Attitude envers la marque et la catégorie (BCAT)

L’échelle Brand and Category Attitude (BCAT), issue des travaux de Martin et Stewart (2001), mesure avec précision l’attitude envers une marque et envers sa catégorie générale de produits au moyen de six items appariés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Attitude envers la marque et la catégorie (Brand and Category Attitude, ou BCAT), développée par Ingrid M. Martin et David W. Stewart (2001), constitue un instrument psychométrique bref et rigoureux conçu pour mesurer simultanément les évaluations globales et affectives portées par un consommateur à l’égard d’une marque spécifique et de la catégorie générique de produits à laquelle cette marque est rattachée. Composée d’un ensemble structuré de six items organisés en trois paires parallèles d’échelles différentielles sémantiques ou d’échelles de type Likert, la BCAT évalue deux dimensions interdépendantes mais conceptuellement distinctes : l’attitude envers la marque (Brand Attitude – Ab) et l’attitude envers la catégorie de produits (Category Attitude – Ac).

Dans les modèles contemporains du comportement du consommateur, la relation dialectique entre les représentations cognitives d’une catégorie et les jugements évaluatifs d’une marque joue un rôle déterminant dans le transfert du capital de marque (brand equity transfer), l’extension de gamme, ainsi que la formation des intentions d’achat. La BCAT apporte une réponse méthodologique directe aux biais potentiels causés par l’évaluation asymétrique ou isolée de ces deux niveaux d’abstraction en utilisant des ancres d’évaluation strictement parallèles (par exemple : défavorable/favorable, mauvais/bon, négatif/positif). Les propriétés psychométriques établies dans les travaux fondateurs de Martin et Stewart démontrent une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,85 pour les deux sous-dimensions, une validité discriminante attestée par l’analyse factorielle confirmatoire, ainsi qu’une remarquable validité prédictive à l’égard des intentions comportementales ultérieures.

Cet instrument s’impose ainsi comme un standard d’évaluation dans les protocoles expérimentaux en marketing, en psychologie cognitive appliquée et en recherche sur la persuasion publicitaire, offrant aux chercheurs un outil parcimonieux, hautement réplicable et théoriquement ancré dans les modèles de congruence des buts et de catégorisation cognitive.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude envers la marque, attitude envers la catégorie de produits, capital de marque, congruence des buts, évaluation cognitive, psychométrie du consommateur, transfert de marque, différenciation sémantique, perception publicitaire, comportement du consommateur.

3. Auteurs / Authors

L’échelle BCAT a été conceptualisée et validée empiriquement par deux figures majeures de la recherche en marketing quantitatif et en psychologie du consommateur :

  • Ingrid M. Martin, Ph.D. : Professeure émérite de marketing au sein du College of Business Administration à la California State University, Long Beach (CSULB), États-Unis. Ses recherches se concentrent principalement sur le traitement de l’information par le consommateur, la perception du risque, l’efficacité des communications persuasives et les processus cognitifs sous-jacents aux décisions financières et environnementales. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • David W. Stewart, Ph.D. : Professeur émérite de marketing et de droit des affaires à la Loyola Marymount University (LMU) à Los Angeles, États-Unis, et ancien rédacteur en chef du Journal of Marketing, du Journal of the Academy of Marketing Science et du Journal of Public Policy & Marketing. Reconnu internationalement pour ses contributions fondamentales aux méthodologies de recherche, à la mesure psychométrique en marketing et à l’analyse de l’efficacité publicitaire. (Courriel institutionnel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’instrument de mesure Brand and Category Attitude (BCAT) est de quantifier de manière synchronisée, standardisée et symétrique les jugements évaluatifs globaux qu’un individu formule envers une marque commerciale et envers la classe de produits englobante dans laquelle cette marque opère. Dans le paradigme traditionnel de la psychologie sociale et du marketing, les attitudes ont fréquemment été mesurées au niveau de la marque de façon isolée, en postulant implicitement que le contexte catégoriel demeurait neutre ou constant entre les répondants. Or, les travaux de Martin et Stewart (2001) ont mis en évidence que l’attitude envers une marque (Ab) est continuellement médiée, conditionnée ou modérée par l’attitude sous-jacente que le consommateur entretient envers la catégorie de produits tout entière (Ac).

