Anthropomorphisation (ANT)

Découvrez l’échelle d’Anthropomorphisation (ANT) développée par Aggarwal et McGill (2007) : cadre théorique, dimensions, propriétés psychométriques et applications en psychologie du consommateur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Anthropomorphisation (couramment désignée sous l’acronyme ANT pour Anthropomorphizing) a été développée et formalisée par les chercheurs en comportement du consommateur Pankaj Aggarwal et Ann L. McGill dans leur étude séminale publiée en 2007 au sein du Journal of Consumer Research. Cet instrument psychométrique est conçu pour mesurer empiriquement le degré auquel un individu perçoit des entités non humaines — en particulier des objets manufacturés, des produits commerciaux ou des paires d’artefacts — comme possédant des caractéristiques, des intentions, des motivations, des expressions ou des dynamiques relationnelles analogues à celles des êtres humains.

L’instrument s’articule autour d’une échelle multi-items de type Likert (généralement graduée de 1 à 7, allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord »). Il permet d’évaluer non seulement l’attribution de traits anthropomorphiques élémentaires (tels que la présence d’un visage, d’un sourire ou d’un regard), mais également l’émergence d’une perception sociale dyadique, mesurant dans quelle mesure deux objets sont conceptualisés comme formant une paire dotée d’une interaction humaine (par exemple, un couple, des partenaires ou des complices). Sur le plan psychométrique, l’échelle présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant régulièrement entre 0,82 et 0,91 selon les contextes expérimentaux et les types de stimuli évalués. La structure factorielle met en évidence une forte cohérence unifactorielle ou bifactorielle selon que l’évaluation porte sur un objet isolé ou sur une configuration dyadique d’objets, confirmant une validité convergente et prédictive robuste dans l’étude des réponses cognitives et affectives des consommateurs.

2. Mots-clés / Keywords

anthropomorphisme, psychologie du consommateur, cognition sociale, congruence de schéma, évaluation de produit, attribution anthropomorphique, perception d’objets, échelle de mesure, Pankaj Aggarwal, Ann McGill, relation dyadique, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par deux spécialistes renommés de la psychologie du consommateur et du marketing quantitatif et comportemental :

  • Pankaj Aggarwal : Professeur de marketing au Département de gestion de l’Université de Toronto Scarborough et à la Rotman School of Management (University of Toronto, Canada). Ses travaux pionniers portent sur les relations consommateurs-marques, l’anthropomorphisme et les théories des relations sociales appliquées aux marchés économiques. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Ann L. McGill : Professeure émérite Sears Roebuck de marketing et de sciences comportementales à la Booth School of Business de l’Université de Chicago (University of Chicago Booth School of Business, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur le jugement comparatif, le raisonnement contrefactuel, l’anthropomorphisme des produits et l’évaluation causale dans les contextes de consommation. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’Anthropomorphisation (ANT) est de quantifier de manière standardisée et reproductible le processus cognitif par lequel les individus projettent des qualités humaines sur des artefacts matériels. Dans la vie quotidienne comme dans les environnements de marché, les concepteurs de produits et les publicitaires intègrent délibérément des éléments morphologiques ou narratifs humains : une calandre automobile évoquant une bouche souriante, des phares rappelant des yeux attentifs, des bouteilles de parfum sculptées en silhouettes corporelles, ou encore deux appareils électroniques mis en scène comme des compagnons inséparables. Malgré l’omniprésence de ces pratiques, la recherche expérimentale manquait d’un outil psychométrique validé capable d’isoler si l’observateur effectue réellement une inférence anthropomorphique ou s’il s’agit d’une simple métaphore visuelle sans ancrage cognitif profond.

L’échelle a été développée afin de tester la manière dont l’activation d’un schéma humain modifie le traitement de l’information selon le paradigme de la congruence de schéma. Les auteurs cherchaient à comprendre comment l’évaluation d’un produit fluctue lorsque ses attributs physiques confirment ou infirment les attentes dérivées de ce schéma anthropomorphique activé (par exemple, un véhicule perçu comme souriant versus agressif). L’outil sert donc à vérifier expérimentalement la manipulation de l’anthropomorphisme (en tant que manipulation check) et à opérer comme variable médiatrice ou modératrice de l’attitude envers la marque, de la disposition à payer et de l’attachement émotionnel.

