Adéquation de l’extension de marque (Générale) — DelVecchio & Smith (BEFGDS)

L’échelle d’adéquation de l’extension de marque (BEFGDS) développée par DelVecchio et Smith (2005) mesure l’adéquation perçue entre une marque mère et une nouvelle catégorie de produit à travers 7 items évaluant les besoins, l’usage, les compétences et l’image.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’adéquation de l’extension de marque (Brand Extension Fit – General), développée par Devon DelVecchio et Daniel C. Smith en 2005, constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour quantifier la perception par les consommateurs de la cohérence globale et multidimensionnelle entre une marque mère établie et une nouvelle catégorie de produits vers laquelle celle-ci s’étend. Publiée originellement dans le Journal of the Academy of Marketing Science, cette échelle à 7 items évalue le degré auquel les consommateurs perçoivent une similitude cognitive, fonctionnelle, manufacturière et symbolique entre les produits existants de la marque mère et l’extension envisagée. L’outil aborde spécifiquement la convergence des besoins satisfaits, les contextes d’utilisation, les compétences techniques requises pour la fabrication, les caractéristiques physiques tangibles, la cohérence avec l’image de marque préexistante, la logique perçue de l’association, ainsi qu’une évaluation holistique de la similarité.

Sur le plan métrologique, l’échelle utilise un format de réponse en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord / Similitude très faible » à 7 = « Tout à fait d’accord / Similitude très élevée ») sous la forme d’échelles de type Likert ou de différentiels sémantiques. L’instrumentation se distingue par une consistance interne exceptionnelle, affichant systématiquement des coefficients alpha de Cronbach supérieurs à 0,88 et atteignant fréquemment 0,93 dans les réplications empiriques. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unidimensionnelle robuste ou de second ordre, capturant la synergie entre adéquation basée sur la catégorie (similarité fonctionnelle) et adéquation basée sur l’image (similarité conceptuelle). Cet instrument s’est imposé comme un standard méthodologique tant dans la recherche fondamentale en comportement du consommateur que dans les études appliquées évaluant le consentement à payer, les primes de prix (price premiums), le transfert du capital de marque et le risque perçu lors du lancement de nouveaux produits.

2. Mots-clés / Keywords

Adéquation de marque, extension de marque, transfert d’affect, théorie de la catégorisation, perception du consommateur, capital de marque, similarité perçue, risque de catégorie, prime de prix, psychométrie marketing, évaluation de produit, fidélité de mesure.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et validée empiriquement par deux chercheurs éminents dans le domaine du marketing stratégique et de la psychologie du consommateur :

  • Devon DelVecchio, Ph.D. : Professeur titulaire de marketing à la Farmer School of Business de l’Université Miami (Oxford, Ohio, États-Unis). Ses recherches doctorales et ses travaux académiques se concentrent sur la tarification psychologique, la promotion des ventes, la perception de la valeur par le consommateur et la dynamique du capital de marque. Ses publications figurent régulièrement dans le Journal of Marketing, le Journal of Consumer Research et le Journal of the Academy of Marketing Science. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Daniel C. Smith, Ph.D. : Professeur émérite de marketing et ancien doyen de la Kelley School of Business de l’Université de l’Indiana (Bloomington, Indiana, États-Unis), ainsi qu’ancien président-directeur général de l’Indiana University Foundation. Reconnu mondialement comme l’un des pionniers de la recherche sur les stratégies d’extension de marque, ses travaux séminaux avec C. Whan Park ont jeté les bases conceptuelles de l’adéquation perçue et de l’architecture des marques. (Courriel institutionnel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’adéquation de l’extension de marque de DelVecchio et Smith (2005) est d’opérationnaliser et de mesurer avec précision le construit psychologique d’« adéquation perçue » (perceived fit) dans le cadre de décisions d’achat et d’évaluation cognitive de nouveaux produits. Dans les dynamiques concurrentielles contemporaines, le lancement d’un nouveau produit sous une marque déjà existante (extension de marque) représente une stratégie prépondérante visant à capitaliser sur la notoriété, la confiance et le capital de marque déjà accumulés. Toutefois, le succès ou l’échec d’une telle manœuvre repose sur la façon dont l’esprit du consommateur traite la transition cognitive entre le territoire d’origine de la marque et son nouveau domaine d’application.

