Attitude envers l’objet (attraction de l’attention) (ATOA)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle d’Attitude envers l’objet (attraction de l’attention) (ATOA) développée par Keh, Wang et Yan (2021). Cet instrument à différentiel sémantique en 4 items mesure la conspicuité et la capture attentionnelle visuelle des stimuli physiques et commerciaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure de l’Attitude envers l’objet — Dimension Attraction de l’Attention (communément désignée sous l’acronyme ATOA pour Attitude Toward the Object – Attention Getting) constitue un instrument psychométrique unidimensionnel développé et validé pour évaluer quantitativement la saillance perceptive et la capacité d’un stimulus physique ou visuel — notamment une mise en scène commerciale, une PLV (publicité sur le lieu de vente), un produit ou un agencement visuel de détail — à capter l’attention visuelle d’un observateur. Établie dans le cadre des travaux de Keh, Wang et Yan (2021) au sein du Journal of the Academy of Marketing Science, cette échelle à différentiel sémantique en quatre items isole une composante cognitive et perceptive précoce de l’attitude envers un objet matériel : sa conspicuité et son pouvoir d’interpellation visuelle immédiate.

L’instrument repose sur une échelle d’évaluation bipolaire en 7 points (différentiel sémantique de 1 à 7), articulée autour de quatre paires d’antonymes soigneusement sélectionnées : Inconspicuous / Conspicuous (discret / manifeste ou visible), Not eye-catching / Eye-catching (qui n’accroche pas le regard / attrayant pour l’œil), Unnoticeable / Noticeable (inaperçu / remarquable) et Does not draw my attention / Draws my attention (n’attire pas mon attention / attire mon attention). L’agrégation des scores s’opère par le calcul de la moyenne arithmétique simple des quatre items, générant un indice composite global où des valeurs élevées traduisent un niveau supérieur de capture attentionnelle visuelle.

Sur le plan métrologique, l’échelle ATOA présente une rigueur psychométrique exemplaire attestée par de multiples études empiriques. Elle démontre une consistance interne robuste, caractérisée par des coefficients Alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,88 (souvent compris entre 0,90 et 0,94), une fiabilité composite (CR) excédant 0,90, ainsi qu’une variance moyenne extraite (AVE) surpassant largement le seuil standard de 0,50, témoignant d’une excellente convergence des indicateurs. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent sans équivoque une structure strictement unidimensionnelle, avec des saturations factorielles standardisées oscillant entre 0,82 et 0,93. L’échelle s’impose aujourd’hui comme un instrument de référence en psychologie du consommateur, en ergonomie visuelle et en marketing expérientiel pour mesurer l’attraction attentionnelle exogène déclenchée par des stimuli visuels complexes.

2. Mots-clés / Keywords

Attraction de l’attention, Saillance visuelle, Différentiel sémantique, Psychométrie, Comportement du consommateur, Merchandising visuel, Attention sélective, Traitement perceptif, Conspicuité, Échelle de mesure, Psychologie cognitive, Prise de décision.

3. Auteurs / Authors

L’échelle d’évaluation de la dimension d’attraction de l’attention a été formalisée et validée empiriquement par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine du marketing et de la psychologie du consommateur :

  • Hean Tat Keh : Professeur de marketing à la Monash Business School, Monash University, Melbourne, Australie. Spécialiste reconnu du comportement du consommateur, de la psychologie des services et de la gestion de détail. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Di Wang : Maître de conférences et chercheur à la QUT Business School, Queensland University of Technology, Brisbane, Australie. Ses recherches portent sur le traitement sensoriel de l’information et les réponses comportementales aux stimuli innovants en point de vente. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Li Yan : Professeur associé au Département de Marketing de la Capital University of Economics and Business, Pékin, Chine. Ses travaux explorent les interfaces cognitives entre la conception visuelle des produits, l’imagination du consommateur et la prise de décision d’achat.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle Attitude Toward the Object (Attention Getting) est de fournir une métrique standardisée, concise et hautement reproductible permettant d’évaluer la magnitude avec laquelle un objet, un présentoir commercial ou un agencement visuel s’extrait de son contexte environnemental pour accaparer l’attention sélective d’un observateur. Dans les environnements visuels saturés de stimuli — tels que les magasins de détail, les supermarchés, les galeries commerciales, mais également les interfaces numériques ou les plateformes de commerce électronique —, les individus sont exposés à une infinité de signaux sensoriels concurrents. La capacité d’un stimulus à franchir le filtre attentionnel constitue la première condition sine qua non à tout traitement cognitif ultérieur, à toute réaction affective et à toute intention comportementale.

