Caractère informatif de la publicité (ADINF)

Découvrez l’échelle ADINF (Ad Informativeness) développée par Edwards, Li et Lee (2002) : analyse psychométrique, fondements théoriques, propriétés métrologiques et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’échelle du caractère informatif de la publicité (couramment désignée sous l’acronyme ADINF pour Ad Informativeness) a été développée et validée par les chercheurs Steven M. Edwards, Hairong Li et Joo-Hyun Lee dans leur étude séminale de 2002 intitulée « Forced exposure and psychological reactance: Antecedents and consequences of the perceived intrusiveness of pop-up ads », parue au sein du prestigieux Journal of Advertising. Conçue initialement pour évaluer la manière dont les internautes appréhendent la valeur cognitive et utilitaire des annonces publicitaires interstitielles ou surgissantes (les fenêtres publicitaires ou « pop-ups »), cet instrument psychométrique s’est imposé comme un standard de référence dans le champ des sciences de la communication, du marketing numérique et de la psychologie des médias.

L’instrument se compose de quatre items formulés de manière univoque, mesurant le degré auquel un récepteur perçoit un message publicitaire comme aidant, utile, pertinent et porteur de connaissances tangibles. Sur le plan opérationnel, la passation s’effectue au moyen d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Une particularité structurale majeure de l’ADINF réside dans son équilibrage psychométrique : afin de mitiger les biais d’acquiescement systématique chez les participants, trois des quatre items sont inversés (reverse-scored). Le score global est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des réponses après recodage, un score élevé témoignant d’une perception élevée de la valeur informative.

D’un point de vue métrologique, l’échelle présente une consistance interne remarquable dans la littérature d’origine et ses réplications contemporaines (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre .85 et .91). L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire démontre une structure strictement unidimensionnelle, expliquant une part prépondérante de la variance totale observée. L’échelle démontre également une forte validité convergente et discriminante vis-à-vis des construits voisins tels que l’intrusivité publicitaire perçue, la réactance psychologique, l’irritation et la valeur d’amusement (divertissement). En offrant un outil concis, rigoureux et facilement administrable, Edwards et ses collaborateurs ont fourni à la communauté académique et aux praticiens de l’ergonomie cognitive un levier d’évaluation indispensable pour mesurer la valeur fonctionnelle des contenus promotionnels en contexte numérique.

2. Mots-clés

Caractère informatif de la publicité, Ad Informativeness, ADINF, réactance psychologique, intrusivité perçue, psychométrie, publicité en ligne, valeur publicitaire perçue, traitement de l’information, modèle d’acceptation des technologies, cognition du consommateur, psychologie des médias, exposition forcée, ergonomie numérique.

3. Auteurs

L’instrument ADINF a été formalisé par un groupe de chercheurs éminents en communication persuasive et en publicité interactive rattachés à des universités de premier plan aux États-Unis :

  • Steven M. Edwards, Ph.D. : Professeur titulaire en communication publicitaire et ancien directeur du Temerlin Advertising Institute au sein de la Meadows School of the Arts à la Southern Methodist University (Dallas, Texas). Ses travaux théoriques et empiriques se focalisent sur la psychologie du consommateur numérique, l’efficacité des médias interactifs, le traitement cognitif des formats publicitaires intrusifs et l’éthique de la persuasion commerciale.
  • Hairong Li, Ph.D. : Professeur au Department of Advertising and Public Relations au sein du College of Communication Arts and Sciences de la Michigan State University (East Lansing, Michigan). Chercheur de renommée mondiale, ses publications portent sur l’expérience en ligne, les technologies immersives (réalité virtuelle, réalité augmentée), le commerce électronique et la modélisation statistique du comportement des utilisateurs sur le Web.
  • Joo-Hyun Lee, Ph.D. : Chercheur associé et spécialiste de la stratégie publicitaire numérique, ayant mené ses travaux de recherche doctorale et postdoctorale au carrefour de la réactance psychologique de l’auditeur, de l’évitement publicitaire et des réponses affectives des consommateurs face aux technologies de communication émergentes.

