1. Résumé / Abstract
L’Affectomètre 2 (Affectometer 2), développé initialement par Richard Kammann et Ross Flett en 1983 à l’Université d’Otago, est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer le niveau actuel de bonheur général et de bien-être subjectif. Cette échelle constitue une version révisée et optimisée du premier Affectomètre (Kammann et al., 1979), réduisant la redondance tout en conservant une couverture phénoménologique exhaustive des états affectifs. L’inventaire se compose de 40 items équilibrés : 20 items évaluant l’affect positif (10 phrases déclaratives et 10 adjectifs) et 20 items mesurant l’affect négatif (10 phrases déclaratives et 10 adjectifs). Les participants répondent au moyen d’une échelle ordinale en 5 points évaluant la fréquence temporelle des manifestations affectives ressenties au cours d’une période donnée (« pas du tout », « occasionnellement », « une partie du temps », « souvent », « tout le temps »).
Sur le plan métrique, l’Affectomètre 2 permet d’extraire trois scores distincts : un score d’Affect Positif (AP), un score d’Affect Négatif (AN), ainsi qu’un score global d’équilibre affectif obtenu soit par la soustraction (AP – AN), soit par la sommation de l’ensemble des 40 items après inversion des scores de l’affect négatif. L’instrument bénéficie de propriétés psychométriques robustes établies dans de nombreux contextes transculturels, notamment en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Royaume-Uni. La consistance interne est remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,92 et 0,95 pour l’échelle globale, et dépassant 0,85 pour les deux sous-dimensions principales. La fidélité test-retest démontre une grande stabilité temporelle sur des intervalles de plusieurs semaines, tout en demeurant sensible aux interventions psychothérapeutiques ou aux événements de vie majeurs. L’analyse factorielle révèle une structure bidimensionnelle dominante (affect positif versus affect négatif) sous-tendue par 10 composantes sémantiques corrélées.
2. Mots-clés / Keywords
Affectomètre 2, bien-être subjectif, bonheur général, affect positif, affect négatif, psychométrie, évaluation psychologique, santé mentale positive, bilan affectif, psychologie positive.
3. Auteurs / Authors
L’Affectomètre 2 a été conçu et validé par :
- Richard Kammann, Ph.D. (1934–1984) : Ancien professeur agrégé au Département de psychologie de l’Université d’Otago (Dunedin, Nouvelle-Zélande). Pionnier de l’étude quantitative du bonheur et du bien-être subjectif, ses travaux novateurs visaient à opérationnaliser la mesure du bonheur par des instruments standardisés et rigoureux.
- Ross Flett, Ph.D. : Professeur associé au sein de l’École de psychologie (School of Psychology) de l’Université Massey (Palmerston North, Nouvelle-Zélande). Spécialiste de la psychologie de la santé, du stress, de la résilience et des méthodologies psychométriques appliquées à la qualité de vie (Courriel institutionnel : [email protected]).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Affectomètre 2 est de quantifier avec précision l’état affectif moyen et la perception globale du bonheur chez un individu sur une période récente. Contrairement aux mesures d’humeur purement instantanées ou situationnelles comme le POMS (Profile of Mood States), l’Affectomètre 2 capture un état affectif intermédiaire durable, à mi-chemin entre l’humeur fluctuante au jour le jour et le trait de personnalité invariant. L’instrument vise à dépasser les approches réductrices qui considèrent la santé mentale uniquement sous le prisme de l’absence de psychopathologie ou de détresse psychologique. En intégrant des indicateurs positifs et négatifs symétriques, Kammann et Flett ont cherché à capturer la plénitude de l’expérience affective humaine.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et translationnelle, l’Affectomètre 2 sert d’étalon-or pour étudier les corrélats neurobiologiques, sociaux, cognitifs et comportementaux du bien-être. Il permet d’analyser l’impact de déterminants écologiques, du statut socio-économique, de la dynamique conjugale ou de la charge de travail sur la santé mentale positive. L’échelle a notamment servi de référence conceptuelle et empirique majeure lors du développement de questionnaires de santé publique contemporains, tels que la célèbre Warwick-Edinburgh Mental Well-Being Scale (WEMWBS) au Royaume-Uni (Tennant et al., 2007).
