Anthropomorphisme de l’Objet (ANTH)

L’échelle d’Anthropomorphisme de l’Objet (ANTH) de Crolic et al. (2022) est un outil psychométrique en 7 items mesurant la perception d’humanité, d’esprit et d’intentions conférée aux chatbots, robots et IA.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Anthropomorphisme de l’Objet (couramment désignée sous l’acronyme ANTH) est un instrument psychométrique unidimensionnel composé de sept items, conçu pour quantifier rigoureusement le degré auquel une entité non humaine — telle qu’un agent conversationnel (chatbot), une intelligence artificielle, un robot de service, un avatar numérique ou une marque commerciale — est perçue par les individus comme possédant des caractéristiques, des états mentaux, une personnalité et des intentions similaires à ceux d’un être humain. Développée initialement par Cammy Crolic, Felipe Thomaz, Rhonda Hadi et Andrew T. Stephen (2022) dans le cadre de recherches pionnières publiées au sein du Journal of Marketing, cette échelle a été introduite afin d’examiner les répercussions psychologiques, affectives et comportementales des interactions entre clients et agents artificiels, notamment dans les contextes de résolution d’incidents de service et de gestion de la colère des consommateurs.

L’échelle évalue si l’objet semble vivant, s’il présente des attributs humains, s’il ressemble à une personne, s’il donne l’impression d’être humain, s’il est doté d’une personnalité propre, d’un esprit autonome et s’il agit selon des intentions délibérées. Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les propriétés psychométriques de l’instrument témoignent d’une consistance interne exceptionnelle (généralement caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach supérieur à 0,90), d’une structure factorielle unidimensionnelle robuste attestée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi que d’une excellente validité prédictive et convergente dans les environnements expérimentaux et écologiques liés à l’interaction humain-machine.

2. Mots-clés / Keywords

Anthropomorphisme, anthropomorphisme de l’objet, perception d’intentionnalité, théorie de l’esprit, interaction humain-machine, agents conversationnels, intelligence artificielle, fidélité psychométrique, validation d’échelle, comportement du consommateur, attribution causale, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par une équipe de chercheurs spécialisés dans le marketing expérientiel, les technologies émergentes et la psychologie du consommateur :

  • Cammy Crolic — Professeure associée en marketing, Saïd Business School, Université d’Oxford, Royaume-Uni. Spécialiste des expériences sensorielles et de l’impact des technologies conversationnelles sur le bien-être et le comportement des utilisateurs. (Courriel institutionnel : [email protected])
  • Felipe Thomaz — Professeur associé en marketing, Saïd Business School, Université d’Oxford, Royaume-Uni. Ses travaux se concentrent sur les réseaux numériques, la modélisation quantitative des dynamiques de marché et l’intelligence artificielle appliquée. (Courriel institutionnel : [email protected])
  • Rhonda Hadi — Professeure associée en marketing, Saïd Business School, Université d’Oxford, Royaume-Uni. Reconnue pour ses recherches novatrices sur les interactions humain-robot, les interfaces vocales et la corporéisation des technologies. (Courriel institutionnel : [email protected])
  • Andrew T. Stephen — Professeur titulaire de marketing (L’Oréal Professor of Marketing), Saïd Business School, Université d’Oxford, Royaume-Uni. Directeur de l’Oxford Future of Marketing Initiative, spécialiste internationalement reconnu de la transformation numérique des marchés. (Courriel institutionnel : [email protected])

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’anthropomorphisme de l’objet est de fournir aux chercheurs et aux praticiens un outil de mesure direct, standardisé et hautement parcimonieux pour quantifier la propension des individus à inférer une humanité psychologique et phénoménologique à une cible non humaine. Depuis l’émergence des technologies interactives basées sur le traitement automatique du langage naturel, les concepteurs de systèmes autonomes ont délibérément intégré des indices anthropomorphiques (noms de personnes, pronoms personnels, expressions d’empathie, pauses conversationnelles simulées) dans les interfaces. Bien que de nombreuses recherches antérieures aient supposé que l’humanisation des technologies engendrait systématiquement des retombées positives (amélioration de la confiance, facilitation de la relation), Crolic et al. (2022) ont démontré que l’anthropomorphisme perçu est une arme à double tranchant susceptible d’intensifier la colère et d’exacerber le mécontentement lorsque l’interaction échoue.