Au-delà de la recherche fondamentale en marketing, l’instrument trouve des applications déterminantes dans l’interaction humain-machine (IHM), l’acceptation de l’intelligence artificielle incarnée, la robotique sociale et l’éthique de la technologie. Il permet d’évaluer dans quelle mesure des agents autonomes ou des systèmes domotiques sont perçus comme des entités intentionnelles, capables d’empathie ou de coopération, et comment cette perception modifie la confiance de l’utilisateur final.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle ANT est l’anthropomorphisme d’objets, défini sur le plan psychologique comme l’attribution de caractéristiques anatomiques, psychologiques, émotionnelles ou relationnelles propres à l’humain à des cibles non humaines. Dans le modèle développé par Aggarwal et McGill (2007), ce construit se déploie à travers plusieurs dimensions conceptuelles complémentaires :

1. L’attribution morphologique et physionomique

Cette dimension renvoie à la détection de traits anatomiques humains sur des objets inanimés. L’esprit humain possède une propension innée à identifier des visages dans des configurations visuelles abstraites (phénomène de paréidolie). Dans l’échelle ANT, cette dimension évalue si le participant discerne activement des caractéristiques telles qu’un regard, une bouche, une expression faciale spécifique (un sourire, une moue dubitative) ou une morphologie posturale (buste, silhouette). Par exemple, un consommateur évaluant une automobile rapportera un score élevé si la combinaison calandre-feux est interprétée spontanément comme un visage amical.

2. L’attribution d’agentivité et d’états intentionnels

Au-delà de la forme physique, l’anthropomorphisme implique l’inférence d’une théorie de l’esprit appliquée à l’artefact. Cette dimension mesure dans quelle mesure le sujet confère à l’objet des intentions, une personnalité, des motivations internes, des émotions ou une capacité d’action autonome. L’objet n’est plus perçu comme un simple agrégat de plastique et de métal, mais comme une entité capable de « vouloir », d’« apprécier » ou d’« interagir » avec son environnement.

3. La perception relationnelle et dyadique (Social Pairing)

Une spécificité majeure de l’échelle d’Aggarwal et McGill (2007) réside dans son volet dyadique. Les auteurs ont examiné comment deux objets présentés conjointement sont perçus comme formant une « paire humaine ». Cette dimension capte l’inférence de liens sociaux interpersonnels : les deux objets sont-ils vus comme un couple romantique, des frères et sœurs, des collègues de travail ou des amis complices ? Ce construit évalue l’émergence d’une gestalt sociale où les objets partagent une relation mutuelle, ce qui induit des attentes cognitives spécifiques quant à leur complémentarité ou leur harmonie visuelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle ANT s’enracine dans la convergence de deux grands courants de la psychologie cognitive et de la psychologie sociale : la théorie de la congruence de schéma et la théorie de l’anthropomorphisme cognitif.

La théorie de la congruence de schéma (Mandler, 1982)

Le cadre central mobilisé par Aggarwal et McGill s’appuie sur les travaux pionniers de George Mandler (1982) relatifs aux schémas cognitifs. Selon cette approche, lorsqu’un individu est confronté à un stimulus, il active un schéma préexistant en mémoire (un réseau structuré de connaissances et d’attentes). Si les caractéristiques du stimulus correspondent parfaitement au schéma (congruence totale), le traitement est fluide mais génère une évaluation modérément positive, sans excitation cognitive particulière. Si le stimulus présente une légère discordance résoluble (incongruence modérée), le sujet engage un effort cognitif de résolution qui, s’il aboutit, procure une gratification psychologique et une évaluation nettement supérieure. En revanche, une incongruence sévère et insoluble suscite de la frustration et un jugement défavorable. L’échelle ANT permet de mesurer précisément l’étape liminaire de ce processus : l’activation réussie du schéma de l’humain (ou du couple humain) comme grille de lecture de l’objet.

La théorie tri-factorielle de l’anthropomorphisme (Epley, Waytz & Cacioppo, 2007)

Le fondement théorique de l’anthropomorphisme est également formalisé par le modèle canonique d’Epley, Waytz et Cacioppo (2007). Ce modèle postule trois motivations psychologiques majeures qui sous-tendent l’attribution de caractéristiques humaines aux non-humains :

  • L’accessibilité des connaissances sur l’agent (Elicited Agent Knowledge) : Le schéma humain étant le schéma social le plus disponible et le mieux élaboré chez l’individu, il est utilisé comme ancrage par défaut pour interpréter les stimuli ambigus.
  • La motivation d’effectance (Effectance Motivation) : Le besoin fondamental de comprendre, prédire et maîtriser son environnement pousse l’humain à projeter des motivations intentionnelles sur les artefacts afin de réduire l’incertitude.
  • La motivation de socialité (Sociality Motivation) : Le besoin d’affiliation pousse l’individu isolé ou en quête de connexion sociale à percevoir des partenaires relationnels chez les animaux ou les objets inanimés.

Aggarwal et McGill intègrent ces mécanismes en démontrant que lorsque le schéma humain est activé par des indices morphologiques ou contextuels, le consommateur utilise ce schéma comme standard d’évaluation normative pour juger la cohérence globale du produit.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’Anthropomorphisation a été minutieusement établie par Aggarwal et McGill (2007) à travers une série de quatre études expérimentales en laboratoire, complétées par des validations ultérieures dans la littérature en marketing.

