Agressivité (AGG)

L’échelle d’Agressivité (AGG) en six items, issue des travaux de Buss et Perry (1992), évalue la propension aux comportements d’agression physique, au manque d’inhibition motrice et aux violences interpersonnelles via une échelle de Likert en 5 points.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Agressivité (AGG), dérivée des travaux fondamentaux d’Arnold H. Buss et Mark Perry (1992), constitue un instrument psychométrique bref composé de six items spécifiquement élaboré pour évaluer les tendances comportementales manifestes liées à l’agressivité physique et aux passages à l’acte agressifs chez l’adolescent et l’adulte. Alors que l’instrument souche, le Buss-Perry Aggression Questionnaire (BPAQ), explore quatre dimensions distinctes (agression physique, agression verbale, colère et hostilité), cette déclinaison ciblée en six items isole le noyau dur des comportements agressifs moteurs, incluant les représailles violentes, les pulsions coercitives destructrices dirigées contre les personnes ou les biens matériels, ainsi que les comportements d’intimidation interpersonnelle.

Chaque item est évalué sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points, graduée de 1 (« extrêmement peu caractéristique de moi ») à 5 (« extrêmement caractéristique de moi »). Le score global, obtenu par sommation ou par calcul de la moyenne arithmétique des six énoncés, fournit un indice continu de la propension individuelle aux réactions agressives manifestes en situation de provocation, de frustration ou de dysrégulation émotionnelle. Les propriétés psychométriques documentées dans la littérature internationale démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,78 et 0,86 selon les populations cibles) et une stabilité temporelle satisfaisante lors des évaluations test-retest. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires soutenant l’unidimensionnalité de ce sous-ensemble focalisé sur la composante motrice et instrumentale de l’agression, ainsi que par de solides corrélations avec des mesures d’impulsivité, de désinhibition comportementale et d’antécédents de conduites antisociales.

2. Mots-clés / Keywords

Agressivité, agression physique, psychométrie, Buss-Perry Aggression Questionnaire, évaluation comportementale, violence interpersonnelle, hostilité, impulsivité motrice, régulation émotionnelle, validation psychométrique, passage à l’acte, comportement antisocial.

3. Auteurs / Authors

L’échelle tire ses fondements théoriques et ses items originaux des travaux de recherche menés par :

  • Arnold H. Buss, Ph.D. : Professeur émérite au Département de Psychologie de l’Université du Texas à Austin (États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de la psychologie de la personnalité, de la théorie du tempérament et de la genèse des conduites agressives.
  • Mark Perry, Ph.D. : Chercheur associé et psychologue clinicien ayant collaboré aux modélisations statistiques et factorielles initiales ayant conduit à la révision du modèle d’agression de Buss-Durkee (BDHI) et à l’élaboration du questionnaire de 1992.

Les affiliations institutionnelles historiques se rattachent principalement au Department of Psychology, University of Texas at Austin, Austin, TX 78712, USA. Les demandes de clarification théorique et d’utilisation académique contemporaine s’adressent aux dépositaires des archives de recherche et aux publications scientifiques associées à l’American Psychological Association.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’Agressivité (AGG) en six items est de fournir une évaluation rapide, fiable, valide et peu invasive de la disposition individuelle à engager des conduites agressives observables dans le répertoire comportemental moteur. Dans le cadre de la recherche expérimentale, de la psychologie sociale, de la psychiatrie légale et de la psychologie clinique, les cliniciens et chercheurs sont souvent confrontés à la nécessité de mesurer l’agressivité sans imposer aux participants des batteries psychométriques exhaustives et chronophages telles que le BPAQ complet à 29 items ou le Buss-Durkee Hostility Inventory originel à 75 items.

