Anxiété (ANX)

L’échelle d’Anxiété (ANX) de Lovibond et Lovibond (DASS) est un instrument psychométrique mesurant l’hyperactivité somatique, l’éveil neurovégétatif et les sensations de panique. Découvrez ses propriétés de validité et ses items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’échelle d’Anxiété (ANX), constitutive du modèle tripartite des Depression Anxiety Stress Scales (DASS) développé par Peter F. Lovibond et Sydney H. Lovibond en 1995, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureusement validés pour l’évaluation de l’anxiété clinique et subclinique. Conçue initialement sous un format de 14 items (intégré à la version intégrale DASS-42), cette dimension mesure avec une sélectivité remarquable les manifestations de l’activation physiologique autonome, les tensions musculo-squelettiques, l’anxiété situationnelle et l’expérience subjective d’appréhension et d’affolement panique. Contrairement à d’autres inventaires traditionnels qui confondent fréquemment la détresse générale, la dépression et l’anxiété somatique, la sous-échelle ANX isole les caractéristiques prototypiques de l’hyperactivité neurovégétative et des réactions de panique.

Chaque item est coté sur une échelle de réponse ordinale de type Likert à 4 points, graduée de 0 (« Ne s’est pas appliqué à moi du tout ») à 3 (« S’est appliqué à moi presque tout le temps ou dans une très grande mesure »), évaluant la fréquence et l’intensité des symptômes au cours de la semaine écoulée. Les études psychométriques internationales ont systématiquement démontré des propriétés exceptionnelles : une consistance interne robuste avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant entre 0,82 et 0,92 selon les populations cliniques et non cliniques, une fidélité test-retest stable, ainsi qu’une excellente validité différentielle vis-à-vis des échelles de dépression (DEP) et de stress (STR). La modélisation en équations structurelles et les analyses factorielles confirmatoires appuient son adéquation tant dans les contextes de dépistage clinique que dans les protocoles de recherche en psychopathologie cognitive et comportementale.

2. Mots-clés

Anxiété, DASS, hyperactivité autonome, psychométrie, évaluation clinique, échelle de Likert, activation physiologique, panique, validité factorielle, Lovibond.

3. Auteurs

L’échelle d’anxiété (ANX) a été conçue, standardisée et validée par les chercheurs de la School of Psychology de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW), Sydney, Australie :

  • Peter F. Lovibond, Ph.D. — Professeur de psychologie à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW Sydney, Australie). Spécialiste des processus d’apprentissage pavlovien, de l’extinction de la peur et de la psychométrie cognitive. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Sydney H. Lovibond, Ph.D. (1924–2014) — Professeur émérite à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW Sydney, Australie). Pionnier de la psychologie clinique comportementale et du conditionnement aversif en Australie, co-développeur des échelles DASS.

4. Objectif

L’objectif premier de la sous-échelle d’Anxiété (ANX) est d’isoler, de quantifier et de suivre l’évolution des états symptomatiques de l’anxiété physiologique et cognitive chez les adolescents et les adultes. Historiquement, le développement de cet instrument est né d’un constat critique formulé par Lovibond et Lovibond : la plupart des instruments d’auto-évaluation existants à la fin du XXe siècle, tels que le Beck Depression Inventory (BDI) et le Beck Anxiety Inventory (BAI), partageaient une variance commune excessive, attribuable à un facteur de détresse psychologique générale ou d’affectivité négative non différenciée. Les cliniciens et chercheurs étaient confrontés à des taux de comorbidité artificielle élevés, rendant ardue la distinction entre les perturbations thymiques et les dérégulations anxieuses pures.

Dans cette perspective, l’échelle ANX a été façonnée pour cibler spécifiquement les manifestations de l’activation du système nerveux autonome (sécheresse buccale, tachycardie, dyspnée sans effort physique, diaphorèse, tremblements), les perceptions proprioceptives d’instabilité motrice (jambes dérobées, vertiges, difficultés de déglutition) ainsi que les cognitions liées à la terreur imminente et à la peur panique de perte de contrôle. Ce centrage symptomatique permet d’éviter la contamination par l’humeur dépressive (anhédonie, perte d’espoir) ou la tension nerveuse généralisée (irritabilité, agitation, intolérance à la frustration), cette dernière étant dévolue à l’échelle de Stress (STR).