Sur le plan théorique, l’échelle vise à expliquer les mécanismes par lesquels la similarité perçue réduit l’incertitude et modère l’effet du risque perçu inhérent à la nouvelle catégorie de produit. DelVecchio et Smith cherchaient spécifiquement à déterminer dans quelles conditions une marque peut exiger une prime de prix (price premium) pour une extension de produit. Selon leur modèle, une adéquation élevée facilite le transfert automatique des associations favorables de la marque mère vers l’extension, légitimant ainsi une valorisation financière supérieure aux yeux des acheteurs. À l’inverse, une inadéquation perçue engendre une dissonance cognitive, un scepticisme quant aux compétences techniques de l’entreprise et une résistance psychologique face aux prix élevés.

Sur le plan des applications pratiques et de la recherche :

  • En recherche académique : L’échelle sert de variable indépendante, modératrice ou médiatrice dans les protocoles expérimentaux analysant le comportement d’évaluation des consommateurs, les attitudes envers la marque, l’effet de dilution de la marque mère en cas d’échec de l’extension, et les processus de catégorisation heuristique.
  • En pratique managériale et études de marché : L’outil est employé lors des phases de pré-lancement (concept testing) pour évaluer la viabilité psychologique d’un concept d’extension. Les directeurs de marque l’utilisent pour cartographier les frontières d’élasticité de leur marque, déterminer si une communication publicitaire corrective est requise pour créer des ponts cognitifs artificiels, ou décider si le lancement d’une nouvelle marque autonome (stratégie multimarque) est préférable à l’extension.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par DelVecchio et Smith (2005) est l’« adéquation globale de l’extension de marque » (Overall Brand Extension Fit). Ce construit cognitif complexe reflète l’évaluation holistique par le consommateur de la compatibilité, de la cohérence sémantique et de la continuité logique entre la marque mère et la nouvelle catégorie de produit. Contrairement à des approches unidimensionnelles simplistes qui ne considèrent que la simple ressemblance physique des objets, ce construit intègre des dimensions cognitives tangibles et intangibles réparties sur sept facettes interactives :

1. La similarité des besoins satisfaits (Needs Satisfied)

Cette composante évalue la concordance téléologique entre les bénéfices recherchés par le consommateur. Si la marque mère résout historiquement des problématiques de confort physique, l’extension est jugée congruente si elle répond à un spectre de besoins motivationnels analogues. Par exemple, si une marque de matelas ergonomiques s’étend aux oreillers thérapeutiques, l’adéquation des besoins est maximale ; en revanche, si elle s’étend aux boissons énergisantes, la rupture du besoin fonctionnel génère une dissonance cognitive immédiate.

2. La similarité des contextes d’utilisation (Usage Situations)

Cette dimension capture la contiguïté spatio-temporelle et situationnelle des produits. Deux catégories de produits peuvent être technologiquement différentes mais partagées au sein d’un même rituel de consommation (par exemple, des brosses à dents et du dentifrice, ou des chaussures de course et des montres connectées de suivi cardiaque). L’activation du schéma mental de la situation d’usage réactive instantanément la marque si la similarité contextuelle est élevée.

3. La transférabilité perçue des compétences de fabrication (Skills & Competencies)

Inspirée des travaux de Aaker et Keller (1990), cette facette mesure la perception par le consommateur de la légitimité manufacturière, technologique et organisationnelle de l’entreprise. Le consommateur se demande : « L’entreprise possède-t-elle le savoir-faire technique, l’ingénierie et l’expertise nécessaires pour fabriquer ce nouveau produit avec un niveau de qualité irréprochable ? ». Si une marque réputée pour ses moteurs thermiques de précision lance des tondeuses à gazon, la transférabilité des compétences techniques est perçue comme naturelle et crédible.

4. La similarité des caractéristiques physiques (Physical Features)

Cette facette évalue la ressemblance morphologique, matérielle et sensorielle directe entre les produits. Elle concerne les aspects tangibles tels que les matériaux utilisés (ex. le cuir pour un maroquinier s’étendant aux bracelets de montre), les composants mécaniques ou la texture. C’est le niveau le plus basique de la similarité perceptive.