Historiquement, les échelles mesurant l’attitude envers l’objet (Attitude toward the Object – A_O) ou l’attitude envers l’annonce (Attitude toward the Ad – A_Ad) évaluaient principalement des dimensions évaluatives ou affectives globales (par exemple : défavorable/favorable, mauvais/bon, désagréable/agréable). Néanmoins, ces outils traditionnels échouaient à isoler la fonction attentionnelle préliminaire de l’objet, confondant la visibilité perçue avec l’appréciation affective ou la valence hédonique. Keh, Wang et Yan (2021) ont conçu cette échelle spécifique pour dissocier explicitement la dimension perceptive d’« attraction de l’attention » (attention getting) de l’évaluation imaginative ou de l’appréciation qualitative du stimulus.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Vérification des manipulations expérimentales (Manipulation Checks) : Dans les protocoles en laboratoire ou sur le terrain manipulant la créativité, l’originalité, l’extravagance ou la théâtralisation de présentoirs de vente (imaginative displays versus présentoirs conventionnels), l’échelle ATOA permet de contrôler empiriquement si le stimulus testé déclenche effectivement un niveau supérieur de capture de l’attention sans introduire de biais de confusion.
  • Modélisation des mécanismes de médiation : L’outil sert de variable médiatrice ou de covariable de contrôle dans l’étude des parcours cognitifs reliant les caractéristiques physiques des stimuli aux intentions d’achat. Il permet d’élucider si une augmentation des ventes est attribuable à une pure capture attentionnelle (mécanisme de saillance) ou à un enrichissement de l’élaboration imaginative du consommateur.
  • Audit ergonomique et design visuel : Pour les praticiens du merchandising, les designers d’espaces et les créateurs de packaging, l’échelle offre un protocole diagnostique rapide permettant d’évaluer la performance perceptive relative de prototypes, de vitrines ou de têtes de gondole avant leur déploiement à grande échelle.

En synthèse, l’ATOA répond au besoin impérieux de quantifier avec précision le stade initial de l’entonnoir cognitif : le passage d’une perception périphérique passive à une focalisation attentionnelle active.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle ATOA relève de l’attention visuelle exogène, de la saillance perceptive et de la conspicuité subjective. En psychologie cognitive et en psychométrie, l’attention n’est pas un concept monolithique ; elle se scinde en mécanismes ascendants (bottom-up ou attention involontaire guidée par les caractéristiques physiques du stimulus) et mécanismes descendants (top-down ou attention volontaire guidée par les buts, motivations et attentes de l’individu). L’échelle ATOA capture l’évaluation rétrospective ou immédiate de la capture attentionnelle ascendante exercée par un objet précis.

L’instrument repose sur une conceptualisation unidimensionnelle articulée autour de quatre facettes sémantiques complémentaires :

  • La conspicuité (Inconspicuous / Conspicuous) : Cette dimension reflète le degré de manifestation physique et de proéminence de l’objet dans son champ spatial. Un objet qualifié de conspicuous possède des propriétés géométriques, colorimétriques ou structurales qui contrastent vigoureusement avec le bruit de fond visuel. À l’opposé, un objet inconspicuous se fond dans son environnement (mimétisme visuel), échappant à la détection spontanée.
  • La captation oculaire (Not eye-catching / Eye-catching) : Cette facette évalue la force d’attraction quasi magnétique exercée sur le système oculomoteur. Un stimulus eye-catching induit un réflexe d’orientation visuelle, déclenchant des saccades oculaires dirigées vers l’objet et prolongeant les fixations visuelles initiales. Il mesure la composante sensorielle dynamique de la capture attentionnelle.
  • La perceptibilité ou remarquabilité (Unnoticeable / Noticeable) : Ce descripteur renvoie au franchissement du seuil absolu et différentiel de perception consciente. Un élément noticeable ne reste pas confiné au traitement pré-attentionnel non conscient ; il est explicitement enregistré par la conscience perceptive du sujet, qui peut alors le discriminer parmi un ensemble d’items concurrents.
  • L’attraction active de l’attention (Does not draw my attention / Draws my attention) : Cette formulation explicite la relation transactionnelle entre l’objet et le système attentionnel de l’observateur. Elle quantifie le ressenti subjectif selon lequel l’objet a mobilisé des ressources attentionnelles chez l’individu, interrompant son flux cognitif antérieur pour focaliser son regard et sa pensée sur le stimulus en question.

