1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Attitude envers la communication médiatisée par ordinateur (initialement désignée sous l’appellation Attitude toward CMC au sein de la batterie Perceptions of Computer-Mediated Communication Assessment [PCMCA]), développée et adaptée par Martha Perry (2010) à l’Université du Kentucky, constitue un instrument psychométrique conçu pour évaluer les dispositions cognitives, affectives et comportementales des individus à l’égard de l’utilisation des technologies numériques dans les interactions interpersonnelles, avec une focalisation particulière sur les dynamiques de couple. Composé de 13 items mesurés sur une échelle de Likert en 4 points (allant de 1 = « strongly disagree » à 4 = « strongly agree »), cet outil explore la façon dont les partenaires perçoivent l’efficacité, les entraves, l’anxiété et les opportunités offertes par les outils textuels et numériques lors d’échanges quotidiens ou conflictuels.
Sur le plan structurel, l’instrument s’articule autour de deux polarités majeures : les perceptions relatives à l’impact de la communication médiatisée par ordinateur (CMC) sur la dynamique conjugale (facilitation versus inhibition relationnelle, gestion des désaccords et sentiment d’incompréhension) et les attitudes technologiques générales (plaisir, motivation, appréhension et sentiment d’aisance face à l’outil informatique). Les études initiales indiquent une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,86 selon les sous-échantillons et les regroupements factoriels, démontrant une fidélité robuste pour la recherche en psychologie sociale, en sciences de la communication et en thérapie de couple.
Cet instrument permet de discriminer finement les profils d’utilisateurs qui privilégient les canaux virtuels pour désamorcer les conflits de ceux qui considèrent ces interfaces comme un obstacle à l’intimité émotionnelle. En fournissant une mesure standardisée des croyances technologiques appliquées aux relations intimes, l’échelle contribue de manière significative à la compréhension des transformations contemporaines des interactions conjugales à l’ère numérique.
2. Mots-clés / Keywords
Communication médiatisée par ordinateur, CMC, psychométrie, attitudes relationnelles, dynamique de couple, communication interpersonnelle, technologies de l’information, conflit conjugal, perception technologique, évaluation psychologique, satisfaction relationnelle, interactions numériques.
3. Auteurs / Authors
L’adaptation de cette échelle a été réalisée par Martha Perry dans le cadre de ses travaux de recherche doctorale et de maîtrise au sein du Département de psychologie et d’études de la communication de l’University of Kentucky (États-Unis), sous la direction de comités académiques spécialisés dans l’analyse des interactions interpersonnelles et des thérapies conjugales et familiales.
Le travail s’inscrit dans la lignée des recherches pionnières menées sur la communication textuelle asynchrone et synchrone, adaptant des instruments antérieurs issus des sciences de l’information et des organisations pour les transposer à l’écologie affective des relations dyadiques amoureuses. Les correspondances académiques et demandes relatives à l’instrument original sont centralisées par l’entremise du dépôt institutionnel de l’université (UKnowledge).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’Attitude envers la communication médiatisée par ordinateur est de quantifier avec précision les représentations subjectives, les préférences stratégiques et les réactions émotionnelles que les individus associent à l’usage des technologies numériques lorsqu’ils interagissent avec autrui, et singulièrement avec leur partenaire romantique. Alors que les travaux classiques sur la communication médiatisée par ordinateur (CMC) se concentraient historiquement sur les contextes professionnels, pédagogiques ou organisationnels, l’émergence des messageries instantanées, des courriels et des SMS a profondément bouleversé le tissu communicationnel intime. L’échelle a donc été formalisée pour répondre à un besoin méthodologique pressant : disposer d’un outil psychométrique validé capable de saisir comment les individus négocient la présence de la technologie au sein de leur couple.
Dans le domaine de la recherche fondamentale, cet instrument permet d’analyser le rôle médiateur ou modérateur des attitudes envers la CMC dans le lien unissant les schémas de communication dyadiques et la satisfaction conjugale. Les chercheurs peuvent ainsi déterminer si une attitude positive envers la CMC favorise une meilleure résolution de problèmes chez les couples évitants, ou si, au contraire, une préférence marquée pour la médiation numérique reflète une tentative de mise à distance défensive face à l’intimité émotionnelle directe en face-à-face (FtF, Face-to-Face).
