Attachement émotionnel au téléphone portable

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle d’attachement émotionnel au téléphone portable (Song & Sela, 2023) : fondements théoriques, propriétés psychométriques et cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’attachement émotionnel au téléphone portable (Emotional Attachment to the Cell Phone Scale) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer l’intensité du lien affectif, psychologique et comportemental qu’un individu entretient avec son smartphone. Utilisée notamment par Song et Sela (2023) dans le cadre de recherches publiées dans le Journal of Marketing Research, cette version courte à 4 items est adaptée de corpus psychométriques antérieurs explorant l’attachement aux objets matériels et aux technologies numériques. L’échelle mesure la propension de l’utilisateur à percevoir son terminal mobile non pas comme un simple outil utilitaire, mais comme une extension de son identité, générant un besoin de proximité physique continue, une détresse en cas d’éloignement et une utilisation récurrente.

Sur le plan structurel, l’instrument se présente sous une forme unidimensionnelle comprenant quatre énoncés évalués sur une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »). Les propriétés psychométriques rapportées dans les recherches contemporaines en psychologie cognitive et en comportement du consommateur démontrent une excellente cohérence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,84 et 0,91 selon les échantillons. Les analyses factorielles confirmatoires appuient son unidimensionnalité et confirment des saturations factorielles standardisées robustes (> 0,70). L’outil présente une validité convergente et prédictive substantielle vis-à-vis de phénomènes tels que la recherche d’unicité (need for uniqueness), l’intégration du soi matériel, l’anxiété de séparation technologique (nomophobie) et la dépendance comportementale aux écrans.

2. Mots-clés / Keywords

Attachement émotionnel, téléphone portable, smartphone, soi étendu, psychométrie, théorie de l’attachement, comportement du consommateur, psychologie des technologies, dépendance numérique, nomophobie, cohérence interne, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation et l’application spécifique de cette forme abrégée à 4 items au sein de l’étude princeps sur la perception de soi et la recherche d’unicité ont été conduites par :

  • Camilla Eunyoung Song — PhD en marketing, Department of Marketing, Warrington College of Business, University of Florida, Gainesville, Floride, États-Unis. Ses recherches portent sur le comportement du consommateur numérique, l’influence des interfaces mobiles et l’identité personnelle.
  • Aner Sela — Professeur de marketing, Department of Marketing, Warrington College of Business, University of Florida, Gainesville, Floride, États-Unis. Spécialiste reconnu du jugement humain, de la prise de décision et des effets psychologiques des dispositifs technologiques interactifs. Adresse institutionnelle : [email protected].

Les fondements théoriques et les versions mères plus étendues de cet instrument trouvent leur origine dans les travaux sur l’attachement aux possessions développés notamment par Ball et Tasaki (1992), Thomson, MacInnis et Park (2005), ainsi que Konok et ses collaborateurs (2016) concernant l’attachement aux smartphones en tant qu’objets transitionnels contemporains.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’attachement émotionnel au téléphone portable est de quantifier rigoureusement la profondeur du lien affectif liant un utilisateur à son appareil personnel. Contrairement aux simples mesures de fréquence ou de durée d’utilisation (métriques quantitatives d’exposition aux écrans), cet instrument cible la valence qualitative et émotionnelle de l’interaction homme-machine. Les auteurs et chercheurs utilisent cet outil pour distinguer l’usage fonctionnel ou professionnel du smartphone de son intégration affective au répertoire du soi étendu (extended self).

Dans la recherche académique menée par Song et Sela (2023), l’objectif consistait à investiguer la manière dont l’interaction constante avec le smartphone modifie les schémas cognitifs des individus et accentue leur désir de différenciation individuelle (recherche d’unicité). L’appareil téléphonique est appréhendé comme une prothèse cognitive et affective : les personnes développant un attachement émotionnel accru sont plus enclines à considérer leur terminal comme un sanctuaire intime de leurs pensées, de leurs souvenirs et de leur identité numérique. En isolant ce construit, les chercheurs peuvent déterminer comment l’attachement technologique interfère avec la prise de décision, l’évaluation des produits, la formation des jugements sociaux et la vulnérabilité aux stimuli marketing.