En pratique clinique et en counseling, l’instrument remplit des fonctions d’évaluation diagnostique initiale et de suivi thérapeutique. Il permet aux cliniciens de mesurer l’efficacité d’interventions psychologiques diverses (thérapies cognitivo-comportementales, approches basées sur la pleine conscience, psychothérapie positive) non seulement par la diminution de la détresse (réduction de l’Affect Négatif), mais également par l’augmentation conjointe des ressources émotionnelles et du sentiment d’accomplissement (hausse de l’Affect Positif). Cette distinction clinique est capitale, car la rémission symptomatique des affects négatifs ne garantit pas automatiquement l’émergence d’une vitalité affective et d’un fonctionnement psychologique florissant (flourishing).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’Affectomètre 2 est le bien-être subjectif global, conceptualisé comme un équilibre dynamique entre des affects agréables et désagréables, couplé à une évaluation cognitive de son existence. Kammann et Flett (1983) ont postulé que le bonheur subjectif repose sur dix composantes ou micro-domaines sémantiques complémentaires, chacune étant échantillonnée dans l’échelle par des énoncés déclaratifs complets et des descripteurs adjectivaux unipolaires :
- Confluence / Harmonie de vie (CO – Confluence) : Évalue le sentiment que sa propre existence est harmonieuse, ordonnée et progresse dans la direction souhaitée. Un pôle positif élevé reflète un alignement existentiel (« My life is on the right track », « Satisfied »), tandis que le pôle négatif traduit un décalage ou une dissociation (« I wish I could change some part of my life », « Disconnected »).
- Optimisme (O – Optimism) : Mesure la perspective temporelle orientée vers un avenir porteur d’opportunités et de réalisations heureuses (« My future looks good », « Optimistic ») à l’opposé du désespoir, du pessimisme ou de la sensation que les meilleures années sont révolues (« My feel as though the best years of my life are over », « Hopeless »).
- Estime de soi (SE / SF – Self-Esteem) : Réfère à la valeur globale et inconditionnelle que l’individu s’attribue (« I like myself », « Useful »), confrontée aux sentiments d’auto-dépréciation, de culpabilité ou d’insignifiance (« I feel there must be something wrong with me », « Insignificant »).
- Auto-efficacité et maîtrise (SF / SE – Self-Efficacy) : Reflète le sentiment de compétence personnelle, la résilience et la capacité d’adaptation face aux épreuves de l’existence (« I can handle any problems that come up », « Confident ») en contraste avec l’impuissance apprise ou le sentiment d’échec cuisant (« I feel like a failure », « Helpless »).
- Soutien social perçu (SS – Social Support) : Évalue l’impression d’être aimé, valorisé, compris et intégré affectivement par son entourage (« I feel loved and trusted », « Understood ») par rapport à l’isolement émotionnel subi et au rejet (« I seem to be left alone when I don’t want to be », « Lonely »).
- Intérêt social et affiliation (SI – Social Interest) : Traduit l’altruisme, l’empathie, l’attachement interpersonnel et la capacité à nouer des relations chaleureuses (« I feel close to people around me », « Loving ») face au désinvestissement social et à l’isolement relationnel (« I have lost interest in other people and don’t care about them », « Withdrawn »).
- Liberté et autonomie (F – Freedom) : Indique le sentiment d’autodétermination, de flexibilité et de fluidité dans la prise de décision (« I feel I can do whatever I want to », « Free-and-easy ») par opposition à l’impression d’être enfermé dans une routine aliénante ou sous pression (« My life seems stuck in a rut », « Tense »).
- Énergie et vitalité (E – Energy) : Capte le niveau de vigueur physique, de dynamisme et d’entrain (« I have energy to spare », « Energetic ») contrastant avec la léthargie, la fatigue d’origine psychologique ou l’apathie (« I can’t be bothered doing anything », « Depressed »).
- Gaieté et jovialité (Ch – Cheerfulness) : Réfère à l’expression fréquente d’affects joyeux, au rire, au sens de l’humour et à la bonne humeur (« I smile and laugh a lot », « Good-natured ») face à l’incapacité d’éprouver du plaisir, l’anhédonie ou l’irritabilité (« Nothing seems very much fun anymore », « Sad » / « Impatient »).