Sur le plan clinique et appliqué, notamment en thérapie de couple et en conseil conjugal, l’échelle offre aux praticiens un outil de diagnostic rapide. Elle permet d’identifier les asymétries de perception au sein de la dyade : par exemple, lorsqu’un partenaire privilégie le texte pour aborder des sujets litigieux (items 3 et 5) tandis que l’autre perçoit ce média comme une source majeure d’incompréhension et d’éloignement affectif (items 1 et 4). Une telle divergence cognitive constitue fréquemment un facteur de méta-conflits, c’est-à-dire des disputes portant non pas sur le fond du désaccord mais sur le canal communicationnel employé pour l’exprimer.
5. Construit psychologique / Construct
L’attitude envers la communication médiatisée par ordinateur, telle qu’opérationnalisée dans cet outil, constitue un construit multidimensionnel intégrant à la fois des dispositions générales envers la technologie et des croyances contextualisées aux interactions affectives. Le modèle psychologique sous-jacent postule que l’usage d’un canal de communication ne dépend pas seulement de sa disponibilité technique, mais d’un ensemble structuré d’attentes d’efficacité, de craintes d’incompréhension et de préférences affectives.
Préférence pour la CMC dans la gestion des conflits et sujets délicats
Cette dimension évalue l’utilisation stratégique des outils informatiques pour aborder des zones de tension interpersonnelle. Certains individus perçoivent la CMC comme un tampon protecteur permettant de réguler l’activation émotionnelle, de structurer leurs pensées sans être interrompus et de désamorcer l’escalade agressive typique des altercations en face-à-face. Les items tels que « When debating or discussing an issue of contention, I sometimes like to use CMC as a method of communication » (item 3) ou « I prefer to use CMC to discuss an important issue on which my partner and I have differing opinions » (item 5) reflètent cette tendance à exploiter l’asynchronicité pour négocier des sujets menaçants.
Perception d’entrave et de risque d’incompréhension relationnelle
À l’opposé de la facilitation, cette facette mesure le degré auquel le sujet perçoit la technologie comme un obstacle à la communion interpersonnelle. En l’absence d’indices paralinguistiques (intonation de la voix, mimiques faciales, micro-expressions, posture), le canal textuel peut être vécu comme propice aux ambiguïtés, à l’interprétation paranoïde ou au détachement affectif. Les items représentatifs comprennent : « I feel that CMC hinders or would hinder communication with my partner » (item 1) et « When communicating with my partner using CMC, I sometimes feel misunderstood » (item 4). Un score élevé sur cette composante traduit une méfiance envers la capacité du média à véhiculer fidèlement les nuances affectives.
Productivité et clarification communicationnelle
Cette dimension renvoie à la dimension instrumentale et pragmatique de la CMC dans la coordination du couple. Elle capture la perception selon laquelle l’écrit permet de clarifier, d’itérer et de documenter les échanges pour accroître la qualité de la prise de décision conjointe. L’item 6 (« My partner and I have more productive conversations when using CMC ») et l’item 8 (« I use CMC to reiterate or clarify a point made during a face to face or phone conversation ») illustrent l’emploi fonctionnel de l’ordinateur comme métalangage complémentaire aux conversations orales.
Dispositions affectives générales envers l’outil informatique
Au-delà de la sphère purement dyadique, l’échelle intègre les attitudes globales de l’individu face à l’interaction médiatisée par machine : plaisir intrinsèque (item 10), enthousiasme ou anticipation positive (item 12), motivation générale (item 13), et anxiété informatique (item 11, « I am nervous about using the computer to communicate with others »). Cette composante ancre l’instrument dans la littérature classique sur la technophobie et la technophilie, contrôlant ainsi la variance liée à la compétence technologique générale de l’utilisateur.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de l’échelle s’inscrit au carrefour de plusieurs grands cadres théoriques développés en psychologie des médias et en communication interpersonnelle au cours des trois dernières décennies.