Leurs travaux conjoints publiés en 2002 constituent l’une des contributions les plus citées dans le domaine de la mesure des attitudes vis-à-vis de la publicité numérique, servant de socle à des centaines d’études ultérieures sur l’expérience utilisateur et l’évitement des annonces interactives.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’échelle ADINF est de quantifier avec exactitude la dimension cognitive et fonctionnelle associée à la réception d’un stimulus publicitaire. Dans le paradigme du marketing persuasif, la publicité remplit une double fonction ancestrale : une fonction de divertissement ou de séduction affective, et une fonction instrumentale de transmission de données objectives sur des biens, des services ou des idées. L’échelle a été conçue pour capturer précisément cette seconde dimension, à savoir le degré d’utilité informationnelle ressenti par un récepteur confronté à un message promotionnel.

Justification théorique et utilité empirique

Lors de la transition des médias de masse traditionnels (télévision, presse écrite, affichage) vers l’écosystème numérique du début des années 2000, les annonceurs ont massivement adopté des formats disruptifs tels que les bannières expansibles et les fenêtres surgissantes (« pop-ups »). Ces formats, imposant une exposition forcée, interféraient directement avec la tâche principale de l’internaute (lecture, recherche d’informations, navigation ciblée). Les chercheurs avaient besoin d’un instrument psychométrique capable d’isoler les modérateurs cognitifs susceptibles d’atténuer la frustration et le sentiment d’intrusion.

L’échelle ADINF a été spécifiquement développée pour tester l’hypothèse selon laquelle un message publicitaire, même s’il interrompt une activité cognitive en cours, peut être toléré, accepté ou jugé positivement si le récepteur estime que le contenu véhiculé possède une valeur d’usage épistémique. En mesurant l’informativité perçue, les chercheurs peuvent déterminer à partir de quel seuil la richesse des données transmises par l’annonce compense le coût cognitif lié à l’interruption.

Applications en recherche fondamentale et appliquée

Dans le domaine académique, l’échelle ADINF est largement mobilisée dans les protocoles expérimentaux en psychologie sociale, en sciences cognitives appliquées et en recherche marketing pour :

  • Évaluer les mécanismes de traitement de l’information selon les modèles de probabilité d’élaboration (Petty & Cacioppo, 1986).
  • Modéliser la formation des attitudes envers la marque (Brand Attitude) et l’intention comportementale d’achat ou de clic (Click-Through Intentions).
  • Tester l’effet tampon (buffering effect) de la pertinence de l’annonce sur l’évitement mécanique (fermeture de l’onglet, utilisation de bloqueurs de publicités) ou cognitif (cécité aux bannières).

Dans la pratique professionnelle, notamment en design d’expérience utilisateur (UX) et en marketing de contenu, l’ADINF constitue un instrument de test diagnostique standardisé permettant de vérifier si une campagne numérique apporte une réelle valeur ajoutée à l’audience cible, évitant ainsi que la marque ne soit perçue comme un simple agent perturbateur.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par l’échelle ADINF est le caractère informatif perçu (Perceived Informativeness). Au sens psychométrique du terme, ce concept ne se confond pas avec la quantité objective de données textuelles ou chiffrées présentes dans un support, mais renvoie à l’évaluation subjective qu’opère le récepteur quant à la capacité de l’annonce à enrichir son corpus de connaissances, à résoudre un problème concret ou à faciliter une prise de décision éclairée.