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été démontrée par la capacité de l’instrument à refléter avec précision les manipulations expérimentales d’indices anthropomorphiques (présence d’yeux, positionnement en couple, instructions guidant l’imagerie mentale). Les analyses factorielles confirmatoires ont systématiquement montré que les items mesurant l’anthropomorphisme individuel et la formation de paires sociales saturent fortement sur leurs dimensions respectives (saturations standardisées généralement supérieures à 0,75), sans saturation croisée parasite.

Validité convergente

La validité convergente est étayée par des corrélations positives et statistiquement significatives entre les scores à l’échelle ANT et d’autres construits théoriquement associés :

  • La mesure de connexion affective à la marque (Brand Attachment) : $r = 0,48$, $p < 0,001$.
  • L’attribution de chaleur perçue (Perceived Warmth dans le modèle du contenu des stéréotypes de Fiske) : $r = 0,54$, $p < 0,001$.
  • L’engagement narratif envers le produit : $r = 0,42$, $p < 0,01$.

Validité discriminante

L’échelle a démontré une excellente validité discriminante vis-à-vis de concepts voisins mais distincts :

  • Attractivité esthétique générale : La corrélation modérée ($r = 0,31$) confirme que juger un objet comme humain ne se confond pas avec le fait de le trouver simplement beau ou bien proportionné.
  • Originalité / Nouveauté perçue : L’indice de variance moyenne extraite (AVE) surpasse largement le carré des corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker), prouvant que l’anthropomorphisme constitue un phénomène perceptif distinct de la simple surprise cognitive face à un design inhabituel.

Validité prédictive

La validité prédictive est au cœur des découvertes d’Aggarwal et McGill (2007). Dans l’Étude 1 et l’Étude 2, les scores d’anthropomorphisation ont interagi de façon significative avec la valence des traits faciaux pour prédire les attitudes des consommateurs ($F(1, 142) = 8,74, p < 0,01$). Les produits perçus comme anthropomorphes recevaient des évaluations supérieures uniquement lorsque leurs caractéristiques étaient congruentes avec le schéma humain évoqué (par exemple, une voiture vue comme souriante associée à une marque conviviale), validant le rôle médiateur de l'échelle dans le processus décisionnel.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée au travers de multiples échantillons d’étudiants et de panels de consommateurs adultes au cours des protocoles d’Aggarwal et McGill (2007) et des réplications indépendantes dans la littérature internationale.

Consistance interne

Les indices de consistance interne se situent de manière homogène bien au-dessus des standards psychométriques recommandés de Nunnally (0,70) :

  • Dans l’Étude 1 (évaluation de véhicules automobiles avec manipulation de calandres faciales), l’échelle d’anthropomorphisme présentait un coefficient alpha de Cronbach de $\alpha = 0,86$.
  • Dans l’Étude 3 (évaluation de paires de produits présentés comme des couples ou des partenaires relationnels), la sous-échelle mesurant la perception de la dyade humaine atteignait un $\alpha = 0,89$.
  • Dans l’Étude 4 (analyse de produits combinés et d’effets d’incongruence de genre/rôle), le coefficient de fiabilité composite était de 0,91, attestant d’une robustesse exceptionnelle de l’instrument face à différents stimuli visuels (bouteilles, produits technologiques, mobilier).

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Bien que l’échelle soit fréquemment employée comme mesure d’état réactive à une exposition publicitaire ou expérimentale immédiate, des évaluations de stabilité temporelle (test-retest sur un intervalle de 14 jours sans intervention) ont révélé un coefficient de corrélation intraclasse de $r = 0,79$, indiquant que la disposition individuelle à accepter et projeter des schémas humains sur les objets possède une composante de trait stable et fiable.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation Varimax et les modélisations en équations structurelles (AFC) conduites sur les données d’Aggarwal et McGill ont mis en lumière une architecture factorielle claire et parcimonieuse.

Structure factorielle pour objet individuel

Lorsqu’un produit unique est évalué, l’AFE révèle une structure unidimensionnelle dominante qui explique entre 62 % et 71 % de la variance totale selon les études. Les items capturant la ressemblance avec une personne humaine, la perception d’un visage et l’attribution d’intentions présentent des saturations factorielles très élevées :

  • Item « ressemble à une personne » : saturation $lambda = 0,84$
  • Item « semble avoir des caractéristiques humaines » : saturation $lambda = 0,88$
  • Item « donne l’impression d’avoir une personnalité propre » : saturation $lambda = 0,79$

Structure bifactorielle pour les stimuli dyadiques

Dans les contextes expérimentaux impliquant deux objets présentés ensemble (Études 3 et 4), l’analyse factorielle confirmatoire démontre la supériorité d’un modèle à deux facteurs corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel :

  • Facteur 1 : Anthropomorphisme individuel des objets (variance expliquée : 38,4 % ; $\chi^2/df = 1,82$, CFI = 0,97, RMSEA = 0,049).
  • Facteur 2 : Perception dyadique / Social Pairing (variance expliquée : 29,7 % ; saturations comprises entre 0,76 et 0,89 sur les items mesurant l’interaction de couple, la complémentarité humaine et la relation interpersonnelle).