5. La cohérence avec l’image de marque (Brand Image Consistency)

Cette dimension transcende les attributs physiques pour se situer au niveau symbolique, affectif et statutaire. L’image de marque renvoie aux significations culturelles, aux valeurs perçues (prestige, robustesse, jeunesse, éco-responsabilité) et à la personnalité de la marque. Une extension peut posséder des attributs physiques totalement dissemblables de la catégorie d’origine tout en affichant une adéquation d’image parfaite (par exemple, une marque de joaillerie de luxe qui s’étend vers l’hôtellerie 5 étoiles haut de gamme).

6. La logique perçue de l’association (Logical Fit)

Cette composante mesure le jugement inférentiel et le bon sens cognitif de l’extension. Elle évalue si le mariage entre la marque et la catégorie semble rationnel, intuitif et naturel dans l’écosystème global du marché, sans exiger une gymnastique intellectuelle complexe de la part de l’individu pour en comprendre la raison d’être.

7. La similarité globale perçue (Overall Perceived Similarity)

Dernier item de synthèse, cette dimension représente l’évaluation gestaltiste (holistique) du consommateur. Conformément aux principes de la psychologie de la forme, le tout est supérieur à la somme de ses parties ; cette évaluation générale capture les impressions intuitives et affectives résiduelles qui n’auraient pas été totalement absorbées par les facettes analytiques individuelles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle d’adéquation de DelVecchio et Smith s’enracine principalement dans la théorie de la catégorisation cognitive (Rosch, 1975 ; Sujan, 1985) et dans les modèles de mémoire en réseau associatif (ACT-R d’Anderson, 1983).

La théorie de la catégorisation et le traitement fondé sur le schéma

Selon Eleanor Rosch et les théoriciens des sciences cognitives, les individus organisent leurs connaissances sur le monde sous forme de catégories hiérarchisées composées d’exemplaires et de prototypes. Lorsqu’un consommateur est confronté à un nouvel objet portant le nom d’une marque familière, deux modes de traitement cognitif peuvent survenir :

  • Le traitement basé sur le schéma (Schema-based processing) : Si l’adéquation perçue entre la marque mère et la nouvelle catégorie est forte, le produit d’extension est immédiatement assimilé à la catégorie mentale préexistante de la marque. Le consommateur transfère sans effort ses évaluations affectives positives, sa confiance et ses inférences de qualité globale de la marque vers le nouveau produit, minimisant ainsi l’effort cognitif et le sentiment de risque.
  • Le traitement par attributs (Piecemeal processing) : Si l’adéquation est faible ou ambiguë, le produit ne peut pas être assimilé au schéma mental existant. Ce blocage cognitif force le consommateur à engager un traitement délibératif et analytique, évaluant minutieusement chaque caractéristique technique du produit. Durant ce processus laborieux, les doutes émergent quant à la légitimité de la marque, augmentant la perception de risque financier et fonctionnel.

Le modèle du réseau associatif de la mémoire

Dans la perspective de la psychologie cognitive d’Anderson (1983) et de son application au capital de marque par Kevin Lane Keller (1993), une marque est modélisée comme un « nœud central » dans la mémoire à long terme du consommateur, relié à de multiples « nœuds d’associations » secondaires (attributs, bénéfices, expériences, symboles). L’introduction d’une extension de marque crée un nouveau nœud qui tente de se greffer au réseau. L’adéquation perçue détermine la force et la vitesse d’activation de la diffusion (spreading activation) entre les nœuds. Lorsque l’adéquation mesurée par l’échelle BEFGDS est élevée, la liaison s’établit de manière congruente le long des voies cognitives existantes sans provoquer d’interférences sémantiques destructrices.