La justification théorique de cette version brève réside dans l’identification du comportement moteur comme critère clinique et légal le plus saillant des troubles du comportement perturbateur. Alors que les composantes affectives (colère, irritabilité) et cognitives (hostilité, méfiance, cynisme) représentent des états internes latents, la composante mesurée par ces six items concerne la traduction de ces tensions psychiques en actes dirigés contre autrui (frapper, proférer des menaces directes) ou contre des objets inanimés (casser des objets sous le coup de la fureur). L’instrument mesure précisément :

  • L’agressivité réactive en réponse à une attaque physique (« If somebody hits me, I hit back ») ;
  • L’inhibition défaillante des pulsions de frapper autrui (« Once in a while I can’t control the urge to strike another person ») ;
  • La propension conditionnelle à l’agression physique consécutive à une provocation (« Given enough provocation, I may hit another person ») ;
  • La capacité perçue d’infliger des blessures physiques graves sous l’emprise de la rage (« If I’m mad enough, I could hit someone and hurt them ») ;
  • Le recours à l’intimidation interpersonnelle et aux menaces directes (« I have threatened people I know ») ;
  • L’agressivité déplacée ou destructive dirigée contre l’environnement physique (« I have become so mad that I have broken things »).

Sur le plan des applications cliniques, l’outil permet d’effectuer des dépistages préliminaires au sein de contextes psychiatriques fermés, d’institutions pénitentiaires ou de consultations spécialisées en gestion de la colère afin d’estimer le risque d’hétéro-agressivité. En recherche empirique, cette échelle est couramment employée pour tester des modèles médiateurs et modérateurs impliquant l’exposition à des stimuli menaçants, l’influence de la consommation de substances psychoactives sur la désinhibition motrice, ou encore l’efficacité d’interventions cognitivo-comportementales ciblant la maîtrise des pulsions.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est l’agressivité physique et motrice, considérée comme une variable de trait stable au sens de la psychologie différentielle des traits. Selon la conceptualisation princeps de Buss et Perry (1992), l’agression ne saurait être comprise comme une entité monolithique. Elle se subdivise en composantes motrices, affectives et cognitives. L’échelle AGG en six items se concentre de manière spécifique sur la dimension motrice du spectre agressif, laquelle se manifeste sous plusieurs facettes comportementales interconnectées :

L’agressivité réactive de représailles

L’agression réactive renvoie à une réponse de défense ou de rétorsion déclenchée immédiatement par une agression perçue ou réelle d’un pair. L’item « If somebody hits me, I hit back » illustre ce mécanisme normatif de réciprocité hostile, où l’individu estime légitime et automatique de recourir à la force physique pour répondre à une intrusion corporelle. Cette facette renvoie aux théories du traitement de l’information sociale, où l’activation neurophysiologique associée au système de défense s’exprime sans délai par un contre-comportement moteur coercitif.

Le déficit de contrôle inhibiteur moteur

Caractérisée par l’item « Once in a while I can’t control the urge to strike another person », cette dimension reflète l’échec transitoire des fonctions exécutives d’inhibition comportementale. Il s’agit d’un point de bascule psychopathologique où l’urgence émotionnelle négative (telle que conceptualisée dans le modèle UPPS de l’impulsivité) surcharge les mécanismes de contrôle préfrontal, conduisant à une poussée irrésistible de frapper autrui, indépendamment du calcul coût-bénéfice rationnel.

Le seuil de tolérance à la provocation et le passage à l’acte conditionnel

Les items « Given enough provocation, I may hit another person » et « If I’m mad enough, I could hit someone and hurt them » mesurent la variabilité interindividuelle du seuil de déclenchement agressif. Tout individu possède un point de rupture au-delà duquel la provocation externe surpasse les barrières morales et normatives. Ces énoncés capturent l’acceptation cognitive préalable de la violence comme issue comportementale viable lorsque l’état affectif atteint un niveau critique de colère ou de détresse.

L’agression instrumentale et verbale menaçante

L’item « I have threatened people I know » implique l’usage de menaces explicites pour dominer, intimider ou contraindre des proches ou des connaissances. Contrairement aux explosions impulsives pures, l’intimidation par la menace reflète une tentative de contrôle social coercitif, démontrant que l’agressivité s’étend au-delà du choc physique direct pour inclure le conditionnement d’autrui par la peur.

La destructivité matérielle et l’agression déplacée

Enfin, l’item « I have become so mad that I have broken things » opérationnalise l’agression déplacée ou le bris d’objets, couramment observé lorsque la cible originelle de la colère n’est pas accessible, ou lorsque la charge d’excitation autonome est telle que le sujet doit décharger son énergie motrice sur l’environnement matériel immédiat.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique soutenant l’échelle d’Agressivité AGG s’inscrit au carrefour du néo-associationnisme cognitif de Leonard Berkowitz, du modèle général de l’agression (General Aggression Model, GAM) développé par Craig A. Anderson et Brad J. Bushman, et des théories biologiques du tempérament formulées par Arnold Buss et Robert Plomin.