Composantes conceptuelles du construit

Bien que l’échelle soit structurellement unidimensionnelle, le construit d’informativité recouvre plusieurs facettes cognitives complémentaires qui interagissent dans le jugement de l’utilisateur :

  • L’utilité perçue (Helpfulness) : L’annonce est perçue comme un outil d’aide ou un facilitateur. Elle apporte une solution fonctionnelle immédiate à un besoin existant ou latent chez le sujet (item 1 : « The pop-up ad was helpful »).
  • La substance informative (Informativeness) : Il s’agit de la densité en renseignements nouveaux, pertinents et compréhensibles. L’absence de substance transforme l’annonce en bruit cognitif stérile (item 2 inversé : « The pop-up ad was uninformative »).
  • La valeur utilitaire des données (Useful Information) : La dimension pragmatique des informations fournies. Les données doivent pouvoir être exploitées ou réinvesties par l’utilisateur dans son processus d’évaluation du produit ou de son environnement (item 3 inversé : « The pop-up ad did not provide any useful information »).
  • L’expertise ou la compétence perçue du message (Knowledgeability) : L’évaluation du caractère éclairé, compétent ou expert du contenu diffusé, conférant une légitimité épistémique à l’émetteur (item 4 inversé : « The pop-up ad was not knowledgeable »).

Différenciation avec les construits limitrophes

Pour appréhender pleinement l’informativité publicitaire, il convient de la situer par rapport à d’autres construits fondamentaux théorisés dans les modèles d’attitude publicitaire, notamment le modèle de Ducoffe (1996) :

  • Informativité vs Divertissement (Entertainment) : Alors que le divertissement sollicite le système hédonique, affectif et récréatif (humour, esthétique, narration émotionnelle), l’informativité mobilise le système cognitif, rationnel et utilitariste. Un message peut être hautement informatif sans susciter de plaisir hédonique particulier.
  • Informativité vs Irritation (Irritation) : L’irritation traduit un état affectif négatif résultant d’une agression sensorielle, d’une manipulation perçue ou d’une répétition excessive. L’informativité agit généralement comme un antagoniste puissant de l’irritation : plus une publicité est jugée porteuse de sens, moins elle génère d’affects négatifs.
  • Informativité vs Intrusivité perçue (Perceived Intrusiveness) : L’intrusivité est une évaluation cognitive de la perturbation psychologique causée par l’interruption d’une tâche. L’ADINF mesure ce que le stimulus apporte en compensation de cette interruption.

6. Cadre théorique

L’instrument ADINF s’enracine dans la convergence de trois grands cadres théoriques de la psychologie sociale, de la communication et des sciences comportementales :

1. La théorie de la réactance psychologique (Brehm, 1966)

La théorie de la réactance psychologique développée par Jack W. Brehm postule que lorsqu’un individu perçoit que sa liberté de choix ou d’action est menacée ou entravée, il ressent un état de tension motivationnelle négative (la réactance) qui le pousse à tenter de rétablir sa liberté compromise. Dans le contexte de la navigation Web, l’irruption soudaine d’un contenu publicitaire non sollicité constitue une entrave flagrante à la liberté de navigation.

Edwards, Li et Lee (2002) mobilisent l’ADINF pour démontrer que la réactance n’est pas automatique : elle dépend de l’évaluation cognitive du stimulus. Si l’interruption procure une information hautement valorisée par l’individu, l’atteinte à la liberté est requalifiée comme une opportunité utile plutôt que comme une agression arbitraire, désamorçant ainsi la réponse défensive de réactance.

2. Le modèle de la valeur publicitaire (Ducoffe, 1996)

Robert H. Ducoffe a jeté les bases conceptuelles de l’évaluation des publicités numériques dans son article pionnier de 1996 en proposant le modèle de la « valeur publicitaire » (Advertising Value Model). Selon Ducoffe, la valeur globale attribuée à une annonce est le produit direct de trois antécédents primaires : le caractère informatif, le caractère divertissant et le caractère irritant.

L’échelle ADINF s’inspire directement des postulats de Ducoffe mais en affine la mesure opérationnelle en renforçant la validité écologique dans les contextes où l’exposition est involontaire. L’accent mis sur l’utilité et la compétence des données transmises opérationnalise la notion d’échange de valeur entre l’utilisateur et l’annonceur : le temps d’attention consenti est « rémunéré » par une information pertinente.