- Clarté de la pensée (TC – Thought Clarity) : Mesure la lucidité cognitive, la vivacité intellectuelle et la capacité de réflexion constructive (« I think clearly and creatively », « Clear-headed ») versus la rumination mentale, l’obscurcissement cognitif et l’indécision (« My thoughts go around in useless circles », « Confused »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de l’Affectomètre 2 s’inscrit au carrefour de la psychologie humaniste, des théories dimensionnelles de l’émotion et des premiers modèles contemporains du bien-être subjectif conceptualisés notamment par Ed Diener et Norman Bradburn. Dans les années 1960 et 1970, Norman Bradburn (1969) a postulé dans son modèle du bilan affectif (Affect Balance Theory) que le bien-être général découle de l’indépendance relative de deux forces émotionnelles distinctes : les affects positifs et les affects négatifs. Selon cette prémisse, un individu ne peut être qualifié d’heureux simplement par le silence de ses angoisses ou la neutralité de sa souffrance ; il nécessite la présence active d’expériences affectives enrichissantes et gratifiantes.
Richard Kammann et ses collaborateurs ont approfondi cette perspective en examinant ce qu’ils ont nommé « l’écologie du bonheur quotidien ». Leurs investigations ont souligné que le bien-être n’est pas réductible à une série de jugements cognitifs froids ou à des fluctuations thymiques instantanées, mais constitue une disposition globale d’ouverture, d’efficacité et d’harmonie affective. Kammann a également développé la théorie de l’adaptation dynamique (liée au phénomène ultérieurement conceptualisé sous le terme de tapis roulant hédonique ou hedonic treadmill par Brickman et Campbell), observant que si les événements marquants modifient temporairement les états affectifs, les individus tendent à revenir à une ligne de base affective caractéristique de leur structure psychologique globale.
Le cadre théorique de l’Affectomètre 2 intègre également les principes de l’évaluation cognitive et de la psychologie phénoménologique. Les auteurs ont postulé que les descripteurs sémantiques utilisés par les individus pour caractériser leurs états internes sont universellement organisés autour d’une polarité valence-activation. En croisant des énoncés phrastiques complexes (qui sollicitent une réflexion sur soi et ses relations) et des adjectifs épurés (qui capturent l’état affectif viscéral et spontané), l’Affectomètre 2 mobilise une approche multi-méthode intégrée, réduisant les biais cognitifs d’attribution et renforçant la validité écologique de la mesure.
7. Validité / Validity
Les études empiriques consacrées à l’évaluation psychométrique de l’Affectomètre 2 ont documenté des indices de validité très solides :
- Validité convergente : L’instrument présente de très fortes corrélations positives avec d’autres échelles de bien-être éprouvées. Kammann et Flett (1983) ont rapporté des corrélations variant entre r = 0,70 et 0,82 avec l’échelle de satisfaction de vie globale (Cantril Self-Anchoring Striving Scale) et l’échelle d’affect balance de Bradburn. Par ailleurs, des corrélations inverses substantielles ont été régulièrement mises en évidence avec des échelles standardisées mesurant la symptomatologie dépressive, telles que le Beck Depression Inventory (BDI ; r = -0,68 à -0,75) et des inventaires d’anxiété-trait (STAI ; r = -0,60 à -0,70).
- Validité discriminante : Les analyses démontrent que l’Affectomètre 2 se distingue nettement de la simple désirabilité sociale. Bien que modérément corrélé avec les échelles de mensonge ou de conformisme social (comme l’échelle de Crowne-Marlowe, r oscillant autour de 0,25 à 0,35), l’Affectomètre 2 conserve une part majeure de variance unique explicative du fonctionnement mental sain. En outre, la corrélation négative modérée à forte observée entre la sous-échelle d’Affect Positif et celle d’Affect Négatif (variant généralement de r = -0,45 à -0,65 selon les populations) confirme que les deux dimensions partagent une polarité commune tout en maintenant des spécificités fonctionnelles indépendantes.