Sur le plan des applications appliquées et de la recherche clinique ou psychosociale, l’échelle apporte une valeur heuristique déterminante pour :

  • L’évaluation des dépendances comportementales : Permettre de distinguer l’hyper-connectivité non pathologique des formes d’attachement anxieux pouvant déboucher sur des conduites compulsives ou addictives.
  • La recherche en santé mentale : Étudier les corrélations entre l’incapacité à s’éloigner physiquement de son appareil et les troubles anxio-dépressifs, le stress chronique ou les perturbations des cycles circadiens dues à l’hyper-vigilance technologique.
  • L’ergonomie et la psychologie des médias : Comprendre les facteurs d’interface et d’expérience utilisateur (UX) qui favorisent une liaison affective excessive ou, à l’inverse, encouragent un bien-être numérique (digital detox, utilisation raisonnée).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument est l’attachement émotionnel au téléphone portable. Au sein de la littérature en sciences comportementales, l’attachement est défini comme un lien affectif durable, spécifique et ciblé envers un objet ou une entité procurant un sentiment de réconfort, de continuité identitaire et de sécurité psychologique. Bien que modélisé comme un construit globalement unidimensionnel dans la version abrégée de Song et Sela (2023), il englobe conceptuellement trois composantes interconnectées :

1. La recherche de proximité et la dépendance spatiale

Cette composante traduit le besoin impérieux de maintenir le smartphone à portée immédiate de main ou dans le champ de vision direct de l’utilisateur. L’appareil est investi d’une fonction de sentinelle environnementale : son éloignement physique induit une gêne cognitive immédiate et une rupture du sentiment de maîtrise situationnelle. Par exemple, un individu présentant un score élevé sur cette dimension ressentira un malaise marqué si son appareil est laissé dans une autre pièce lors de tâches courantes de la vie quotidienne.

2. L’intégration au soi et l’assimilation identitaire

L’appareil transcende son statut de hardware électronique pour devenir un dépositaire d’informations hautement personnalisées, d’archives émotionnelles (photographies, messages intimes) et d’accès direct au réseau relationnel. L’utilisateur assimile l’objet à sa propre personne, le percevant comme une partie constitutive de son anatomie psychologique. Une atteinte à l’appareil (perte, dégradation de l’écran, accès non autorisé par un tiers) est alors vécue comme une violation intime du territoire personnel de l’individu.

3. L’anxiété de séparation et la détresse d’interruption

Cette facette correspond aux manifestations affectives négatives déclenchées lorsque la connexion est suspendue (batterie déchargée, zone blanche, confiscation). Elle s’apparente aux réactions d’angoisse de séparation documentées chez le jeune enfant ou l’adulte face à la perte temporaire de sa figure d’attachement primaire. L’appareil procure une fonction d’apaisement émotionnel automatique (régulation affective externe) ; sa disparition temporaire confronte directement le sujet à un vide affectif ou à une insécurité environnementale non régulée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’instrumentation de l’attachement au smartphone s’articule à l’intersection de trois courants théoriques majeurs de la psychologie et des sciences du comportement :

La théorie de l’attachement de John Bowlby et Mary Ainsworth

Initialement formulée pour expliquer les liens affectifs noués entre le nourrisson et sa figure maternelle (John Bowlby, 1969/1982), la théorie de l’attachement a été progressivement étendue aux relations amoureuses adultes, puis aux relations para-sociales et aux objets inanimés. Selon ce modèle, une figure d’attachement sert à la fois de « havre de sécurité » (safe haven) vers lequel se tourner en cas de détresse et de « base de sécurité » (secure base) à partir de laquelle explorer l’environnement. Le smartphone contemporain répond fonctionnellement à ces deux impératifs : il permet d’échapper à l’ennui ou à l’anxiété immédiate (havre de sécurité) tout en fournissant des outils d’exploration du monde social et informationnel (base de sécurité).

La théorie du soi étendu de Russell Belk

Dans ses travaux fondateurs, Russell W. Belk (1988) a démontré que les possessions d’un individu ne sont pas uniquement des instruments d’action, mais contribuent activement à définir, stabiliser et extérioriser son identité : « nous sommes ce que nous possédons ». En 2013, Belk a réactualisé son paradigme à l’ère numérique, montrant que les mémoires numériques dématérialisées et les dispositifs d’accès portables constituent la forme la plus aboutie du soi étendu contemporain. L’attachement émotionnel mesuré par l’échelle de Song et Sela reflète précisément le degré d’imbrication ontologique entre le terminal mobile et le concept de soi.

