par exemple, dans un logiciel propriétaire de gestion de la relation client ou une application RH fermée), il convient de se référer aux politiques éditoriales de l’American Marketing Association (AMA).
12. Références
- Byrne, D. (1971). The attraction paradigm. Academic Press.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39-50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Granovetter, M. S. (1973). The strength of weak ties. American Journal of Sociology, 78(6), 1360-1380. https://doi.org/10.1086/225469
- Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
- Hennig-Thurau, T., Marchand, A., & Marx, P. (2012). Can automated group recommender systems help consumers make better choices? Journal of Marketing, 76(5), 89-109. https://doi.org/10.1509/jm.10.0464
- Wayne, S. J., & Ferris, G. R. (1990). Influence tactics, affect, and exchange quality in supervisor-subordinate interactions: A laboratory experiment and field study. Journal of Applied Psychology, 75(5), 487-499. https://doi.org/10.1037/0021-9010.75.5.487
13. Questions et items du questionnaire
Response scale:
7-point Likert scale (1 = strongly disagree, 7 = strongly agree)
Instructions: Please indicate your degree of agreement with each statement regarding the target person specified in brackets [e.g., friend, colleague, partner, adviser].
- I like my [target person] very much.
- I think my [target person] would make a good friend.
- My [target person] is the kind of person you can get along with easily.