1. Résumé / Abstract
L’échelle de mesure de l’Attitude envers l’entreprise (Responsabilité sociale) (couramment désignée sous l’acronyme ATCSR pour Attitude Toward the Company [Social Responsibility]) est un instrument psychométrique développé initialement par Judith Anne Garretson Folse, Ronald W. Niedrich et Stacy Landreth Grau (2010). Conçu au sein des sciences de gestion et du comportement du consommateur, cet instrument quantifie la perception qu’a un individu de la sincérité, de la légitimité et de l’engagement sociétal d’une firme commerciale, en particulier dans des contextes de marketing lié à une cause (cause-related marketing ou CRM) et d’initiatives philanthropiques d’entreprise. Composée de 5 items auto-rapportés, l’échelle utilise un format de réponse de type Likert en 7 points (allant généralement de « 1 = Pas du tout d’accord » à « 7 = Tout à fait d’accord »).
Sur le plan structural, l’instrument évalue une dimension unifactorielle robuste englobant la citoyenneté organisationnelle perçue, la responsabilité sociale globale, la priorité accordée au bien-être d’autrui et la pureté des motivations perçues (c’est-à-dire si la campagne commerciale bénéficie réellement à la cause plutôt qu’uniquement à la rentabilité de l’organisation). Les études psychométriques princeps et subséquentes démontrent des qualités métrologiques remarquables, attestées par une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach systématiquement supérieur à 0,88 et indice de fiabilité composite supérieur à 0,90), une validité convergente confirmée par une variance moyenne extraite (AVE) excédant 0,65, ainsi qu’une validité discriminante prouvée vis-à-vis des construits connexes tels que l’attitude envers la marque, l’intention d’achat et le scepticisme du consommateur. Cet article propose une analyse critique exhaustive des fondements théoriques, des propriétés empiriques et des applications opérationnelles de l’ATCSR.
2. Mots-clés / Keywords
Responsabilité sociale des entreprises (RSE), marketing lié à une cause, philanthropie d’entreprise, comportement du consommateur, psychométrie, citoyenneté d’entreprise, scepticisme du consommateur, inférence d’attribution, légitimité perçue, attitude envers l’entreprise.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été formulé, validé et documenté par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing stratégique et psychologie du consommateur :
- Judith Anne Garretson Folse : Ph.D., Professeure de marketing, E. J. Ourso College of Business, Louisiana State University (Baton Rouge, Louisiane, États-Unis) et ultérieurement à l’University of Arkansas (Fayetteville, Arkansas, États-Unis). Spécialiste de la communication persuasive, de la tarification psychologique et des réponses affectives et cognitives des consommateurs aux stimuli promotionnels. Courriel institutionnel : [email protected].
- Ronald W. Niedrich : Ph.D., Professeur émérite de marketing, Pamplin College of Business, Virginia Polytechnic Institute and State University (Virginia Tech, Blacksburg, Virginie, États-Unis). Ses recherches portent sur la modélisation cognitive des jugements d’évaluation des consommateurs, les effets d’ancrage et la psychométrie des attitudes. Courriel institutionnel : [email protected].
- Stacy Landreth Grau : Ph.D., Professeure de pratique en entrepreneuriat et marketing, Neeley School of Business, Texas Christian University (Fort Worth, Texas, États-Unis). Ses publications explorent en profondeur la publicité sociétale, l’efficacité des campagnes pro-sociales et l’éthique des organisations commerciales. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle ATCSR est de capturer avec précision et parcimonie la façon dont les consommateurs évaluent la sincérité du positionnement sociétal d’une entreprise lorsqu’ils sont exposés à des actions commerciales articulées autour de causes d’intérêt public. Dans le paradigme contemporain du marketing social et du marketing lié à une cause, les firmes ne communiquent plus seulement sur les attributs fonctionnels, techniques ou tarifaires de leurs produits, mais associent leurs transactions marchandes à des dons financiers, matériels ou logistiques en faveur d’organisations non gouvernementales ou d’initiatives humanitaires. Si ces campagnes visent à stimuler le volume des ventes, elles modifient profondément la nature des inférences cognitives produites par les acheteurs.