Sur le plan des applications cliniques, l’échelle ANX remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Dépistage et évaluation initiale : Identification rapide des profils d’anxiété aiguë, des troubles paniques, de l’anxiété sociale somatisée et des réactions d’hypervigilance autonome chez les consultants en soins primaires ou en services spécialisés de psychiatrie.
  • Mesure des résultats thérapeutiques (Outcome Measurement) : Grâce à sa sensibilité au changement temporel, l’échelle permet de mesurer objectivement l’efficacité des psychothérapies cognitives et comportementales (TCC), des interventions de réduction du stress basées sur la pleine conscience (MBSR) et des traitements pharmacologiques anxiolytiques.
  • Recherche fondamentale et translationnelle : Exploration des corrélats neurobiologiques de l’hyperactivité sympathique, analyse des biais attentionnels et étude des trajectoires développementales de l’anxiété dans de grandes cohortes épidémiologiques.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle ANX s’articule autour de l’activation physiologique et de l’expérience phénoménologique de la peur et de la panique. Alors que la dépression est caractérisée par une déplétion de l’affect positif (anhédonie, apathie) et que le stress renvoie à un état d’activation tonique prolongé accompagné d’impatience et d’irritabilité, l’anxiété dans la perspective de Lovibond et Lovibond correspond à une réponse phasique d’alarme déclenchée par une menace perçue.

La dimension ANX se structure autour de quatre composantes interconnectées :

Activation neurovégétative et autonomique

Cette composante regroupe les manifestations directes de la décharge sympathique associées à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et à la libération de catécholamines. Les items interrogent la perception viscérale et cardiovasculaire (« I was aware of the action of my heart in the absence of physical exertion », item 6), la réactivité respiratoire (« I experienced breathing difficulty », item 2), la sécheresse des muqueuses (« I was aware of dryness of my mouth », item 1) et l’hypersudation (« I perspired noticeably », item 11). Ces manifestations somatiques constituent l’épine dorsale différentielle de l’anxiété par rapport aux états de tristesse ou de surmenage.

Instabilité squeletto-motrice et sensorielle

L’anxiété somatique aiguë induit une altération du tonus musculaire et de la coordination neuromusculaire fine et globale. L’échelle évalue les tremblements périphériques (« I experienced trembling », item 3), l’altération de l’équilibre (« I had a feeling of shakiness », item 8), les lipothymies (« I had a feeling of faintness », item 10) ainsi que les spasmes pharyngés inhibant le péristaltisme (« I experienced difficulty in swallowing », item 14). Ces items capturent le sentiment de vulnérabilité corporelle exacerbé ressenti par le patient.

Affect panique et terreur subjective

Au-delà de la physiologie, l’anxiété s’exprime par une effraction affective brutale. L’échelle mesure l’accès subit de peur dénuée de fondement rationnel (« I felt scared without any good reason », item 7), l’impression d’effondrement imminent face à l’angoisse (« I felt I was close to panic », item 5) et l’état de terreur aiguë (« I felt terrified », item 12). Cette facette s’aligne étroitement sur la sémiologie du trouble panique telle que définie dans les nosographies internationales (DSM-5).

Anxiété situationnelle et appréhension sociale

Enfin, l’instrument prend en compte l’anticipation négative de situations menaçantes pouvant générer une détresse aiguë, notamment l’anticipation de la honte consécutive à une crise d’angoisse en public (« I was worried about situations in which I might panic and make a fool of myself », items 4 et 13) ainsi que le soulagement post-évitement (« I found myself in situations that made me so anxious I was most relieved when they ended », item 9).

6. Cadre théorique

L’ancrage conceptuel de l’échelle d’anxiété s’inscrit au carrefour de la théorie cognitive de l’émotion d’Aaron T. Beck, du modèle tripartite de l’anxiété et de la dépression formulé par Lee Anna Clark et David Watson (1991), et des théories psychophysiologiques de David H. Barlow sur les alarmes apprises.

Le modèle tripartite de Clark et Watson

Dans les années 1990, Clark et Watson ont proposé une clarification majeure de la nébuleuse affective en postulant que la dépression et l’anxiété partagent un tronc commun, l’affectivité négative générale (ou détresse générale), mais possèdent des caractéristiques distinctes et spécifiques :

  • La dépression est spécifiquement caractérisée par un faible affect positif (anhédonie, perte d’énergie, mélancolie).
  • L’anxiété est spécifiquement définie par l’hyperactivité physiologique (physiological hyperarousal), c’est-à-dire l’excitation somatique autonome et la tension corporelle réflexe.
  • L’affectivité négative générale (ou névrosisme) regroupe des symptômes non spécifiques tels que l’insomnie, l’irritabilité, le sentiment de surcharge et l’instabilité thymique.