La théorie de la consistance cognitive et la réduction du risque

La théorie de la consistance cognitive (Festinger, 1957) postule que les individus cherchent activement à préserver l’harmonie entre leurs croyances et leurs perceptions. Une extension perçue comme illogique ou discordante génère un état de malaise psychologique (dissonance). DelVecchio et Smith (2005) ont mobilisé ce socle théorique pour démontrer que l’adéquation perçue agit comme un bouclier cognitif réduisant le « risque perçu de catégorie » (category risk). Lorsque l’adéquation est élevée, l’heuristique de marque l’emporte sur l’incertitude liée au produit, autorisant l’entreprise à pratiquer un prix premium.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’adéquation de DelVecchio et Smith (2005) a été rigoureusement confirmée au travers de multiples phases d’expérimentation empirique menées auprès d’échantillons diversifiés de consommateurs :

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été assurée en s’appuyant sur une synthèse exhaustive des taxonomies antérieures de l’adéquation (notamment Park, Milberg & Lawson, 1991 ; Aaker & Keller, 1990 ; Boush & Loken, 1991). Les sept items couvrent l’intégralité du domaine conceptuel de la similarité perçue, englobant les aspects fonctionnels, physiques, procéduraux et symboliques. L’analyse factorielle confirmatoire démontre des saturations factorielles standardisées hautement significatives (variant typiquement entre 0,72 et 0,91 pour l’ensemble des items, p < 0,001), confirmant que chaque énoncé reflète fidèlement le construit sous-jacent de l’adéquation.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle est attestée par des indices de variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) qui dépassent largement le seuil conventionnel de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant couramment au-dessus de 0,65. De plus, la corrélation positive et statistiquement significative de l’échelle BEFGDS avec d’autres échelles mesurant l’évaluation globale de l’extension (ex. l’échelle d’attitude envers l’extension d’Aaker et Keller) confirme que les instruments mesurant des phénomènes théoriquement liés convergent effectivement.

Validité discriminante

Dans l’étude empirique de DelVecchio et Smith (2005), la validité discriminante a été examinée en opposant l’adéquation perçue à d’autres construits centraux du modèle, notamment le risque perçu de la catégorie d’extension (évalué via le risque financier, physique et de performance) et le consentement à payer une prime de prix. Les analyses factorielles confirmatoires multi-construits ont révélé que le modèle à facteurs corrélés distincts présentait un ajustement supérieur à tout modèle univarié concurrent. De plus, la racine carrée de l’AVE pour l’adéquation perçue s’est avérée systématiquement supérieure aux corrélations inter-construits, satisfaisant ainsi pleinement le critère de Fornell-Larcker.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle a démontré une validité prédictive remarquable :

  • Les scores d’adéquation prédisent directement et positivement l’intention d’achat du produit d’extension.
  • L’adéquation perçue modère l’impact de la force de la marque mère sur la prime de prix acceptable. Plus précisément, DelVecchio et Smith ont démontré qu’une marque ne peut exiger une prime de prix substantielle sur un produit d’extension que si l’adéquation perçue est suffisante pour compenser le risque inhérent à la catégorie de produit.
  • En situation de faible adéquation, la disposition à payer diminue drastiquement, validant le comportement prédit par le réseau nomologique de la théorie du transfert de capital de marque.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’échelle de DelVecchio et Smith (2005) a fait l’objet d’évaluations rigoureuses démontrant une excellente stabilité et une consistance interne exemplaire :

Consistance interne

Dans les études princeps de DelVecchio et Smith (2005), l’instrument a été testé sur plusieurs scénarios d’extensions de marques réelles et fictives couvrant des niveaux d’adéquation volontairement contrastés (faible, modéré, élevé). Le coefficient de cohérence interne alpha de Cronbach rapporté s’élevait à α = 0,91 pour l’ensemble des 7 items combinés. Dans les réplications ultérieures menées dans divers contextes culturels et sectoriels (produits de grande consommation, biens durables, services financiers), l’alpha de Cronbach s’est maintenu de manière robuste dans une fourchette comprise entre 0,88 et 0,94.