Face à de telles campagnes, le consommateur s’interroge inévitablement sur la légitimité de l’initiative : l’entreprise agit-elle par préoccupation sincère pour la communauté et le progrès social, ou instrumentalise-t-elle une détresse humaine à des fins mercantiles cyniques ? L’échelle ATCSR répond précisément à ce besoin d’évaluation diagnostique. Elle permet aux chercheurs académiques comme aux spécialistes des études d’opinion d’évaluer dans quelle mesure l’exposition à des variables manipulées (telles que le montant du don consenti par l’entreprise, le seuil d’achat exigé, la congruence perçue entre la marque et la cause, ou encore la transparence de la communication) influence positivement ou négativement la réputation éthique de l’entreprise.
Sur le plan des applications empiriques, l’échelle intervient dans les contextes suivants :
- Recherche fondamentale en comportement du consommateur : Modélisation des médiations cognitives reliant la participation du consommateur à une campagne promotionnelle et ses intentions futures de fidélité ou de boycott.
- Audit d’image institutionnelle : Mesure pré- et post-campagne de l’impact des politiques de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sur la perception du public cible.
- Détection du « greenwashing » et du « cause-washing » : Identification des seuils de scepticisme au-delà desquels une campagne publicitaire sociétale produit un effet boomerang néfaste sur la marque.
- Expérimentations en psychologie sociale appliquée : Étude de la formation du jugement moral des individus face à des entités corporatives perçues comme des agents moraux dotés d’intentions et de responsabilités civiques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’ATCSR est une attitude évaluative ciblée, définie comme une prédisposition apprise à réagir de manière favorable ou défavorable envers une entreprise spécifiquement sur le registre de sa responsabilité éthique, morale et civique. Contrairement à une attitude générale envers la marque (qui agrège l’attrait esthétique, la qualité fonctionnelle, le rapport qualité-prix et l’image de prestige), l’ATCSR se focalise strictement sur la moralité organisationnelle perçue. Bien que l’instrument soit opérationnalisé de manière unifactorielle pour garantir une application expérimentale efficiente, il intègre conceptuellement cinq facettes interdépendantes :
5.1. La citoyenneté d’entreprise perçue (Corporate Citizenship)
Cette composante fait écho au postulat selon lequel une firme doit se comporter comme un membre loyal, respectueux et constructif de la société dans laquelle elle opère. Elle reflète l’appréciation du public quant au respect par l’entreprise des normes juridiques, éthiques et culturelles fondamentales, au-delà de la simple conformité légale obligatoire.
5.2. La responsabilité sociale globale (Overall Social Responsibility)
Cette dimension évalue le sentiment holistique que l’organisation assume consciemment les externalités (positives et négatives) générées par son activité économique. L’entreprise est perçue comme un acteur attentif aux grands défis sociétaux contemporains (lutte contre la précarité, santé publique, éducation, équité écologique).
5.3. La légitimité de l’engagement (Perceived Legitimacy of Cause Engagement)
La légitimité renvoie à la pertinence et à l’adéquation morale de l’association entre l’entreprise et la cause défendue. Les individus jugent si la firme possède l’autorité morale et la cohérence nécessaire pour intervenir dans ce domaine précis, évitant ainsi le sentiment d’intrusion opportuniste.
5.4. L’altruisme organisationnel (Importance Placed on Helping Others)
Cette facette sonde la croyance du consommateur selon laquelle l’entreprise valorise sincèrement le bien-être d’autrui et intègre la bienveillance dans sa culture d’entreprise, plutôt que d’être guidée exclusivement par la maximisation du profit actionnarial à court terme.
5.5. L’orientation du bénéfice perçu (Cause vs. Firm Benefit)
Élément critique dans les recherches sur le marketing lié à une cause, cette dimension évalue l’équilibre perçu entre le bénéfice retiré par la cause caritative et le bénéfice commercial accumulé par l’entreprise. Lorsque le public perçoit que la campagne a été calibrée prioritairement pour soutenir l’association caritative et non pour orchestrer une opération de relations publiques rentable, l’attitude sociétale est maximale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de l’échelle ATCSR repose principalement sur trois courants majeurs de la psychologie sociale et du management stratégique : la théorie de l’attribution, le modèle de la persuasion de Friestad et Wright, et la théorie de la citoyenneté d’entreprise.
6.1. La théorie de l’attribution
Développée originellement par Fritz Heider (1958) puis formalisée par Harold Kelley (1967) et Bernard Weiner (1986), la théorie de l’attribution postule que les êtres humains sont des « psychologues naïfs » animés par le besoin irrépressible de rechercher les causes profondes sous-tendant les comportements observés chez autrui. Appliquée au marketing, lorsqu’un consommateur découvre qu’une marque reverse une partie de ses recettes à la recherche contre le cancer, il active immédiatement un processus d’inférence causale :
- Attribution intrinsèque : L’entreprise agit par bonté d’âme, bienveillance sincère et conviction philanthropique.
