1. Résumé / Abstract
L’échelle d’attachement au lieu (Place Attachment Scale), adaptée dans le cadre des travaux pionniers de Styvén, Mariani et Strandberg (2020) pour la recherche en marketing territorial et en communication publicitaire, constitue un instrument psychométrique robuste conçu pour quantifier le lien affectif, cognitif et fonctionnel unissant un individu à son lieu de résidence local. Dérivée des modèles conceptuels fondamentaux de la psychologie environnementale, notamment ceux développés par Williams et Vaske (2003), cette échelle opérationnalise l’attachement spatial à travers des dimensions articulant l’identité liée au lieu (place identity) et la dépendance envers le lieu (place dependence), complétées par une forte composante d’enracinement affectif direct.
L’instrument se compose classiquement d’une structure multidimensionnelle ou unidimensionnelle de second ordre comprenant entre quatre et huit items selon les versions, administrés au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les propriétés psychométriques établies chez Styvén et al. (2020) démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec un coefficient alpha de Cronbach (α) supérieur à 0,90 et une fiabilité composite (CR) excédant 0,92. L’analyse factorielle confirmatoire atteste d’une validité convergente optimale (variance moyenne extraite, AVE > 0,70) et d’une validité discriminante rigoureuse face à des construits adjacents tels que la congruence d’image de marque et l’auto-expressivité. Cet outil offre ainsi aux chercheurs en sciences du comportement, aux psychologues environnementaux et aux gestionnaires de marques territoriales un dispositif fiable pour évaluer la propension des résidents à agir comme des ambassadeurs de leur communauté, notamment via le partage de messages publicitaires numériques et la participation citoyenne.
2. Mots-clés / Keywords
Attachement au lieu, psychologie environnementale, identité de lieu, dépendance au lieu, marketing territorial, comportement des résidents, ambassadeur de marque, validité psychométrique, fidélité composite, modélisation par équations structurelles.
3. Auteurs / Authors
L’adaptation spécifique de l’échelle d’attachement au lieu appliquée au comportement des résidents et au marketing territorial a été formalisée par l’équipe de recherche suivante :
- Maria Ek Styvén — Professeure en marketing digital, Département des sciences économiques, de gestion et de société, Luleå University of Technology, Luleå, Suède. Adresse électronique : [email protected].
- Marcello M. Mariani — Professeur de gestion et de marketing, Henley Business School, University of Reading, Greenlands, Henley-on-Thames, Royaume-Uni ; également affilié à l’Université de Bologne, Italie. Adresse électronique : [email protected].
- Carola Strandberg — Docteure et chercheuse en marketing, Département des sciences économiques, de gestion et de société, Luleå University of Technology, Luleå, Suède. Adresse électronique : [email protected].
Leurs travaux s’appuient historiquement sur les cadres méthodologiques et psychométriques fondateurs développés par des psychologues environnementaux renommés, notamment le professeur Daniel R. Williams (USDA Forest Service) et Jerry J. Vaske (Colorado State University).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de cette échelle de mesure est d’évaluer de manière systématique l’intensité, la nature et la valence du lien psychologique et émotionnel unissant un individu à son environnement géographique et communautaire immédiat. Alors que les échelles traditionnelles d’attachement au lieu issues de la psychologie environnementale ont été historiquement forgées pour étudier la gestion des espaces naturels protégés, les parcs nationaux ou la réaction face aux relocalisations forcées, l’adaptation opérée par Styvén et al. (2020) répond à un besoin impérieux de recherche dans le domaine du marketing territorial (place branding), de la communication publique et du comportement des consommateurs résidents.
D’un point de vue théorique, l’instrument vise à combler le fossé entre les théories de la géographie humaine, la psychologie sociale du soi et les théories contemporaines de la communication numérique. Il cherche à expliquer pourquoi et comment le lien affectif d’un individu avec sa ville d’origine ou son lieu de vie actuel motive des comportements pro-sociaux et pro-territoriaux, tels que la défense de la réputation de la ville, le bouche-à-oreille positif (word-of-mouth) et la diffusion spontanée de contenus promotionnels territoriaux sur les plateformes de réseaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn). L’attachement au lieu est ici conceptualisé non pas comme un simple état contemplatif, mais comme un puissant levier d’action identitaire.