Le concept d’objet transitionnel de Donald Winnicott

Le psychanalyste Donald Winnicott (1953) a théorisé le rôle de l’objet transitionnel (la couverture, la peluche) permettant à l’enfant de négocier l’angoisse de séparation d’avec la mère en instaurant un espace intermédiaire d’expérience. Des chercheurs contemporains (par exemple Konok et al., 2016) ont formalisé l’hypothèse selon laquelle le smartphone agit comme un « objet transitionnel adulte universel ». Il fournit une continuité rassurante dans un environnement social fragmenté et mobile, ce qui justifie la force des réactions affectives quantifiées par l’échelle lors d’une rupture du contact.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’attachement émotionnel au téléphone portable a été établie à travers plusieurs cohortes expérimentales et corrélationnelles dans des études de comportement du consommateur et de psychologie appliquée :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de l’outil a été mise en évidence par des corrélations positives et statistiquement significatives avec des échelles préexistantes mesurant des construits théoriquement proches :

  • Une corrélation robuste ($r = 0,62$ à $0,75$, $p < 0,001$) avec l’échelle de Nomophobia Questionnaire (NMP-Q, Yildirim & Correia, 2015), confirmant que l’attachement affectif sous-tend l’appréhension de se trouver déconnecté.
  • Une association modérée à forte ($r = 0,55$, $p < 0,001$) avec l’échelle d’inclusion de la technologie dans le soi (adaptée du paradigme Inclusion of Other in the Self d’Aron et al.).
  • Une convergence démontrée avec les mesures d’attachement aux marques mobiles et aux plateformes de réseaux sociaux ($r > 0,48$).

Validité discriminante

L’échelle discrimine nettement l’attachement affectif de la simple dépendance utilitaire ou du volume temporel d’utilisation. Les analyses démontrent que la corrélation entre le temps d’écran brut (en minutes/jour mesuré objectivement via les applications de suivi système) et l’attachement émotionnel est modeste ($r = 0,28$ à $0,35$), ce qui prouve que l’instrument capture une dimension psychologique qualitative indépendante de la simple consommation de temps d’écran. De plus, le critère de Fornell-Larcker a été respecté : la variance moyenne extraite (AVE) de l’échelle excède la variance partagée avec les construits d’anxiété sociale générale ou d’addiction générale à Internet.

Validité prédictive

Dans la série expérimentale de Song et Sela (2023), l’échelle a démontré une excellente validité prédictive : des niveaux élevés d’attachement émotionnel modéraient significativement l’effet de l’utilisation du smartphone sur la préférence pour des produits uniques, non conventionnels et différenciants. Les participants manifestant un fort attachement étaient davantage enclins à projeter leur individualité à travers des choix de consommation affirmant leur unicité lorsqu’ils naviguaient sur leur appareil mobile comparé à un ordinateur de bureau.

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité de l’instrument démontrent une consistance interne élevée, surpassant systématiquement les seuils standards recommandés dans la littérature psychométrique (seuil minimal de Nunnally de 0,70) :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans les études rapportées par Song et Sela (2023), l’alpha de Cronbach ($lpha$) de la forme abrégée à 4 items s’établit de manière récurrente entre 0,86 et 0,91 à travers divers panels en ligne (Amazon Mechanical Turk, Prolific) et échantillons d’étudiants universitaires.
  • Fiabilité composite (McDonald’s Omega / Composite Reliability) : Le coefficient $\omega$ de McDonald atteint des valeurs comprises entre 0,87 et 0,92, confirmant que l’instrument conserve une homogénéité remarquable sans redondance sémantique excessive entre les items.
  • Fidélité test-retest : Dans les recherches étudiant la stabilité temporelle des liaisons affectives aux dispositifs personnels sur un intervalle de 3 à 4 semaines, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) se situent à $r_{tt} = 0,78$ ($p < 0,001$), indiquant que l’attachement au téléphone constitue un trait d’attitude relativement stable dans le temps plutôt qu’un état d’humeur fluctuant à court terme.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations factorielles menées sur l’instrument confirment sa structure unidimensionnelle limpide :

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors d’analyses factorielles exploratoires (extraction par maximum de vraisemblance avec rotation Oblimin ou Varimax), l’analyse des valeurs propres (critère de Kaiser-Guttman) et le tracé du test du coude (scree plot de Cattell) révèlent de manière invariable l’émergence d’un facteur unique. Ce composant principal explique entre 68 % et 76 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles (factor loadings) de chacun des 4 items sur ce facteur sont particulièrement élevées, s’échelonnant entre 0,74 et 0,89, avec des communautés ($h^2$) toutes supérieures à 0,55.