Lovibond et Lovibond (1995) ont appliqué une démarche empirique rigoureuse pour affiner ce modèle. En analysant un vaste pool d’items symptomatiques, ils ont constaté que le facteur de détresse générale pouvait être scindé de manière productive. Ils ont ainsi isolé trois composantes empiriquement stables : la dépression pure, l’anxiété somatique/panique (ANX) et un troisième état distinct qu’ils ont nommé « Stress » (caractérisé par un état soutenu d’hyper-éveil non spécifique, une tension nerveuse, une difficulté à se détendre et une irritabilité). L’échelle ANX incarne ainsi l’opérationnalisation la plus pure du pôle « hyperactivité somatique et panique » du modèle tripartite.

Théories de la vulnérabilité émotionnelle de Barlow

L’échelle s’harmonise également avec la théorie de David H. Barlow concernant la genèse des attaques de panique (« fausses alarmes ») et de l’anxiété anticipatoire. Selon Barlow, l’anxiété clinique naît de l’interaction entre une vulnérabilité biologique générale (sensibilité du système nerveux autonome), une vulnérabilité psychologique générale (croyance que le monde est incontrôlable) et une vulnérabilité psychologique spécifique focalisée sur les sensations physiques intéroceptives (peur de la peur). Les items de l’échelle ANX ciblent directement cette hypervigilance intéroceptive où les signaux corporels bénins (palpitations, transpiration, gorge serrée) sont perçus comme des indices de catastrophe physique ou psychologique imminente.

7. Validité

La validité de la sous-échelle d’Anxiété a fait l’objet d’investigations exhaustives à travers le monde, confirmant ses qualités de mesure dans les populations cliniques et non cliniques.

Validité convergente

La validité convergente est étayée par des corrélations très élevées avec les échelles de référence ciblant l’anxiété somatique et la panique :

  • Dans l’étude princeps de Lovibond et Lovibond (1995, N = 717), l’échelle ANX présentait une corrélation de r = 0,81 avec le Beck Anxiety Inventory (BAI), un instrument reconnu pour sa forte saturation en composantes somatiques.
  • Dans les études cliniques d’Antony et al. (1998, N = 437 patients présentant divers troubles anxieux et de l’humeur), la corrélation entre l’échelle ANX et le BAI était de r = 0,84, confirmant que l’outil capte de manière très précise le noyau dur de l’anxiété somatique.
  • Des corrélations modérées à fortes (r = 0,65 à 0,72) ont également été rapportées avec la sous-échelle d’anxiété de la Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS-A) et la sous-échelle somatique du STAI-T (State-Trait Anxiety Inventory).

Validité discriminante

La force cardinale de l’échelle ANX réside dans sa capacité de discrimination supérieure à celle d’autres outils psychométriques :

  • Alors que le BAI présente fréquemment des corrélations supérieures à 0,60 avec les échelles de dépression comme le BDI, la corrélation entre la sous-échelle ANX et la sous-échelle DEP du DASS se maintient systématiquement à des niveaux nettement inférieurs, généralement entre r = 0,42 et 0,54 chez les sujets sains et entre r = 0,48 et 0,60 en population clinique (Crawford & Henry, 2003).
  • L’analyse factorielle confirmatoire démontre que l’échelle ANX discrimine efficacement les patients atteints d’un trouble panique ou d’agoraphobie (qui obtiennent des scores très élevés sur ANX) de ceux souffrant d’un trouble dépressif caractérisé pur (qui obtiennent des scores élevés sur DEP mais bas à modérés sur ANX).

Validité prédictive et sensibilité au changement

L’échelle s’est révélée hautement sensible aux variations induites par les thérapies d’exposition, les entraînements au biofeedback et la pharmacothérapie par inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Les diminutions des scores à l’échelle ANX prédisent de manière significative la réduction de la fréquence des attaques de panique et l’atténuation de la peur des sensations corporelles (mesurée par l’Anxiety Sensitivity Index).

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle d’Anxiété a été documentée par de multiples équipes internationales, témoignant d’une précision de mesure remarquable :

Consistance interne

  • Échantillon de développement initial (Lovibond & Lovibond, 1995) : Dans un échantillon non clinique de 2 914 participants, l’échelle ANX (14 items) a affiché un coefficient alpha de Cronbach exceptionnel de α = 0,84.
  • Échantillon clinique normatif (Antony et al., 1998) : L’analyse menée sur 437 patients souffrant de troubles psychiatriques a révélé un coefficient alpha de α = 0,89 pour la version 14 items et de α = 0,82 pour la forme abrégée à 7 items (DASS-21).
  • Grande cohorte britannique (Crawford & Henry, 2003) : Sur un échantillon représentatif de 1 794 adultes issus de la population générale, le coefficient alpha de Cronbach atteignait α = 0,87.
  • Coefficients omega de McDonald : Les analyses modernes basées sur l’omega hiérarchique et total rapportent des indices ω oscillant entre 0,88 et 0,91, confirmant que l’homogénéité des items ne repose pas sur de simples redondances lexicales mais sur un facteur de variance commune robuste.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle de l’échelle a été examinée sur des intervalles variant de deux semaines à six mois :