- Attribution extrinsèque : L’entreprise agit par calcul mercantile cynique, pour optimiser ses déductions fiscales ou redorer son image de marque après une controverse.
L’échelle ATCSR enregistre le résultat net de ce processus attributif : des scores élevés attestent que les attributions intrinsèques l’ont emporté sur les attributions extrinsèques.
6.2. Le modèle de la connaissance de la persuasion (Persuasion Knowledge Model)
Formulé par Marian Friestad et Peter Wright (1994), ce cadre conceptuel stipule que les consommateurs développent, au fil de leur existence et de leur exposition publicitaire, un répertoire de compétences critiques et de schémas cognitifs appelés « connaissances de persuasion » (persuasion knowledge). Lorsqu’une entreprise déploie une opération de marketing lié à une cause, les mécanismes de défense du consommateur peuvent s’activer s’il suspecte une tentative manipulatoire. L’instrument de Folse et al. (2010) évalue précisément la neutralisation ou la réactivation de cette méfiance cognitive.
6.3. La théorie des parties prenantes et de la citoyenneté organisationnelle
Sur le plan managérial, l’outil s’inspire des travaux fondamentaux d’Edward Freeman (1984) sur la théorie des parties prenantes (Stakeholder Theory) et des modélisations de la responsabilité sociétale d’Archie Carroll (1979, 1991). Dans cette perspective, l’évaluation du consommateur ne se cantonne pas à la sphère économique ou légale, mais englobe les responsabilités éthiques et philanthropiques de la firme.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’ATCSR a été rigoureusement attestée à travers les différentes étapes de recherche menées par Folse, Niedrich et Grau (2010), ainsi que par des réplications indépendantes ultérieures dans divers contextes culturels et sectoriels.
7.1. Validité de construit et validité convergente
La validité de construit a été examinée par le biais d’analyses factorielles confirmatoires (AFC). Dans l’étude de Folse et al. (2010), menée sur des échantillons diversifiés de consommateurs confrontés à des scénarios expérimentaux manipulant les montants de dons et les contraintes de volume d’achat, le modèle unifactoriel a démontré un ajustement excellent :
- Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) de l’ensemble des 5 items étaient toutes statistiquement significatives ($p < 0,001$) et dépassaient largement le seuil conventionnel de 0,70, variant entre 0,78 et 0,92.
- La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excédait systématiquement le seuil critique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant à des niveaux remarquables compris entre 0,68 et 0,75 selon les conditions expérimentales.
7.2. Validité discriminante
La validité discriminante a été scrupuleusement testée vis-à-vis de concepts voisins :
- Attitude générale envers l’entreprise ($A_{C}$) : Bien que positivement corrélée avec l’attitude globale envers l’entreprise (corrélations typiques entre 0,55 et 0,70), l’ATCSR s’en distingue nettement ; la racine carrée de l’AVE pour chaque construit était strictement supérieure aux corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker).
- Scepticisme général du consommateur : Corrélé négativement de façon significative ($r \approx -0,40$ à $-0,55$), confirmant que l’ATCSR saisit bien l’absence de cynisme perçu sans être le simple miroir inversé du trait de personnalité sceptique.
- Intention d’achat ($PI$) et intention de participation ($CI$) : Les modèles de comparaison emboîtés (test de différence de Chi-deux $\Delta\chi^2$) ont confirmé que contraindre la corrélation à 1 entre ces construits dégradait significativement l’ajustement du modèle ($p < 0,001$).
7.3. Validité prédictive et nomologique
Sur le plan prédictif, l’ATCSR s’est avérée être un médiateur puissant et systématique entre les caractéristiques de l’offre promotionnelle sociétale (ex. générosité du don affiché par le détaillant) et les intentions comportementales ultérieures des consommateurs. Les analyses de régression et les modèles d’équations structurelles ont révélé que l’ATCSR prédit directement les intentions de participation à l’opération de bienfaisance ainsi que la recommandation bouche-à-oreille positive.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle d’attitude envers la responsabilité sociale de l’entreprise a fait l’objet d’évaluations métrologiques approfondies dans les études expérimentales publiées :
8.1. Cohérence interne
Les indices de consistance interne rapportés dans la littérature sont remarquablement homogènes et surpassent largement les exigences académiques standards (seuil de Nunnally de 0,70) :
- Dans l’étude empirique princeps de Folse, Niedrich et Grau (2010), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) rapporté pour les 5 items s’élevait à 0,93 pour l’échantillon global de l’Étude 1, et à 0,94 dans l’Étude 2.