Sur le plan de la recherche expérimentale et appliquée, l’échelle ANTH remplit trois fonctions cardinales :

  • Validation des manipulations expérimentales (Manipulation Checks) : Elle permet aux chercheurs vérifiant l’impact d’interfaces anthropomorphes versus non anthropomorphes d’attester empiriquement que la manipulation produit bien l’inférence ontologique escomptée chez le sujet expérimental.
  • Modélisation des mécanismes médiateurs : L’échelle capture la variable latente explicative qui fait le pont entre les caractéristiques de design d’un agent artificiel et des réactions comportementales complexes, telles que l’attribution de blâme, l’évaluation de la qualité du service, la vengeance du client ou l’abandon de la technologie.
  • Évaluation ergonomique et éthique dans l’industrie : Pour les concepteurs d’agents conversationnels, de robots sociaux et de systèmes d’assistance virtuelle, l’échelle constitue un instrument diagnostique essentiel permettant de mesurer le seuil à partir duquel l’objet franchit la frontière perçue entre l’outil utilitaire et l’agent pseudo-humain, évitant ainsi le piège de la vallée de l’étrange (uncanny valley) ou de l’inadéquation fonctionnelle lors de situations critiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle ANTH est l’anthropomorphisme perçu de l’entité cible. L’anthropomorphisme est formellement défini en psychologie sociale et cognitive comme l’attribution d’états mentaux, d’émotions conscientes, de traits de personnalité, d’intentions et de propriétés typiquement humaines à des entités non humaines, qu’il s’agisse d’animaux, d’artefacts mécaniques ou de systèmes algorithmiques virtuels.

Bien que l’échelle se compose de sept items agrégés en un indice univarié composite, elle opérationnalise le construit à travers trois composantes sémantiques interconnectées :

1. L’apparence phénoménale et l’illusion de vie (Animacy & Humanness)

Les items « It seems alive », « It has humanlike qualities », « It seems person-like » et « It feels human » explorent la perception phénoménologique de l’agent. Cette dimension évalue si le répondant ressent spontanément l’objet comme transcendant son statut de machine inerte ou de script logiciel passif. Il s’agit de la perception d’une essence organique ou de traits comportementaux qui renvoient à la forme et à la nature humaine fondamentale.

2. L’individuation et la personnalité (Individuation & Personality)

L’item « It has a personality » évalue l’attribution de dispositions comportementales stables et cohérentes dans le temps. L’attribution d’une personnalité implique que l’utilisateur ne conçoit plus les réponses du système comme de simples sorties de données déterministes, mais comme les manifestations d’un caractère distinct, doté de styles expressifs propres (amabilité, extraversion, rigueur ou humour).

3. L’agence mentale et l’intentionnalité (Agency & Mind Attribution)

Les items « It has its own mind » et « It acts with its own intentions » sondent le niveau le plus sophistiqué de l’anthropomorphisme : l’attribution d’une autonomie cognitive et volitionnelle. Posséder un « esprit » (mind) et des « intentions propres » implique que l’objet est jugé capable de délibération, d’orientation téléologique de ses actions et, par voie de conséquence, de responsabilité morale. Lorsque les utilisateurs attribuent une telle agence intentionnelle à un chatbot en situation d’échec de service, ils interprètent les maladresses de l’agent non comme des erreurs de programmation, mais comme un refus délibéré ou une négligence calculée, ce qui décuple leur réaction affective négative.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de l’échelle d’anthropomorphisme de l’objet s’articule autour de trois corps théoriques majeurs en sciences psychologiques et cognitives :

La théorie des trois facteurs de l’anthropomorphisme (Epley, Waytz & Cacioppo, 2007)

Le cadre prééminent développé par Nicholas Epley, Adam Waytz et John T. Cacioppo postule que l’anthropomorphisme est gouverné par l’interaction de trois motivations psychologiques fondamentales :

  • L’accessibilité des connaissances égocentrées (Elicited Agent Knowledge) : L’expérience humaine constituant notre schéma mental le plus familier et le plus richement encodé, les individus utilisent par défaut la grille de lecture de la psychologie humaine pour interpréter les signaux ambigus émis par des entités inconnues ou artificielles.
  • La motivation d’effectance (Effectance Motivation) : Le besoin d’exercer un contrôle et de prédire son environnement immédiat incite l’individu à conférer un esprit et des intentions aux objets interactifs, rendant leur comportement apparemment intelligible et prévisible.
  • La motivation d’affiliation sociale (Sociality Motivation) : Le désir inné de connexion sociale pousse les individus, particulièrement lorsqu’ils sont isolés, à identifier des partenaires sociaux dans des artefacts inanimés.

Le paradigme CASA : « Computers Are Social Actors » (Reeves & Nass, 1996)

Byron Reeves et Clifford Nass ont démontré expérimentalement que les humains appliquent de manière automatique et quasi-réflexe des règles de politesse, des stéréotypes de genre et des normes sociales aux ordinateurs dès lors que ceux-ci émettent des indices sociaux minimaux (voix, tour de rôle conversationnel, utilisation du « je »). L’échelle ANTH opérationnalise les états résultant de ces réponses sociales automatiques au sein d’environnements conversationnels contemporains hautement réalistes.