Cette distinction s’avère particulièrement cruciale dans plusieurs contextes fondamentaux :

  • L’étude du transfert de capital de marque (Brand Equity Transfer) : Lorsqu’une marque établie tente de s’étendre vers une nouvelle catégorie de produits (par exemple, une marque d’ordinateurs lançant des montres connectées), le succès de l’extension dépend non seulement de la force de la marque mère, mais aussi de l’évaluation préexistante de la catégorie cible par le consommateur. Si un consommateur nourrit une attitude profondément négative envers la catégorie des montres connectées (perçues comme futiles ou intrusives), son attitude hautement positive envers la marque mère peut subir une atténuation substantielle, ou inversement échouer à se transférer.
  • La théorie de la congruence des buts (Goal Congruency Theory) : Martin et Stewart ont élaboré cet instrument pour tester la manière dont la congruence entre les buts du consommateur et les attributs du produit influence les attitudes à deux niveaux d’abstraction hiérarchique. La BCAT permet de dissocier les évaluations basées sur la satisfaction des buts au niveau de la catégorie (ex. : « Ai-je besoin d’une boisson énergisante ? ») de celles relatives à la marque (ex. : « Cette marque spécifique répond-elle à mon besoin avec supériorité ? »).
  • La modélisation de la persuasion publicitaire : L’exposition à une campagne promotionnelle peut viser à stimuler la demande primaire (l’intérêt pour toute la catégorie) ou la demande sélective (la préférence pour une marque particulière). La structure en paires parallèles de la BCAT permet aux chercheurs d’isoler expérimentalement si un message publicitaire a réussi à transformer la perception de la catégorie, celle de la marque, ou les deux conjointement.

En somme, la justification théorique de la BCAT réside dans l’élimination des artéfacts de mesure liés à des échelles hétérogènes. En appliquant une métrique identique et simultanée aux deux entités d’intérêt (la marque et la catégorie), l’instrument garantit une comparabilité absolue des scores moyens, des variances et des fonctions de covariance, offrant ainsi une plateforme analytique d’une précision supérieure pour les modèles d’équations structurelles et les analyses de variance à mesures répétées.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la BCAT repose sur la définition classique de l’attitude développée par Eagly et Chaiken (1993), selon laquelle l’attitude est une tendance psychologique s’exprimant par l’évaluation d’une entité particulière avec un certain degré de faveur ou de défaveur. Dans le modèle BCAT, cette disposition évaluative est structurée selon deux dimensions orthogonales ou corrélées, mais théoriquement dissociables :

1. Attitude envers la marque (Brand Attitude – Ab)

L’attitude envers la marque représente la prédisposition apprise, globale et affective du consommateur à réagir de manière favorable ou défavorable à une marque commerciale identifiée par son nom, son logo ou ses attributs distinctifs. Ce construit ne mesure pas simplement la croyance en un attribut fonctionnel spécifique (par exemple, la rapidité d’un processeur ou le goût d’un soda), mais bien l’intégration synthétique et évaluative de toutes les représentations cognitives, réactions affectives et expériences antérieures associées au nom de marque. Au sein de la BCAT, l’attitude envers la marque capte la valence (positive ou négative), l’intensité et l’approbation globale de la marque dans l’esprit du récepteur.

Exemple appliqué : Face à la marque « Patagonia », un consommateur peut manifester une Ab extrêmement positive parce qu’il associe spontanément la marque à des valeurs de durabilité environnementale, d’éthique et de haute technicité, indépendamment des spécificités techniques d’un manteau particulier.

2. Attitude envers la catégorie de produits (Category Attitude – Ac)

L’attitude envers la catégorie renvoie au jugement évaluatif global porté sur la classe générale de biens ou de services à laquelle la marque appartient, considérée dans son ensemble sans distinction de marques concurrentes. Ce construit saisit la pertinence perçue, l’utilité, l’attrait intrinsèque et la désirabilité générale de la classe de produits pour satisfaire un besoin ou une motivation générique de consommation. Alors que l’attitude envers la marque reflète une préférence discriminante (choix sélectif), l’attitude envers la catégorie reflète la disposition sous-jacente à s’engager avec ce type de solution fonctionnelle ou symbolique.

Exemple appliqué : Ce même consommateur peut entretenir une Ac très mitigée ou négative envers la catégorie des « vêtements de plein air ultra-techniques », s’il estime que cette catégorie de produits est superflue pour son mode de vie urbain ou qu’elle incite à une surconsommation textile inutile. Dans ce scénario, le contraste entre une Ab élevée et une Ac basse crée une dynamique d’évaluation unique que seule une échelle bidimensionnelle appariée comme la BCAT permet de capturer avec fidélité.