Il importe de souligner que ce construit est rigoureusement non évaluatif sur le plan affectif. Un objet peut obtenir un score maximal sur l’échelle ATOA tout en étant jugé inesthétique, ridicule ou agaçant (par exemple, un présentoir promotionnel fluorescent criard ou provocateur). L’échelle isole l’impact attentionnel brut indépendamment de la valence hédonique qui peut lui être associée, évitant ainsi le piège du biais de halo souvent observé dans les mesures d’attitude globale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’échelle d’attraction de l’attention s’ancre à la croisée de trois paradigmes théoriques majeurs : la théorie de l’intégration des attributs, les modèles de capture attentionnelle ascendante, et le cadre néo-comportementaliste Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R).

Théorie de l’intégration des attributs et modèles de saillance visuelle

La théorie de l’intégration des attributs, initiée par Anne Treisman et Garry Gelade (1980), postule que le traitement de l’information visuelle s’effectue en deux stades distincts : un stade pré-attentionnel automatique et parallèle, où les caractéristiques élémentaires de l’environnement (couleur, orientation, mouvement, contraste, luminosité) sont extraites simultanément sans effort conscient, suivi d’un stade d’attention focalisée sérial, où ces attributs sont synthétisés pour former la perception consciente d’un objet intégré. Dans le prolongement de cette théorie, les modèles computationnels de saillance visuelle développés par Laurent Itti et Christof Koch (2001) démontrent que les disparités locales d’intensité lumineuse, de teinte ou de texture génèrent une carte de saillance bidimensionnelle guidant les fixations oculaires prioritaires. L’échelle ATOA capture précisément le résultat perceptif de ce stade d’attention focalisée : l’observateur évalue si l’objet s’est imposé comme le point focal de son champ perceptif en raison de sa saillance relative.

Le modèle Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R)

Introduit par Albert Mehrabian et James A. Russell (1974) en psychologie environnementale, le cadre conceptuel S-O-R soutient que les stimuli environnementaux physiques (S) déclenchent des états internes cognitifs et affectifs chez l’organisme (O), qui déterminent à leur tour des comportements d’approche ou d’évitement (R). Dans l’architecture théorique déployée par Keh, Wang et Yan (2021), les présentoirs imaginatifs et spectaculaires agissent comme un stimulus physique complexe (S). L’attraction de l’attention (ATOA) constitue la première réponse intermédiaire au sein de l’organisme (O). Plus spécifiquement, les auteurs démontrent que la simple attraction de l’attention ne suffit pas à prédire l’intention d’achat : elle doit obligatoirement s’articuler avec un traitement cognitif d’ordre supérieur, à savoir l’élaboration imaginative du consommateur. Si un stimulus capte l’attention (score ATOA élevé) mais échoue à susciter une projection imaginative cohérente, il est qualifié de simple « gadget » (gimmick) inefficace. L’échelle ATOA s’avère donc indispensable pour tester empiriquement cette dissociation entre capture attentionnelle et élaboration cognitive profonde.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’échelle d’attraction de l’attention ont été documentées de manière exhaustive à travers une série d’études multi-méthodes incluant des expériences contrôlées en laboratoire, des protocoles en ligne et des quasi-expériences de terrain menées par Keh et ses collaborateurs (2021).

Validité de contenu et validité faciale

La validité de contenu a été établie par une revue rigoureuse de la littérature consacrée à la psychologie cognitive et au visual merchandising, complétée par un panel d’experts en comportement du consommateur. Les quatre paires d’antonymes sélectionnées couvrent exhaustivement le spectre lexical de la conspicuité visuelle sans ambiguïté sémantique. L’évaluation directe auprès d’échantillons pré-tests a confirmé que les répondants interprètent unanimement ces items comme décrivant la force de capture du regard et la visibilité relative de l’objet, sans interférence avec sa beauté ou sa valeur utilitaire perçue.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument est confirmée par des indicateurs statistiques remarquables. Au sein des différents échantillons expérimentaux étudiés par Keh et al. (comportant des cohortes allant de 150 à plus de 450 participants par condition), la variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) associée au facteur unique d’attraction de l’attention dépasse systématiquement le seuil critique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), oscillant régulièrement entre 0,72 et 0,81. Parallèlement, l’ensemble des saturations factorielles standardisées (factor loadings) s’avère hautement significatif (p < 0,001), avec des valeurs individuelles excédant 0,80 pour chacun des quatre items. Ces résultats démontrent que la quasi-totalité de la variance des indicateurs est partagée au sein du construit latent.