  • Sur une période de deux semaines en l’absence d’intervention thérapeutique, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou test-retest oscille entre r = 0,78 et r = 0,85, démontrant une stabilité adéquate pour l’évaluation des traits d’anxiété tout en maintenant la réactivité nécessaire pour capter les fluctuations d’état symptomatique.
  • À long terme (3 à 6 mois), les coefficients diminuent modérément (r = 0,60 à 0,70), ce qui concorde avec la nature dynamique et réactive aux stresseurs environnementaux propre aux symptômes anxieux.

9. Analyse factorielle

La confirmation de la validité de structure de l’échelle ANX repose sur des décennies d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la dérivation originale du DASS, Lovibond et Lovibond (1995) ont appliqué une factorisation en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin). Les résultats ont révélé une séparation orthogonale et oblique nette en trois facteurs indépendants : Dépression, Anxiété et Stress. Les 14 items de la dimension ANX présentaient tous des saturations factorielles primaires dominantes (loading > 0,40, la majorité excédant 0,55) sur le facteur d’anxiété somatique/panique, avec des saturations croisées minimes (inférieures à 0,20) sur les facteurs de dépression et de stress.

Item Description abrégée Saturation factorielle (Anxiété)
Item 1 Sécheresse de la bouche 0,48
Item 2 Difficultés respiratoires 0,62
Item 3 Tremblements (ex. mains) 0,59
Item 5 Sentiment de proche panique 0,71
Item 6 Tachycardie / palpitations 0,67
Item 12 Sentiment de terreur 0,74

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des dizaines d’études de modélisation par équations structurelles (ex. Brown et al., 1997 ; Crawford & Henry, 2003 ; Norton, 2007) ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel (facteur général de détresse psychologique), un modèle bidimensionnel (dépression vs anxiété somatique combinée au stress), un modèle à trois facteurs corrélés (Dépression, Anxiété, Stress) et un modèle bifactoriel (un facteur général ‘G’ + 3 facteurs spécifiques résiduels).

Les données confirment de manière quasi unanime la supériorité statistique du modèle à trois facteurs corrélés et du modèle bifactoriel, affichant des indices d’ajustement excellents :

  • Comparative Fit Index (CFI) > 0,94
  • Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % entre 0,042 et 0,056)
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,04

L’invariance de mesure de l’échelle d’anxiété a également été vérifiée à travers les genres (hommes vs femmes) et les groupes d’âge, prouvant que les différences de scores reflètent de véritables variations psychopathologiques et non des biais de mesure intrinsèques à l’outil.

10. Instrument de mesure

  • Type de test : Échelle d’auto-évaluation psychométrique symptomatique standardisée.
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon, formulaire informatisé ou télé-évaluation en ligne.
  • Nombre d’items : 14 items (forme complète de l’échelle ANX au sein du DASS-42) ou 7 items (sous-échelle ANX du DASS-21).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert à 4 points :
    • 0 = Did not apply to me at all (Ne s’est pas appliqué à moi du tout)
    • 1 = Applied to me to some degree, or some of the time (S’est appliqué à moi à un certain degré, ou une partie du temps)
    • 2 = Applied to me to a considerable degree, or a good part of time (S’est appliqué à moi à un degré considérable, ou une bonne partie du temps)
    • 3 = Applied to me very much, or most of the time (S’est appliqué à moi très fortement, ou la plupart du temps)
  • Consigne temporelle : Les répondants sont invités à évaluer dans quelle mesure chaque énoncé s’est appliqué à eux au cours de la semaine écoulée (7 derniers jours).
  • Cotation et calcul du score total :
    • Tous les items sont cotés positivement (direction directe, de 0 à 3). Il n’y a aucun item inversé.
    • Le score brut total s’obtient en additionnant les réponses aux 14 items, générant un score variant de 0 à 42 points.
    • Si la version abrégée DASS-21 (7 items : items 2, 4, 7, 9, 15, 19, 20 du DASS-21) est employée, le total des 7 items (noté de 0 à 21) est multiplié par 2 afin de permettre une comparaison directe avec les normes cliniques du DASS-42.
  • Seuils de sévérité conventionnels (DASS-42 sous-échelle ANX) :
    • Normal : 0 – 7
    • Léger (Mild) : 8 – 9
    • Modéré (Moderate) : 10 – 14
    • Sévère (Severe) : 15 – 19
    • Extrêmement sévère (Extremely Severe) : 20+
  • Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes pour l’échelle d’anxiété complète.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication : 1995 (étude princeps dans Behaviour Research and Therapy).
  • Statut des droits d’auteur : L’échelle d’anxiété du DASS a été mise à la disposition de la communauté scientifique et médicale dans le cadre du domaine public par Peter F. Lovibond et Sydney H. Lovibond.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit (accès libre sans redevance pour la recherche, l’enseignement et la pratique clinique non commerciale).
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle écrite préalable n’est exigée des auteurs pour les usages académiques ou de diagnostic individuel, à condition que le texte des items, le nom de l’échelle et la citation des auteurs originaux soient strictement respectés et préservés. Les adaptations informatisées ou intégrations à des plateformes logicielles commerciales requièrent la mention de la paternité intellectuelle des auteurs originaux (UNSW Sydney).