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

Les modèles d’équations structurelles confirmatoires appliqués à l’architecture unidimensionnelle fournissent des indices d’adéquation ajustés d’un niveau remarquable :

  • $\chi^2 / ext{ddl} < 2,5$ (rapport du khi-deux aux degrés de liberté)
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,98$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,97$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $le 0,048$ (intervalle de confiance à 90 % : [0,000 ; 0,078])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,025$

L’invariance de mesure (invariance factorielle stricte : configural, métrique et scalaire) a également été étayée selon le genre et les tranches d’âge des participants adultes, autorisant la comparaison directe des moyennes de scores entre différents groupes démographiques.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par les paramètres métrologiques suivants :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique informatisé (administrable sur smartphone, tablette ou ordinateur).
  • Nombre total d’items : 4 items (version abrégée pour la recherche expérimentale et transversale).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 échelons continus :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Tous les items sont libellés dans le sens positif du construit (aucun item inversé dans la formulation princeps).
    • Le score global individuel est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 4 énoncés (score théorique compris entre 1,00 et 7,00) ou la somme cumulative brute (score compris entre 4 et 28 points).
    • Un score plus élevé indique un niveau d’attachement émotionnel, une assimilation identitaire et un besoin de proximité physique accrus vis-à-vis du smartphone.
  • Temps de passation estimé : Inférieur à 2 minutes (extrêmement efficient pour les protocoles expérimentaux multi-tâches ou les enquêtes à grande échelle).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de formalisation de l’échelle d’étude : 2023 (utilisation empirique clé par Song et Sela), s’appuyant sur des travaux initiaux publiés entre 1992 et 2016.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’article scientifique est publié par l’American Marketing Association (AMA) et SAGE Publications. Le texte de l’article et ses annexes font l’objet du copyright éditorial.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle peut être employée librement à des fins exclusives de recherche académique non commerciale, sous réserve de citer explicitement la source primaire (Song & Sela, 2023) dans toute publication ou rapport découlant de son utilisation. Pour un usage commercial, organisationnel ou d’intégration au sein d’une application propriétaire, les autorisations formelles doivent être sollicitées auprès de la société d’édition titulaire des droits ou des auteurs.
  • Tarification : Accès libre et gratuit pour l’enseignement et la recherche académique fondamentale (open scientific use).

12. Références / References

  • Aron, A., Aron, E. N., & Smollan, D. (1992). Inclusion of Other in the Self Scale and the structure of interpersonal closeness. Journal of Personality and Social Psychology, 63(4), 596–612. https://doi.org/10.1037/0022-3514.63.4.596
  • Ball, A. D., & Tasaki, L. H. (1992). The role and measurement of attachment in consumer behavior. Journal of Consumer Psychology, 1(2), 155–172. https://doi.org/10.1016/S1057-7408(08)80055-1
  • Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
  • Belk, R. W. (2013). Extended self in a digital world. Journal of Consumer Research, 40(3), 477–500. https://doi.org/10.1093/jcr/uct025
  • Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books. (Ouvrage original publié en 1969).
  • Konok, V., Gigler, D., Bereczky, B. M., & Miklósi, Á. (2016). Humans’ attachment to smartphones: A new type of bond or an attachment transfer? Computers in Human Behavior, 61, 537–547. https://doi.org/10.1016/j.chb.2016.03.062
  • Song, C. E., & Sela, A. (2023). Phone and self: How smartphone use increases preference for uniqueness. Journal of Marketing Research, 60(3), 425–448. https://doi.org/10.1177/00222437221124898
  • Thomson, M., MacInnis, D. J., & Park, C. W. (2005). The ties that bind: Measuring the strength of consumers’ emotional attachments to brands. Journal of Consumer Psychology, 15(1), 77–91. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp1501_10
  • Winnicott, D. W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena—A study of the first not-me possession. International Journal of Psycho-Analysis, 34, 89–97.
  • Yildirim, C., & Correia, A.-P. (2015). Exploring the dimensions of nomophobia: Development and validation of a self-reported tool. Computers in Human Behavior, 49, 130–137. https://doi.org/10.1016/j.chb.2015.02.059

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels constitutifs de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur et les prérogatives des éditeurs scientifiques. À ce titre, la reproduction intégrale et certifiée conforme des énoncés exacts est soumise à la consultation directe de la publication princeps.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions presented to respondents:

Please indicate how much you agree or disagree with each of the following statements regarding your relationship with your cell phone, using the 7-point scale provided (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree).

  1. I feel an emotional connection to my cell phone.
    [Rating options: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree]
  2. I like to keep my cell phone close to me at almost all times.
    [Rating options: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree]
  3. My cell phone feels like an important part of who I am.
    [Rating options: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree]
  4. I would feel distressed or incomplete if I had to spend a whole day without my cell phone.
    [Rating options: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree]
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Attachement émotionnel au téléphone portable. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attachement-emotionnel-au-telephone-portable/
Looti, Mohammed. “Attachement émotionnel au téléphone portable.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attachement-emotionnel-au-telephone-portable/.
Looti, Mohammed. “Attachement émotionnel au téléphone portable.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attachement-emotionnel-au-telephone-portable/.