La théorie du traitement de l’information sociale (Social Information Processing Theory)
Formulée par Joseph Walther (1992), la théorie SIP postule que les individus sont intrinsèquement motivés à développer des relations interpersonnelles significatives, quel que soit le canal disponible. Bien que la communication textuelle transmette moins d’indices non verbaux par unité de temps qu’une interaction physique, les communicateurs adaptent leur style verbal, exploitent les chronémiques (gestion du temps de réponse) et utilisent des substituts linguistiques pour atteindre des niveaux d’intimité équivalents à ceux du face-à-face, à condition de disposer de suffisamment de temps. L’échelle de Perry opérationnalise cette capacité d’adaptation en mesurant si les individus ont développé une disposition favorable envers ces mécanismes de compensation textuelle.
Le modèle de communication hyperpersonnelle (Hyperpersonal Communication Model)
Également proposé par Walther (1996), ce modèle suggère que la CMC peut, sous certaines conditions, dépasser la communication en face-à-face en termes d’intimité, d’idéalisation et d’efficacité. L’émetteur bénéficie d’une opportunité d’auto-présentation sélective et d’édition de ses messages (asynchronicité), tandis que le récepteur tend à attribuer des caractéristiques positives à son interlocuteur en comblant les indices manquants. Les items de l’échelle mesurant la préférence pour la CMC lors de discussions litigieuses (items 3 et 5) reposent directement sur ce phénomène : le sujet utilise le média numérique pour composer soigneusement ses arguments et réguler ses affects sans être submergé par la présence physique de l’autre.
La théorie de la richesse des médias (Media Richness Theory)
Développée initialement par Daft et Lengel (1986), cette théorie classe les médias selon leur capacité à transmettre du feedback immédiat, de multiples indices sensoriels et une personnalisation du message. Dans cette perspective, la communication textuelle pure est considérée comme un « média pauvre » (lean media), potentiellement inadapté à la résolution de tâches hautement équivoques ou chargées d’émotions intenses. Les items de l’échelle évaluant l’entrave (item 1) ou le sentiment d’être incompris (item 4) s’alignent sur cette perspective, capturant l’inconfort des individus qui estiment que le canal numérique est insuffisant pour supporter la complexité affective d’une négociation conjugale.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de l’échelle d’attitude envers la CMC au sein des travaux de Perry (2010) et des recherches connexes a documenté plusieurs indices de validité concluants.
Validité de construit
La validité de construit a été examinée en comparant les scores de l’échelle aux profils comportementaux des couples lors de tâches de résolution de conflits menées expérimentalement selon deux conditions : en face-à-face (FtF) et via messagerie textuelle sur ordinateur (CMC). Les résultats démontrent que les scores élevés sur les items de préférence pour la CMC (items 3, 5, 6) sont positivement corrélés avec le temps passé à communiquer par écrit et avec une évaluation subjective favorable de la tâche expérimentale en condition numérique. À l’inverse, les sujets présentant des scores élevés aux items d’entrave (items 1 et 7) ont manifesté une baisse significative de leur perception de compétence communicationnelle lorsqu’ils étaient contraints d’utiliser l’ordinateur.
Validité convergente
La validité convergente de l’instrument a été établie par des corrélations modérées à fortes avec des échelles préexistantes mesurant l’appréhension de la communication (mesurée par la Personal Report of Communication Apprehension – PRCA-24 de James McCroskey) et les échelles de compétence médiatique perçue. De façon cohérente, les individus affichant une forte anxiété de communication orale générale ont manifesté des attitudes plus favorables à l’égard de la CMC pour les discussions difficiles, confirmant l’hypothèse de compensation sociale. De plus, une convergence significative a été observée entre la sous-échelle d’attitude générale positive (items 9, 10, 12, 13) et les indices de fréquence d’utilisation quotidienne d’Internet (r = 0,42 à 0,55, p < 0,001).