- Validité prédictive et de critère : Lors des études d’évaluation en milieu clinique et communautaire menées en Écosse par Tennant, Joseph et Stewart-Brown (2007), l’Affectomètre 2 a permis de discriminer avec une sensibilité élevée les individus souffrant de détresse psychologique diagnostiquée des participants issus de la population générale. L’instrument s’est également révélé très prédictif des arrêts de travail pour cause d’épuisement professionnel, de la consultation médicale générale et des indicateurs de résilience post-traumatique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’Affectomètre 2 a été documentée au sein de multiples échantillons démographiques, allant d’étudiants universitaires à des cohortes représentatives de la population générale adulte :
- Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach de l’échelle totale (40 items avec inversion des items négatifs) est exceptionnel, se situant systématiquement entre 0,92 et 0,95. Examinées séparément, la sous-échelle d’Affect Positif (20 items) affiche une cohérence interne de 0,88 à 0,93, et la sous-échelle d’Affect Négatif (20 items) montre des coefficients similaires compris entre 0,89 et 0,94. La suppression d’aucun item spécifique n’entraîne d’élévation significative du coefficient global, témoignant de l’homogénéité sémantique et psychométrique de l’instrument.
- Fidélité test-retest : Les coefficients de corrélation temporelle démontrent une stabilité remarquable. Sur un intervalle court de 48 heures à une semaine, la corrélation test-retest atteint r = 0,85 à 0,89. Sur des périodes plus longues de quatre à dix semaines, les coefficients demeurent stables entre r = 0,65 et 0,78, confirmant que l’Affectomètre 2 capte une disposition affective intermédiaire robuste, exempte des fluctuations erratiques du bruit de mesure journalier.
- Fidélité des formes parallèles et split-half : Le calcul de fiabilité par bissection (split-half reliability), notamment en comparant les 20 items rédigés sous forme de phrases avec les 20 items adjectivaux, livre des coefficients de corrélation de Spearman-Brown dépassant 0,88, confirmant l’équivalence psychométrique entre le format déclaratif et le format lexical.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques fondées sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) ont mis en lumière la structure latente de l’Affectomètre 2 :
L’AFE initiale menée par Kammann et Flett (1983) par extraction en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) a révélé deux facteurs de second ordre prédominants, expliquant une part importante de la variance totale des scores :
- Facteur I (Affect Positif / Énergie vitale) : Ce facteur regroupe massivement les 10 phrases positives et les 10 adjectifs positifs. Les saturations factorielles de ces items sont substantielles, oscillant majoritairement entre 0,45 et 0,78. Ce facteur capture le sentiment de complétude, de connexion, d’espoir et de vitalité.
- Facteur II (Affect Négatif / Détresse psychologique) : Ce facteur agrège les 10 phrases négatives et les 10 adjectifs négatifs, avec des saturations factorielles s’étalant de 0,42 à 0,81. Il s’articule autour des sentiments d’aliénation, d’inadéquation personnelle, d’épuisement émotionnel et de confusion.
Dans les études contemporaines menées en AFC par Tennant, Joseph et Stewart-Brown (2007) dans le cadre des validations britanniques, un modèle bifactoriel corrélé présente un ajustement satisfaisant, bien que certains indices d’adéquation (notamment le RMSEA et le CFI) soient optimisés par la prise en compte de termes d’erreurs corrélés entre items partageant le même sous-domaine sémantique (par exemple, les items liés à la « clarté cognitive » ou au « soutien social »). Ces résultats confirment la dualité structurelle de l’affect tout en attestant de la validité de regrouper les scores dans un index composite unidimensionnel d’équilibre du bien-être général.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom de l’instrument : Affectomètre 2 (Affectometer 2).
- Auteurs : Richard Kammann et Ross Flett (1983).
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Nombre d’items : 40 items au total (20 phrases et 20 adjectifs, répartis symétriquement en 20 items positifs et 20 items négatifs).
- Modalités de réponse : Échelle de fréquence ordinale en 5 points :
1 = Not at all (Pas du tout)
2 = Occasionally (Occasionnellement)
3 = Some of the time (Une partie du temps)
4 = Often (Souvent)
5 = All the time (Tout le temps) - Cadre temporel de référence : Généralement les dernières semaines, le dernier mois ou « ces derniers temps » selon les consignes de passation de l’étude.