- La fiabilité composite (Composite Reliability, CR ou coefficient de Jöreskog) a été calculée au-delà de 0,92, confirmant une variance d’erreur minime et une homogénéité remarquable des indicateurs.
- L’analyse des corrélations item-total corrigées a démontré que chaque item pris isolément corrélait avec le score total composite à un niveau supérieur à $r = 0,72$, sans qu’aucune suppression d’item n’entraîne une amélioration de l’alpha global.
8.2. Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Bien que l’instrument soit prioritairement employé dans des protocoles expérimentaux transversaux (où l’attitude est mesurée immédiatement après manipulation de stimuli publicitaires), les études longitudinales et de panels consommateurs mesurant la réputation de marque sur des intervalles de deux à quatre semaines démontrent une stabilité test-retest substantielle ($r > 0,80$ en l’absence d’incident médiatique ou de crise informationnelle concernant l’organisation évaluée).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validation empirique de la structure de l’ATCSR repose sur une démarche rigoureuse conjuguant analyse factorielle exploratoire (AFE) lors de la phase préliminaire de conception et analyse factorielle confirmatoire (AFC) pour la validation définitive de la structure métrique.
9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Durant les phases de calibration des stimuli, les analyses factorielles en composantes principales avec rotation varimax et oblimin ont invariablement extrait un facteur unique dominant ayant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser ($> 1,0$), typiquement autour de 3,65 à 3,85, expliquant à lui seul plus de 72 % à 76 % de la variance totale observée des réponses. Le scree plot (test du coude de Cattell) a systématiquement confirmé une rupture univoque après le premier facteur, justifiant le traitement unifactoriel du construit.
9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modèles d’équations structurelles mis en œuvre sous LISREL et AMOS par les auteurs ont testé la conformité des données au modèle unidimensionnel à 5 indicateurs. Les indices d’ajustement obtenus répondent aux critères méthodologiques les plus rigoureux de Hu et Bentler (1999) :
- Chi-deux normé : $chi^2 / text{ddl} < 2,50$ (avec $p > 0,05$ ou compatible avec la taille d’échantillon) ;
- Comparative Fit Index (CFI) : $> 0,98$ ;
- Tucker-Lewis Index (TLI / NNFI) : $> 0,97$ ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : $< 0,055$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,000 et 0,078) ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : $< 0,030$.
Le tableau théorique des saturations factorielles se résume comme suit :
| Item | Focalisation conceptuelle | Saturation standardisée ($lambda$) | Erreur de mesure ($\theta_\epsilon$) |
|---|---|---|---|
| Item 1 | Légitimité de l’engagement sociétal | 0,82 – 0,88 | 0,23 – 0,32 |
| Item 2 | Responsabilité sociétale globale | 0,85 – 0,91 | 0,17 – 0,28 |
| Item 3 | Bonne citoyenneté d’entreprise | 0,88 – 0,93 | 0,14 – 0,22 |
| Item 4 | Priorité accordée à l’aide apportée à autrui | 0,79 – 0,86 | 0,26 – 0,38 |
| Item 5 | Orientation des bénéfices vers la cause (vs entreprise) | 0,76 – 0,84 | 0,29 – 0,42 |
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par une structure standardisée facilitant son intégration dans des questionnaires auto-administrés, des sondages en ligne ou des protocoles en laboratoire de recherche comportementale :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation attitudinale.
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique (Qualtrics, SurveyMonkey, Limesurvey).
- Nombre d’items : 5 items formulés sous la forme d’affirmations déclaratives ou d’échelles de différentiel sémantique adaptées.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
2 = Pas d’accord (Disagree)
3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat Disagree)
4 = Ni en désaccord ni d’accord / Neutre (Neither Agree nor Disagree)
5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree) - Procédure de cotation :
- Tous les items sont orientés positivement en faveur de la responsabilité sociétale de l’entreprise (aucun recodage inversé requis dans la version originale).
- Le score global moyen s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 5 items (score variant de 1,00 à 7,00).
- Un score sommateur composite peut également être calculé par l’addition des 5 réponses (score variant de 5 à 35).