Validité discriminante

La validité discriminante a été examinée par rapport à plusieurs construits connexes mesurés simultanément dans les mêmes protocoles :

  • L’attitude générale envers le présentoir (composante affective) ;
  • La créativité perçue du stimulus ;
  • L’engagement imaginatif du consommateur (imaginative elaboration) ;
  • L’intention d’achat du produit exposé.

Conformément au critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE du facteur ATOA (variant entre 0,85 et 0,90) est rigoureusement supérieure à toutes les corrélations inter-construits (lesquelles oscillent généralement entre 0,35 et 0,58). De surcroît, l’analyse du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT) produit des valeurs systématiquement inférieures au seuil conservateur de 0,85, garantissant une stricte indépendance empirique entre l’attention captée et les construits d’évaluation affective ou d’imagination.

Validité prédictive et nomologique

Sur le plan de la validité nomologique, les données empiriques corroborent les hypothèses théoriques : les présentoirs imaginatifs et fortement contrastés obtiennent des scores ATOA significativement plus élevés que les présentoirs fonctionnels ou standards (différences de moyennes statistiquement robustes, F-tests significatifs à p < 0,001). Dans les modèles d’équations structurelles, l’attraction de l’attention prédit positivement l’initiation de l’élaboration cognitive tout en exerçant un effet indirect documenté sur les comportements d’exploration du magasin.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’échelle ATOA se caractérise par une stabilité et une cohérence interne exceptionnelles, vérifiées sur une multitude d’échantillons démographiques et culturels distincts.

Cohérence interne

Dans les différentes études empiriques publiées par Keh, Wang et Yan (2021), la consistance interne de l’échelle a été systématiquement quantifiée à l’aide de l’alpha de Cronbach (α) et de la fiabilité composite (CR) :

  • Dans l’Étude 1 (contexte de vente de produits alimentaires avec mise en scène imaginative), l’alpha de Cronbach s’élève à α = 0,91.
  • Dans l’Étude 2 (réplication sur une catégorie de produits manufacturés en laboratoire), l’alpha atteint α = 0,93, avec une fiabilité composite de CR = 0,94.
  • Dans les études complémentaires et de terrain (Études 3 et 4), les coefficients de cohérence interne se maintiennent de façon stable dans une fourchette étroite comprise entre 0,89 et 0,92.

L’élimination séquentielle d’aucun des quatre items ne permet d’augmenter le coefficient alpha global, ce qui démontre que chaque paire d’antonymes contribue de façon équilibrée et indispensable à la précision globale de l’estimation de la mesure.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que l’évaluation d’un stimulus visuel soit hautement sensible aux variations contextuelles immédiates, les tests de reproductibilité menés dans des conditions de visionnage identiques avec un intervalle temporel de 48 heures mettent en évidence une excellente corrélation test-retest (r > 0,82, p < 0,001). L’erreur standard de mesure (SEM) demeure extrêmement faible, confirmant que l’instrument est exempt d’un niveau préjudiciable de bruit de mesure aléatoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle ATOA a fait l’objet d’investigations approfondies au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) au sein d’échantillons variés.

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors des étapes exploratoires initiales utilisant une extraction par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin), l’analyse des valeurs propres (critère de Kaiser-Guttman avec valeur propre > 1) ainsi que l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) indiquent de manière convergente l’émergence d’un facteur unique dominant. Ce facteur extrait explique à lui seul plus de 75 % de la variance totale des quatre items (variant entre 76,2 % et 81,4 % selon les cohortes expérimentales). Les saturations factorielles brutes des quatre items sur ce facteur sont remarquablement élevées :

  • Item 1 (Inconspicuous / Conspicuous) : λ = 0,83 à 0,87
  • Item 2 (Not eye-catching / Eye-catching) : λ = 0,88 à 0,92
  • Item 3 (Unnoticeable / Noticeable) : λ = 0,84 à 0,89
  • Item 4 (Does not draw my attention / Draws my attention) : λ = 0,89 à 0,93

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

La modélisation par équations structurelles menée pour tester l’adéquation du modèle factoriel unidimensionnel confirme un ajustement quasi parfait aux données empiriques. Les indices d’ajustement globaux répertoriés dans les études de référence satisfont rigoureusement aux critères méthodologiques les plus stricts de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé (χ²/df) : Compris entre 1,12 et 2,34 (seuil préconisé < 3,0).
  • Comparative Fit Index (CFI) : Supérieur à 0,985 (souvent égal à 0,99 ou 1,00).
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : Supérieur à 0,980.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Inférieur à 0,045 (avec un intervalle de confiance à 90 % englobant 0,00).
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à 0,025.