3. La théorie des usages et gratifications (Katz, Blumler, & Gurevitch, 1974)

Dans la perspective des usages et gratifications, les individus utilisent activement les médias pour satisfaire des besoins spécifiques (cognitifs, affectifs, d’intégration sociale ou de libération des tensions). L’ADINF évalue la satisfaction d’un besoin strictement cognitif : l’acquisition de données exactes sur l’environnement économique et marchand afin d’optimiser ses choix personnels.

4. Le modèle de probabilité d’élaboration (Petty & Cacioppo, 1986)

L’Elaboration Likelihood Model (ELM) postule l’existence de deux voies de traitement persuasion : la voie centrale (analytique, basée sur les arguments) et la voie périphérique (basée sur des indices superficiels). L’échelle ADINF mesure les composantes nécessaires à l’engagement de la voie centrale. Lorsque l’auditeur accorde un score élevé d’informativité, il démontre que les arguments logiques et factuels du message ont été pris en considération, favorisant un changement d’attitude plus stable et durable dans le temps.

7. Validité

La validité psychométrique de l’échelle du caractère informatif de la publicité a été minutieusement établie par Edwards, Li et Lee (2002) à travers une série de protocoles expérimentaux contrôlés, puis confirmée par de nombreuses études empiriques ultérieures en psychologie du consommateur et marketing interactif.

Validité de construit

La validité de construit de l’ADINF a été validée par la concordance théorique des items avec la définition opérationnelle du concept d’utilité cognitive. L’utilisation délibérée de trois items inversés sur quatre permet d’éliminer les réponses stéréotypées dues à la désirabilité sociale ou à la précipitation cognitive lors du remplissage des questionnaires en ligne, garantissant que le score reflète un traitement attentif de la part des participants.

Validité convergente

La validité convergente de l’ADINF est attestée par des corrélations fortes, statistiquement significatives et orientées conformément aux prédictions théoriques :

  • Corrélation avec la valeur globale de la publicité : Des corrélations positives élevées ($r > .60$, $p < .001$) ont été observées entre l'ADINF et l'indice global de valeur publicitaire de Ducoffe.
  • Corrélation avec l’attitude envers la marque : Une perception élevée de l’informativité est positivement associée à des jugements plus favorables envers l’annonceur ($r$ variant de $.40$ à $.55$).
  • Variance moyenne extraite (AVE) : Dans les analyses factorielles confirmatoires conduites dans la littérature subséquente, l’AVE pour l’ADINF dépasse régulièrement le seuil standard de $.50$ (variant généralement entre $.62$ et $.74$), démontrant que la majorité de la variance des indicateurs provient du construit théorique sous-jacent.

Validité discriminante

L’ADINF montre une excellente capacité à se distinguer des construits corrélés mais conceptuellement distincts :

  • Dissociation de l’intrusivité perçue : Edwards et al. (2002) ont démontré que l’informativité et l’intrusivité ne partagent qu’une corrélation négative modérée ($r = -.31$ à $-.42$), confirmant qu’une publicité intrusive peut, dans certains cas, être néanmoins jugée porteuse d’une information substantielle.
  • Critère de Fornell-Larcker : La racine carrée de l’AVE pour le facteur informativité est systématiquement supérieure à l’ensemble des corrélations inter-facteurs avec l’irritation, le divertissement ou la réactance ressentie, confirmant l’indépendance statistique du construit.

Validité prédictive

L’échelle prédit de manière remarquable les comportements effectifs des internautes :

  • Elle prédit négativement l’intention d’évitement publicitaire cognitif et physique (clic sur le bouton de fermeture, détournement du regard).
  • Elle prédit positivement le taux de clic intentionnel (click-through intentions) et la mémorisation assistée du message commercial.