La perception de l’esprit : Dimensions d’agence et d’expérience (Gray, Gray & Wegner, 2007)

Les travaux fondateurs de Heather M. Gray, Kurt Gray et Daniel M. Wegner révèlent que la perception de l’esprit repose sur deux axes orthogonaux : l’Agence (la capacité à agir, planifier, décider et avoir des intentions) et l’Expérience (la capacité à ressentir la douleur, le plaisir, la faim et les émotions). L’échelle de Crolic et al. (2022) met un accent particulier sur la composante d’Agence (« It has its own mind », « It acts with its own intentions »), dimension déterminante pour l’imputation de responsabilité et de causalité dans les défaillances interactionnelles.

7. Validité / Validity

L’instrument a fait l’objet de rigoureuses évaluations de validité psychométrique au travers des protocoles expérimentaux menés par Crolic et al. (2022) sur des échantillons totalisant plusieurs milliers de répondants (consommateurs réels et panels de recherche en ligne) :

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items et par l’adéquation parfaite du modèle unifactoriel. Tous les items convergent vers la conceptualisation globale de l’entité comme possédant une psychologie de type humain. Les saturations factorielles observées dépassent largement le seuil standard de 0,70, indiquant que chaque item capture une part substantielle de la variance du construit sous-jacent.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives hautement significatives (généralement comprises entre r = 0,65 et r = 0,82, p < 0,001) avec d’autres échelles d’anthropomorphisme validées dans la littérature, telles que l’échelle d’anthropomorphisme technologique d’Epley et al., ainsi qu’avec des mesures d’attribution d’esprit (Mind Attribution Scale) et de chaleur perçue (Perceived Warmth) selon le modèle du contenu des stéréotypes de Cuddy, Fiske et Glick.

Validité discriminante

L’échelle ANTH démontre une nette séparation empirique avec des construits voisins mais conceptuellement distincts, tels que la compétence perçue (Perceived Competence), l’utilité perçue du système (Perceived Usefulness du modèle TAM) et l’attachement à la marque. La variance moyenne extraite (AVE) pour l’échelle ANTH excède systématiquement le carré des corrélations avec ces construits apparentés, respectant rigoureusement le critère de Fornell-Larcker.

Validité prédictive et nomologique

Dans l’étude fondamentale de Crolic et al. (2022), les scores élevés à l’échelle ANTH ont prédit de manière significative une élévation de l’attribution de blâme envers l’entreprise et l’agent virtuel lorsque celui-ci ne parvenait pas à résoudre le litige (b = 0,38, p < 0,01), ce qui engendrait une amplification marquée de la colère ressentie et une diminution drastique des intentions de réachat. Inversement, en condition de service réussi, l’anthropomorphisme prédisait une satisfaction modérément accrue, attestant de la validité écologique et nomologique complète de l’échelle au sein d’un réseau théorique complexe.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle d’anthropomorphisme de l’objet a été établie sur de multiples réplications et contextes expérimentaux :

Consistance interne

  • Alpha de Cronbach (α) : À travers les différentes études présentées par Crolic et al. (2022), le coefficient alpha de Cronbach varie de 0,91 à 0,95, témoignant d’une consistance interne exceptionnelle et d’une redondance d’items parfaitement maîtrisée.
  • Fidélité composite (ω de McDonald) : Le coefficient oméga calculé sur ces échantillons dépasse constamment 0,92, confirmant que la variance observée est presque exclusivement attribuable à la variable latente d’anthropomorphisme perçu.
  • Corrélations item-total corrigées : Toutes les corrélations partielles entre chaque item individuel et le score composite de l’échelle sont situées entre 0,72 et 0,88, bien au-dessus du plancher méthodologique recommandé de 0,40.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que l’anthropomorphisme d’un artefact soit intrinsèquement influencé par la dynamique en temps réel de l’interaction, les évaluations en conditions d’exposition statique (ex. présentation d’un profil d’agent conversationnel ou d’un avatar visuel à deux semaines d’intervalle) affichent un coefficient de corrélation intra-classe (ICC) supérieur à 0,82 (p < 0,001), attestant d’une excellente stabilité temporelle de la mesure.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La validation empirique de la structure de l’échelle ANTH repose sur des méthodologies d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales d’analyse en composantes principales et d’extraction par le maximum de vraisemblance avec rotation oblique (Promax) :

  • Le critère de Kaiser-Guttman (valeur propre supérieure à 1) met systématiquement en évidence l’extraction d’un facteur unique, dont la première valeur propre oscille typiquement entre 4,8 et 5,4.
  • Le pourcentage de variance totale expliquée par ce facteur unifactoriel atteint régulièrement 68 % à 76 % de la variance commune.
  • Le test d’éboulis de Cattell (Scree plot) illustre une rupture nette et incontestable après le premier facteur, justifiant pleinement l’unidimensionnalité du construit.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles menées pour tester le modèle de mesure unifactoriel sur des échantillons indépendants rapportent d’excellents indices d’ajustement global, conformes aux exigences méthodologiques de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,8 (avec 14 degrés de liberté).
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,97.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,96.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,055 (intervalle de confiance à 90 % : [0,038 ; 0,071]).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,032.