12. Références

Antony, M. M., Bieling, P. J., Cox, B. J., Enns, M. W., & Swinson, R. P. (1998). Psychometric properties of the 42-item and 21-item versions of the Depression Anxiety Stress Scales in clinical groups and a community sample. Psychological Assessment, 10(2), 176–181. https://doi.org/10.1037/1040-3590.10.2.176

Barlow, D. H. (2002). Anxiety and its disorders: The nature and treatment of anxiety and panic (2nd ed.). Guilford Press.

Brown, T. A., Chorpita, B. F., Korotitsch, W., & Barlow, D. H. (1997). Psychometric properties of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS) in clinical samples. Behaviour Research and Therapy, 35(1), 79–89. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(96)00068-X

Clark, L. A., & Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. Journal of Abnormal Psychology, 100(3), 316–336. https://doi.org/10.1037/0021-843X.100.3.316

Crawford, J. R., & Henry, J. D. (2003). The Depression Anxiety Stress Scales (DASS): Normative data and latent structure in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 42(2), 111–131. https://doi.org/10.1348/014466503321903544

Henry, J. D., & Crawford, J. R. (2005). The short-form version of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21): Construct validity and normative data in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 44(2), 227–239. https://doi.org/10.1348/014466505X29657

Lovibond, P. F., & Lovibond, S. H. (1995). The structure of negative emotional states: Comparison of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS) with the Beck Depression and Anxiety Inventories. Behaviour Research and Therapy, 33(3), 335–343. https://doi.org/10.1016/0005-7967(94)00075-U

Lovibond, S. H., & Lovibond, P. F. (1995). Manual for the Depression Anxiety & Stress Scales (2nd ed.). Psychology Foundation of Australia.

Norton, P. J. (2007). Depression Anxiety and Stress Scales (DASS-21): Psychometric analysis across four racial groups. Anxiety, Stress, & Coping, 20(3), 253–265. https://doi.org/10.1080/10615800701309279

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please read each statement and circle a number 0, 1, 2 or 3 which indicates how much the statement applied to you over the past week. There are no right or wrong answers. Do not spend too much time on any statement.
Response Scale: 4-point Likert scale (0 = Did not apply to me at all, 1 = Applied to me to some degree, or some of the time, 2 = Applied to me to a considerable degree, or a good part of time, 3 = Applied to me very much, or most of the time)
Scoring / Reverse Items: All items are positively keyed (0 to 3). Total score is calculated by summing all 14 items (or multiplying by 2 if using the 7-item DASS-21 short form). Higher scores indicate greater severity of anxiety symptoms.
1

I was aware of dryness of my mouth.
2

I experienced breathing difficulty (e.g., excessively rapid breathing, breathlessness in the absence of physical exertion).
3

I experienced trembling (e.g., in the hands).
4

I was worried about situations in which I might panic and make a fool of myself.
5

I felt I was close to panic.
6

I was aware of the action of my heart in the absence of physical exertion (e.g., sense of heart rate increase, heart missing a beat).
7

I felt scared without any good reason.
8

I had a feeling of shakiness (e.g., legs going to give way).
9

I found myself in situations that made me so anxious I was most relieved when they ended.
10

I had a feeling of faintness.
11

I perspired noticeably (e.g., hands sweaty) in the absence of high temperatures or physical exertion.
12

I felt terrified.
13

I was worried about situations in which I might panic and make 'a fool' of myself.
14

I experienced difficulty in swallowing.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Anxiété (ANX). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/anxiete-anx/
Looti, Mohammed. “Anxiété (ANX).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/anxiete-anx/.
Looti, Mohammed. “Anxiété (ANX).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/anxiete-anx/.