8. Fidélité

La consistance interne et la stabilité métrologique de l’échelle ADINF constituent l’une de ses forces majeures, justifiant son adoption répétée dans la littérature internationale.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude originelle d’Edwards, Li et Lee (2002), le coefficient alpha de Cronbach calculé pour l’échelle de 4 items s’est élevé à :

$lpha = .86$

Cette valeur atteste d’une homogénéité interne remarquable, dépassant largement les exigences épistémologiques standard fixées par Nunnally ($lpha ge .70$). Des recherches indépendantes répliquant le protocole d’Edwards dans des contextes publicitaires variés (réseaux sociaux, annonces natives, vidéos pré-roll sur YouTube, bannières mobiles) ont rapporté des coefficients de fidélité comparables ou supérieurs, oscillant invariablement entre $.84$ et $.92$.

Fiabilité composite (CR)

Lors de modélisations par équations structurelles (SEM), la fiabilité composite (Composite Reliability ou Rhô de Jöreskog) calculée pour l’ADINF surpasse régulièrement le seuil recommandé de $.80$, attestant que les quatre indicateurs partagent un socle commun robuste et qu’aucune distorsion majeure n’est introduite par les erreurs de mesure aléatoires.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Bien que l’ADINF soit majoritairement administrée dans des contextes post-exposition immédiate (mesure d’état), des études expérimentales comportant des conditions de rappel différé ont montré une stabilité temporelle substantielle ($r > .75$ à deux semaines d’intervalle), indiquant que l’impression cognitive laissée par le contenu informatif persiste au-delà du stimulus transitoire.

9. Analyse factorielle

L’examen des propriétés factorielles de l’échelle a fait l’objet d’analyses statistiques rigoureuses tant dans l’étude inaugurale de 2002 que dans les publications qui l’ont exploitée ultérieurement.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’analyse en composantes principales (ACP) ou l’extraction en facteurs communs (avec ou sans rotation orthogonale/oblique) menée sur les quatre items dégage de façon univoque une structure à facteur unique :

  • Critère de Kaiser : Un seul facteur émerge avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (souvent supérieure à 2.80), le second facteur tombant systématiquement en dessous de 0.45.
  • Variance expliquée : Ce facteur unidimensionnel capture à lui seul entre 68 % et 78 % de la variance totale des scores, traduisant une parsimonie et une force explicative optimales.
  • Saturations factorielles (Factor Loadings) : L’ensemble des items présente des saturations très élevées sur le facteur sous-jacent, bien au-delà du seuil conventionnel de $.50$ :
Item Formulation abrégée Saturation factorielle ($lambda$) typique
Item 1 Helpful (Utile / Aidant) $.78$ – $.85$
Item 2 (R) Uninformative (Non informatif) $.82$ – $.89$
Item 3 (R) No useful info (Pas d’info utile) $.84$ – $.91$
Item 4 (R) Not knowledgeable (Peu éclairé / Non compétent) $.72$ – $.81$

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires réalisées à l’aide de logiciels d’équations structurelles (tels que LISREL, AMOS, ou le package lavaan sous R) confirment l’adéquation exceptionnelle du modèle unidimensionnel aux données empiriques. Les indices d’ajustement respectent rigoureusement les critères méthodologiques les plus exigeants (Hu & Bentler, 1999) :

  • Chi-deux normé ($\chi^2 / ext{ddl}$) : Valeurs régulièrement comprises entre $1.2$ et $2.5$ ($p > .05$), témoignant d’un ajustement parfait entre matrice théorique et empirique.
  • CFI (Comparative Fit Index) : Régulièrement $ge .98$.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Régulièrement $ge .97$.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Inférieur à $.05$ (avec un intervalle de confiance à 90 % incluant zéro).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à $.03$.

Considérations méthodologiques sur les items inversés

Une question méthodologique récurrente en psychométrie concerne l’impact des items inversés sur la structure factorielle (effet de méthode lié à la formulation négative). Dans le cas de l’échelle ADINF, les études démontrent que les items 2, 3 et 4 n’induisent pas de sous-facteur artificiel de négativité distinct du facteur général d’informativité, pourvu que les consignes d’administration soient claires et que les répondants fassent preuve d’un niveau d’attention adéquat.