Le modèle néo-associationniste cognitif de Berkowitz

Selon Berkowitz (1989, 1993), les événements aversifs (tels que la douleur, le blocage de buts, la provocation verbale ou physique) induisent automatiquement un affect négatif non différencié. Cet affect négatif active simultanément deux réseaux de réponses programmées génétiquement et renforcées par l’apprentissage : l’évitement/fuite (associé à la peur) et l’attaque/combat (associé à la colère et aux tendances agressives). L’échelle AGG mesure les manifestations observables de ce second système. Lorsque des réseaux associatifs hostiles sont fréquemment activés, ils abaissent le seuil d’amorçage comportemental, rendant la violence physique (frapper, détruire) plus probable lors des interactions conflictuelles.

Le Modèle Général de l’Agression (GAM)

Le GAM propose une synthèse bio-psycho-sociale intégrant les variables de personnalité (traits dispositionnels mesurés par des outils comme l’AGG), les variables situationnelles (provocation, agression préalable) et les processus internes (états affectifs de colère, cognitions hostiles, activation physiologique). Selon cette perspective théorique, les six items de l’échelle AGG reflètent des « scripts comportementaux » solidifiés. Chez un individu présentant un score élevé à l’AGG, les scripts d’agression physique sont facilement accessibles en mémoire de travail et pré-activés, court-circuitant ainsi les processus de réévaluation cognitive et d’appréciation morale.

Théorie du tempérament et substrats neurobiologiques

Arnold H. Buss envisageait originellement l’agressivité comme une composante issue du tempérament fondamental, ancrée dans la réactivité du système nerveux central. Sur le plan neurobiologique moderne, les comportements évalués par l’échelle AGG correspondent à un déséquilibre entre l’hyper-réactivité limbique (en particulier l’amygdale face aux provocations menaçantes) et un sous-fonctionnement du cortex préfrontal ventromédian et orbitofrontal, incapable d’exercer un freinage inhibiteur sérotoninergique adéquat face à la pulsion motrice d’attaquer autrui.

7. Validité / Validity

Les études psychométriques examinant l’échelle d’agressivité et la sous-dimension motrice dont elle est extraite mettent en évidence une robustesse méthodologique remarquable sur plusieurs plans :

Validité de construit

La validité de construit est confirmée par la concordance empirique entre les scores d’AGG et les critères théoriques définissant la violence physique. Dans les échantillons de validation originaux de Buss et Perry (1992) portant sur 1 253 étudiants universitaires, les items relatifs à l’agression physique formaient un facteur unitaire distinct, corrélé mais non redondant avec la colère (r = 0,43) et l’hostilité (r = 0,34). Les analyses ultérieures de réplication (notamment Webster et al., 2014 ; Bryant & Smith, 2001) ont démontré que cette sélection spécifique de six items conserve une variance substantielle expliquant les tendances coercitives globales sans subir la contamination des biais affectifs purs.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument est établie par des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures validées mesurant des construits analogues :

  • Corrélations élevées avec les échelles de délinquance auto-rapportée et les mesures d’impulsivité motrice (Barratt Impulsiveness Scale, BIS-11), avec des coefficients oscillant typiquement entre r = 0,42 et r = 0,58 (p < 0,001) ;
  • Associations positives modérées à fortes avec les dimensions d’antagonisme et de faible agréabilité du modèle des Big Five (NEO-PI-R / BFI) ;
  • Corrélations significatives avec les mesures d’agressivité réactive évaluées via le Reactive-Proactive Aggression Questionnaire (RPQ).

Validité discriminante

L’échelle discrimine nettement l’agressivité physique des construits d’anxiété générale, de dépression ou d’introversion sociale. Les corrélations entre l’échelle AGG et les mesures d’anxiété-trait (comme le STAI) s’avèrent faibles (r < 0,20), prouvant que l’instrument capture une tendance à l’extériorisation comportementale et non un état global de détresse psychique intériorisée.