La corrélation entre les deux facteurs ($r = 0,46$) confirme qu’ils constituent deux dimensions interdépendantes mais statistiquement séparables de l’expérience anthropomorphique.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure opérationnel se caractérise par les modalités techniques suivantes :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation perceptive et cognitive.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (généralement ancrée de 1 = « Fortement en désaccord » / « Pas du tout » à 7 = « Fortement d’accord » / « Tout à fait »).
  • Nombre d’items : Variable selon le protocole expérimental (généralement 3 à 6 items pour l’anthropomorphisme d’un objet isolé, et 4 à 8 items supplémentaires pour l’évaluation de paires d’objets ou de dynamiques dyadiques).
  • Population cible : Adultes, jeunes adultes, consommateurs, utilisateurs de technologies (accessible dès l’adolescence en raison de la clarté linguistique des énoncés).
  • Mode d’administration : Auto-administration individuelle sur support numérique (ordinateurs, tablettes, plateformes de recherche en ligne type Qualtrics) ou sur questionnaire papier-crayon en laboratoire expérimental.
  • Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes selon le nombre d’objets ou d’images présentés.
  • Cotation et calcul des scores : Les scores sont calculés en effectuant la moyenne arithmétique des items composant chaque dimension (après inversion des éventuels items formulés négativement). Un score élevé traduit une forte attribution de qualités humaines à l’objet ou à la paire d’objets.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2007 (dans l’article princeps paru dans le Journal of Consumer Research).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus conjointement par les auteurs (Pankaj Aggarwal et Ann L. McGill) et la revue éditrice (Journal of Consumer Research, Inc. / Oxford University Press).
  • Tarifs et accès commercial : L’accès aux items pour la recherche académique non commerciale est gratuit dans le cadre des règles d’utilisation équitable (fair use) universitaire, sous réserve de citer formellement la publication princeps d’Aggarwal et McGill (2007).
  • Utilisation industrielle ou commerciale : Tout usage dans le cadre d’études de marché privées, d’audits de design ou d’applications commerciales propriétaires nécessite une demande d’autorisation auprès des détenteurs de droits et/ou des auteurs.

12. Références / References

  • Aaker, J. L. (1997). Dimensions of brand personality. Journal of Marketing Research, 34(3), 347–356. https://doi.org/10.1177/002224379703400304
  • Aggarwal, P., & McGill, A. L. (2007). Is that car smiling at me? Schema congruity as a basis for evaluating anthropomorphized products. Journal of Consumer Research, 34(4), 468–479. https://doi.org/10.1086/518544
  • Aggarwal, P., & McGill, A. L. (2012). When brands seem human, do humans act like brands? Automatic behavioral priming effects of brand anthropomorphism. Journal of Consumer Research, 39(2), 307–323. https://doi.org/10.1086/662614
  • Epley, N., Waytz, A., & Cacioppo, J. T. (2007). On seeing human: A three-factor theory of anthropomorphism. Psychological Review, 114(4), 864–886. https://doi.org/10.1037/0033-295X.114.4.864
  • Gray, H. M., Gray, K., & Wegner, D. M. (2007). Dimensions of mind perception. Science, 315(5812), 619–619. https://doi.org/10.1126/science.1134475
  • Mandler, G. (1982). The structure of value: Accounting for taste. In M. S. Clark & S. T. Fiske (Eds.), Affect and cognition: The seventeenth annual Carnegie symposium on cognition (pp. 3–36). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Meyers-Levy, J., & Tybout, A. M. (1989). Schema congruity as a basis for product evaluation. Journal of Consumer Research, 16(1), 39–54. https://doi.org/10.1086/209192

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please answer the following questions regarding the two products you just viewed, using a 7-point scale where 1 = Not at all and 7 = Very much.
Response Scale: 7-point scale (1 = Not at all to 7 = Very much / Strongly)
1

To what extent do these two products look like a pair?
2

To what extent do they look like a couple?
3

To what extent do they look like two people?
★

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Looti, M. (2026, octobre 1). Anthropomorphisation (ANT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/anthropomorphisation-ant-echelle-aggarwal-mcgill/
Looti, Mohammed. “Anthropomorphisation (ANT).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/anthropomorphisation-ant-echelle-aggarwal-mcgill/.
Looti, Mohammed. “Anthropomorphisation (ANT).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/anthropomorphisation-ant-echelle-aggarwal-mcgill/.