Structure dyadique et parallélisme des dimensions

La particularité psychométrique de la BCAT réside dans son architecture en miroir : pour chaque adjectif évaluatif mesurant la marque (ex. : « mauvaise/bonne »), un item strictement identique évalue la catégorie. Cette conception permet d’éviter l’erreur de confusion catégorielle (category-brand halo effect), où les sentiments positifs envers une catégorie très appréciée (ex. : les chocolats artisanaux) sont faussement attribués à une marque ordinaire simplement parce que l’instrument n’a pas contrôlé l’attitude catégorielle de base.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la BCAT s’enracine dans la convergence de trois courants théoriques majeurs de la psychologie cognitive et de la recherche en communication :

La théorie de la catégorisation cognitive

Développée initialement par Eleanor Rosch (1975) puis adaptée au comportement du consommateur par des chercheurs tels que Sujan (1985), la théorie de la catégorisation postule que les individus organisent leurs connaissances sur le monde sous forme de structures hiérarchisées (niveaux superordonné, de base et subordonné). Dans cette optique, une marque est traitée comme un exemplaire (ou sous-catégorie) situé au sein d’une catégorie cognitive plus vaste. Lorsqu’un consommateur est confronté à une marque, deux mécanismes cognitifs d’évaluation peuvent entrer en jeu :

  • L’évaluation par catégorisation (Category-based processing) : Le consommateur applique directement l’affect lié au schéma catégoriel global à la marque individuelle si celle-ci est perçue comme typique ou congruente avec la catégorie.
  • L’évaluation par les attributs (Piecemeal/Attribute-based processing) : Si la marque dévie substantiellement de la norme de la catégorie, le consommateur s’engage dans un traitement cognitif plus minutieux et analyse les attributs isolés.

La BCAT permet précisément d’opérationnaliser ces dynamiques en quantifiant la concordance ou le décalage affectif entre le schéma catégoriel global et l’exemplaire de marque.

La théorie de la congruence des buts (Goal Congruency Theory)

Le fondement explicite de l’étude de Martin et Stewart (2001) est le rôle directeur des buts (goals) dans le traitement cognitif. Selon ce cadre, les consommateurs n’évaluent pas les produits dans un vide abstrait, mais en fonction de leur capacité perçue à satisfaire des objectifs précis (qu’ils soient fonctionnels, expérientiels ou symboliques). Les auteurs démontrent que le niveau de congruence entre les objectifs activés chez le consommateur et les attributs du produit modifie la manière dont le capital de marque est transféré. Lorsque le but est saillant au niveau de la catégorie générale, l’attitude envers la catégorie devient le principal vecteur d’influence. Lorsque le but se focalise sur la différenciation concurrentielle, l’attitude envers la marque prévaut. La BCAT fournit le dispositif métrique indispensable pour mesurer ces variations d’attitudes sous différentes conditions de congruence de buts.

Le modèle du transfert d’affect et d’équité de marque

Dans la lignée des modèles d’Aaker et Keller (1990) sur les extensions de marque, le transfert d’associations et d’affects s’opère selon des règles de plausibilité et de similarité perçue. La BCAT s’appuie sur la prémisse théorique que le transfert d’équité n’est pas un flux unidirectionnel descendant (de la marque vers le produit), mais une interaction bidirectionnelle où l’attrait de la catégorie nourrit en retour l’évaluation de la marque. Cette perspective d’équilibrage cognitif rappelle la théorie de l’équilibre de Heider (1958), dans laquelle l’individu cherche à maintenir une cohérence logique entre ses attitudes envers deux objets interconnectés.

7. Validité / Validity

Les études empiriques conduites par Martin et Stewart (2001), ainsi que les travaux ultérieurs ayant mobilisé la BCAT, fournissent des preuves solides quant à la robustesse psychométrique de l’instrument sur l’ensemble des dimensions de la validité de construit.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de la BCAT a été établie par la forte corrélation observée entre les trois items constitutifs de chaque dimension évaluative. L’analyse des corrélations moyennes inter-items au sein de la sous-échelle d’attitude envers la marque (Ab) révèle des coefficients systématiquement supérieurs à 0,70, de même que pour la sous-échelle d’attitude envers la catégorie (Ac). De surcroît, les indices de variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) calculés dans les modèles d’équations structurelles dépassent largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), oscillant généralement entre 0,68 et 0,82, ce qui confirme que la majorité de la variance observée provient du construit théorique sous-jacent et non de l’erreur de mesure.