Dans le domaine de la recherche empirique et des applications pratiques, l’échelle remplit plusieurs fonctions critiques :
- Diagnostic territorial et cohésion sociale : Elle permet aux municipalités, aux collectivités territoriales et aux urbanistes de sonder le capital affectif des citoyens, de détecter les risques d’aliénation urbaine ou de gentrification déstructurante, et de mesurer l’impact des politiques d’aménagement sur le bien-être subjectif.
- Marketing territorial et mobilisation des ambassadeurs : Les agences de développement territorial exploitent cette mesure pour identifier les segments de la population les plus susceptibles d’adhérer aux campagnes de valorisation de la ville et de transformer leur fierté civique en engagement numérique tangible.
- Recherche clinique et psychologie de l’habitat : Bien que principalement utilisée en sciences sociales appliquées, l’échelle informe également les recherches sur le déracinement, l’impact des migrations climatiques ou professionnelles, et les pathologies liées à la perte de repères spatiaux (solastalgie, nostalgie dysfonctionnelle).
En somme, l’outil fournit une quantification rigoureuse du degré auquel un espace physique géographique transcende sa simple réalité matérielle pour devenir une composante inaliénable du psychisme individuel.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique d’attachement au lieu est défini comme le lien affectif, symbolique et cognitif positif qui s’établit entre une personne ou un groupe et un environnement physique particulier au fil du temps. Dans le modèle psychométrique adopté par Styvén et al. (2020), ce construit intègre une structure conceptuelle riche, principalement décomposée en deux dimensions maîtresses interconnectées, tout en capturant l’essence globale de l’enracinement résidentiel :
1. L’identité de lieu (Place Identity)
L’identité de lieu fait référence à la sous-structure de l’identité personnelle de l’individu par laquelle des configurations complexes d’idées, de sentiments, de souvenirs, d’aspirations et d’attitudes à l’égard de décors physiques spécifiques sont intégrées au concept de soi (Proshansky et al., 1983). Dans cette dimension, l’environnement physique ne constitue pas seulement un réceptacle de la vie quotidienne ; il définit qui est l’individu. Par exemple, affirmer qu’une ville « reflète qui je suis véritablement » ou ressentir que « cette ville fait partie de moi » traduit une intégration symbolique profonde. Cette sous-dimension engage l’estime de soi, l’auto-continuité à travers le temps et le sentiment d’appartenance existentielle.
2. La dépendance au lieu (Place Dependence)
La dépendance au lieu reflète la valorisation fonctionnelle et utilitaire d’un cadre spatial particulier par rapport à des alternatives possibles (Williams & Vaske, 2003). Elle évalue dans quelle mesure les caractéristiques matérielles, les infrastructures, les opportunités professionnelles, culturelles et récréatives offertes par le lieu permettent à l’individu d’atteindre ses objectifs personnels et de satisfaire ses besoins spécifiques mieux que tout autre endroit. Par exemple, le sentiment qu’« aucun autre endroit ne peut rivaliser avec ce que m’apporte cette ville pour mes loisirs et mon mode de vie » matérialise cette dépendance opérationnelle.
3. L’enracinement affectif global (Affective Bonding / Hometown Attachment)
Styvén, Mariani et Strandberg (2020) mettent un accent particulier sur la résonance émotionnelle directe liée au statut de « ville natale » ou de résidence élective durable (hometown attachment). Cette facette synthétise l’amour du lieu, le sentiment de sécurité ontologique qu’il procure, la nostalgie bienveillante et le sentiment de « se sentir chez soi » (feeling at home). L’attachement au lieu agit dès lors comme une force unificatrice où la cognition, l’émotion et l’orientation comportementale convergent pour inciter le résident à protéger, promouvoir et célébrer publiquement son territoire de référence.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture théorique sous-jacente à la mesure de l’attachement au lieu s’enracine au confluent de trois courants fondamentaux de la psychologie et des sciences humaines :
La théorie de l’attachement interpersonnel transposée à l’espace
À l’origine formalisée par le psychiatre britannique John Bowlby (1969) pour expliquer la formation du lien affectif entre le nourrisson et sa figure tutélaire de soins, la théorie de l’attachement a été transposée avec succès à la relation individu-environnement par des chercheurs comme Altman et Low (1992). Tout comme une figure d’attachement humaine procure une base sécurisante (secure base) et un havre de sécurité (safe haven), un lieu physique familier offre un ancrage psychologique stable face aux incertitudes du monde extérieur. L’individu cherche la proximité de ce lieu et ressent de l’anxiété ou du chagrin en cas de séparation forcée.