- Méthodes de cotation et calcul des scores :
- Score d’Affect Positif (AP) : Somme directe des 20 items positifs (items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 27, 29, 31, 33, 35, 37, 39). Score allant de 20 à 100.
- Score d’Affect Négatif (AN) : Somme directe des 20 items négatifs (items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 38, 40). Score allant de 20 à 100.
- Score global d’équilibre de bien-être (Affect Balance / Happiness) :
- Méthode par soustraction : Score = AP – AN (les valeurs s’échelonnent entre -80 et +80 ; un score positif indique une prépondérance du bien-être).
- Méthode par inversion totale : Les scores des 20 items négatifs sont préalablement inversés (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1), puis additionnés aux scores des 20 items positifs. Le score total varie de 40 à 200, un score plus élevé reflétant un niveau supérieur de bonheur général.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1983.
- Statut du droit d’auteur : L’article fondateur a été publié dans l’Australian Journal of Psychology. Conformément aux directives académiques des auteurs originaux et aux usages en psychologie scientifique, l’Affectomètre 2 est considéré comme un outil du domaine public académique (academic public domain) ou utilisable sous le régime de l’usage équitable (fair use) à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement et de pratique clinique clinique standard.
- Coût et tarification : Libre d’accès et gratuit (aucun droit de redevance ni coût d’acquisition de licence requis pour les chercheurs et praticiens).
- Modalités d’utilisation : Les chercheurs et professionnels utilisant l’outil sont tenus de créditer formellement la publication originale de Kammann et Flett (1983) dans l’ensemble de leurs rapports, mémoires et publications académiques.
12. Références / References
- Bradburn, N. M. (1969). The structure of psychological well-being. Aldine Publishing Company.
- Diener, E. (1984). Subjective well-being. Psychological Bulletin, 95(3), 542–575. https://doi.org/10.1037/0033-2909.95.3.542
- Kammann, R., & Flett, R. (1983). Affectometer 2: A scale to measure current level of general happiness. Australian Journal of Psychology, 35(2), 259–265. https://doi.org/10.1080/00049538308255070
- Kammann, R., Christie, D., Irwin, R., & Dixon, G. (1979). Properties of an inventory to measure current levels of general happiness. New Zealand Psychologist, 8(1), 1–6.
- Simmons, C. A., & Lehmann, P. (Eds.). (2012). Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation. Springer Publishing Company.
- Tennant, R., Hiller, L., Fishwick, R., Platt, S., Joseph, S., & Stewart-Brown, S. (2007). The Warwick-Edinburgh Mental Well-being Scale (WEMWBS): Development and UK validation. Health and Quality of Life Outcomes, 5(1), Article 63. https://doi.org/10.1186/1477-7525-5-63
- Tennant, R., Joseph, S., & Stewart-Brown, S. (2007). The Affectometer 2: A measure of positive mental health in UK populations. Quality of Life Research, 16(4), 687–695. https://doi.org/10.1007/s11136-006-9161-z
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale: 5-point frequency scale: 1 = Not at all, 2 = Occasionally, 3 = Some of the time, 4 = Often, 5 = All the time
- My life is on the right track
- I wish I could change some part of my life
- My future looks good
- I feel as though the best years of my life are over
- I like myself
- I feel there must be something wrong with me
- I can handle any problems that come up
- I feel like a failure
- I feel loved and trusted
- I seem to be left alone when I don’t want to be
- I feel close to people around me
- I have lost interest in other people and don’t care about them
- I feel I can do whatever I want to
- My life seems stuck in a rut
- I feel I can take risks and try new things
- Nothing seems very much fun any more
- My life is full of interesting things
- I have too many worries
- I feel everything is going well
- I feel insignificant
- Enthusiastic
- Depressed
- Confident
- Helpless
- Optimistic
- Discontented
- Useful
- Withdrawn
- Understood
- Lonely
- Loving
- Unpopular
- Free-and-easy
- Tense
- Clear-headed
- Confused
- Energetic
- Hopeless
- Satisfied
- Sad