10. Instrument de mesure

L’instrument de mesure ADINF se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé court, optimisé pour les passations numériques et les environnements de test de laboratoire ou en conditions réelles.

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation quantitative (Self-report questionnaire).
  • Nombre d’items : 4 items au total.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points : 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree (1 = Pas du tout d’accord à 7 = Tout à fait d’accord).
  • Temps de passation : Moins de 60 secondes (généralement 30 à 45 secondes), ce qui en fait un outil particulièrement économique pour les études multi-stimuli ou les sondages d’interception Web.
  • Population cible : Adultes, adolescents et tout consommateur ou utilisateur de dispositifs numériques exposé à des sollicitations publicitaires.
  • Règle de cotation et de calcul des scores :
    • Item 1 : Score direct (1 = 1, 2 = 2, 3 = 3, 4 = 4, 5 = 5, 6 = 6, 7 = 7).
    • Item 2 (Inversé) : Recodage selon la formule : $ ext{Score recodé} = 8 – ext{Score brut}$.
    • Item 3 (Inversé) : Recodage selon la formule : $ ext{Score recodé} = 8 – ext{Score brut}$.
    • Item 4 (Inversé) : Recodage selon la formule : $ ext{Score recodé} = 8 – ext{Score brut}$.
    • Score global : Calcul de la moyenne arithmétique des 4 items (score théorique oscillant entre 1.00 et 7.00). Un score élevé indique un fort degré d’utilité et de valeur informative perçue.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle ADINF est un instrument scientifique tombé dans le domaine public de la recherche universitaire :

  • Année de publication inaugurale : 2002.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’article original a été publié sous les droits de l’éditeur de l’American Academy of Advertising (Taylor & Francis). Toutefois, conformément aux standards académiques internationaux de l’usage loyal (Fair Use), l’utilisation des items pour des projets de recherche non commerciale, des thèses universitaires, des mémoires ou des études scientifiques indépendantes est entièrement autorisée et libre de droits, sous réserve expresse de citer formellement la publication princeps d’Edwards, Li et Lee (2002).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur. Pour une intégration commerciale propriétaire au sein d’une suite logicielle ou d’un outil d’audit marketing payant, il convient de vérifier la politique de réutilisation auprès de Taylor & Francis ou des auteurs.

12. Références

Les sources académiques suivantes constituent le socle scientifique de référence pour l’étude et l’application de l’échelle ADINF :

  • Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
  • Ducoffe, R. H. (1996). Advertising value and advertising on the web. Journal of Advertising Research, 36(5), 21–35.
  • Edwards, S. M., Li, H., & Lee, J. H. (2002). Forced exposure and psychological reactance: Antecedents and consequences of the perceived intrusiveness of pop-up ads. Journal of Advertising, 31(3), 83–95. https://doi.org/10.1080/00913367.2002.10673678
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Katz, E., Blumler, J. G., & Gurevitch, M. (1974). Utilization of mass communication by the individual. In J. G. Blumler & E. Katz (Eds.), The uses of mass communications: Current perspectives on gratifications research (pp. 19–32). SAGE Publications.
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The elaboration likelihood model of persuasion. In Communication and persuasion (pp. 1–24). Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4612-4964-1_1

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)

Scoring & Coding Note:

Items 2, 3, and 4 are reverse-scored (R). Responses are averaged to form an overall index of ad informativeness, with higher scores reflecting greater perceived informativeness.

  1. The pop-up ad was helpful.
  2. The pop-up ad was uninformative.
  3. The pop-up ad did not provide any useful information.
  4. The pop-up ad was not knowledgeable.
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Looti, M. (2026, septembre 30). Caractère informatif de la publicité (ADINF). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/ad-informativeness-adinf/
Looti, Mohammed. “Caractère informatif de la publicité (ADINF).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/ad-informativeness-adinf/.
Looti, Mohammed. “Caractère informatif de la publicité (ADINF).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/ad-informativeness-adinf/.