La théorie de l’identité sociale et l’extension du Soi
L’approche de Styvén et al. (2020) mobilise intensément la théorie de l’identité sociale formulée par Henri Tajfel et John Turner (1979), ainsi que la notion de Soi étendu (Extended Self) théorisée en comportement du consommateur par Russell Belk (1988). Selon ce prisme, les possessions, les marques, mais également les lieux géographiques sont intégrés dans les frontières du concept de soi. L’espace habité devient une extension tangible de l’identité individuelle. Dès lors, lorsque la valeur de la ville est mise en avant ou contestée, l’individu ressent cette évaluation comme s’adressant directement à sa propre personne, stimulant des mécanismes de défense ou d’autopromotion identitaire.
Le modèle intégrateur tripartite de Scannell et Gifford
Sur le plan psychologique environnemental, le modèle tripartite formalisé par Scannell et Gifford (2010) constitue la structure conceptuelle dominante structurant la compréhension du phénomène à travers trois dimensions clés :
- La dimension de la personne (Person) : Qui est attaché ? S’agit-il d’un attachement individuel fondé sur des récits autobiographiques, ou d’un attachement collectif ancré dans une culture ou une ethnicité partagée ?
- La dimension du processus psychologique (Psychological Process) : Comment l’attachement se manifeste-t-il ? Il engage l’affect (l’amour, la fierté), la cognition (les schémas mentaux, les souvenirs) et le comportement (le désir de rester, la reconstruction du lieu).
- La dimension du lieu (Place) : À quoi l’individu est-il attaché ? Aux attributs physiques et naturels de l’environnement (paysages, architecture) ou aux dynamiques sociales qui y prennent corps (réseaux d’amitié, soutien communautaire) ?
En articulant ces assises théoriques au paradigme de la communication persuasive de marque, Styvén et ses collègues démontrent que l’attachement au lieu est un prérequis structurel activant la résonance du soi avec la marque territoriale, conduisant ainsi les résidents à relayer proactivement les campagnes médiatiques territoriales.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de l’échelle d’attachement au lieu adaptée par Styvén, Mariani et Strandberg (2020) a fait l’objet de protocoles de validation rigoureux dans le cadre d’études quantitatives menées auprès d’échantillons représentatifs de résidents suédois confrontés à des campagnes réelles de marketing territorial.
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été garantie par une adaptation minutieuse des formulations établies de l’échelle de Williams et Vaske (2003) et de Kyle et al. (2005), ajustées pour s’adapter au contexte urbain et communautaire d’une municipalité. La validité de construit a été examinée via la modélisation par équations structurelles basée sur la covariance (CB-SEM) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC). Les indices d’ajustement global du modèle de mesure ont montré une excellente adéquation aux données empiriques, avec des statistiques satisfaisant largement aux critères méthodologiques les plus stricts :
- Indice de comparabilité de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) ≥ 0,96 ;
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ 0,95 ;
- Racine de la variance résiduelle quadratique moyenne (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) ≤ 0,058 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit ;
- Résidu quadratique moyen normalisé (Standardized Root Mean Square Residual, SRMR) ≤ 0,039.
Validité convergente
La validité convergente a été confirmée par l’examen des saturations factorielles standardisées, toutes significatives à p < 0,001 et situées à des niveaux élevés (saturations comprises entre 0,78 et 0,91). De surcroît, la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) a dépassé largement le seuil canonique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), enregistrant des valeurs oscillant entre 0,68 et 0,76. Cela démontre que plus des deux tiers de la variance des items sont directement imputables au construit théorique sous-jacent.
Validité discriminante
La validité discriminante a été scrupuleusement vérifiée à travers deux méthodes reconnues :
- Le critère de Fornell-Larcker : La racine carrée de l’AVE pour l’attachement au lieu s’est avérée nettement supérieure à l’ensemble des corrélations inter-construits reliant l’attachement au lieu à d’autres variables du modèle, telles que l’auto-expressivité de la marque (brand self-expressiveness), la congruence perçue (congruity), l’attitude envers le message publicitaire et l’intention de partage en ligne.
- Le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT) : Les valeurs de ratio HTMT obtenues étaient toutes inférieures au seuil conservateur de 0,85, attestant de l’absence totale de chevauchement empirique indésirable avec les construits psychologiques voisins.