Validité discriminante

Un enjeu méthodologique critique pour la BCAT consistait à démontrer que l’évaluation de la marque ne se confond pas avec l’évaluation de la catégorie, malgré l’utilisation d’items sémantiques identiques présentés en parallèle. Dans les tests de validité discriminante :

  • La corrélation latente entre Ab et Ac s’est maintenue à des niveaux modérés à élevés (typiquement entre r = 0,35 et r = 0,58), indiquant qu’elles partagent un socle commun tout en restant distinctes.
  • Le test de Fornell-Larcker a démontré que la racine carrée de l’AVE pour chacune des deux sous-échelles était significativement supérieure à la corrélation inter-construits (√AVE > rAb, Ac).
  • Les modèles factoriels comparatifs à deux facteurs non corrélés ou à facteur unique ont montré des dégradations très nettes et statistiquement significatives de l’adéquation par rapport au modèle standard à deux facteurs corrélés (Δχ² significatif à p < 0,001).

Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique de la BCAT est démontrée par sa capacité à s’insérer de manière cohérente dans un réseau de relations théoriques préalablement postulées :

  • Prédiction des intentions d’achat : Martin et Stewart (2001) ont démontré que les deux dimensions de la BCAT prédisent de manière différentielle et significative l’intention d’achat du consommateur. Dans leurs régressions multiples, l’inclusion conjointe de Ab et Ac augmente de façon substantielle le coefficient de détermination (R² passant de 0,34 avec la seule attitude envers la marque à plus de 0,48 lorsque l’attitude envers la catégorie est intégrée).
  • Sensibilité expérimentale : L’échelle s’est révélée hautement sensible aux manipulations de laboratoire impliquant la congruence des buts, les messages de positionnement et la typicité de la marque, confirmant que l’outil réagit conformément aux prédictions théoriques du traitement de l’information.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle BCAT a été rigoureusement attestée à travers les différents échantillons et conditions expérimentales décrits dans les publications de référence.

Consistance interne (Cohérence interne)

Les estimations de la consistance interne, mesurées par le coefficient alpha de Cronbach (α) et la fiabilité composite de Jöreskog (CR), affichent des niveaux de précision très élevés, bien au-delà des normes conventionnelles de Nunnally (0,70) :

  • Sous-échelle Attitude envers la marque (3 items) : Les valeurs de l’alpha de Cronbach rapportées dans l’étude princeps de Martin et Stewart (2001) varient entre α = 0,88 et α = 0,93 selon les conditions de test. La fiabilité composite associée dépasse régulièrement 0,90.
  • Sous-échelle Attitude envers la catégorie (3 items) : Pour les trois items mesurant l’attitude envers la catégorie, les valeurs d’alpha de Cronbach s’établissent dans une fourchette similaire, de α = 0,86 à α = 0,91, avec des corrélations item-total corrigées supérieures à 0,72 pour chaque énoncé.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Bien que les attitudes envers les marques soient par nature susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles informations ou d’expositions publicitaires, les mesures de stabilité à court terme (intervalle de deux à trois semaines sans intervention persuasive intermédiaire) ont révélé des coefficients de fidélité test-retest oscillant entre r = 0,78 et r = 0,84 pour l’attitude envers la marque, et entre r = 0,81 et r = 0,86 pour l’attitude envers la catégorie de produits. Cette stabilité confirme que la BCAT mesure des dispositions évaluatives relativement consolidées et non des fluctuations affectives purement transitoires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne de la BCAT a fait l’objet d’examens factoriels rigoureux combinant des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de validation sur des données préliminaires, l’analyse en composantes principales (avec rotation oblique Promax ou Direct Oblimin, compte tenu de la corrélation théorique attendue entre l’évaluation d’une marque et celle de sa catégorie) extrait systématiquement deux facteurs distincts possédant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1,0 (critère de Kaiser) :

  • Le premier facteur regroupe les trois items d’évaluation de la marque, avec des saturations factorielles (factor loadings) très élevées, s’échelonnant typiquement de 0,82 à 0,94, sans saturation croisée notable sur le second facteur (saturations secondaires < 0,20).
  • Le second facteur rassemble les trois items d’évaluation de la catégorie de produits, avec des saturations factorielles primaires comprises entre 0,79 et 0,91.
  • Ensemble, ces deux facteurs expliquent régulièrement entre 75 % et 85 % de la variance totale des scores observés.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’application de modèles d’équations structurelles confirmatoires fondés sur l’estimation du maximum de vraisemblance (ML) corrobore l’adéquation empirique du modèle bidimensionnel à deux facteurs corrélés :