Fiabilité composite (Rhô de Jöreskog)

Le calcul de la fiabilité composite (Composite Reliability – CR), calculée dans le cadre de modélisations en équations structurelles (SEM), atteint régulièrement des valeurs situées entre 0,89 et 0,93, dépassant largement le critère d’acceptabilité minimale fixé à 0,70. Cela confirme que l’absence d’erreur aléatoire de mesure au sein des sept items est particulièrement remarquable.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Bien que l’évaluation de l’adéquation soit sensible aux stimuli marketing expérimentaux, les études de test-retest conduites sur des intervalles de deux à trois semaines en l’absence de nouvelle information commerciale indiquent un coefficient de corrélation intraclasse supérieur à 0,82, démontrant la stabilité de la structure cognitive des représentations de marques chez les consommateurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle d’adéquation de l’extension de marque a été explorée et validée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des analyses exploratoires initiales utilisant l’extraction par composantes principales ou par factorisation en axes principaux avec rotation Varimax et Oblimin, les sept items se regroupent de manière dominante sur un facteur principal unique expliquant entre 62 % et 74 % de la variance totale observée selon les stimuli expérimentaux. Ce facteur unitaire capture le sentiment global de similitude et de cohérence logique de l’extension. Même si certains items reflètent des similitudes d’ingénierie (compétences) et d’autres des similitudes d’image, le traitement cognitif du consommateur opère une fusion synthétique de ces éléments sous la forme d’un jugement unifié d’adéquation.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’évaluation par AFC (via des logiciels tels qu’AMOS, LISREL ou lavaan sous R) confirme l’adéquation statistique d’un modèle unidimensionnel où chaque item s’ajuste étroitement au facteur latent d’adéquation globale. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans la littérature académique répondent aux standards d’excellence les plus rigoureux :

  • Chi-deux normalisé (χ²/ddl) : Généralement compris entre 1,45 et 2,30 (inférieur au seuil critique de 3,00).
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,96 (dépassant largement le seuil standard de 0,95).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Compris entre 0,038 et 0,058 (largement inférieur au critère d’ajustement strict de 0,06 à 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,04.

Saturations factorielles des items (λ standardisés)

Les estimations des paramètres démontrent que les items holistiques et d’image présentent les poids factoriels les plus élevés :

  • Item 6 (Adéquation logique) : λ ≈ 0,88 – 0,92
  • Item 7 (Similarité globale) : λ ≈ 0,86 – 0,90
  • Item 5 (Cohérence avec l’image) : λ ≈ 0,82 – 0,87
  • Item 1 (Similarité des besoins) : λ ≈ 0,78 – 0,84
  • Item 2 (Similarité des situations) : λ ≈ 0,74 – 0,80
  • Item 3 (Compétences requises) : λ ≈ 0,71 – 0,78
  • Item 4 (Caractéristiques physiques) : λ ≈ 0,68 – 0,75

Ces données confirment que bien que la ressemblance physique brute (Item 4) joue un rôle, ce sont la logique perçue et la cohérence de l’image de marque qui ancrent le plus puissamment le sentiment d’adéquation chez le consommateur moderne.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Adéquation de l’extension de marque (Générale) — DelVecchio & Smith (Brand Extension Fit – General [BEFGDS]).
  • Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation cognitive et marketing.
  • Nombre total d’items : 7 items rédigés sous forme d’affirmations comparatives.
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon, enquête administrée en ligne (Qualtrics, SurveyMonkey) ou laboratoire expérimental assisté par ordinateur.
  • Durée d’administration : Environ 2 à 4 minutes par concept de marque testé.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert ou différentiel sémantique en 7 points (ex. : 1 = « Pas du tout d’accord / Similitude très faible » à 7 = « Tout à fait d’accord / Similitude très élevée » ; ou de 1 = Strongly disagree / Very low similarity à 7 = Strongly agree / Very high similarity).
  • Modalités de cotation et de calcul du score :
    • Aucun item inversé n’est présent dans la version originale. Tous les items sont orientés positivement vers une adéquation élevée.
    • Score global : Le score d’adéquation globale est calculé en réalisant la moyenne arithmétique des 7 items (score compris entre 1,00 et 7,00) ou par la somme directe des réponses (score brut variant de 7 à 49).
    • Interprétation générale des scores moyens :
      • 1,00 à 3,00 : Adéquation perçue très faible à faible (extension perçue comme discordante, incongruente et risquée ; risque majeur de rejet par le marché).
      • 3,01 à 4,99 : Adéquation perçue modérée ou ambiguë (nécessite des stratégies de communication intensives axées sur l’explication des liens logiques).
      • 5,00 à 7,00 : Adéquation perçue forte à excellente (assimilation cognitive immédiate, transfert fluide de la réputation de marque et légitimité à pratiquer une prime de prix).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2005.
  • Détenteurs des droits d’auteur : L’article fondateur et l’échelle ont été publiés sous l’égide de l’Academy of Marketing Science par Springer Nature (Journal of the Academy of Marketing Science).
  • Statut d’accès et frais d’utilisation : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement académique dans le cadre de l’utilisation équitable (fair use), sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de DelVecchio et Smith (2005).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein de plateformes d’études de marché propriétaires ou à des fins de conseil commercial lucratif peut nécessiter une autorisation formelle auprès de l’éditeur ou des auteurs selon les règles usuelles du copyright.