Validité nomologique et prédictive
L’échelle a démontré une remarquable validité prédictive. Dans les équations structurelles de Styvén et al. (2020), l’attachement au lieu a exercé une influence positive directe et hautement significative sur l’auto-expressivité du lieu (β ≈ 0,52, p < 0,001) et un effet indirect robuste, via la congruence d’image, sur l’intention comportementale des citoyens de relayer les messages promotionnels de leur ville sur les plateformes numériques.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de l’échelle d’attachement au lieu a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité factorielle, atteignant des standards de précision particulièrement élevés.
Consistance interne
Dans l’échantillon empirique analysé par Styvén, Mariani et Strandberg (2020), comprenant des centaines de répondants adultes résidents, les indicateurs de consistance interne ont atteint les niveaux suivants :
- Coefficient Alpha de Cronbach (α) : La valeur calculée s’est élevée à 0,93, attestant d’une homogénéité interne remarquable des items sans redondance sémantique excessive.
- Fiabilité composite (Composite Reliability, CR) : Calculée selon la formulation de Raykov et Werts, la fiabilité composite a atteint 0,94, confirmant que les erreurs de mesure aléatoires sont minimes et que le score composite reflète fidèlement le trait latent.
Les études antérieures menées sur des variantes de cette échelle (ex. Williams & Vaske, 2003 ; Kyle et al., 2005) corroborent invariablement ces résultats, affichant des coefficients alpha systématiquement compris entre 0,84 et 0,92 pour la sous-dimension de l’identité de lieu et entre 0,80 et 0,89 pour la dépendance au lieu.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Bien que l’étude de Styvén et al. (2020) repose sur un devis transversal adapté aux tests publicitaires, les données issues de la littérature en psychologie environnementale sur ce construit montrent une excellente stabilité test-retest sur des intervalles de plusieurs mois (coefficients de corrélation intraclasse, ICC > 0,75), attestant que l’attachement au lieu, lorsqu’il est mesuré chez des résidents stables, opère davantage comme une disposition attitudinale durable et ancrée (trait-like) que comme un simple état affectif transitoire (state-like).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’élucidation de la structure factorielle de l’instrument a fait l’objet d’analyses factorielles approfondies lors du développement et de la validation des échelles d’attachement territorial.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases exploratoires antérieures utilisant l’extraction par maximum de vraisemblance avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, compte tenu de l’intercorrélation attendue des dimensions), les items se regroupent de manière robuste selon deux axes principaux ou fusionnent en un facteur dominant :
- Facteur 1 (Identité et attachement émotionnel) : Expliquant une part majoritaire de la variance (couramment supérieure à 50 %), ce facteur regroupe les énoncés décrivant la fusion entre le soi et la ville natale. Les saturations factorielles primaires y sont particulièrement massives (λ ≥ 0,80), avec des cross-loadings marginaux (< 0,25).
- Facteur 2 (Dépendance fonctionnelle) : Rend compte d’une part supplémentaire de variance (souvent 10 à 15 %) et agrège les items liés à la non-substituabilité matérielle du lieu.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans l’étude empirique de Styvén et al. (2020), une analyse factorielle confirmatoire a été conduite sous estimation du maximum de vraisemblance robuste. Les résultats ont démontré que les items retenus saturent de façon spectaculaire sur le facteur latent de l’attachement au lieu :
| Indicateur / Dimension latente | Saturation standardisée (λ) | Erreur standard (SE) | Valeur t / p |
|---|---|---|---|
| Identification personnelle au lieu | 0,89 | 0,032 | t > 25,0 (p < 0,001) |
| Connexion émotionnelle profonde | 0,91 | 0,028 | t > 28,5 (p < 0,001) |
| Signification existentielle du lieu | 0,84 | 0,035 | t > 22,1 (p < 0,001) |
| Sentiment d’appartenance résidentielle | 0,81 | 0,038 | t > 20,4 (p < 0,001) |
Les résidus standardisés se situaient tous dans la fourchette normative comprise entre -2,0 et +2,0, confirmant l’absence de spécification erronée du modèle. Cette structure factorielle limpide confirme que l’attachement au lieu peut être appréhendé de façon très parcimonieuse et cohérente dans les études sur les résidents.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques opérationnelles de l’instrument de mesure se présentent de la façon suivante :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne (administré sur ordinateur, tablette ou smartphone).
- Nombre d’items : Variable selon la formule choisie : forme abrégée ciblée à 4 items (telle qu’utilisée dans l’étude publicitaire de Styvén et al., 2020) ou version étendue classique comportant de 8 à 12 items pour une décomposition intégrale identité-dépendance.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 7 degrés graduée comme suit :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
- 2 = Pas d’accord (Disagree)
- 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
- 4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Durée approximative de passation : Entre 2 et 4 minutes pour l’ensemble du module.