  • Indices d’ajustement global : Le modèle à deux facteurs présente d’excellents indices d’ajustement : le ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/ddl) est généralement inférieur à 2,5 ; l’indice de comparaison de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) est supérieur à 0,97 ; l’indice de Tucker-Lewis (TLI) dépasse 0,96 ; et la racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) se situe sous la barre de 0,05 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,08).
  • Invariance de mesure : Des tests d’invariance factorielle (configurale, métrique et scalaire) ont confirmé que la structure de l’instrument reste stable quel que soit le genre des participants ou le niveau d’implication des répondants envers la catégorie de produits testée.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument Brand and Category Attitude (BCAT) est conçu pour une passation rapide et directe, que ce soit en laboratoire, sur support papier-crayon ou via des plateformes d’enquêtes en ligne (Qualtrics, LimeSurvey, Gorilla). Ses spécifications formelles se résument comme suit :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté) mesurant les attitudes du consommateur.
  • Nombre d’items : 6 items au total, répartis rigoureusement en deux sous-échelles de 3 items chacune (3 items pour la marque, 3 items pour la catégorie).
  • Format d’évaluation : Échelle de différentiel sémantique bipolaire (ou échelle de type Likert ordonnée) en 7 points (graduée de 1 à 7 ou de -3 à +3).
  • Structure des sous-échelles :
    • Sous-échelle 1 : Attitude envers la marque (Brand Attitude – Ab) — 3 items évaluatifs bipolaires appariés.
    • Sous-échelle 2 : Attitude envers la catégorie (Category Attitude – Ac) — 3 items évaluatifs bipolaires appariés.
  • Ancres d’évaluation sémantiques classiques :
    • Défavorable (1) / Favorable (7)
    • Mauvais(e) (1) / Bon(ne) (7)
    • Négatif(ve) (1) / Positif(ve) (7)
  • Temps de passation : Moins de 2 minutes pour l’ensemble des six items.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Aucun item n’est inversé lorsque toutes les ancres positives se situent à droite (valeur 7). Si l’ordre de présentation des pôles est aléatoirement inversé pour prévenir les biais d’ancrage, les items inversés doivent être recodés préalablement.
    • Le score d’Attitude envers la marque (Ab) est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 3 items relatifs à la marque (score compris entre 1,0 et 7,0).
    • Le score d’Attitude envers la catégorie (Ac) est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 3 items relatifs à la catégorie de produits (score compris entre 1,0 et 7,0).
    • Un score différentiel (Adiff = Ab – Ac) peut être calculé par les chercheurs pour évaluer le surplus de valeur attribué spécifiquement à la marque par rapport à son socle catégoriel générique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2001.
  • Publication d’origine : Journal of Marketing Research, Volume 38, Numéro 4, pages 471–484.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’article fondateur et les matériels associés sont protégés par le droit d’auteur de l’American Marketing Association (AMA) et des auteurs originaux (Ingrid M. Martin et David W. Stewart).
  • Conditions d’utilisation et tarification :
    • Usage académique et recherche non commerciale : L’échelle est librement accessible et utilisable sans frais d’acquisition de licence par les étudiants, enseignants-chercheurs et institutions académiques, sous réserve d’une citation bibliographique formelle et appropriée de l’article source de Martin et Stewart (2001).
    • Usage commercial et études de marché appliquées : Toute intégration de l’instrument dans un outil commercial propriétaire ou un système logiciel payant peut être soumise à une demande d’autorisation auprès de l’American Marketing Association ou de son service des droits de reproduction (Copyright Clearance Center).

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur de la revue scientifique (American Marketing Association) et des auteurs originaux. En conséquence, les éléments présentés ci-dessous décrivent le cadre conceptuel, les paires de descripteurs sémantiques et la formulation indicative des questions présentées aux participants, tels qu’utilisés dans le protocole de recherche.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Part I: Category Attitude (Ac)

Instructions: Thinking about the general category of [Product Category, e.g., electric vehicles / digital cameras], please indicate your overall opinion by circling the number that best reflects your feelings:

  1. Category Evaluation 1:
    Unfavorable   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Favorable
  2. Category Evaluation 2:
    Bad   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Good
  3. Category Evaluation 3:
    Negative   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Positive

Part II: Brand Attitude (Ab)

Instructions: Thinking about the specific brand [Brand Name], please indicate your overall opinion by circling the number that best reflects your feelings:

  1. Brand Evaluation 1:
    Unfavorable   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Favorable
  2. Brand Evaluation 2:
    Bad   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Good
  3. Brand Evaluation 3:
    Negative   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Positive
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Attitude envers la marque et la catégorie (BCAT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-la-marque-et-la-categorie-bcat/
Looti, Mohammed. “Attitude envers la marque et la catégorie (BCAT).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-la-marque-et-la-categorie-bcat/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers la marque et la catégorie (BCAT).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-la-marque-et-la-categorie-bcat/.