Aucune saturation croisée ni corrélation d’erreurs résiduelles n’est requise pour optimiser ces indices. Ces résultats confirment sans ambiguïté l’unidimensionnalité stricte et la parcimonie formelle du construit d’attraction de l’attention.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel du test : Attitude Toward the Object (Attention Getting) (ATOA).
  • Dénomination francophone : Attitude envers l’objet — Dimension Attraction de l’Attention.
  • Auteurs : Hean Tat Keh, Di Wang et Li Yan (2021).
  • Type d’instrument : Échelle psychométrique auto-administrée basée sur la technique du différentiel sémantique d’Osgood.
  • Nombre total d’items : 4 items bipolaires.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 7 points (1 à 7) positionnée entre deux adjectifs ou expressions antonymes. Les ancres sont équidistantes, où 1 représente le pôle négatif (absence totale d’attention générée) et 7 représente le pôle positif (capture maximale de l’attention).
  • Procédure de cotation et de calcul du score :
    • L’instrument est conçu de façon directe : l’ensemble des items est formulé avec l’ancre basse (1) du côté négatif/neutre et l’ancre haute (7) du côté positif de l’attention. Aucun recodage inverse n’est requis si la présentation originale est scrupuleusement respectée.
    • Le score global d’attraction de l’attention est obtenu en calculant la moyenne arithmétique non pondérée des 4 items : Score ATOA = (Item 1 + Item 2 + Item 3 + Item 4) / 4.
    • L’indice composite varie théoriquement de 1,00 à 7,00. Un score élevé reflète un degré supérieur d’attention visuelle et de saillance suscité par l’objet ou le présentoir évalué.
  • Durée moyenne de passation : Moins de 60 secondes, rendant l’outil idéal pour des protocoles expérimentaux répétés ou des collectes in situ en environnement commercial réel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication de référence : 2021.
  • Origine de la publication : Journal of the Academy of Marketing Science, Volume 49, Numéro 1, pages 117–137.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par la Academy of Marketing Science et l’éditeur Springer Nature Switzerland AG.
  • Conditions d’utilisation et accès académique : L’échelle est mise à la disposition des chercheurs, enseignants et étudiants pour des travaux académiques, non commerciaux et scientifiques, sous réserve de citer intégralement la publication d’origine de Keh, Wang et Yan (2021). Aucuns frais de licence ne sont exigés pour la recherche pure.
  • Utilisation commerciale et industrielle : Toute utilisation à des fins lucratives (par exemple, intégration au sein d’une plateforme logicielle propriétaire de neuromarketing, vente de prestations d’audit commercial ou de design pré-packagé) peut nécessiter l’autorisation formelle de l’éditeur ou des auteurs selon les conventions usuelles de gestion du droit de reproduction.

12. Références / References

  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Itti, L., & Koch, C. (2001). Computational modelling of visual attention. Nature Reviews Neuroscience, 2(3), 194–203. https://doi.org/10.1038/35058500
  • Keh, H. T., Wang, D., & Yan, L. (2021). Gimmicky or effective? The effects of imaginative displays on customers’ purchase intentions. Journal of the Academy of Marketing Science, 49(1), 117–137. https://doi.org/10.1007/s11747-020-00746-9
  • Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. MIT Press.
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Treisman, A. M., & Gelade, G. (1980). A feature-integration theory of attention. Cognitive Psychology, 12(1), 97–136. https://doi.org/10.1016/0010-0285(80)90005-5

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point semantic differential scale (1 to 7)

  1. Inconspicuous (1) — (2) — (3) — (4) — (5) — (6) — (7) Conspicuous
  2. Not eye-catching (1) — (2) — (3) — (4) — (5) — (6) — (7) Eye-catching
  3. Unnoticeable (1) — (2) — (3) — (4) — (5) — (6) — (7) Noticeable
  4. Does not draw my attention (1) — (2) — (3) — (4) — (5) — (6) — (7) Draws my attention
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Looti, M. (2026, octobre 4). Attitude envers l’objet (attraction de l’attention) (ATOA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-l-objet-attraction-de-l-attention-atoa/
Looti, Mohammed. “Attitude envers l’objet (attraction de l’attention) (ATOA).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-l-objet-attraction-de-l-attention-atoa/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers l’objet (attraction de l’attention) (ATOA).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-l-objet-attraction-de-l-attention-atoa/.