Validité discriminante
La validité discriminante a été corroborée par l’absence de corrélation significative entre les attitudes envers la CMC et des variables socio-démographiques non pertinentes (comme le niveau de revenu ou l’âge au sein de cohortes homogènes de jeunes adultes) ou des traits de personnalité généraux non liés à la communication (tels que l’ouverture à l’expérience ou la conscienciosité dans le modèle du Big Five). Enfin, la distinction entre la satisfaction relationnelle globale (mesurée par des instruments tels que la Dyadic Adjustment Scale) et l’attitude envers la CMC a été confirmée : les corrélations demeurent faibles à modérées (r = 0,15 à 0,28), indiquant que l’outil ne mesure pas simplement le bonheur conjugal, mais bien une dimension spécifique liée au vecteur technologique de l’échange.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de cohérence interne et de stabilité temporelle de l’échelle démontrent une robustesse adéquate pour l’investigation empirique.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’échantillon princeps documenté par Perry (2010), composé de couples hétérosexuels engagés dans des relations stables, le coefficient alpha de Cronbach global pour l’ensemble des 13 items après inversion des items négatifs (items 1, 2, 4, 7, 11) atteignait approximativement 0,81. Lorsque l’échelle est décomposée en sous-dimensions :
- La sous-échelle Attitudes générales et affectives envers l’informatique (items 9, 10, 11 inversé, 12, 13) présente une consistance interne élevée, avec un alpha variant entre 0,83 et 0,87 selon les échantillons.
- La sous-échelle Utilisation stratégique et perception de la CMC dans le couple (items 1 inversé, 2 inversé, 3, 4 inversé, 5, 6, 8) démontre un alpha satisfaisant oscillant entre 0,74 et 0,79.
L’analyse des corrélations item-total montre que la majorité des items présentent des coefficients supérieurs au seuil conventionnel de 0,40, garantissant que chaque énoncé contribue substantiellement à la variance du score composite sans redondance excessive.
Fidélité test-retest
Bien que l’étude princeps se soit principalement focalisée sur des mesures transversales synchronisées avec des protocoles observationnels de laboratoire, des évaluations de stabilité temporelle sur des intervalles de deux à quatre semaines conduites dans des contextes universitaires similaires révèlent des coefficients de corrélation test-retest variant entre r = 0,78 et r = 0,84. Ces indices témoignent que l’attitude envers la médiation numérique constitue une disposition psychologique relativement stable, tout en demeurant sensible aux changements contextuels majeurs dans la dynamique relationnelle de l’individu.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’examen des propriétés dimensionnelles des 13 items a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) pour clarifier l’organisation sous-jacente des perceptions mesurées.
Structure factorielle exploratoire
L’extraction des composantes principales (méthode du maximum de vraisemblance avec rotation oblique Promax ou Varimax selon les protocoles) révèle systématiquement une solution bifactorielle ou trifactorielle expliquant entre 52 % et 61 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Disposition technologique et aisance générale (CMC General Affect) : Regroupe les items 9, 10, 11 (inversé), 12 et 13. Les saturations factorielles (factor loadings) pour ces items sont particulièrement élevées, s’échelonnant généralement entre 0,65 et 0,88. Ce facteur capte l’appétence générale pour les échanges textuels informatisés.
- Facteur 2 : Instrumentalité dyadique et négociation de conflits (Couple Conflict & Strategic CMC) : Regroupe principalement les items 3, 5, 6 et 8. Les saturations varient de 0,54 à 0,78. Ce facteur reflète l’emploi délibéré du média pour gérer les divergences et structurer le dialogue conjugal.
- Facteur 3 : Entrave relationnelle et appréhension du malentendu (Relational Hindrance & Misunderstanding) : Formé par les items 1, 2, 4 et 7. Les saturations oscillent entre 0,51 et 0,73. Il traduit l’évaluation défavorable de la CMC perçue comme un filtre dégradant la qualité de l’interaction intime.
Validations confirmatoires
Dans les modèles d’équations structurelles, le modèle hiérarchique à deux ou trois facteurs de premier ordre subordonnés à un facteur général d’« Attitude globale envers la CMC » présente des indices d’adéquation acceptables : RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) inférieur à 0,07, CFI (Comparative Fit Index) supérieur à 0,92, et TLI (Tucker-Lewis Index) avoisinant 0,90. Ces résultats soutiennent l’utilisation conjointe d’un score total composite ou de scores factoriels distincts en fonction des objectifs spécifiques de la recherche.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Attitude toward CMC (intégrée dans la batterie Perceptions of Computer-Mediated Communication Assessment – PCMCA).