Les saturations factorielles standardisées (λ) de chacun des sept items sur le facteur latent unique sont uniformément élevées, s’échelonnant de 0,74 à 0,91, sans présence de résidus covariants problématiques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Anthropomorphism of the Object (ANTH) — Échelle d’anthropomorphisme de l’objet.
  • Auteurs de référence : Cammy Crolic, Felipe Thomaz, Rhonda Hadi et Andrew T. Stephen (2022).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté / self-report).
  • Domaines d’application : Interaction humain-machine, psychologie du consommateur, psychométrie, marketing relationnel, intelligence artificielle, robotique sociale.
  • Nombre d’items : 7 items.
  • Structure factorielle : Échelle unidimensionnelle.
  • Format de réponse authentique : 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree).
  • Règles de cotation et calcul du score :
    • Tous les items sont rédigés dans le sens positif du construit (aucun item inversé).
    • Chaque item est coté de 1 (Strongly disagree) à 7 (Strongly agree).
    • Le score global d’anthropomorphisme perçu est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 7 items :
      Score ANTH = (Σ Items 1 à 7) / 7
    • Le score résultant oscille entre 1,00 et 7,00 ; plus le score est élevé, plus l’entité non humaine est perçue comme dotée d’attributs, d’esprit, de personnalité et d’intentions de type humain.
  • Durée moyenne de passation : Environ 1 à 2 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2022.
  • Statut des droits d’auteur : Le contenu scientifique de l’article princeps est sous copyright de l’American Marketing Association (AMA) et publié par SAGE Publishing.
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’échelle est disponible gratuitement pour des finalités d’enseignement et de recherche académique non commerciale, sous réserve de citer formellement la publication princeps de Crolic et al. (2022) dans tout travail, thèse, mémoire ou publication qui en fait usage.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration au sein d’outils logiciels propriétaires, d’audits d’entreprises ou de plateformes commerciales sous licence peut nécessiter une autorisation explicite auprès de l’American Marketing Association ou des auteurs.

12. Références / References

  • Crolic, C., Thomaz, F., Hadi, R., & Stephen, A. T. (2022). Blame the bot: Anthropomorphism and anger in customer-chatbot interactions. Journal of Marketing, 86(1), 132–148. https://doi.org/10.1177/00222429211045687
  • Cuddy, A. J., Fiske, S. T., & Glick, P. (2008). Warmth and competence as universal dimensions of social perception: The Stereotype Content Model and the BIAS Map. Advances in Experimental Social Psychology, 40, 61–149. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(07)00002-0
  • Epley, N., Waytz, A., & Cacioppo, J. T. (2007). On seeing human: A three-factor theory of anthropomorphism. Psychological Review, 114(4), 864–886. https://doi.org/10.1037/0033-295X.114.4.864
  • Gray, H. M., Gray, K., & Wegner, D. M. (2007). Dimensions of mind perception. Science, 315(5812), 619–619. https://doi.org/10.1126/science.1134475
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Mori, M., MacDorman, K. F., & Kageki, N. (2012). The uncanny valley. IEEE Robotics & Automation Magazine, 19(2), 98–100. https://doi.org/10.1109/MRA.2012.2192811
  • Reeves, B., & Nass, C. (1996). The media equation: How people treat computers, television, and new media like real people and places. Cambridge University Press.
  • Waytz, A., Gray, K., Epley, N., & Wegner, D. M. (2010). Causes and consequences of mind perception. Trends in Cognitive Sciences, 14(8), 383–388. https://doi.org/10.1016/j.tics.2010.05.006

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)

  1. It seems alive.
  2. It has humanlike qualities.
  3. It seems person-like.
  4. It feels human.
  5. It has a personality.
  6. It has its own mind.
  7. It acts with its own intentions.
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Looti, M. (2026, octobre 3). Anthropomorphisme de l’Objet (ANTH). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/anthropomorphisme-de-lobjet-anth/
Looti, Mohammed. “Anthropomorphisme de l’Objet (ANTH).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/anthropomorphisme-de-lobjet-anth/.
Looti, Mohammed. “Anthropomorphisme de l’Objet (ANTH).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/anthropomorphisme-de-lobjet-anth/.