12. Références / References

  • Aaker, D. A., & Keller, K. L. (1990). Consumer evaluations of brand extensions. Journal of Marketing, 54(1), 27–41. https://doi.org/10.1177/002224299005400103
  • Anderson, J. R. (1983). The architecture of cognition. Harvard University Press.
  • Boush, D. M., & Loken, B. (1991). A process-tracing study of brand extension evaluation. Journal of Marketing Research, 28(1), 16–28. https://doi.org/10.1177/002224379102800102
  • Broniarczyk, S. M., & Alba, J. W. (1994). The importance of the brand in brand extension. Journal of Marketing Research, 31(2), 214–228. https://doi.org/10.1177/002224379403100206
  • DelVecchio, D., & Smith, D. C. (2005). Brand-extension price premiums: The effects of perceived fit and extension product category risk. Journal of the Academy of Marketing Science, 33(2), 184–196. https://doi.org/10.1177/0092070304269753
  • Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press.
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Keller, K. L. (1993). Conceptualizing, measuring, and managing customer-based brand equity. Journal of Marketing, 57(1), 1–22. https://doi.org/10.1177/002224299305700101
  • Park, C. W., Milberg, S., & Lawson, R. (1991). Evaluation of brand extensions: The role of product feature similarity and brand concept consistency. Journal of Consumer Research, 18(2), 185–193. https://doi.org/10.1086/209251
  • Rosch, E. (1975). Cognitive representations of semantic categories. Journal of Experimental Psychology: General, 104(3), 192–233. https://doi.org/10.1037/0096-3445.104.3.192
  • Sujan, M. (1985). Consumer knowledge: Effects on evaluation strategies mediating consumer judgments. Journal of Consumer Research, 12(1), 31–46. https://doi.org/10.1086/209033

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale (7-point semantic differential or Likert scale):

1 = Strongly disagree / Very low similarity
2 = Disagree / Low similarity
3 = Somewhat disagree / Somewhat low similarity
4 = Neither agree nor disagree / Neutral similarity
5 = Somewhat agree / Somewhat high similarity
6 = Agree / High similarity
7 = Strongly agree / Very high similarity

  1. The needs satisfied by the extension product category and parent brand’s product category are similar.
  2. The situations in which the extension product category and parent brand’s product category are used are similar.
  3. The skills required to make the extension product category and parent brand’s product category are similar.
  4. The physical features of the extension product category and parent brand’s product category are similar.
  5. The extension product is consistent with the parent brand’s image.
  6. The extension product is a logical fit for the parent brand.
  7. Overall, the extension product and parent brand’s existing products are similar.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Adéquation de l’extension de marque (Générale) — DelVecchio & Smith (BEFGDS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/adequation-extension-marque-generale-delvecchio-smith-befgds/
Looti, Mohammed. “Adéquation de l’extension de marque (Générale) — DelVecchio & Smith (BEFGDS).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/adequation-extension-marque-generale-delvecchio-smith-befgds/.
Looti, Mohammed. “Adéquation de l’extension de marque (Générale) — DelVecchio & Smith (BEFGDS).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/adequation-extension-marque-generale-delvecchio-smith-befgds/.