Validité prédictive et critériée

Sur le plan prédictif, les scores à l’AGG différencient de façon robuste les populations cliniques ou médico-légales des populations générales. Des études menées en milieu correctionnel ont établi que les individus incarcérés pour des infractions avec violence (voies de fait, homicides) présentent des scores moyens significativement plus élevés à cette échelle que les contrevenants non violents (condamnés pour délits financiers ou infractions routières), avec des tailles d’effet substantielles (d de Cohen > 0,75).

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation des propriétés de fidélité de l’échelle d’Agressivité en six items confirme une grande constance dans la mesure du trait :

Cohérence interne (Homogénéité)

L’indice de cohérence interne mesuré par l’alpha de Cronbach (α) pour ces items varie entre 0,78 et 0,86 dans la majorité des cohortes normatives et cliniques. Dans l’échantillon initial de Buss et Perry (1992) pour la sous-échelle physique parente, l’alpha atteignait 0,85. L’estimation du coefficient oméga de McDonald (ω), souvent préconisée pour les structures factorielles unidimensionnelles, produit des valeurs comparables oscillant autour de 0,82 à 0,87, attestant que l’ensemble des items puise dans une source commune de variance systématique sans inflation artificielle liée au nombre d’items.

Corrélations inter-items et item-total

Les corrélations item-total corrigées pour chacun des six énoncés dépassent généralement le seuil critique conventionnel de 0,40, se situant majoritairement entre 0,48 et 0,67. Cela démontre que chaque énoncé, qu’il concerne le bris d’objets, la riposte ou l’agression armée de colère, contribue de façon significative à la mesure du score composite sans présence d’items redondants ou aberrants.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été investiguée sur divers intervalles temporels. Sur une période de 9 semaines (protocole original de Buss et Perry), le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) ou le r de Pearson pour cette composante s’est élevé à 0,80. Des réévaluations à plus court terme (2 à 3 semaines) démontrent une stabilité encore supérieure (r > 0,84), soulignant que l’instrument capture une dimension stable de personnalité plutôt qu’une fluctuation d’humeur transitoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle sous-jacente aux items d’agressivité a fait l’objet d’investigations approfondies au moyen de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Modélisation exploratoire initiale

Lors des analyses exploratoires menées par extraction des facteurs en composantes principales ou par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), les six items constituant cette échelle saturent de manière prédominante sur un facteur unique d’agression physique motrice. Les saturations factorielles observées pour ces items sont particulièrement élevées, s’échelonnant généralement entre 0,55 et 0,78 :

  • Item 1 (« If somebody hits me, I hit back ») : saturation λ ≈ 0,61 ;
  • Item 2 (« Once in a while I can’t control the urge to strike another person ») : saturation λ ≈ 0,72 ;
  • Item 3 (« Given enough provocation, I may hit another person ») : saturation λ ≈ 0,76 ;
  • Item 4 (« If I’m mad enough, I could hit someone and hurt them ») : saturation λ ≈ 0,74 ;
  • Item 5 (« I have threatened people I know ») : saturation λ ≈ 0,58 ;
  • Item 6 (« I have become so mad that I have broken things ») : saturation λ ≈ 0,54.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Lors de l’application de modèles d’équations structurelles confirmatoires sur cette échelle unidimensionnelle de 6 items, les indices d’ajustement global atteignent d’excellents standards psychométriques :

  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) inférieur à 2,5 ;
  • Comparative Fit Index (CFI) > 0,96 ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,95 ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,055 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) ≤ 0,038.

Les études d’invariance de mesure (invariance morphologique, métrique et scalaire) à travers le genre confirment que la structure factorielle s’applique de façon équivalente aux hommes et aux femmes, bien que des différences de moyennes latentes soient fréquemment observées, les hommes rapportant des scores moyens significativement plus élevés sur l’agression physique.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente les spécifications techniques suivantes :