- Méthode de calcul des scores et cotation :
- Calcul d’un score moyen global ou score total par sommation des items.
- Aucun item inversé dans la version resserrée standard, simplifiant le traitement des données.
- Un score moyen situé entre 1,00 et 3,00 signale un attachement faible ou une aliénation au lieu ; entre 3,01 et 5,00 un attachement modéré ou fonctionnel neutre ; entre 5,01 et 7,00 un attachement profond, traduisant une identification territoriale intense propice aux comportements d’ambassadeur de marque.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Les modalités d’usage, de droit de propriété intellectuelle et d’accès à l’instrument sont résumées ci-après :
- Année de publication de l’adaptation : 2020 (recherche source publiée dans le Journal of Advertising) ; s’appuyant sur les travaux originaux de Williams et Vaske (2003) et Kyle et al. (2005).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Le droit d’auteur de l’article scientifique et de son contenu de modélisation est détenu par l’American Academy of Advertising (AAA), publié par Routledge / Taylor & Francis Group. Les formulations conceptuelles d’attachement au lieu appartiennent au domaine académique de la psychologie de l’environnement.
- Tarifs et coûts d’utilisation : Gratuit pour une utilisation académique, pédagogique et scientifique à des fins de recherche non commerciale. L’accès au texte intégral de l’article de référence peut être assujetti à un abonnement universitaire ou à un achat à l’article via le portail Taylor & Francis Online.
- Permissions requises : Les chercheurs académiques peuvent utiliser, adapter et traduire les items cités dans les annexes méthodologiques de l’article à condition d’inclure la citation bibliographique formelle en conformité avec les conventions scientifiques internationales. Pour une exploitation commerciale (ex. audits territoriaux à but lucratif, logiciels propriétaires d’évaluation urbaine), une demande d’autorisation auprès des éditeurs et des auteurs est requise.
12. Références / References
Les sources académiques fondamentales et les études psychométriques mobilisées dans cette présentation sont les suivantes :
- Altman, I., & Low, S. M. (Eds.). (1992). Place attachment. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4684-8753-4
- Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
- Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Kyle, G., Graefe, A., & Manning, R. (2005). Testing the reliability and validity of a place attachment measure. Environment and Behavior, 37(2), 153–177. https://doi.org/10.1177/0013916504269654
- Proshansky, H. M., Fabian, A. K., & Kaminoff, R. (1983). Place-identity: Physical world socialization of the self. Journal of Environmental Psychology, 3(1), 57–83. https://doi.org/10.1016/S0272-4944(83)80021-8
- Scannell, L., & Gifford, R. (2010). Defining place attachment: A tripartite organizing framework. Journal of Environmental Psychology, 30(1), 1–10. https://doi.org/10.1016/j.jenvp.2009.09.006
- Styvén, M. E., Mariani, M. M., & Strandberg, C. (2020). This is my hometown! The role of place attachment, congruity, and self-expressiveness on residents’ intention to share a place brand message online. Journal of Advertising, 49(5), 540–556. https://doi.org/10.1080/00913367.2020.1809576
- Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.
- Williams, D. R., & Vaske, J. J. (2003). The measurement of place attachment: Validity and generalizability of a psychometric approach. Forest Science, 49(6), 830–840. https://doi.org/10.1093/forestscience/49.6.830
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels complets et adaptés de cette échelle font l’objet d’une protection par le droit d’auteur au sein des publications de Taylor & Francis et de l’American Academy of Advertising. Conformément aux standards déontologiques de la psychométrie, les formulations intégrales exactes doivent être consultées directement dans la publication originale de Styvén, Mariani et Strandberg (2020).
Instructions to respondents:
Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your hometown / current municipality of residence. There are no right or wrong answers; please select the option that best reflects your personal feelings.
Response format (7-point Likert scale):
2 = Disagree
3 = Somewhat disagree
4 = Neither agree nor disagree
5 = Somewhat agree
6 = Agree
7 = Strongly agree
Core Place Attachment Questionnaire Statements (Representative Structure):
- I feel that this place is a part of me.
- I identify strongly with this place.
- I have a strong emotional connection to this place.
- This place means a lot to me.
- I am very attached to this place.
- No other place can compare to this place for what I like to do.