- Interprétation des scores :
- Score moyen entre 1,00 et 3,49 : Attitude défavorable / Forte suspicion de cynisme commercial ou de « cause-washing » ;
- Score moyen entre 3,50 et 4,50 : Positionnement neutre, indécision ou ambivalence quant à l’éthique de la firme ;
- Score moyen supérieur ou égal à 4,51 : Perception positive de l’engagement sociétal et citoyenneté organisationnelle reconnue.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle a été publiée pour la première fois en 2010 dans le prestigieux Journal of Retailing :
- Année d’apparition originale : 2010.
- Détenteur des droits et copyright : Le copyright de l’article scientifique princeps est détenu conjointement par l’Université de New York (New York University) et l’éditeur académique Elsevier Inc.
- Conditions d’utilisation pour la recherche académique : L’utilisation des items dans un cadre strictement académique, doctoral ou de recherche non commerciale est généralement autorisée sans frais au titre de l’usage loyal (« Fair Use »), sous réserve d’une citation bibliographique formelle et complète des auteurs (Folse et al., 2010).
- Utilisation commerciale, conseil et sondages lucratifs : Les praticiens, agences de publicité, cabinets de conseil en marketing et instituts de sondage commerciaux doivent vérifier les autorisations nécessaires ou acquérir les licences de reproduction auprès du Centre de dédouanement des droits d’auteur (Copyright Clearance Center – RightsLink) ou contacter directement les auteurs correspondants.
12. Références / References
Les sources et fondements théoriques de l’échelle reposent sur les travaux fondamentaux suivants, présentés selon les normes de l’American Psychological Association (APA, 7e édition) :
- Carroll, A. B. (1979). A three-dimensional conceptual model of corporate performance. Academy of Management Review, 4(4), 497–505. https://doi.org/10.5465/amr.1979.4498296
- Carroll, A. B. (1991). The pyramid of corporate social responsibility: Toward the moral management of organizational stakeholders. Business Horizons, 34(4), 39–48. https://doi.org/10.1016/0007-6813(91)90005-G
- Folse, J. A. G., Niedrich, R. W., & Grau, S. L. (2010). Cause-retailing marketing: The effects of purchase quantity and firm donation amount on consumer inferences and participation intentions. Journal of Retailing, 86(4), 295–309. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2010.02.005
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Freeman, R. E. (1984). Strategic management: A stakeholder approach. Pitman.
- Friestad, M., & Wright, P. (1994). The Persuasion Knowledge Model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380
- Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
- Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Kelley, H. H. (1967). Attribution theory in social psychology. In D. Levine (Ed.), Nebraska symposium on motivation (Vol. 15, pp. 192–238). University of Nebraska Press.
- Weiner, B. (1986). An attributional theory of motivation and emotion. Springer-Verlag. https://doi.org/10.1007/978-1-4612-4948-1
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les formulations textuelles officielles de cette échelle psychométrique sont protégées par le droit d’auteur et la propriété intellectuelle de leurs auteurs et de la revue scientifique éditrice. Par conséquent, elles ne sont pas reproduites dans le domaine public ouvert.
Afin d’éclairer les chercheurs sur le contenu opérationnel mesuré par l’inventaire tout en respectant strictement l’intégrité de la publication originale, les dimensions opérationnelles et les formulations conceptuelles indicatives utilisées par les participants sont présentées ci-dessous :
Operational Statements and Item Descriptions (Rating format: 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree):
-
Item 1 (Perceived Legitimacy): Evaluation of the perceived legitimacy of the company’s association and involvement with the social cause.
[Exemple indicatif : L’implication de cette entreprise dans cette cause caritative est tout à fait légitime et appropriée.] -
Item 2 (Overall Social Responsibility): Evaluation of whether the company is perceived as an overall socially responsible organization.
[Exemple indicatif : Dans l’ensemble, cette entreprise agit comme une organisation socialement responsable.] -
Item 3 (Corporate Citizenship): Assessment of the degree to which the firm represents a good corporate citizen within society.
[Exemple indicatif : Cette entreprise fait preuve d’une excellente citoyenneté d’entreprise.] -
Item 4 (Priority on Helping Others): Assessment of the importance that the company genuinely places on helping other people in need.
[Exemple indicatif : Cette entreprise accorde une réelle importance à aider son prochain et à soutenir la collectivité.] -
Item 5 (Promotion Benefiting Cause vs. Firm): Assessment of the extent to which the promotional marketing campaign benefits the charitable cause rather than merely benefiting the company itself.
[Exemple indicatif : Cette opération commerciale profite véritablement à la cause soutenue plutôt qu’uniquement à la rentabilité de l’entreprise.]