  • Nom complet de l’outil : Échelle d’Agressivité en 6 items (Aggressiveness Scale – AGG / Sous-échelle Agression Physique du Buss-Perry Questionnaire).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée sur plateforme en ligne / laboratoire d’expérimentation.
  • Nombre total d’items : 6 énoncés comportementaux directs.
  • Temps de passation estimé : 2 à 3 minutes maximum.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
    • 1 = Extremely uncharacteristic of me (Extrêmement peu caractéristique de moi)
    • 2 = Somewhat uncharacteristic of me (Plutôt peu caractéristique de moi)
    • 3 = Neither characteristic nor uncharacteristic of me (Ni caractéristique ni peu caractéristique de moi)
    • 4 = Somewhat characteristic of me (Plutôt caractéristique de moi)
    • 5 = Extremely characteristic of me (Extrêmement caractéristique de moi)
  • Règles de cotation et calcul des scores :
    • Aucun item inversé dans cette sélection (tous les items sont formulés dans le sens direct du construit).
    • Score total par sommation : Les scores individuels de 1 à 5 attribués à chaque item sont additionnés pour produire un score global compris entre 6 et 30 points.
    • Score moyen : Alternativement, la somme peut être divisée par 6 pour obtenir un score métrique moyen variant de 1,0 à 5,0.
    • Interprétation : Un score élevé reflète un degré supérieur d’agressivité physique manifeste, une plus faible inhibition motrice de la violence et un risque accru de passage à l’acte coercitif.
  • Population cible : Adolescents (à partir de 14 ans) et adultes issus de la population générale, clinique ou médico-légale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Les informations relatives aux droits et modalités d’utilisation de cet instrument se résument ainsi :

  • Année de publication princeps : 1992 (au sein de l’article fondateur paru dans le Journal of Personality and Social Psychology).
  • Statut des droits d’auteur : Le questionnaire original a été publié sous l’égide de l’American Psychological Association (APA). L’utilisation des items dans le cadre de la recherche académique, scientifique ou universitaire à but non lucratif est généralement permise sans frais, sous réserve d’une citation bibliographique formelle et rigoureuse de l’article source de Buss et Perry (1992).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour l’usage académique, clinique personnel et la recherche fondamentale. Pour des utilisations commerciales à grande échelle (plateformes RH privées, diagnostics commerciaux lucratifs), une demande d’autorisation formelle auprès des ayants droit ou du service des permissions de l’APA peut être requise.
  • Licence : Utilisation académique équitable (Fair Academic Use).

12. Références / References

Les sources scientifiques suivantes constituent le socle bibliographique de l’instrument :

  • Anderson, C. A., & Bushman, B. J. (2002). Human aggression. Annual Review of Psychology, 53(1), 27-51. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.53.100901.135231
  • Berkowitz, L. (1989). Frustration-aggression hypothesis: Examination and reformulation. Psychological Bulletin, 106(1), 59-73. https://doi.org/10.1037/0033-2909.106.1.59
  • Berkowitz, L. (1993). Aggression: Its causes, consequences, and control. Temple University Press.
  • Bryant, F. B., & Smith, B. D. (2001). Refining the architecture of aggresssion: A measurement model for the Buss–Perry Aggression Questionnaire. Journal of Research in Personality, 35(2), 138-167. https://doi.org/10.1006/jrpe.2000.2302
  • Buss, A. H., & Durkee, A. (1957). An inventory for assessing different kinds of hostility. Journal of Consulting Psychology, 21(4), 343-349. https://doi.org/10.1037/h0046900
  • Buss, A. H., & Perry, M. (1992). The Aggression Questionnaire. Journal of Personality and Social Psychology, 63(3), 452-459. https://doi.org/10.1037/0022-3514.63.3.452
  • Webster, G. D., DeWall, C. N., Pond, R. S., Deckman, T., Jonason, P. K., Le, B. M., … & Bator, R. J. (2014). The Brief Aggression Questionnaire: Psychometric evaluation of the 12-item BAQ. Journal of Personality Assessment, 96(2), 120-138. https://doi.org/10.1080/00223891.2013.838170

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format:

5-point Likert scale (1 = extremely uncharacteristic of me to 5 = extremely characteristic of me)

  1. If somebody hits me, I hit back.
  2. Once in a while I can’t control the urge to strike another person.
  3. Given enough provocation, I may hit another person.
  4. If I’m mad enough, I could hit someone and hurt them.
  5. I have threatened people I know.
  6. I have become so mad that I have broken things.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Agressivité (AGG). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/agressivite-agg/
Looti, Mohammed. “Agressivité (AGG).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/agressivite-agg/.
Looti, Mohammed. “Agressivité (AGG).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/agressivite-agg/.