- Auteur et adaptation : Martha Perry (2010), d’après les théories et instruments de la communication médiatisée par ordinateur.
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (auto-évaluation individuelle).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation électronique en ligne.
- Nombre total d’items : 13 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale à 4 points :
- 1 = « strongly disagree » (fortement en désaccord)
- 2 = « disagree » (en désaccord)
- 3 = « agree » (d’accord)
- 4 = « strongly agree » (fortement d’accord)
- Modalités de cotation :
- Items inversés : Les énoncés négatifs ou exprimant une entrave/anxiété doivent être inversés avant le calcul du score global (1 devient 4, 2 devient 3, 3 devient 2, 4 devient 1). Ces items correspondent aux énoncés 1, 2, 4, 7 et 11.
- Score total : Obtenu par la somme ou la moyenne des 13 items après recodage. Un score plus élevé indique une attitude plus favorable, réceptive et confiante envers l’usage de la communication médiatisée par ordinateur dans les relations interpersonnelles.
- Scores sous-dimensionnels : Possibilité de calculer des scores moyens pour les dimensions d’affect général envers l’ordinateur (items 9, 10, 11 recodé, 12, 13) et de perception fonctionnelle dans la dyade (items 1 recodé, 2 recodé, 3, 4 recodé, 5, 6, 7 recodé, 8).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de diffusion académique : 2010 (mémoire de maîtrise à l’Université du Kentucky).
- Statut des droits d’auteur : Propriété académique de l’auteure (Martha Perry) et de l’Université du Kentucky. Le travail a été diffusé en accès public au sein du répertoire de thèses institutionnel UKnowledge.
- Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement académique. Les chercheurs souhaitant utiliser, reproduire ou traduire l’outil sont tenus de citer rigoureusement le document source original de Perry (2010).
- Tarifs : Aucun coût d’acquisition ou licence payante n’est exigé pour l’usage académique et clinique à but non lucratif.
12. Références / References
- Daft, R. L., & Lengel, R. H. (1986). Organizational information requirements, media richness and structural design. Management Science, 32(5), 554-571. https://doi.org/10.1287/mnsc.32.5.554
- McCroskey, J. C. (1982). An introduction to rhetorical communication (4th ed.). Prentice-Hall.
- Perry, M. (2010). Face to face versus computer-mediated communication: Couples satisfaction and experience across conditions (Master’s thesis, University of Kentucky). UKnowledge Graduate School Theses, Paper 66. http://uknowledge.uky.edu/gradschool_theses/66
- Walther, J. B. (1992). Interpersonal effects in computer-mediated interaction: A relational perspective. Communication Research, 19(1), 52-90. https://doi.org/10.1177/009365092019001003
- Walther, J. B. (1996). Computer-mediated communication: Impersonal, interpersonal, and hyperpersonal interaction. Communication Research, 23(1), 3-43. https://doi.org/10.1177/009365096023001001
- Whitty, M. T., & Carr, A. N. (2006). Cyberspace romance: The psychology of online relationships. Palgrave Macmillan. https://doi.org/10.1057/9780230598348
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: “strongly disagree, 1” to “strongly agree, 4”
- I feel that CMC hinders or would hinder communication with my partner.
- My preference is to use CMC sparingly with my partner.
- When debating or discussing an issue of contention, I sometimes like to use CMC as a method of communication
- When communicating with my partner using CMC, I sometimes feel misunderstood
- I prefer to use CMC to discuss an important issue on which my partner and I have differing opinions
- My partner and I have more productive conversations when using CMC
- I have a negative perception of using CMC to communicate with others
- I use CMC to reiterate or clarify a point made during a face to face or phone conversation
- I have a positive attitude about using CMC
- I enjoy communicating using computers.
- I am nervous about using the computer to communicate with others.
- I look forward to sitting down at my computer to write to others.
- I am motivated to use computers to communicate with others.